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(MINI EVENT) fête de la musique
Voilà comment je vois les choses. (Louis)
Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g - Page 2
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 Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g


Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 130 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Dim 10 Juin - 16:23

"Merci, Louis."

Ils restent silencieux, l'alcool tourne dans les verres, accroche la lumière et les hypnotise, alors que leurs pensées de cauchemars gronde dans leur crane.
"Je veux l'aider, Louis. J'veux dire, je sais ce qu'il peut vivre, je sais sa peur, je sais ses cauchemars, je sais ce que c'est que d'être le fils d'un fou, que d'être enfermé, poursuivi, que de n'être que la possession d'un autre, revendiqué comme tel."

Ils sont redevenus des sacs de chair, il sentent leurs organes, la peur les tenaille. Peur pour Absynthe. Pourtant la liqueur les tuerait à trop en boire. C'est qu'elle cache un poison. Ce poison a un nom et une adresse, mais il est sacrement bien gardé. Louis doit faire attention, un des angents de Goran l'a surpris à épier sous sa fenêtre. Il sait qu'ils ont fait une enquête mais il n'a pas été ré-approché par la police depuis.

Il ne l'interromps pas et les mots coulent encore de ses lèvres, une confession qu'il doit entendre. Il chuchote dans son oreille.

"Il faut qu'il le tue, ou qu'on s'en charge, c'est la seule façon de le délivrer de son ombre."

Il le regarde gravement. "C'est plus complexe qu'il n'y parait. Cet homme est un fou." Il parle plus bas, précipité "William a mené une enquête. Il lui a parlé. Pourquoi Asrandrel ne l'a pas tué, je l'ignore. Il n'éprouve pas la pitié. Alors quoi ? Dans la lettre de William, il m'a parlé d'autres victimes de ce malfaisant."

" Moi, j'suis en pleine lumière maintenant."

Il le regarde, coupe le gramophone "ce petit fromage que j'ai récupéré au marché de Trejvenska à l'air savoureux, tu m'en diras des nouvelles." Il se tourne, allume la chaine hifi et lance un cd de radiohead.
Le son est bien trop fort mais il est sur que les micros ne capteront rien. Il en a encore trouvé un ce matin dans la salle de bain. Il ne cesse de sécuriser la maison, mais il ne peut pas ne pas aller travailler. Il a des choses à faire à l'exterieur.

"Qui as tu tué ? Ton père ? C'était vraiment ton père ?"

Il l'observe intensément, cherchant à comprendre qui est exactement ce bout d'homme. Un sauvage, un nomade, il voit bien qu'il fuit toujours. Absynthe et lui se ressemblent vraiment.

Louis regarde ses mains, se passe la main dans la barbe du menton. La vie d'un homme est pleine de secrets. Plus il vieillit et plus cette phrase prends de sens. Il n'a pas tout dit à Erèbe, loin de là. Il vient d'arriver, et Asrandrel est dangereux, quand bien même Erèbe l'est également. Asrandrel a une expérience qu'Erèbe ne possède pas. Lui même en fait les frais. "Ne te met pas en danger inutilement, Absynthe va venir, j'en suis persuadé. Nous allons l'arrêter, mais il ne faut pas nous rater ou lui ne nous ratera pas. Nous n'avons droit qu'a un essai qui doit lui être fatal" Et il ne doit rien arriver à son protégé. Un enterrement suffit pour l'instant, ou s'il doit y en avoir un deuxième, celui-ci il ne le pleurera pas.
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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Dim 10 Juin - 17:17

J'en avais jamais parler, jamais comme ça. Jamais, j'avais dis clairement ce qu'il c'était passé ce jour là. Les seuls porteurs de mon secrets étaient les vielles pages abimées du carnets de mes abimes, du carnet de ma prison, celui des derniers jours, celui de la folie, le carnet d'après Bonnie, le carnet dans la chambre sans fenêtre, sans persienne, le carnet dans la chambre sans fenêtre qui puait ma pisse, ma merde, et la bouffe gâtée que je ne mangeait presque plus. Ce carnet, planqué quelques parts au fond du camtar', dans le secret de mon bordel, perdu entre d'autres papiers, livres, manuscrits. Ce morceau de moi, dernier témoin de ce que j'ai pu être, de ce que j'ai pu faire. J'ai tuer le fils de ma mère dans ce carnets, j'ai brulé tout ca dans l'encre, la rime la folie et le brasier. J'entends encore, le cris qui résonne entre les vielles pierres du château, bouche béante de basalte ou se repete en échos l'agonie de mon enfer. L'agonie de mon père.

C'est homme est fou, c'est homme est loup, c'est homme est le tranchant du sourire de la lune, mais tu sais, il ont tous un point faible, nous sommes tous mortel, et c'est de cette mortalité que se tire le gout exquis de la vie, et celui de la liberté. Il a parle de fromage, j'ai compris pour la musique maintenant. Il est vraiment caché quelques parts, entres les livres, les bibelots, les masques africains, entre les tableaux, les services a thé, les planches du vieux buffet, peut-être dans le goulot des bouteilles, peut-être même dans les branches de ses lunettes.

Il pose la question, comme pour être sur, et je me demande si je suis prêt a raconter cette histoire, si ca me ferait pas du bien, quelques part. Par ce que c'est là, parce que ce sera toujours là, le démon d'un souvenir, le venin d'une rature dans ma vie, d'année volés, la douleur d'une violence, les marques indélébiles des coups, des mots, d'un passé de ravage. Des heures de vie que j'aimerais oublié, j'aime a croire que je suis né le jour ou je l'ai tué, que je suis né le jour ou je suis partie. On se ment souvent a soi-même, pour panser nos plaies, pour essayer d'avancer. Radiohead sature ses basses et je parle dans un murmure, une litanie, un secret pour le Louis. "C'était mon père, il se prennait pour Pygmalion, et quand il a vu que Galathée était pas si parfait que ca, ca lui a pas plus, alors il a voullu tout cassé petit bout par petit bout. Mais j'ai eu le temps de recoller les morceaux comme je pouvais, avec ce que j'avais, j'en ai laisser pas mal par terre, et avec les fragements les plus tranchants, Galathée a tué Pygmalion et c'est tiré pour connaitre le gout de la liberté. Et putain, quel gout, le gout de la savane Louis, celui de la Tundra, et celui de la jungle, celui des routes d'Europe. La liberté est jamais gratuite, et pour absynthe et moi, son prix c'est le sang." Je lui vole sa pipe, pour tirer d'un air sérieux et philosophe dessus. "Parce que le sang, c'est la vie.".

C'est tout ce que je peux dire ce soir. Peut-être je raconterais tout un jour, ou alors je donnerais le carnet. "Un secret contre un secret, Louis. Je veux en savoir plus. Je ressers deux verre de mescal. "J'crois que c'est ma préférée.".




“La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.”
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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Dim 10 Juin - 19:06

"c'est faux. La vie, c'est les plantes. William le savait" Il regarde les pots de fleur qui commencent à défraichir. Certaines sont déjà fanées, il n'a pas eu le gout de toutes les enlever. "Je ne suis pas très doué pour la vie."

"Un secret contre un secret, Louis. Je veux en savoir plus." Il se saisit de la bouteille de Cactus et sers deux verres généreux "J'crois que c'est ma préférée."

"William connaissait pas mal de monde ici, son histoire avec sa Blanche a fait coulé de l'encre il y a deux ans, un écrivain lui à demandé de lui raconter son histoire. Ils ont modifié les noms, il ne tenait pas à être ennuyé sur ses vieux jours, mais certains ont deviné que c'était de lui qu'il s'agissait."

Il bois son verre plus lentement. Le degré d'alcool monte petit à petit, il commence à avoir chaud. Il sort le fromage, du pain. Son accent français est épouvantable, mais il en va autrement de sa cuisine. Enfin tant qu'il s'agit de préparations simples. Il sort également du jambon cru et les Štrukli sa sirom (chtroukli sa sirome) qu'il reste. Plat typique de Zagreb, la spécialité de la région était un des favoris de  William. Il les lance au micro-onde pour les réchauffer. Les štrukli sont servis chaud, ils sont fait avec une pâte rappelant les pâtes, du fromage frais et de la crème. C'est un plat consistant, et hors saison puisque le soleil est haut, cet été.

Il n'a pas faim, pourtant il sait la nourriture délicieuse, mais plus rien n'a de sens, manger ne semble pas une action plus logique que celle qui consiste à filer une tranche à Lupin. Lui il à l'air d'avoir faim et de trouver ça à son gout.

"Un ami informaticien à trouvé un compte de tueur à gages sur le deep web. Il a pris des contrats pour 6 personnes. Toutes connaissaient Asrandrel, qui est au dessus de tout soupcons. Il a toujours des alibis en béton. Pourtant, il est empoisonneur, je le tiens d'Absynthe, et les six victimes sont mortes après avoir recu des doses létales de poison. Il a tenté cette approche ici aussi. William a donné du lait à son chat comme tout les matins. Il est mort deux minutes plus tard. William ne boit pas de lait, moi oui. Je l'ai fait analyser. Il contenait du cyanure mélangé à d'autres éléments tout aussi dangereux"

Il termine son verre "l'enterrement à lieu demain." Il a remarqué son manque d'accent. Il semble vraiment originaire de France. "J'ai été marié à une femme qui sentait le feu. Une sauvage des grands chemins en caravane et en Van, puis en carriole tirée par deux gros chevaux." Louis ne parle jamais d'elle. mais ce soir les fantômes ont envahi la maison. Son fils ne viendra pas à l'enterrement tout simplement parce qu'il ne l'a pas prévenu. Il ne veut pas le mettre en danger, lui aussi.
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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 350 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 13:20

Il a y a quelque choses de mystique chez ce Monsieur, de chamanique. On le croirait pas comme ça, a le voir, vêtu de raide, avec son haut de forme, au milieu de ses théières, de ses bibelots, de ses vieux meubles et de ses vieux livres qui sentent le cuire et le papier ancien. Dans sa grande maison, manoir aux souvenirs, sa vielle maison, avec ses portes, ses secrets et son odeur de poussière, de fleur mourante et de jasmin. On croirait pas comme ca, a le voir, avec ses grandes mains posées sagement sur son pantalon a pince. Pourtant, quand tu regarde dans ses yeux, dans le damassage de son regard sans age, quand tu regarde, tu vois, le feu gitan qui le porte et le traîne, les violons sauvage de son visage de carême.

L'odeur du fromage ravive un instinct profond, le chant de la France sur mes papille. La mère patrie du froment, du Bleu, du Saint Nectaire, de Camambert, de Mont-Dore, de Saphire du Velay, de Cantal, de Comté et d'autre Morbiers. J'ai le fromage pour religion, c'est plus fort que moi, c'est dans mes veines de montagnard, j'ai le sang coulommier. Mes yeux papillonnent pour les crémeux blanc, et le pain croustillant qui Louis me présente, accompagné de štrukli. On peut dire que Monsieur sait recevoir.

Et si Louis ne semble manger qu'en mécanique, des petites bouchées de politesse, moi, j'honore les vaches de Salers, et puis celle de Montbélliard, les vaches normandes, les vaches Tarentaise et toute ces autres vache aux seins desquelles je lappe mon fromage sacré. Je rêve d'un verre de rouge et d'un crépuscule sur le Puy de Dome, comme pour embraser le cadavre du volcan. Je ne parle pas quand je mange, jamais. Les conversation ruinent la digestion, et surtout, ruinent le gout. Le fromage se savoure dans le silence et le respect. Quand j'en ai finit, je relève les yeux sur Louis. J'ai tout entendu, bien que concentré sur mon eucharistie lactée. Je repose les couverts, et fouille dans mon sac. "J'ai eu un très bon amis Norvégien, il avait a peu près l'age de William, c'était un viel ermite qui vivait à la manière dans anciens viking, un peu fou, mais si proche du bonheur." Je sors une petite boite en bois qu'il avait sculpté pour moi, on y voit Loki et Fafnir se faire face. "Il m'a donné ça, a reserver pour les occasions particulières, c'est avec ça que les Viking rejoignait les esprit pour danser avec eux." J'ouvre la boite, exhibant a la lumière tamisée quelques champignons sêchés. Je les sentirais presque pulsé de leur magie sacré."Ya des esprits avec lesquelles tu voudrais danser, Louis".
La terre, l'eau, et la mort: des champignons.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 14:29

La nourriture est un corps étranger. La nourriture est solide, palpable, elle a une odeur, une texture, un gout, une présence, elle a un poids. Il lui semble qu'il est devenu lourd lui aussi, lourd d'un poids impossible à soulever. Ses maux le font ploire jusqu'à l'oubli. Il est loin d'oublier pour l'instant, l'odeur lourde de la terre qui s'engouffre par les fenêtres ouvertes portée par l'humidité du soir. Le soleil est mort, il à sombré sous le joug de la nuit. Il observe comme à travers un miroir, sa houle de fantôme chuchotant des obscenités à celui là, assis qui engouffre le petit commerce, qui baffre tel Gargantua, qui passe sur les vaches de Salers, sur les vaches de Montbélliard, qui passe sur les vaches normandes, les Tarentaises et toutes celles qui ont le malheur de se dresser sur sa route. Louis cherche le sel et les vaches mais le fromage n'a aucune saveur, le pain est de carton. Erèbe engloutit tant qu'il peut, et cette aspiration tribale de nourriture vide la table à l'allure d'une colonie de sauterelles. Il est possédé. Il y a quelque chose d'hypnotisant dans sa façon, il semblait léger comme un bouchon et toute cette densité qui m'écrase le rempli, tisse à sa bouche sourire béat, à ses yeux rides de rire. De longues minutes de massacre et une nouvelle pipe plus tard, la vie reprend son cours, le fil tendu de la conversation chassant esprits et ogres d'antan.

"J'ai eu un très bon amis Norvégien, il avait a peu près l'age de William, c'était un viel ermite qui vivait à la manière dans anciens viking, un peu fou, mais si proche du bonheur."

Il extirpe d'une poche cousue à l'intérieur de son vêtement une petite bôite en bois sombre, sculptée en reliefs.

"Il m'a donné ça, a réserver pour les occasions particulières, c'est avec ça que les Viking rejoignait les esprit pour danser avec eux."

Il ouvre la boîte et Louis observe les champignons séchés nichés là. Ils sont d'une couleur sombre, allongés, le corps fin. Ils semblent légers. "Ya des esprits avec lesquelles tu voudrais danser, Louis"

Il jette un regard critique aux champignons, semblant peser le pour et le contre. Il les sert de nouveau en whisky et fait tourner l'ambre entre ses doigts.

"J'ignore si je parviendrais à méditer, seras tu mon guide ? Je pourrais être le tien"


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 14:59


L'univers est un ensemble d'impulsion d'onde interconnectée qui s'échange des informations. Nous sommes tous parcourus de ces ondes, dans les milliards de connexions neuronnales qui nous constituent, comme celles qui connectent les étoiles, les planêtes, les galaxies. Toutes ces connexions comme autant de conscience, de mémoire, comme le script invisible de l'histoire de l'existence. Tout ce qui est vibre. Il y a un lien entre chaques choses, une conscience collective a l'univers. Certains l'appellent Dieu, Allah, Jeovah, Shiva, le Grand Manitou, Zeus, Neptune, Osiris, Pan, jusqu'aux matrones de nos ancêtres.

La confiance est un échange, et c'est une energie, c'est donner et recevoir, c'est cette connexion qui s'exprime encore, ici, et dans la mécanique furieuse de la nature, jusque dans la géométrie des arbres. L'échange, encore et toujours. Et Louis est receptif, Louis, il échange, dans le gris de sa barbe, dans sa manière de fumer, il échange, il donne et il recoit, sans rien attendre en retour, sans rien vouloir. Il est comme moi Louis, il a saisit la connexion entre les choses qui font le monde, qui font qu'on est tous unique puisqu'on a tous nos propres connexion, notre propre monde. Que c'est de l'échange de nos dimensions, de nos univers que nait toutes choses nouvelles. C'est pas dans l'bleu de ses yeux, ce côté sauvage, ce côté chaman, non, c'est dans le blues de son ame. C'est la confiance qui s'échange, et puis, c'est un serment d'acier dans le soir, trempé dans nos rêves de sang, de meurtres et de liberté.

La peur est un autre échange.

"J'ai compris comment être heureux dans la jungle, Louis. J'étais avec une vielle tribu, des enfants de l'amazone, et là bas, j'ai rencontré leur sorcier. C'était un homme sans age, il avait autant de rides qu'il y a d'étoile dans le ciel. Il a finit par me faire confiance, et je lui ai donné la mienne, alors seulement, il m'a autoriser le Rituel."

Je me suis redressé. Le regard concentré mais l'ame dans un souvenir. Il y la moiteur de l'air, presque épais comme de l'eau, l'odeur des bois morts qui pourissent, et des bois précieux qui exhalent leurs parfums, subjugués des millions de fleurs et des humeurs vive du fleuve. Il y a les myriades d'oiseaux et la musique de la forêt, le bruissement des feuilles, la symphonie des colibri, et la danse des oiseaux du paradis. Parfois, on entend le rugissement d'un félin, ou le claquement de dent d'un alligator, parfois c'est le bruissement lourd de la peau de l'anaconda.

"La confiance Louis, il nous faut une confiance sans borne, et alors seulement, on pourra partir pour ce voyage là."

Je porte le champignon a mes lèvres, le mache, avec lenteur. Le gout est acre et terreux.

"Je te fait confiance Louis."

Je sourie comme un lutin quand je mange le deuxième.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 15:35

Les voilà au temps des préparatifs, Apocalypse Now et Orange mécanique sont pâles dans son esprit ou vrillent les chemins possibles. Ils s'enroulent vers un lendemain nouveau et inconnu, lointain, peut être inatteignable. Sous le secret de l'oeil rond de la lune, les démons dansent et lapent leurs orteils. Ils ont invoqué le diable, ils célèbrent ce soir le cadeau qu'ils vont lui faire, ils nimberont la terre de sang, il peindront leur mains et leur visages, il hululeront dans le soir pour convier les faucheurs, et ainsi ils rééquilibrerons pour un soir la face de ce monde pourrissant.

Ils s'observent, soudain graves, soudain sages, connectés aux hommes de l'âge de pierre qui dorment sous leur pieds. Ces champignons ont des millions d'années, leur racine puise jusqu'au centre de la terre, passent à travers leur chair, tissent des liens impalpables, invisibles et pourtant rééls entre les mondes.

"J'ai compris comment être heureux dans la jungle, Louis. J'étais avec une vielle tribu, des enfants de l'amazone, et là bas, j'ai rencontré leur sorcier. C'était un homme sans age, il avait autant de rides qu'il y a d'étoile dans le ciel. Il a finit par me faire confiance, et je lui ai donné la mienne, alors seulement, il m'a autoriser le Rituel." Il écoute, attentif. Il a la soif du monde qui a resurgit, il a cette soif d'apprendre qui le pousse à aller s’asseoir au milieu des hommes et femmes en devenir. Erèbe se tend comme un fil, le regard loin en dedans. L'ivresse leur fait passer les portes du non sens, Louis voit la jungle dans le bois sombre des meubles, il peut voir la jungle. Il se rappelle d'un feu et d'un corps de liane qui bougeait au rythme lancinant de la fumée.

"La confiance Louis, il nous faut une confiance sans borne, et alors seulement, on pourra partir pour ce voyage là."

Il mange un premier champignon, le sourire en demi lune qui lui fait un visage de vilain matou. Tu sais que tu l'as déjà vu, ce sourire en bandoulière, sur des visages qui te sont chers.

"Je te fait confiance Louis."

Erèbe en prend un deuxième en même temps que Louis qui observe le champignon en le faisant tourner sous ses doigts.

"Elle s’appelait Sarah. C'est elle qui m'a guidé, la première fois."

Il en prend un deuxième.

"Je te fais confiance, Erèbe"

Il échangent ensuite en silence de longs regards, entre chaque champignons. Ils parlent, un peu. "Elle m'avait fait allumer un feu. Nous pouvons brûler les meubles en rotin au milieu du salon, j'ai des sacs de sable dans l'arrière cour" La musique couvre leurs insanités. Louis a tiré un tambourin et donne un rytme lent d'abord puis beaucoup moins solennel. Louis lance un kazou à Erèbe. Nouveau flot d'alcool, de nouveau la perdition.

Le lutin au sourire tordu, le barbu au regard brillant. La boite est vide.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 16:03

Il y a des fantomes qui dansent autour de nous, mais on ne les voit pas encore. Des fantomes, des souvenirs, des disparu dans les volutes opiacées de nos mémoires. Attrapé l'oublie comme on essaie d'attraper l'amour, sans y arrivé, en l'effleurant parfois, mais toujours, le silence. Le passé est un silence. Et puis le rythme d'une voix, d'un nouveau souvenir, d'un nouveau fantome qui danse, une autre couleur au tableau d'une vie. Elle, je l'imagine sauvage, la peau pale, les cheveux de flammes, les courbes généreuses. Je l'imagine gitane le soir, dans la fumée tendre des ciagarettes. Je fantasme un nom, je rend honeur a un souvenir qui ne m'appartient pas, mais il a l'air beau dans ses yeux, quand je vois qu'il la voit.
Le rythme, d'abord, quelques coups sur une vielle peau. Faire chanter un animal mort, ca a un prix. Ce son est un chant ancien, chaque rythme est un coeur de fantome qui bat, tribal, comme le coeur de la terre sous le pied nu autour du feu, dans la seule musique des tambours et des corps qui frappent le sol du talon. La vibration, et puis le Kazu pour la mélodie. Le temps se suspend peu à peu, puis s'arrête. J'ai laché le Kazu, c'est ma voix maintenant. J'accompagne sans pensé les rythmique entêtante de Louis, et puis je me lève, porter par l'ivresse des venins ambré, je danse. Je laisse monter la terre dans mon ventre, dans mes veines, et puis sous ma peau alors que les minutes passent. J'ai attrapé un autre tambour sur les murs et je continue. Le mien est plus large, donc plus grave, et nous ne sommes plus que deux vibrations, qui s'accordent, peu à peu. Communion sous le silence de la nuit, qui bats elle aussi, tout contre nos tambours.

Je sens le fourmillement familier commencer peu à peu a me parcourir, doucement d'abord, comme la mer calme leche le pieds de l'endormis, et puis plus fort, c'est la marèe qui monte, et partout dans mon corps, le meme frisson. La magie rentre en moi et je sens chaques pores de ma peau la faire penetré, m'imbibé, jusqu'à ce je sens la tension de ma peau sur ma chair, jusqu'a ce que les couleurs prennent ces teintes vives, et que, peu à peu, le monde s'ouvre et se ferme en même temps, en pulsant ses géométrie de fractal.

"Alors, on le fait ce feu?" Nous ne jouons plus, mais je danse toujours, je bouge dans l'air sans chorégraphie. "Tu veux qu'on crame quoi?" J'ai attrapé un vieu tabouret avec lequel je jongle en riant.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 16:47

Le voyage commence avec la joie qui pointe le bout de son nez retroussé. Erèbe se hisse sur ses jambes, et se met à danser comme porté par les fils invisibles du marionnetiste. Je deviens un rythme sur lequel il bouge et Louis se met à chanter. Il a une voix pleine, grave et ronde.

Il chante des sonorités qui font des phrases et dont le sens lui échappe alors même qu’il essaie, l’esprit embrumé par la fée verte qui gis au bout de ses doigts. Son sang lui parait fait de feu, et la lourdeur l’emmène proche de rendre ventre alors qu’il n’y a rien. Les champignons le feront vomir, il le sent. Erèbe attrape un tambour, les deux rythmes résonnent, se dansent autour, s’enlacent. Un son grave monte, sourd et vibrant. Ils l’accompagnent tout deux, soumis à cette houle déshinibée.

"Alors, on le fait ce feu?"

Il danse sans autre but que danser, ses bras sont deux serpents qui dansent un tango.
"Tu veux qu'on crame quoi?" Il joue avec le vieux tabouret de William. “Ca c’est un bon choix. Viens roulons le tapis.” Ils mettent à nu le sol de pierre, Louis ouvre toutes les fenêtres, retire les rideaux. Il tire les meubles en rondin, ils les détruisent à coup de pieds. Puis les journaux, la publicité, autant de boulettes, que brûle le monde de papier.

“Pas les livres. Ne détruis pas le savoir” Erèbe repose les mémoires de guerre d’un obscur général sur l’étagère avec une moue. La pyramide prend forme, louis calcule avec la hauteur de plafond. “Il faudra maintenir un triangle moyen, autrement nous brulerions vifs.” Il faut du carburant. Que brûler ? Les tabourets et les meubles d’appointement feront l’affaire. Il en garde un parce qui lui plait encore.

“Que veux tu près de toi pour le voyage ?” Louis ouvre une valise au fond du vaste salon, en retire des poudres colorées qu’il pose sur la table basse, puis retourne chercher des bouteilles d’eau. Ils fabriquent un vaisseau, duquel ils partiront en dedans puis au dehors et en dedans.


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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   Lun 11 Juin - 17:25

Je ne suis plus qu'un sourire, la tension d'une joie, d'une folie sous les yeux, d'une euphorie. J'ai envie de rire, alors je ris, je ris sans filtre, d'un rire tantôt gras, tantôt leger, tantôt triste. Des éclats dans le soir, alors que je commence doucement a deviner les silhouettes des mes fantomes, de mes esprits a moi, et les myriades d'energies qui m'entourent m'assaillent, je les ressens pleinement, jusque celle de William encore imprimée dans les murs, son energie de pétale blanche, de la caresse de quelques mots, de quelques rires. Il dansera avec nous ce soir, dans cette maisons pleines de souvenirs. On va le rejoindre dans son dernier voyage, et demain encore, lorsque l'on mettra son corps sous terre, on sera encore dans l'éclair de conscience des psychédeliques, et on le verra partir, encore plus loin, là ou nous irons tous, là ou il y a tout, et puis rien. On le verra rejoindre les energies absolues qui courrent dans notre monde, éclairs d'éxistence nihiliste.

Mais pour l'instant, il faut gonfler nos voiles, la mer sera agitée par moment, mais derrière là houle je sais les rivages blancs, la pureté de chaques choses, la profondeur de chaque forme, et la douceur de chaque sons. On s'agite doucement, sans s'en rendre compte, nos mouvements son plus lourd, nos visage en rictus de sourire. On dégage l'espace, on dénude la maison, a mets sa peau a nue, sa peau de vielle pierre, craquelée, pleine d'histoire, l'energie froide et calcaire sous nos pieds. Je veux la sentir sur ma peau, alors j’enlève mes chaussures, et puis, j’enlève mon haut. Louis prépare le terrain, calcul, son esprit perdu dans les shéma mathématique, équation de fractal dans son esprit compliqué. Je devine, alors que j'apprend encore a le connaitre, les dédale de pierre, d'arbre, de flamme, de cristaux et d'os qu'est son esprit, profond et secret comme la Mer, mystérieux comme la brume dans la forêt. Mais je m'y avance, il y a de la lumière dans cet esprit là. Dans sa chrysalide alors qu'il sombre, Louis va éclore a nouveau, et je verrais ses pétales, mouillées du sang d'un monstre ceuillir la rosée de la nouvelle vie qu'il devra se faire. Et je veux l'y aider, garder au chaud d'un mot tendre, d'un instant d'amitié, d'une étreinte des ames dans les tétons sporeux de la terre, le cocon de son ame en renaissance.
“Que veux tu près de toi pour le voyage ?”

J'aimerais bien une paire d'yeux verts et la poésie de chaque mots, j'aimerais bien, l'ivresse d'une paupière, la chaleur d'une hanche, la douceur d'un baiser de jade. J'aimerais bien, voyager avec ses rimes, et je court après. Je comprends peu à peu qui il est. Et dans la force de ma montée, a l'aurée de l'explosion, je m'en rend compte. Il est ma course, il est mon égo, mon reflet sur l'eau.
Je traine mes doigts jusqu'à Lupin, mon guide de toujours, Lupin et ses yeux de glace, sont poil d'ébène, et la tendresse de son regard, le rythme de son coeur et meme celui de son souffle.
"Lupin, c'est mon ancre."

Oui t'es mon encre, p'tit bout d'poil, coeur duveteux, sauvages aux baisers pleins de dents et de langues.


On se lève et on s'en va chercher le sable, le sac pourtant lourd ne semble n'avoir aucun poids alors que peu à peu, autour de moi, apparaissent les géométries d'une autre dimensions, tandis que mon corps se bats contre la toxine et ramollis mes mouvements. Je nous vois porter au ralentis ce sable, le répendre sur le sol et le son des frottements des grains les uns contre les autres me parait clair comme le son de l'eau. On casse des choses, j'en devine certaines chargées de souvenirs. Pas les livres. Des meubles, des bibelots, du papiers, des journeau. Pas de publicité, ce feu ne saurait être souillé. Et puis un peu d'alcool sur le bois. Une allumette qu'il jette, l'air grave La lumière devore les murs, la pierre et les forme, déchirant les clairs obcurs en jets de lumière rouge et jaune qui dessine de larges éclats de couleurs sur le monde.

" Le feu est un peintre. ".

J'ai passé un bras autour des épaules de Louis, fasciné par la danse des flames. Et je raconte ce que je vois, entre la fumée et le brasier:
"Il ya des gitanes qui dansent, un lion a leurs pieds, du bout du violon, il y a un dragon qui s'envole, il s'appelle Musique."
Et puis je ris, dissipant l'image.
"Le feu, il raconte quoi Louis?"
Ouais, a toi, il te raconte quoi, le feu?


“La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.”
Pseudo x Pseudo

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MessageSujet: Re: Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g   

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 Un petit verre et puis s'en vont - Au Manoir Achéron, tard le soir /pv e.g

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