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ELI ♠ Juste un moment de faiblesse
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 ELI ♠ Juste un moment de faiblesse

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MessageSujet: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Jeu 6 Juin - 4:14


Juste un moment de faiblesse

Ft Elijah K. Rosenstrauss
Depuis ma rencontre avec Elijah, j'avais passé mon temps à travailler pour l'entreprise familiale. Je me tuais au boulot pour ne pas avoir un instant de libre, pour ne pas repenser à cette après-midi. Cela fonctionnait bien la journée, mais lorsque le soir je rentrais chez moi, ma solitude m'apparaissait, me laissant à mes pensées. L'alcool avait toujours coulé à flot pourtant je commençais à vider le bar. Tous les soirs je me servais en cognac, armagnac... Les liquides s'engouffrait en moi pour plonger mes veines dans un bain toxique. Mais ce n'était pas plus toxique que de le voir lui, que de l'affronter. Lui casser les dents aurait pu être bénéfique, mais c'était une relation bien trop néfaste. Il ne fallait pas jouer avec le feu, et je savais que si je le revoyais je pourrais me cramer. C'était impossible, invraisemblable qu'un batard de son genre puisse me hanter. Avec du recul, ce n'était pas lui le pire mais moi. Une vérité avait commencé à germer en moi, cette idée s'était engouffrée et je n'arrivais plus à l'enterrer. Je me noyais dans mes pensées, sous l'alcool. Il fallu toutefois me rendre à l'évidence pour ne pas finir en détox, j'aimais aussi les hommes. Je n'étais pas encore dans l'optique de l'avouer aux autres, mais me l'avouer était inévitable, un besoin pour ne pas trop me détruire non plus. J'aimais les femmes, mais je n'avais plus pris mon pied depuis ce connard. A croire que sexuellement, je ne pouvais plus être comblé. A moins que mes besoins ne pouvait plus être qu'assouvit avec des mecs. Je n'étais pas encore à cette phase, m'avouer bi ou je ne sais quoi était déjà bien trop dur. Le temps passa et je fis avec, tout en me détestant mais en ne me le cachant plus. Ce n'est pas pour ça que mes problèmes se sont envolés bien au contraire. Avouer et assumer étaient deux choses bien différentes, je me l'avouais par contre il était hors de question de l'assumer et donc d'en parler à qui que ce soit. C'était un de ces lourd secret qui ronge de l'intérieur et qui font l'effet d'une bombe si on en parle. Nan, nan, devenir un suceur de queue était déjà assez humiliant, dégradant pour que j'en fasse partager les autres. Pour échapper à tout ça, j'aurais très bien pu me flinguer, j'étais pas ce genre de personne. J'étais pas suicidaire, ma vie avait bien trop de valeur. Et puis merde quoi, j'étais Aristée, rien n'avait changé et personne ne saurait jamais donc il suffisait de jouer la comédie comme je l'avais toujours fait et tout irait bien.

J'étais là, dans ce club depuis des heures. Venu avec des potes pour se souler la gueule tout en claquant un max de tune, j'avais préféré les laisser partir pour une autre boite. Ok j'aurais pu chasser de la femelle, et ça aurait pu me changer les idées, mais j'étais pas d'humeur à jouer le rôle du bon gendre ce soir. Deux mecs fumaient dehors, je les toisais, surtout le plus petit qui avait un certain charme. Pas de baise au programme, je voulais juste boire jusqu'à plus soif, boire jusqu'à ce que mes pensées ne me tiraillent plus, jusqu'à oublier qui j'étais pour ne plus réfléchir. Bien entamé par l'alcool, je pris un cacheton pour multiplier les effets. Je souris comme un con, l'euphorie prend mon corps. De loin je vois un couple de lesbienne et je suis dans un tel état que j'ai même pas envie de les faire chier ou de les insulter.

A ce moment-là je vis entrer celui que je redoutais de voir et mon coeur s'accéléra quelque peu avant de reprendre un rythme plus ou moins normal pour quelqu'un qui avait pris de l'ecsta. Je ne sais pas qui il doit rencontrer, sans doute son mec. Pourtant je suis surpris à le voir se diriger vers le bar, commandant une boisson. Il doit peut-être attendre quelqu'un. Pris d'un élan de je ne sais quoi, je vins à sa rencontre. Au comptoir je pris un énième verre alors que j'avais délaissé celui à moitié rempli de whisky à ma table. « Ils font entrer n'importe qui ici, c'est pas possible » dis-je assez fort pour qu'il me remarque, qu'il m'entende. C'est alors qu'il me lance un regard, ce con souriait et j'aurais voulu lui enlever ce sourire avec mes poings mais je n'étais pas apte à le faire. Une boule se forma dans mon estomac et je serrais la mâchoire. Connard d'enculé, il me faisait toujours de l'effet quand je le voyais. Un énervement qui voilait tout autre chose mais je préférais rester sur l'énervement. Ok j'aurais dû l'ignorer, là c'était juste ahurissant comme je lui donnais le bâton pour me battre. Dans l'état où j'étais, je ne me controlais plus du tout. Je ne savais plus ce que je faisais, et il m'était impossible de réfléchir, de plannifier un plan ou quoi que ce soit d'autre. Le 'sky devait me rendre con, en tout cas il me rendait encore plus impatient que je ne l'étais habituellement. Le risque était que le côté sensible que j'enfouissais sous une nonchalance faisait souvent surface quand j'étais bourré, défoncé. Putain, il pouvait pas se pointer deux heures plus tôt. Non, fallait qu'il me fasse chier jusqu'au bout. Bon mon état jouait en ma défaveur, mais il me restait un brin de lucidité, assez pour le défier, le provoquer. « Tu cherches encore à être humilié ? Merde, je suis pas aussi bon que je le pensais si ton coeur n'est pas encore en miettes » raillais-je tout en prenant une gorgée de la vodka que j'avais commandé. Au point où j'en étais, mélanger les substances n'allait rien arranger mais ça ne changerait pas grand chose non plus.

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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Mer 12 Juin - 3:02


Love me...


Taylor Swift ▽ I knew you were trouble when you walked in.
J’ignore quand je le rêverais, mais une chose est sure, définitivement sure, c’est qu’il me manque. J’aurais pu cacher à qui bon le veux le fait qu’il est devenu comme une drogue pour moi, mais ça aurait été me mentir à moi-même. Depuis cette fameuse après-midi je n’ai cessé de penser à ce que j’aurais pu lui dire si je l’avais appelé, ou à ce que j’aurais fait si je l’avais revu. Mais rien n’a aboutie, si ce n’est cette conviction qui a jailli en moi, celle qui vous rend incroyablement sur de votre théorie, c’est le fait que vous êtes amoureux. J’ai toujours pensé que cela nous viendrait comme dans les films, accompagner de cette musique et de ces scintillements au-dessus de nos têtes…J’avais surement tords. Car quand j’ai su, et ce au moment même où je l’ai vue la seconde fois, que je l’aimais, j’ai eu ce déchirement au cœur qui me prévenait d’avance que cette relation serait vouée à l’échec. Ce n’est pas quelque chose de descriptible, simplement un sentiment, juste une intuition, qui m’a dit : C’est lui. Et j’ai suivi, puisqu’un homme se différencie des animaux par sa capacité à suivre son intuition et à aimer. J’ai fait les deux.

Depuis ce moment précis où je l’ai vue partir, je n’ai eu d’autres solutions que de me déchirer entièrement afin d’oublier la douleur qui s’était alors installer. Comme si je cherchais à me faire plus mal pour oublier la douleur déjà présente. Un junkie n’est pas dans son aise lorsqu’il est sobre et clean. J’ai donc voulu éviter pendant un temps le mauvais côté de cette dépression, en dansant. C’est aller pendant un temps. Je me brisais les os et les muscles dans des danses encore plus épuisantes que jamais, trépignant sous le travail sans m’arrêter. J’y ai fait des rencontres d’ailleurs, car mon école est très grande et il est quasiment impossible de rencontrer tout le monde. J’avais depuis un temps gardé contact avec mon professeur, un jeune très doué et très gentil qui m’a de nombreuses fois garder après les heures de cours pour m’entraîner. Officiellement il demeurait mon professeur, officieusement il était un peu plus que cela. Un contact physique presque indispensable pour que je survive loin d’Aristée. Mais, je ne me voile pas la face, loin de là, il ne serait jamais lui, il n’aurait jamais son odeur, quoiqu’il y fasse. Et ce rêve trop beau pour être vrai a des couleurs quelque peu âpres désormais. C’est en début de semaine qu’il m’avait donné rendez-vous dans cette boite de nuit qui ne m’inspirait que très peu. Mais, si on pouvait s’y amuser ou bien même boire un verre de cet élixir si peu permis, pourquoi pas ?

J’ai donc revêtit un vêtement souple et confortable, bien que assez soigner pour rejoindre mon pseudo-amant dans ce lieu. Il n’est que de moitié gay et donc s’afficher dans un lieu trop précis aurait été gênant pour lui, ce que j’ai bien sur compris. Je suis donc arrivé avec un petit cachet magique dans le sang, histoire de commencer la soirée rapidement et d’éviter toutes discussions trop formelles et inutiles. C’était sans compter l’apparition de mon démon personnel, sans qui j’aurais surement profité de cette agréable soirée. Je n’ai pas remarqué tout de suite sa présence, mais bien sûr, Aristée se fait toujours remarquer. « Ils font entrer n'importe qui ici, c’est pas possible » Je me retourne vivement, le cœur presque écorché par ce qu’il vient de dire. Je le fixe d’un regard aussi noir que possible, bien que mon cœur vient à l’instant de rater un battement au son de sa voix. Ce décibel si proche de l’irréel qui me fond le corps entièrement. J’ai honte, que j’ai honte d’ainsi fantasmer à nouveau sur ton être. J’ai tellement honte d’être tant attacher à toi. Alors je tente de t’ignorer, je souris, aussi risible que possible, bien que dans le fond, c’est un sourire amer, celui qui te fera comprendre que ej n’apprécie pas du tout ta présence. Je louche quelques secondes sur toi, assez de temps pour remarquer ton état actuel, assez pour comprendre. En un regard je viens de comprendre Aristée, j’ai compris que je te manque, compris que tu ne peux te passer de moi et que tons seul remède est la débauche. C’est flatteur et je souris de nouveau en te voyant chercher mon regard. Pathétique. Tu cherches mon attention comme une fillette amoureuse et je rigole presque, me dirigeant vers ma nouvelle conquête. Mais, tu seras toujours l’unique. « Tu cherches encore à être humilié ? Merde, je suis pas aussi bon que je le pensais si ton cœur n'est pas encore en miettes » Je soupire, m’offusque presque, parce que, moi non plus je suis pas très sobre. Je tourne les talons, lance un : On s’appelle ? Pardon…, assez fort à mon prof pour lui faire comprendre que notre soirée est sûrement morte et que je ne l’oublie pourtant pas. Il aurait été tellement plus simple de vivre un amour avec lui qu’avec toi, si tu savais…

J’arrive donc à l’endroit ou tu te tiens difficilement, et je te toise sévèrement. J’ai ce sentiment à l’instant que nos âmes s’étiolent lentement et que plus rien ne peut nous sauver de cette déchéance. Comme si tous les dieux allaient contre nous. << N’importe qui ? C’est plutôt un sale drogué comme toi qui n’a rien à foutre ici. Barre-toi avant que j’appelle la police. >> Mais je n’en ferais jamais rien, puisque tu as le fric, et que l’argent achète tout, même la justice. Je souris doucement, m’approche de toi pour frôler ta joue de ma main, te rendre un peu plus à fleur de peau que jamais. << Non non, ce soir c’est toi qui seras humilié. Me force pas à te montrer que j’ai le pouvoir ici Aris’. T’es peut être riche, mais moi j’ai des amis. Ils se feraient un plaisir de te remettre à ta place, tu suis ? >> Autre menace, finalement, c’est peut être moi qui gagnera ce soir ?

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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Mar 18 Juin - 2:06


Juste un moment de faiblesse

Ft Elijah K. Rosenstrauss
J'avais raison, il attendait bien quelqu'un. Je ferme les yeux et me masse la tempe gauche ne pouvant soutenir cette vision. Quand je les rouvre, tout va pour le mieux. J'affiche le sourire De Barjac, ce genre de sourire supérieur et suffisant. Elijah s'est mis sur son 31 pour son rendez-vous. Je suppose que ce sont ses seuls vrais vêtements décents. Quand on est aussi pauvre que lui, on se doit de devenir astucieux et de recycler. Cela me fait penser que je devrais sans doute organiser une soirée caritative. En y réfléchissant bien, j'ai déjà fait dans le social et dans la charité avec Elijah et ça n'a pas été terrible. C'est alors qu'il revient vers moi, à la charge, débitant toutes les conneries qui s'étaient coincés dans sa gorge. Il y a une chose que je ne peux pas lui enlever c'est qu'il a beaucoup d'humour. M'insulter de drogué alors que ses traits fatigués, tiraillés ne sont que le reflets d'une prise excessive de pilules et autres substances euphorisantes. Ironie, hypocrisie, il en a fait ses atouts et se sentant pousser les couilles, il pense que sa menace d'appeler la police va changer quoi que ce soit. Un large sourire se dessine sur mon visage, un sourire toutefois quelque peu pincé puisque je me retiens d'éclater de rire. Nous sommes dans la surenchère, du moins lui. Je garde mon aplomb habituel et ne me dépare pas d'une certaine tranquillité d'esprit. Mon regard se fixe sur lui, je le toise, le regardant de haut en bas. Je l'affronte, le défi. Il ne me fait pas peur et j'apprivoise ce calme qui est pire que la frénésie, la colère. Ses mots glissent sur moi et n'ont pas d'impact, je sais ce que je vaux. Le mélange explosif d'alcools et de drogues ont sur moi un effet apaisant. Dans une bulle de confort et de bien être, la réflexion n'existe pas, juste la paix. Pour le moment je suis dans cet état-là, à la limite d'un état de semi-conscience. Mes pensées sont floués par un cœur qui bat trop vite mais ça devrait tout de même le faire. D'un signe de la main, je lui demande de continuer à son énième menace. Il n'a que les mots, les actes étant trop compliqués pour ce petit danseur sans grand talent. « Eh bien c'est ce que nous verrons » dis-je tout en lui lançant un clin d’œil. Qu'il croit que ce soir je serais humilié est tellement surréaliste que ça en devient presque beau. Je finis mon verre, m'approche de lui « le jeu commence et que le meilleur gagne » j'ajoute sereinement tout en le frôlant délicatement.

Direction le fumoir, je m'en grille une et me plonge dans l'aquarium. Vu l'espace restreint de la pièce, je comprends mieux pourquoi certains clients préfèrent fumer dehors qu'ici, quitte à se les geler. Une fraction de seconde je me demande comment j'ai fait pour me mouvoir et à qui je viens de parler. Difficilement je me remémore la conversation avec Elijah. L'odeur de shit à vite fait de me retourner l'estomac et je sors sans même avoir fini ma cigarette. Oh putain ça fait longtemps que j'avais pas été dans un état pareil. Je ne mélange jamais drogue et alcool car ça n'a jamais fait bon ménage chez moi. Faut que j'aille prendre l'air, pourtant sur la piste quand je le vois en train de danser, je ne peux m'empêcher de m'arrêter. On le croirait en transe, faisant sa parade nuptiale afin de séduire le plus de mâle possible. Ridicule. Je cherche son mec d'un regard mais il n'est pas là. Je déteste danser, c'est pas mon truc. Pourtant je suis le seul debout comme un con à ne rien faire. Au moment où j'allais me casser, je revois le gars que j'avais remarqué en train de fumer dehors. Il n'a peut-être pas aussi bien foutu qu'Elijah mais il a quelque chose et j'en fais mon affaire. Décidément je suis super entamé pour m'approcher et danser avec cet inconnu oubliant nom et réputation. L'autre est à quelques mètres, nos regards se croisent avant que je ne me penche vers l'inconnu du Lemon. C'est un PD, il ne me repousse pas quand je l'embrasse. Je suis à son goût et ses lèvres sont délicieuses. On s'embrasse tendrement, une façon dont je n'ai jamais embrassé Elijah. Avec lui c'était juste une pulsion, quelque chose d'animal. L'inconnu se décolle de moi, lassé d'un baiser trop doux pour vouloir dire qu'il y aura plus. C'est alors que la fougue s'empare de mon corps, nous scellons un pacte avec nos langues d'une manière si excitante que je sens sa queue durcir contre ma jambe. « On se rejoint dans les toilettes » lui dis-je. Ce n'est pas une question, je sais qu'il a envie de moi et il ne se presse pas pour y aller. Je m'apprête également à partir, je passe devant Elijah « si je me suis pas assez vidé, c'est toi le prochain. Tu n'attends que ça, on le sait tout les deux. » Tout ce que je fais ne me ressemble pas, je n'ai plus d'emprise sur mon corps, sur mes émotions. Je me laisse aller, n'étant que le vaisseau d'une envie de luxure qui me consume.

C'est un vrai labyrinthe et pour trouver les toilettes, je galère comme un fou. Ok, mon état doit jouer également en ma défaveur. Pourtant je ne vois pas encore trouble, je ne vois pas double, j'ai juste un putain de mal de crâne. Je retrouve le bel inconnu, on s'échange un baiser avant que je ne l'emmène dans un des cabinets pour être plus tranquilles. Il défait mon pantalon pendant que j'allume une clope. Comme j'en ai envie : de la pipe comme de la cigarette. Il commence alors, je tire une latte, une deuxième. Nous sommes en rythme, moi avec la cigarette, lui avec mon sexe. Et dans un râle de plaisir je ne trouve rien de mieux à dire que « Elijah. » Ca s'arrête net, ça m'a coupé et j'arrête ce mec qui ne voulait que mon sperme sur sa gueule. Bien sûr avec la musique il n'a pas entendu, pas compris ce que j'ai dit, ça aurait été plus simple. Il ne comprend pas, je me reboutonne. Je le laisse en plan sans regret, il n'aura qu'à se masturber. Je finis ma clope que j'écrase avant de sortir prendre l'air et en rallumer une énième. Elijah se pointe toujours quand il ne le faut pas, et c'est ce qu'il fait, à croire qu'il soigne ses entrées. Je ne peux m'empêcher de rire, un rire nerveux, parce que je ne sais plus quoi penser. Je sais même pas ce qu'il me veut et j'en ai rien à foutre. Je fume et j'ai envie de rien. Il peut parler, causer, je suis même pas d'humeur à lui répondre. Je préfère m'enfermer dans un profond mutisme tout en savourant la seule chose qui me rendent vivant : l'excès des produits menant à la mort ou à la dépravation, en somme la destruction.
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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Dim 30 Juin - 4:16


Kill me.


Taylor Swift ▽ I knew you were trouble when you walked in.
« Eh bien c'est ce que nous verrons » Je sens les poils de ma nuque s'hérisser à l'entente de cette phrase. Il n'est pas bon de défier Aristée, j'aurais dû le savoir. Mais, au fond, cette bataille prend ton son sens, sans moi, elle ne serait plus, sans moi, il ne serait pas. Alors j'affiche un sourire presque satisfait, heureux de me faire ainsi laminer, écraser. Qu'il en soit ainsi, car le fait que tu me sous-estime me surestime encore plus. Dans un geste précis et déterminé il termine son verre et je ravale ma salive soudainement mal à l'aise. « le jeu commence et que le meilleur gagne » Il vient presque murmurer, si c'était possible de le faire avec cette musique tonitruante, tout en me frôlant d'un geste. Je le regarde alors que sa menace prend entièrement un sens et me remet à ma place. Je frémis, sens mon bas-ventre me titiller quelque peu alors qu'il s'éloigne de moi. Je soupire et me tourne vers lui, lui lançant en criant presque pour couvrir le bruit : << on verra ça oui ! Prépares toi. >> Je m’assois au bar tout en commandant deux verres, puis une fois ceux-ci servis, me dirige vers mon beau professeur. Qu'il est marrant finalement qu'Aristée attire mon attention par jalousie. Puisque oui, c'est une évidence, il est bel et bien jaloux, à sa manière la plus sombre et méchante. Mais au fond je sais qu'il n'est pas foncièrement méchant, il est simplement très dur et ne sait tout bonnement pas exprimer ses sentiments. Je m’assois près de mon nouveau fantasme, celui qui me permet de m'échapper un peu, de m'évader, d'oublier que chaque jour je me bats contre quelqu'un que j'aime. Il est simple, pas de disputes avec lui, plus de soucis. C'est étrange dis comme ça, ça laisserait penser que mon âme et mon cœur sont en moyens d'oublier et d'effacer celui qui me revigore et me maintient encore en vie. Je dis peut être ça trop vite, mais depuis le temps où je l’ai rencontré, j'ai ce sentiment qu'il ne saurait être remplacé par quelqu'un d'autres, peu importe les endroits où il m'entraîne et la déchéance que cela inflige. C'est lui seul. Alors je soupire de plus belle, affiche un sourire enjoliveur quand à ma nouvelle proie, jouant le jeu de l'être réparer et heureux, jouant la carte séductrice. << Souhaites-tu te joindre à moi joli jeune homme ? >> Je souris, l'embrasse sur la bouche d'un baiser tendre, calme alors qu'inévitablement mon regard se tourne vers l'assemblée pour chercher des yeux celui que je désir vraiment. J'agis comme une fillette amoureuse, cherchant à créer un peu de jalousie au sein de quelqu'un que je désir, c'est futile. Le jeune homme me rend le baiser avec ferveur, me faisant presque sourire tant tout parait simple, plus calme. C'est presque apaisant de se sentir aimer.

Je m'éloigne de lui enfin, buvant dans mon verre avec rapidité, regardant toujours la piste de danse, désormais occupé par Aristée. Il n’agit absolument pas comme d'habitude, et c'est surement la faute des drogues qu'il vient de prendre. Je tends un cachet d'ecsta à mon amant, posant le mien sur le bout de ma langue et l'avalant à coup de rhum vieux pour mieux le faire passer. Me délectant de cet état second je ferme un instant les yeux, souriant bêtement sous les projecteurs de la pièce, frôlant la cuisse de mon objet sexuel. Très vite celui si se jette sur le piste de danse, me trainant dans son ascension et me collant de manière trop ostentatoire pour n'être qu'une danse chaste. Je souris, le caresse par-ci par-là, continuant à surveiller du coin de l'œil Aristée. Celui-ci se mêlant à un autre homme, surement rencontré ce soir même, dans une danse un peu trop sensuelle à mon gout. Je m’écarte du beau danseur, le repousse avec des billets pour l'éloigner un peu de moi, lui demandant un verre, prétextant d'avoir soif. J’aurais dû partir, courir, je sais pas, faire quelque chose pour éviter cette horreur dans mon regard. D’un pas presque pressé je vois l’homme que j’aime se diriger vers les toilettes avec son nouvel apollon. « si je me suis pas assez vidé, c'est toi le prochain. Tu n'attends que ça, on le sait tous les deux. » S’en est trop. Je me retourne et vois l’homme que j’aime, Aristée dans un état pire que tous ceux dans lesquels je l’ai vue, avec cette petite boule au cœur. Serait-il tellement seul qu’il use des drogues pour se confiner dans un monde meilleur ? Ce n’est pas Aristée, ce n’est pas celui que j’aurais aimé prendre et embrasser. Lui n’est qu’un passe-temps brumeux et erratique, un vieux souvenir étiolé par le temps… Il n’est plus qu’une ombre sur un chemin hasardeux qu’il me faut à présent supprimer afin de ne plus y retourner. Alors je lance d’une voix saine, presque trop enjouée : << Mais avec plaisir ! Il me tarde d’être PRIS PAR LE BEAU ARISTEE. >> Comme pour le ridiculiser, le détruire un peu plus ou bien seulement que quelqu’une entende et le reconnaisse. Même si il dira le contraire, il sait que je suis la seule personne à le connaitre vraiment, et je sais qu’il a horreur qu’on comprenne ce qu’il est vraiment. Ce qui me semble alors le plus pitoyable n’est pas le fait qu’il ne s’aime pas tel qu’il est, mais le fait de rejeter sa vraie nature par des insultes et une contradiction dans les gestes qui m’en laisse perplexe. Ravie d’un tel mouvement dans sa vie sociale je le suis avec cette même rancune que je lui avais attribuée la première fois lors de ce concours. Il est infâme et destructeur, un engin sur patte, une bombe que je devrais désactiver pour ne plus entendre son bruit stressant. Ce petit bip qui écrase la réflexion de l’homme sur la seule idée de mourir, l’y consentant en la détournant de toute échappatoire. Tu es ce bip Aristée. Celui qui afflige et fait prendre conscience à l’instant même où tu l’entends, que tout est alors finis.

Je te vois rentrer dans les cabinets, embrassant et baisant surement l’homme que tu viens de rencontrer. Par peur de me faire voir je décide de rester derrière l’une des portes, histoire de mieux jouer la carte de l’espion. Je t’entends rentrer et attend avec l’idée que le moment me serait presque insoutenable. Au même moment je vois un journaliste entrer dans les WC avec son appareil photo, et durant un laps de temps j’ai presque envie de prendre son rôle, de te montre combien je pourrais avoir le pouvoir sur toi, combien les preuves que je détiens à ton égard son abominable. D’un geste rapide quand même j’entreprends de prendre une photo de vos ébats avec mon téléphone portable, ça serait toujours ça contre toi, non ? J’ignore si tu l’as vue, si le flash des lasers de cette boîte t’en on empêcher ou non, mais il me tarde de voir l’expression de ton visage face à cette photographie. Presque aussi rapidement que tu es rentré tu ressors dehors, surement pour fumer une cigarette après vos ébats un peu trop précoce selon moi. Sans que tu ne me vois tu passes et frôle mon flanc, je te fixe quelques instants hébété après avoir retenu d’un geste sec l’homme qui à oser poser un regard sur toi. << Si tu le touches ou cherches encore à le revoir, tu es un homme mort. >> D’un regard franc et déterminé je le laisse ainsi là, te cherchant dehors pour des retrouvailles quelque peu originale. Je te vois donc, avec cet air aussi misérable et affligeant, tiraillé par une prise trop excessive de drogue, stressé visiblement. << Bah alors ! Ton coup était trop précoce ? Ou bien c’est toi qu’à encore une panne ahem ? >> Je souris, aussi taquin que je le peux, une lumière de rage dans le regard. << Tu veux peut être que je vienne t’aider ? Au moins, moi j’sais encore te soulager…>> Je t’aguiches d’une main en te caressant sensuellement, jubilant intérieurement d’avoir enfin une minute d’avance sur toi. Juste une, mais suffisante pour enfin prendre ma revanche. Je susurre à ton oreille : << Je sais que c’est ce que tu aimerais...>> D’un sourire vainqueur je te plaque au mur, bien décider à te démonter. Ce n’est plus qu’une question de temps.

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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Mar 23 Juil - 2:50


Juste un moment de faiblesse

Ft Elijah K. Rosenstrauss
Une danse, un tour aux toilettes et cela se finit plutôt vite. Il n'a fallu qu'un mot pour m'enlever toute envie de jouir dans sa bouche. Situation improbable et pourtant. J'ouvre la porte, me cassant sans que ce connard ne comprenne rien. Je bouscule quelqu'un mais n'y fait même pas attention. Toute mon attention se porte sur le chemin de la sortie. J'ai besoin de prendre l'air et le pire c'est que je ne sais pas si c'est la prise excessive d'alcool et de stupéfiant ou ce qu'il vient de se passer. Rien à foutre, faut que je m’aère l'esprit, faut que je m'encrasse les poumons. Je ne peux plus avaler une goutte d'alcool pour le moment, fumer est donc la seule chose qui me fera du bien. L'ironie veut qu'Elijah me rejoigne alors que j'essaie de lui échapper par la pensée. Tout est calme, il ne dit rien. Malheureusement le silence est de courte durée, il n'a pas compris que sa conversation ne m'intéresse pas. Lassé par cette soirée ou ces derniers instants, je n'éprouve aucune satisfaction qu'Elijah me suive comme un toutou. Je ne sais pas qui est le plus pathétique dans l'histoire, finalement je ne cherche pas à le savoir, la réponse serait d'une inutilité effarante. Clope entre les lèvres, je m'adosse contre un mur afin de me soulager quelque peu de cette fatigue physique et presque morale. C'est à ce moment-là qu'il décide de l'ouvrir, s'interrogeant sur la durée des ébats avec l'inconnu du Lemon. Je ne l'écoute pas, je l'entends mais décide de faire abstraction. Je tire une latte avant de mettre une main sur mon front comme pour soutenir cette lourdeur. Il voit que je ne réagis pas, je n'entre pas dans son jeu et il continue, il veut me mettre à bout car vraisemblablement l'indifférence lui fait plus de mal que la colère que je pourrais lui adresser. Ma respiration est frénétique, j'inspire et expire fortement, ne me concentrant que sur cet exercice afin de ne pas tomber inconscient. Je croise les bras contre mon torse, si je ne le fais pas je sais que mes mains vont trembler signe que je suis mal. Après quelques minutes, je me rends compte que mes yeux sont clos sans que cela ne me gêne vraiment. Je sais que si je ne les ouvre pas maintenant, je n'arriverai pas à les ouvrir et m'installerai dans un gouffre d'inconscience. Trois, deux, un. Pendant un laps de temps assez court, je suis déstabilise, déboussolé. Ma cigarette s'est éteinte entre mes doigts et j'en garde quelques marques de brûlures, Elijah quant à lui est toujours présent et je ne sais pas combien de temps on est resté là comme deux cons. Il commence par se rapprocher, utilisant une main pour parcourir mon corps. Je me laisse faire, pas par envie, mais parce que mes idées ne sont pas claires. Il profite de ce moment d'égarement pour me plaquer contre le mur, jouissant de son corps collé au mien. Mes traits changent alors en une seconde, un éclair de rage voile mon regard et me revigore. Je le pousse de moi, allume une énième cigarette, ma dernière. « T'as raison, t'es bien placé pour savoir que tu me soulageais. Après tout tu n'es bon qu'à ça » je commence à lui répondre. « Puisque tu sais ce que j'aimerai, suis-moi, tu vas être ma chienne pour ce soir. » Le ton est sévère, je joues avec lui. Il a le choix, soit il réplique face à mes remarques et perd l'occasion d'être culbuté, soit il la ferme et se faire prendre comme une pute sans grande estime. Je souris, l'avantage est à sa portée et pourtant il sait qu'il ne peut pas tout avoir. Cette situation est délectable, donnant meilleur goût à la fumée que j'aspire. Je me demande s'il préférera perdre toute fierté, toute humanité ou bien perdre l'illusion du nous qui n'existe que dans ses fabulations. Dans tout les cas je gagne. Je ne prends même pas la peine d'écouter sa réponse, je me diriges non sans mal un peu plus loin.

Une ruelle abandonnée, mal éclairée. C'est là que je patiente pendant que je consume cette dernière cigarette. Elle me brûle les lèvres, m'avertit que c'est la fin et que le reste partira en fumée. Putain de merde, je l'écrase par terre et pourtant j'ai l'impression qu'elle ne m'a pas suffit, qu'il m'en faudrait une autre. La dépendance à la nicotine fait partie de ses addictions qui jalonnent ma vie. Presque alcoolique, presque drogué, je me retrouve dans cet endroit obscur attendant la présence dont je pourrais dépendre. Le lieu est ouvert, ouvert sur le monde. Habituellement il venait chez moi et c'était beaucoup plus discret, on baisait et il se cassait. Toutefois l'endroit fera l'affaire. Un endroit insolite pour lui montrer que je n'ai pas peur que ma réputation vole en éclat. Ce qui sera une plus grande menace pour lui. C'est un moyen de lui prouver que l'emprise qu'il pouvait avoir avec ce spectre de la honte n'aura plus d'effet sur moi. Il voudrait me détruire qu'il n'y arriverait plus. Mon image n'a plus d'importance donc s'il voulait m'afficher, il pourrait le faire et son chantage serait inutile. Ce sont les pensées qui me traversent lorsque j'entends des pas se diriger vers cet endroit isolé. La présence n'est plus qu'à quelques mètres. Est-ce Elijah qui m'a tiré de mes songes ou bien un connard bien trop éméché ? Le verdict se rapproche à grand pas...  
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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Mer 14 Aoû - 0:40


Kill me.


Taylor Swift ▽ I knew you were trouble when you walked in.
C'est le bal des marginaux, le bal des âmes perdues. Ce qu'il y à de plus incroyable dans cette sombre nuit c'est que personne ne semble se rendre compte de l’absurdité de leur rencontre. Tel les âmes le soir d'Halloween il me semble que cette nuit est un peu plus étrange à mesure que le temps défile. Un zombie traîne lentement son cadavre contre l'immensité du mur de la sépulture tandis qu'un mort-vivant s'entraîne sans trop de crédibilité à s'enfoncer dans une fosse commune. Les corps s'entremèlent dans une danse macabre et avec une odeur putride. Plus rien n'est vraiment réel, surement l'héroïne que j’ai assimiler, surement les trois shooter que j'ai grillé. Mais très vite cette fadasse réalité me rattrape et m’assène un revigorant coup de poing en plein visage, piqûre de rappel. Aristée est là, bel et bien en état de peaufiner cet état putride que l'assemblée porte depuis quelques heures. Sonné, voilà ce qu'aurais pu être le mien d'état si je n'avais pas eut cette force et ce courage de poursuivre et rattraper celui qui pour moi devait m'écouter parler.

Alors non sans incertitudes je me dirigeais donc vers la sortie de ce gouffre, effleurant parfois voir même souvent ces cadavres vivants en pleines décompositions sous mes yeux. Peut être suis-je moi même l'un deux, quelqu'un d'aussi perdu qu'eux. Une fois sortie j'avais pris l'initiative de tenter de lui parler, un contact peut être, un remise en mémoire, au fond je pense que je n'avais que l'ambition qu'il me porte un peu d'attention, juste une fois. Alors j'ai tenter, j'ai piquer une crise de nerf, je t'ai agressé de parole malsaines et pourtant vrai selon moi, cherchant une rupture, cherchant une finalle en vain. Toi tu t'es contenter de fermer les yeux, comme dans une nouvelle léthargie épuisée, une cigarette à la main, comatant contre tes propres démons. Mais il est loin le jour ou tu pourras te téléporter, juste fermer les yeux et oublier le reste, il est loin ce temps là car je suis encore là pour te ramener à moi. Alors j'ignores combien de temps on est rester ainsi, toi perdu dans ce silence absent et moi te fixant, a demi-appuyer sur ce mur en pierre gelé, les secondes semblent se perdent et se cofondent, unissant le passé au futur dans un tourbillon intense. Si le reste de la soirée était différent je t'aurais presque confondu en ange tant tu paraissais ailleurs, perdu et désolé sur cette terre. Il semblerait que les marginaux se fondent dans un monde qui n’est pas le leur, peut être n'es-tu qu'un jeune homme perdu en quête d'un rêve ? « T'as raison, t'es bien placé pour savoir que tu me soulageais. Après tout tu n'es bon qu'à ça » Je tournes mon visage rapidement vers toi, perdant le file de la discussion, surpris. Puis très vite tout me revient et c’est presqu'une nouvelle flèche en plein coeur. Je trépigne à l'idée de te répondre, d'éclater ton visage angélique contre la pierre, voir ton sang tacher cette épiderme laiteux. Je me languis tant de cet instant ou tu comprendras enfin que je ne suis plus ce faible que tu as cru être moi. Alors j'esquisse un sourire, à demi-taquin, heureux de l'acte que je risque de faire. << Je vois que tu as mal compris Aris', il serais temps que tu descendes de ton nuage. Je suis pas ta pute, je le serais jamais. Et si t'es frustrer maintenant c'est surement parce que t'es incapable d'en baiser un autre sans penser une seconde à moi, et ça te fascine, ça te bousille de voir que tu tiens trop à moi. >> Je m'avance de quelques pas et cela est suffisant pour te laisser voir mon regard noir, celui qui fulmine et pourrait te foudroyer sur place. Mon haleine frôlant ton visage. « Puisque tu sais ce que j'aimerai, suis-moi, tu vas être ma chienne pour ce soir. » Tu as raison, je pourrais te suivre et accepter ce contact perdu de taulard, j'pourrais me laisser bousiller dans tes bras au lieu de me battre. J'pourrais perdre l'idée même de l'amour contre toi, mais ça serait me perdre moi-même.

Je te vois avancé vers une ruelle plus sombre, comme une invitation à te rejoindre, à accepter cette défaite. Je souris derrière toi, te laisse quelques pas de distance, suffisant selon moi pour te faire croire et jubiler de ta victoire, croire que je suis assez pathétique pour m'offrir encore à toi. La désillusion étant, il m'est presque obliger de me battre, et ce même pour le peu de dignité qu'il me reste. Je te suis, confondant mon ombre avec celle de la rue, frémissant un peu du contact avec le froid. Nos pas résonnent, sommes nous seul ce soir ? L'immensité du monde semble encore plus présente désormais, comme me narguant de ne vouloir et n'obtenir que ça finalement. Je me dirige vers toi, reste dans cette obscurité qui est pour moi bénéfique pour l’effet de ma surprise. Je m'avance pourtant, respirant doucement. Une respiration. Deux repiration. Trois. Je plaque mon poing dans ton estomac, virulant, prenant le plus d'élan possible et venant fracasser ta chair contre le mur derrières nous, et alors que je profite de ton déséquilibre et de cet effet de surprise je place un genou dans ton entre-jambe, suffisant pour que tu tombes au sol, suffisant pour que tu perdes pied comme tu aimes le faire avec moi. << Je pourrais te baiser ouais, te montrer encore une fois quelle sous-merde tu es. Te montrer que t'es plus sale encore que ces putes qui traînent pour l'argent. >> Un nouveau coup dans ton épaule cette fois, je m'acharne, voulant voir ton sang comme pour trouver l’élixir de vie. La faible lueur d'un lampadaire t'éclaire ainsi que mon visage rongé par la haine. << Alors Aristée ! Viens frappe un peu ! Prouve moi que t'es pas une mauviette qui fait que parler ! >> Coup de coude dans la mâchoire. Dans cette histoire je pourrais perdre je le sais, mais j'ai cette fureur de te vaincre, ne pas me laisser tomber et blesser, ne pas abandonner. << T'es qu'un lâche, un stupide connard aux pulsions violentes et dégueulasses, t'un qu'un porc. Retournes d'ou tu viens, barre toi avec les pauvres, t'es bon qu'à la misère batard ! >> Presque au déraisonnable....

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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Dim 8 Sep - 2:25


Juste un moment de faiblesse

Ft Elijah K. Rosenstrauss
Il est là, je le vois, il arrive, rompant le flux de mes pensées. Il me tire du confort de mon esprit pour me ramener à la réalité. Et quel réalité ! Sans que je ne m'y attende, il me répond avec sa main droite qui s'écrase et percute mes côtes. J'aurais pu le voir venir à force de le mener à bout mais la douce naïveté que m'offre la drogue m'est bien trop chère pour que je la laisse filer aussi vite. Son poing s'emboîte contre ma peau avec une facilité affligeante, ravivant la nausée qui me tenait. De douleur je tombe, je crache de la bile. Je suis à terre et j'entends ses paroles dégoulinantes d'une fureur que je ne lui connais pas. Il parle d'argent alors qu'il ne s'est même pas ce que c'est, pathétique. La colère le gagne et il se perd dans ce ressenti qui pourrait être mortel. A ce moment-là je me mets à rire, un rire qui n'est pas de circonstances mais prouve que je ne prends rien au sérieux. Et même si c'était le cas, ce n'est pas la peur qui me tiraille mais plutôt tout ce que j'ai ingurgité pendant la soirée. J'encaisse les coups sans dire quoi que ce soit, seul sa voix brise le silence dans ce petit coin de débauche. Une douleur à la mâchoire me fait comprendre que l'effet des cachetons s'estompent, que mon état s'améliore. Je me relève, la lèvre inférieure fendue en deux. D'un geste j'efface le sang qui goutte de cette blessure. « Toujours autant d'humour à ce que je vois. Tu pense que je te dois quoi que ce soit, que j'ai à te prouver qui je suis. Tu fais juste pitié gars, t'es rien et tu vaux même pas la peine qu'on te frappe. Je viens de comprendre à quel point t'es seul, à préférer ma présence quitte à te battre avec moi. Ca c'est la preuve que je te serai toujours supérieur et ça me convient. Les coups je les encaisse car même dans ta violence je gagne et toi tu perds. » dis-je d'un ton monocorde, avec une pointe de complaisance. La relation qui nous liait lui et moi était spéciale, faite de contradiction, de mots inavoués. Ce que j'avais toujours apprécié c'est cette ascendance que j'avais chez lui mais aussi le fait qu'il soit si différent de moi. En deux secondes tout cela s'était éclipsé, envolé. Cela ne m'amusait plus, j'étais lassé de voir que dans tout ce qu'il entreprenait n'était qu'un échec lors de nos confrontations. Il s'était peu à peu perdu, il avait changé en devenant plus dur, plus fourbe, me ressemblant de plus en plus mais ne faisant jamais le poids. L'innocence absurde qui était en lui avait disparu, s'était consumé à force de me côtoyer. A mes yeux il n'était donc plus rien, je l'avais perverti à tel point que c'en était à la fois jouissif et écoeurant. Ca n'avait jamais été mon but et pourtant j'avais réussi. Le dégoût de soi m'accable et je ne peux m'empêcher de le regarder pendant quelques instants avec un sentiment de pitié sincère. « T'as encore de gros progrès à faire l'ami, mais peut-être qu'un jour tu te trouveras quelqu'un à qui tu pourras faire subir toute la rancoeur que t'as contre moi. Tu commences déjà à me ressembler, en attendant garde la pêche » conclues-je avant de lui lancer un clin d'oeil. Avant qu'il n'ait pu ouvrir sa gueule et pour que mes paroles fassent écho dans son esprit, je me tires. Demain je devrais sans doute aller voir un docteur, je pense que j'ai l'épaule démise. Il faut avouer qu'il ne m'a pas loupé ce connard, dommage pour lui qu'il n'ait pas pris autant son pied que moi. Au final je repars seul, fracassé par la fatigue, les blessures, à la fois satisfait et A[tt]risté qu'Elijah ne soit plus. Il a disparu sans que je n'ai le besoin de faire le deuil de ce lien car il n'est même plus mon jouet ou mon ennemi, il n'est plus rien à mes yeux.  
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MessageSujet: Re: ELI ♠ Juste un moment de faiblesse   Ven 4 Oct - 2:03


Kill me.  


Taylor Swift ▽ I knew you were trouble when you walked in.
Quel méprisant regard que tu portes ce soir Aristée. Pourquoi agis-tu encore comme ça dis-moi ? Est-ce la peur qui te pousse à me chercher encore et toujours ? Aurais-tu peur de me perdre cette fois ci ? Le fil de la conversation s’aménage mal et ne me plait vraiment pas. Il faut bien admettre que mon point se loge rapidement dans ton frais visage et s’entrechoque contre ta peau que j’ai tant convoitée. Oui, je t’assure que je l’ai vraiment aimé cette peau et nos étreintes, j’ai adoré t’aimer et te toucher comme je l’ai fait. Et désormais tout semble s’estomper, comme si plus rien ne s’était éterniser que notre monde d’atrocités venait peu à peu à tomber. Et tu chutes avec moi, tu m’attires tout autant que je t’attire vers les méandres de ce gouffre, sans aucune escapade possible. Je t’observe tomber à terre et ne peut m’empêcher de m’en vouloir encore une fois, je ne sais pas comme ça d’habitude, que m’arrive-t-il ce soir ? Que m’as-tu fait dis-moi ?! Le regard transi de l’horreur de mon acte je t’observe, tu reprends du courage alors que ton hémoglobine saigne. Comme il saigne le joli garçon, comme il semble beau dans son déguisement d’horreur ce soir. J’espère secrètement que quelqu’un viendra me sauver, puisque tu t’imposes rapidement à moi avec ce regard effrayant qui montre l’étendu de ta pensée. Me tueras-tu ce soir ? Ou bien, laisseras-tu le temps passer et faire l’affaire ? J’écoute ton discours en rigolant doucement, un sourire acide, qui brule, qui cherche à te montrer que tu n’as plus d’influence sur moi désormais. « Toujours autant d'humour à ce que je vois. Tu penses que je te dois quoi que ce soit, que j'ai à te prouver qui je suis. Tu fais juste pitié gars, t'es rien et tu vaux même pas la peine qu'on te frappe. Je viens de comprendre à quel point t'es seul, à préférer ma présence quitte à te battre avec moi. Ça c'est la preuve que je te serai toujours supérieur et ça me convient. Les coups je les encaisse car même dans ta violence je gagne et toi tu perds. » De l’humour dis-tu ? Peut-être que tu as raison, tout ça n’est qu’une blague, un gros joke qu’il me faudra révéler tôt ou tard…Il est fort possible que je joue avec toi depuis le départ que tout ça était bel et bien prévu et qu’au fond ta revenue n’était que l’excuse pour reprendre un peu plus mon jeu malsain. Mais t’as pas respecté les règles, tu m’as aimé, tu l’as même avoué pauvre enculé, j’tai tout donner et t’as tout pris, jouant à ce jeu pervers du troque sans en comprendre vraiment les règles. << Eh bien rions alors. Le jeu en fait que commencer Aristée. Tu as cru pouvoir t’enfuir mais tu es revenue, cela est bien la preuve que t’es incapable de vivre sans moi, d’ailleurs tu le disais bien dans cette lettre. Continues d fuir si tu le veux, et frappes-moi si tu veux, je sais qu’au fond ça te fait plus de mal qu’à moi. >> J’ai raison ne le nie pas, tu ne t’échapperas jamais de moi, et même si tu t’enfuies je te retrouverais, je t’attacherais si il le faut crois moi je te montrerais que je t’aime. « T'as encore de gros progrès à faire l'ami, mais peut-être qu'un jour tu te trouveras quelqu'un à qui tu pourras faire subir toute la rancœur que t'as contre moi. Tu commences déjà à me ressembler, en attendant garde la pêche » Je te vois t’éloigner, les larmes aux yeux surement, le ventre en extinction. Il aurait été plus simple d’être sourd que d’entendre cela, car oui, ce soi je comprends que plus rien n’est pareil. Et peut être finalement que tu as eu ce que tu as toujours voulu, que je me suis perdu dans ton jeu sordide, que j’ai trop changé pour devenir la copie collé du batard que tu faisais. Je tombe par terre, j’ai mal, pas de ton départ, j’ai mal de me voir dans cet état, de me voir aussi misérable et d’avoir perdu ce qu’il me restait de moi. Je murmure pourtant, peut être que tu l’entends, je l’ignore, je tente malgré tout. << Tu as gagné ce soir, mais c’est pas finis…>> Avant de vomir mes tripes sur le bord d’un trottoir. C’est pas l’alcool qui me rend malade, c’est bien toi.
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