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Voilà comment je vois les choses. (Louis)
Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r
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 Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r


Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 101 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r   Ven 20 Avr - 21:19


LOUIS S. ACHÉRON
✱ Nos cicatrices ont le mérite de nous rappeler que le passé n'a pas été qu'un rêve." H.L ✱


Passes ta souris sur la dernière image !


Que pensez vous de Mila Nola ? Et Goran Horvat ? Il ne connaît personnellement ni l'un ni l'autre, bien qu'il ai eu l'occasion de rencontrer les deux personnages de Zagreb. Il a bien entendu croisé Goran maintes fois à l'église en accompagnant William pour la messe du dimanche. Il le voit comme un homme dangereux au caractère explosif et généreux. Il estime qu'interdire encore aujourd'hui aux gens de s'aimer n'est ni du ressort d'un dieu ni de celui des hommes et ne comprend pas qu'un homme qui se précipite pour aider les malades, les handicapés et les vieillards puisse haïr ceux dont l'orientation sexuelle diffèrent de la sienne. Les idées de Goran sont d'un autre temps et n'appartiennent pas à l'avenir d'après lui, même si lui même n'est après tout qu'une image du passé. Il le sait courageux et volontaire mais aussi tyrannique, et s'il n'est pas heureux que ce dirigiste étroit d'esprit soit aux commandes de la police de la ville, il lui reconnait qu'il n'est pas inutile à ce poste, loin de là. Goran est un policier zélé, et un bon limier bien que sa perception tronquée du monde et la colère qui le consume l'empêchent d’exceller.

Il a eu le plaisir de partager un thé avec Mila Nola, que William affectionnait particulièrement. Le vieil homme vouait un véritable culte à la jeune femme, pour son courage et son ingéniosité. Il avait été marqué par le reportage de la journaliste et son opposition pacifique. Louis apprécie la fraicheur et la répartie de la jeune femme, tout en admettant en son for intérieur qu'elle est aussi dangereuse que Goran sinon plus. Son visage d'ange et son parlé en font une îcone, et les îcones sont en elles-même un premier danger pour l'anglais.

...après tout, il était sur de ce qu'il avait vu, au tout début quand il était arrivé ici et qu'il avait bien voulu se rendre aux invitations de ses pairs fortunés : cette étincelle qui vibrait dans leurs regards et qui maintenant étincelait de haine... Elle était la première responsable de ce que Goran Horvat était en train de devenir. Elle n'avait pas hésité à piétiner un homme pour en dénoncer une quantité d'autres. Elle avait des qualités de meneuse évidente, et s'il n'avait pas réitéré son invitation à boire du thé, il n'en demeurait pas moins persuadé qu'elle avait raison de se battre pour atteindre une plus grande liberté d'être.

Quelle est votre position sur la cause LGTB+ ? Louis prône la liberté d'être et de penser par soi-même. Il comprend que ceux dont le choix de prétendants est remis en cause se battent pour obtenir la paix. Il est aussi outré par le comportement de la plupart des habitants de Zagreb envers les personnes composant cette communauté, en décalage. Elles sont bien loin, les rues de Londres... Ses multiples voyages lui ont cependant appris l'humilité, il se sait étranger, et préfère observer. Son incapacité à supporter l'injustice le poussent toujours à agir, souvent bien malgré lui, les situations ou la liberté d'être est menacée se présentant bien trop souvent à son gout.

Pourquoi êtes-vous à Zagreb et comment êtes-vous arrivé là ? C'est une longe histoire... Que je raconte dans la fiche de mon personnage  bisous

Dans quel groupe souhaiteriez vous être et pourquoi ? Neutre. Bien qu'il n'adhère pas à la folie chrétienne régnant ici, il ne va pas non plus manifester à la ZAgrebpride. Il préfère y assister depuis la fenêtre de sa chambre au dernier étage de la bâtisse et qu'il lui soit arrivé d'aller suivre le cortège, par pure curiosité.
Quel est votre avis sur les différents groupes (Militant, Neutre, Ignorant, Opposant) ? Louis ne permet à personne de le rentrer dans une case et ne se permettrait sans doute pas de le faire à qui que ce soit : il observe, écoute, et agis. 


Informations générales


Nom Achéron Prénom Louis SethDate de naissance  Le 2 février1972 Age 46 ans Nationalité Anglaise Origines Londoniennes du côté de son père, irlandaises du côté de sa mèreOrientation sexuelle PansexuelStatut Veuf Métier ou études Après des études arrêtées en dernière année à Eton, il devient par passion un cinéphile et critique reconnu. En parallèle de son activité, il entreprend des études de médecine, avant de décider d'apprendre autour du monde. Des années plus tard, il enseigne en tant que Professeur de faculté en cinématographie, ou histoire et analyse du cinéma à l'Université de Zagreb. Il y est est égalemment étudiant en philosophie et en littérature depuis son arrivée il y a 3 ans. Ayant obtenu sa licence dans les deux matières, il est passé en master 1ère année et compte poursuivre jusqu'au doctorat ici ou ailleurs.Zone du travail Mirogoj, podsljeme (district 15), dans la maison en face de l'entrée Est du Cimetière et l'Université de Zagreb,
Quartier de résidence Mirogoj, podsljeme (district 15), dans la maison en face de l'entrée Est du CimetièreStatut financier Aisé

Caractère & Particularités

Il ne cherche pas à se définir, pourtant il a de la morale. Il n'accepte pas l'ordre établit, pourtant, il participe à éduquer la prochaine génération. Il n'est pas colérique, pourtant il se bat souvent. Il est intelligent et très sensible, pourtant il ne semble pas capable de pleurer. Il est une contradiction qui ne se contredit pas.

William
Spoiler:
 



Ft Anthony Hopkins

Pseudo Ailesnoires, CorbacAge 25 ans Comment es-tu arrivé ici ? J'ai vu de la lumière, et je suis entrée Ton avis sur le forum ? Il est parfait quelle question !    Veux-tu voir la "partie câline" ? Oui, sex drugs and rock'n roll   .



Dernière édition par Louis S. Achéron le Lun 4 Juin - 22:53, édité 28 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 101 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r   Ven 20 Avr - 21:20




Une flamme gitane danse au fond de ses yeux
*L'or des gitans ne brille ni ne tinte ; il luit dans le soleil et hennit dans l'obscurité.*


William :
"Pas loin du cimetière, y'a une grande maison. Elle est pas immense, c'pas comme l'manoir, ca non. Y'a trois chambres, la mienne, celle du gamin en fugue, pour quand il voudra rentrer, et celle du père. Y'a un salon cosi, l'bureau d'monsieur,  une cuisine pas très grande, deux salles de bain, une bibliothèque et un grand jardin.  C'te maison elle a surement déjà une histoire, mais j'la connais pas. J'connais que c'qu'on va vivre ici, maint'nant. Tu vois, m'sieur  Louis, c'est pas l'genre à raconter son histoire. M'sieur Louis, c'est pas l'genre à s'répendre. Il s'épanche pas, t'sais ? Mais je le connais bien, moi, M'sieur Louis. Je le connais depuis tout jeune. Je le connais d'avec son père. Je le connais, M'sieur Louis, je l'ai vu, tout jeune homme, des espoirs et des rêves plein la tête. Je l'ai vu épris à mourir, moi,  petiot encore, à courir après son beau courant d'air, sa belle d'éther. T'sais, j'le connais bien, moi, m'sieur Louis, peut être même que je le connais mieux que personne. Parce que justement, il a plus personne. Il a personne dans sa vie, m'sieur Louis, a cuver sa tristesse, mais sans alcool, pour sur, il picole moins qu'une bande de vieilles mamies qui prennent le thé (pensez pas qu'ca picole pas, une mamie. Moi j'croyais pas, mais v'savez, en vieillissant, on comprend des choses. La fiole transparente qu'elle verse dans le thé, ta mamie, elle contient pas vraiment une potion pour aller mieux. C'plutôt du rhum. Pourtant, elle ment pas, ta mamie. Ca permet d'aller mieux, le rhum. Ca aussi, tu l'découvriras en vieillissant). Il est tout seul, m'sieur Louis, tout seul avec moi, il a personne a écouter à part ma vieille carcasse, a part les films en noir et blanc, a part les films couleur qu'il regarde sur son écran géant. Attends, tu sais, moi m'sieur Louis, j'peux te le raconter. Parce que lui, il se racontera pas. Attends, j'peux te le raconter du moment ou jl'ai connu. Avant, j'sais pas, très peu. je te raconte :

J'suis entré au service de ma famille Achéron en l'année de grâce 1945. C'était peut être pas une anné d'grâce pour le monde entier, mais pour plein d'gens, plein d'gens comme moi, s'en était une pour moi. C'tait l'année d'la libération. Et l'année du renouveau aussi : le travail, on peut pas vivre sans ca. Et là, j'pouvais pt'être en obtenir un. Un travail foutrement bien rémunéré, v'savez ? Et j'ai trouvé plus qu'un travail. Moi, j'étais jardiner un peu comme on l'était tous, au sortir de la guerre. J'avais pas de dîplome, et les seules fleurs que j'avais taillées, c'était celles dont je parlais avec beaucoup de conviction au père Achéron, et qui existaient que dans les mots dont j'le noyais pour tenter d'obtenir la place. Vous pensez : jardinier au manoir Achéron, ca, ca claque, y'a pas à dire. Et puis c'est arrivé : le miracle. L'père Achéron, l'avait l'même âge que moi, mais l'avait la sagesse, aussi. Il l'avait eu tard, son morpion, son p'tit Louis, parce qu'il avait attendu d'trouver la bonne, la femme qui f'rait battre son coeur trop vite, qui lui f'rait oublier même l'heure du thé. Sacro-saint ca, chez les anglais. Embauché malgré mon inexpérience totale, malgré la tonne de bobards que j'avais inventé. Parce que le père Achéron, c'était pas la moitié d'un con, et pas un con tout court. Il avait bien d'viné, lui, que j'savais pas tailler les rosiers. Lui, il savait, bien sur, qu'je faisais partie de ceux qu'on avait planqué, de ceux qui s'étaient planqués et enfuis. Mais il appartenait à la nation des forts, lui, à la nation de ceux qui s'étaient battus, et il s'était battu en bon anglais qu'il était, en guerrier de la justice. Et moi, j'était anglais aussi, v'savez, anglais et juif, j'était, j'suis toujours, jusqu'à ma mort, anglais et juif, j'peux pas oublier, on m'a tatoué ca sur le bras. Alors il m'a tendu la main, entre gens d'un même pays en terre étrangère. L'était comme ca. A st'époque, on rapatriait les notres, mais moi j'voulais pas rentrer. Alors il a tout réglé, lui, et il m'a gardé, v'savez ? C'est impotant qu'jous parle du père, pour comprendre le fils. Il était très soigneux, le père, comme le fils. Ils ne cornent pas les pages des livres, dans c'te maison. La voiture devait impérativement être garée dans le garage. Y'f'sait attention à sa voiture, v'savez ? Y'f'sait attention a tout et a tout l'monde. M'sieur Achéron avait cette politesse froide qui met mal à l'aise. Du genre à laisser les gens parler et ne s'exprimer que lorsque c'est à son tour. Du genre à parler d'une voix presque basse, parce qu'il est sur que les gens vont s'taire pour l'écouter. Il était l'genre à lever la main pour dire non en balayant l'air comme ca, en un geste élégant. Un geste plein d'autorité. Il avait c'regard gelé, en bleu très pâle, un bleu glacé. L'maintient très droit. Sans sourire, sans grand sourire, pas l'genre à montrer ses dents, m'voyez, des micro sourires, satisfaits. L'regard fier. Il était du genre à sourire avec les yeux, de cette facon bien hautaine et suffisante qu'est dans l'sang, qu'nous les p'tites gens, on sait pas faire. Parce qu'c'était un grand, m'sieur Achéron. Et son fils, son fils, ben, l'est tout pareil.

M'sieur Louis. 12 ans quand l'ayons connu. Un marmot encore, bien distingué comme il faut, élevé au service militaire, 'savez, élévé par le père. Pas d'mère, le m'sieur Louis, mais y f'sait comme s'il s'en portait pas plus mal. La mère, elle s'était foutue en l'air parait, d'vant les yeux du marmot. Nous on parle parfois d'ce genre de chose, quand on graille ensemble, le soir. L'jardinier, les femmes de chambre, l'majordome, l'chauffeur. Nous, on en cause. Une vraie bande de p'tite pipelettes. Mais c'est qu'on y tient, nous, à la famille Achéron. Ct'un peu la notre, 'savez.

Le jeune monsieur faisait de belles études, de grandes études, 'allait dev'nir diplomate, traducteur, politicien ? Comme son père, de grandes études. Mais dans sa chambre l'soir venu, l'enfant trop sage s'enfilait des films, j'entendais, moi, les dialogues, quand j'passais sous sa f'nêtre. Pas un crime ca, mais il y passait la nuit, c'tait obsessionnel. Il avait d'bonnes notes, une tenue irréprochable. L'cinéma, c'tait son rêve, ouais, mais il f'sait qul'effleurer en silence, parce que "la famille et 'lhonneur !" Ca, ca passait en premier. Pas un égoiste, le fils Achéron. Pas un type ambitieux pour lui même, non. Il était ambitieux pour son nom, fier d'ses origines, ca oui, roublard, près a les défendre même s'il devait abandonné sa passion, un homme qui se donne, ct'ait, m'sieur Louis. Un putain d'anglais trop intègre, ca oui. Un gentleman, un vrai, du genre qu'on en fait plus des comme ca. Grand, ouais, grand comme son père avant lui.

M'suis Achéron a eu une grande et longue vie. Une belle vie. Après la seconde guerre mondiale, il a poursuivit son travail à l'ambassade française, jusqu'à c'qu'il soit trop vieux. Il l'ont mis au clou, comme ca. L'a pas supporté, l'vétéran. L'est tombé malade, gravement. S'est pas battu, il a arrangé ses p'tites affaires, dignement, il a refilé l'bébé a son fils, comme de dû, t'sais, l'grand bébé qu'c'est, la vie, et l'est allé s'allonger aurpès d'sa femme. Il l'a pas quitté depuis. Quand m'sieur Louis a fermé l'portail, la dernière fois ou j'ai r'gardé l'manoir Achéron, c'te grande bâtisse bien anglaise au milieu d'la France, il était toujours étendu a ses cotés, sous l'arbre cent'naire. Il y t'nait, t'sais, a être étendu là, près d'elle.

Maint'nant qu'on a parlé du père, un peu, parce qu'une vie suffirait pas a parler du père, j'vais vous parler d'elle. Parce qu'elle, c'est le diable, voyez, avec ses jambes trop longues. Une putain de paire de jambes trop longues, une grande dame brune, t'sais, une belle dame, avec de l'allure, du maintiend, elle avait l'sang coupé celle là, elle avait du sang à nous, les survivants, et du sang bien bleu. Les p'tits mélangent comme ca détonnent, et pour détonner, elle a détonné. Elle l'a flingué, au jeune m'sieur, elle l'a fauché aux portes d'sa vie d'homme, a la fin d'ses études, a a peine 20 ans. Elle lui à soufflé des rêves plein la tête. Une manouche, c'te fille, une bohèmienne, a toujours s'balader nus-pieds, a toujours trop rire, v'savez, les Achérons, ils rient pas beaucoup, comme conv'nu, d'bons anglais, mais elle, c'tait la Franche qui poussait la porte avec ses gros sabots. L'insolence française a déferlé en révolution sur la jeunesse du devoir. Elle l'a fauché. Elle a ouvert la f'nêtre, et ils s'sont envolés. La fureur du père n'a pas fait r'vnir le fils.

Quand il a poussé la porte, c'tait 12 ans plus tard. Les premières rides au coin des yeux. La bague au doigt, sans la belle. L'père a voulu gueuler. L'fils est entré, et a sa suite, un p'tit gamin qu'dvait pas avoir 2 ans, qui s'tnait déjà bien droit, qui voulait déjà pas qu'on l'aide. Alors le vieux a rien dit, l'a ravalé sa fierté mal placée, et l'a tendu les bras au morpion. Parce qu'les anglais sont plus humains qu'les autres. Ils savent quand faut pas faire la guerre, les anglais. Parole. Il est r'venu,  prof de cinémato, pédago respecté. Ils ont fait la paix, l'vieux et l'jeune, en bons anglais, y 'sont pardonnés, et m'sieur Louis, il est resté. Il a enseigné, et il a appris aussi, a t'nir les affaires d'la famille, comme il devait. C'tait un homme quand l'est r'venu, un homme et un père. Et à la toute fin, le père à embrassé l'père. Il a embrassé l'père Achéron au moment d'lui fermer les paupières, j'ai vu ca, v'savez, c'tait beau.

Quand m'sieur Achéron a refermé l'grillage, les années avaient coulées. Il l'a r'fermé après qu'son loupiot s'soit envolé après une paire de longues jambes, v'savez, une paire de jambes Russe, si j'me trompe pas. Les femmes Russes elles ont l'démon. Elle l'a fauché, m'sieur Maud, à même pas 20 ans. Et le père il a sourit, il a arrangé ses p'tites affaires. Il a remercié son monde. Et il est parti. Moi, il m'a gardé, tout vieux qu'je sois.  J'approche bon grès mal grès des 98 ans. J'ai vu grandir c'beau monde, j'ai fait la nounou. C'ma famille, celle quj'me suis choisi. Et qui m'a choisi aussi. Moi, il m'a pas renvoyé. Moi, il m'a em'né savez, et on s'est envolés. La surprise, quand j'ai compris. Zagreb, j'connais, savez. J'suis jamais v'nu, mais j'connais, elle m'la tant raconté. V'savez, parler aux femmes, c'tait pas trop possible, la ou nous étions. Les miradors, ca coupe la voix. Elle, elle écrivait sur du papier toilette, avec un stylo bic, elle m'écrivait et elle laisser tomber ca tout les soirs quand on avait l'droit d's'étirer un peu après les travaux d'la journée, en bouffant la flotte insipide qu'on nous servait pour nous faire survivre. Moi, j'pouvais pas lui répondre, pour sur. Pourtant, j'la voyais. J'lui f'sait des sourires. Elle m'a écrit jusqu'à la fin, jusqu'à c'qu'on emmène les femmes s'faire gazer. Les alliés étaient à nos portes, aux portes d'la prison, les notres étaient en train d'vaincre, ca y'était, et les nazis étaient dev'nus fous. Ils voulaient buter tout l'monde. Moi j'ai loupé mon tour de manège fatal de peu. Libérés qu'on était, par de bons p'tits francais. Moi, j'avais tout perdu, pour sur. La blanche, ma famille, tout. Alors j'ai suivi la france avec ses rires gras et incompréhensibles. J'ai visité l'pays, j'me suis installé. Puis j'ai entendu parler du poste d'jardinier, moi qu'aimait pas les fleurs.  J'suis aller jardiner. Et maint'nant, Zagreb. C'est qu'il savait, l'bougre. J'lui avait dit, qu'moi aussi, j'aurais bien voulu comme l'père, r'poser a coté d'ma blanche. La grande maison, elle a vue sur l'cimetière. Certains diraient qu'il veut m'enterrer plus vite. Mais Ceux là auraient rien compris. J'ai l'dos fatigué moi, à force de trop m'courber dans les jardins. Là, j'ai cent mètres à faire, pousser l'grillage rouillé, m'perdre dans les souvenir, et arriver a ses pieds. J'suis pas loin."


"JE NE VEUX PARLER QUE DE CINÉMA, POURQUOI PARLER D'AUTRE CHOSE ? AVEC LE CINÉMA ON PARLE DE TOUT, ON ARRIVE À TOUT."▲ J-L GODARD


William est mort. A quoi bon le cinéma ? William est mort. Les études sont mortes elles aussi et les fleurs ont fané sur les commodes, et la poussière s'est répandue, scintillante sur le sol. William est mort. Il a figé le temps, et la poussière s'accumule. Elle est le tourbillon fantôme de son absence. Il faut l'enterrer désormais. Il faut le préparer et lui faire quitter ce monde, et puis apprendre à parler avec la partie de lui qui reste en chacun de ceux qui l'ont connu et aimé. C'était un vieux grand père, il était temps qu'il s'endorme, grand temps. Pourtant le soleil est noir.

Pour vous aider dans la rédaction de votre fiche, voilà quelques éléments intéressants à développer (pas obligatoire, mais ca vous aiderais drôlement pour jouer ! Je vous fais une démo avec mon Loulou préféré   ) :

-Quel est le contexte familial du personnage ? Ses parents, ses frères et sœurs, leur relation, les métiers qu'ils occupent. Notez que la famille est une grande partie de l'histoire du personnage (cas excepté de l'absence de famille)

Louis est le fils d'un londonien et d'une irlandaise. Il n'a ni frère ni soeur, fils unique après la mort de sa mère. Il à été marié à une femme de laquelle il a eu un enfant.

-Quel est le contexte financier ? Vit-il seul ? En colocation ? Quel métier effectue-t-il ? Dans quel quartier réside-t-il et pourquoi ?

Louis à passé tout l'argent de son héritage dans le voyage, en achetant la propriété qu'il occupe aujourd'hui et un des nombreux cinéma de la ville, ainsi qu'un restaurant qu'il a rénové en club de cinéma, ou il donne parfois ses cours et ou certains de ses élèves résident.

-Quelle est son orientation sexuelle ? Quels sont les opinions politiques du personnage ? Et sa famille ?

Louis, une orientation sexuelle ? Mais... Quelles questions indiscrètes ! Il se voue corps et âme à son métier il n'a pas le temps pour ça. Ou peut être que c'est honteux. Ou peut être qu'il est timide, ou réserve, ou bien timide et réservé, toujours est il qu'on en a aucune idée. Vous pourrez apprendre par William, ce trop grand bavard, qu'il a été amoureux une fois, d'une fille du feu, et que depuis il n'a jamais plus vu son "grand gaillard avoir le feu au corps pour une hirondelle". Louis est royaliste, il est et demeure, bien qu'il vive à Zagreb, il reste un rejeton d'Eton, et un loyal sujet de la Reine et de son pays. Sa famille à l'heure actuelle est constituée par son chat, par William, son jardinier, qui tenais un discours très engagé, à la limite de l'anarchie et qui selon toute probabilité était hétéro sexuel et par Absynthe, son ami, qui fut son protégé et est tant extrémiste, anarchiste, que perdu à ses yeux.  

-Si le personnage est étranger, que pense-t-il de la Croatie ? Comment maîtrise-t-il la langue et la culture ?


La politique du pays, la culture Croate, la littérature de ce pays, son cinéma, sa peinture, sa musique, ses sports, son paysage, ses coutumes, ses villes, ses étudiants, ses habitants, ses sdfs... Le monde est partout pareil, partout différent. Louis aime flâner au marché de Trejvenska, il aime aussi rôder dans l'Université un livre à la main sans regarder ou il met les pieds. Il donne ses cours en anglais à l'Université, et parfois s'exclame en Croate ou donne une explication à un élève qui n'a pas compris. Dans la vie de tout les jours, il ne parle pas anglais. Il apprend la langue depuis qu'il est arrivé et la comprend bien maintenant, au bout de trois ans, à lire du Croate et à le parler. Il a toujours quelques difficultés à l'écrit mais rien qui ne l'empêche d'être en Master dans les deux cours qu'il a choisi. L'Opéra et le théâtre le divertissent, tant que les lacs de Plitvice ou il se rend dès que son emploi du temps chargé lui permettent. Il n'a pas eu l'occasion de visiter de nombreuses villes en dehors de Split et Salone, et l'Île de Brač. Il ne se désintéresse pas de cet endroit, de sa culture et de ses paysages. Il pourrait partir demain, s'il avait une bonne raison. Pour l'instant, ici c'est chez lui. Il est un habitant du monde. Carpe Diem
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Je suis arrivé à Zagreb le : 17/07/2011 J'ai posté un total de : 337 kunas en banque. On me dit que : Evangeline Lilly Je crédite : Magma. donc j'ai : 38 ans La classe hein ! Côté cœur je suis : En couple avec : Tea Galiot

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MessageSujet: Re: Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r   Ven 8 Juin - 16:51

À l'abri du demi-jour
Les lanternes qui se voient
Sont de petites étoiles
Qui pâlissent tour à tour
Quand le soir au parfum lourd
Au gré de la fumée lente
Le fumeur se représente
Les plus beaux rêves d'amour

Aller, t'es validée. Et pis, j'ai comme une faim de p'tit louis moi... a défaut de p'tits lu.

tmtc on a plus de gâteau ~#la hess

<3

Validé !
✱ Rainbow Community ✱



Félicitations, tu es officiellement validé ! Bienvenue dans la ville de Zagreb, nous espérons que tu te plaises parmi nous. N'hésites pas à checker ton profil pour voir si tu as tout rempli correctement, et nous te donnons quelques petits liens pour ne pas que tu te perdes sur le forum (ça serait dommage) : Tu peux vérifier si ton avatar et ton métier ont bien été recensés ici et ici ; pour le reste de la gérance de ton compte, tu peux retrouver tout ce qu'il te faut à cet endroit. Tu peux fabriquer ta fiche de liens et poster sur celles des autres par ici, et si tu as envie de te trouver un partenaire de RP, visiter les sujets des autres membres pour voir si quelqu'un est disponible.

Nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !



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MessageSujet: Re: Ϟ LOUIS S. ACHERON (ANTHONY HOPKINS ) - "...Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien" a.r   

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