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♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.
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 ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.


Je suis arrivé à Zagreb le : 08/07/2014 J'ai posté un total de : 38 kunas en banque. On me dit que : Miles McMillan Je crédite : Angeldust. donc j'ai : 22 ans. à : l'Université de Zagreb. La classe hein ! Côté cœur je suis : dans une situation floue


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MessageSujet: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Dim 10 Juin - 20:42


Artar Škanjur
♣️ Je sais une chose, c'est que je ne sais rien ♣️


Passes ta souris sur la dernière image !


Que pensez vous de Mila Nola ? Et Goran Horvat ? : Je suis désolé, je ne suis pas très au courant de ce qui se passe ici, à Zagreb? Je suis arrivé, il y a peu de temps. Qui sont ces personnages ? Une journaliste et un maire ? Ah ? Eh bien... je suppose qu'ils doivent bien faire leur travail.
Quelle est votre position sur la cause LGTB+ ? Il s'agit d'une cause ? Je ne sais pas vraiment, on ne me l'a jamais vraiment présenté. Il y a vraiment tant de monde impliqué ? À vrai dire, je ne me suis jamais vraiment intéressé aux actualités. Désolé.
pourquoi êtes-vous à zagreb et comment êtes-vous arrivés là ? Papa et Maman ont décidé de m'envoyer ici parce que l'Université est très bonne. J'y étudie les Sciences Humaines. Je pense que je suis assez bon. (Artar ne dira pas que ses parents adoptifs ont sans doute trouvé que les mœurs de Split étaient peut-être un trop néfaste pour leur tendre enfant.)
dans quel groupe souhaiteriez vous être et pourquoi ? Je ne sais pas vraiment ce que vous voulez dire. Suis-je donc un IGNORANT ? Je suis peu au fait des problèmes que vous évoquez et je ne sais pas vraiment quoi en penser, même par rapport en moi... enfin, je veux dire, par rapport à la société.
quel est votre avis sur les différents groupes (militant, neutre, ignorant, opposant) ? Comme je vous l'ai dit, je ne vois pas vraiment de quoi vous parlez et donc je n'ai pas vraiment d'avis.
A Zagreb, 9 habitants sur 10 se déclarent catholiques. Quelle est donc votre confession ? En avez vous une? Quel est votre point de vue sur la religion? Je ne suis pas vraiment religieux. Maman a voulu que j'aille quelques fois à l'église, mais même elle ne la fréquentait pas très assidûment. En fait, il me semble que mes parents, en Albanie, étaient même musulmans. Quoi qu'il en soit, je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. Je ne pense pas que ça ait vraiment d'importance. Même Papa se moque un peu de la religion, lorsque Maman ne le reprend pas, en attirant son attention vers moi.


Informations générales


Nom Škanjur, c'est le nom de ma famille d'adoption. J'ai abandonné mon nom albanais, Kelmendi. Prénom Artar, c'est le nom que m'avaient choisi mes parents. Cela signifiait apparemment étoile ou planète, en arabe. Date de naissance Le 13 Mars 1996, avant que les fleurs n'éclosent. Âge 22 ans. Nationalité Je pense, aujourd'hui, pouvoir me considérer comme un vrai Croate. Origine Mon origine, le pays qui m'a vu naître, c'est sans doute l'Albanie. Mais, c'était il y a longtemps, une autre vie. Orientation sexuelle Je ne sais pas vraiment quoi répondre à cette question. Des femmes m'ont attiré. Des hommes m'ont aimé. J'ai pourtant toujours l'impression d'avoir été seul. Je n'y ai pourtant jamais vraiment pensé. Y a-t-il seulement un choix à faire ? N'est-on pas normalement censé aimé uniquement le sexe opposé ? Je ne sais pas. Statut Je suis seul. Je n'ai jamais vraiment été "avec" quelqu'un, si ce ne sont mes illusions. Métier ou études Etudiant en sciences humaines à l'Université de Zagreb, Zone du travail à Trnjanska Savica (3). Quartier de résidence Je vis assez près de mon Université, à Trnje (3) aussi. Statut financier Mes parents adoptifs gagnent très confortablement leur vie. Ce sont d'ailleurs eux qui payent mon appartement.

Caractère & Particularités

Je n'ai pas beaucoup d'amis. À vrai dire, je ne suis pas vraiment à l'aise avec les gens. Je ne sais jamais ce qu'il faut dire, ou quand il faut rire, ou s'il faut répondre à leurs messages. En fait, souvent, faute de vraiment savoir quoi faire, je préfère rester dans mon coin à regarder les autres paroles de choses et d'autres. Je les écoute et en même temps je rêve à autre chose. À cause de cela, on me reprend parfois. On dit que je suis tête-en-l'air. On me dit de me concentrer. On me dit même de faire attention ce qui m'entoure. Pourtant, je ne fais que ça ! J'adore regarder tout autour de moi, les courbes fractales des branches des arbres, les différents pépiements des oiseaux qui se répondent et parfois se superposent, l'odeur suave du pollen des noisetiers près de l'Université. Pourtant, personne ne fait jamais attention à ce genre de détail. J'ai donc du mal à trouver avec qui en parler. Je peux me poser sur un banc, dans un parc, ou face à une œuvre, et rester des heures et des heures à contempler ce qui trouve devant, tentant de le percevoir par tous mes sens, avec tous mes pores, comme de l'avaler en moi. Il m'arrive chercher à le reproduire, comme une mélodie au piano, ou un dessin appliqué, mais je ne fais plus beaucoup ça. J'ai toujours l'impression que ce que je produis n'est qu'une infime portion de ce que je voulais transmettre. Je suis déçu. Maman et Papa ont beau de complimenté dessus, pour moi, pour ma sensibilité, ce que je fais n'est pas assez.

J'essaye toujours d'être gentil avec tout le monde. C'est parce que j'aimerais que les gens soient gentils avec moi. Au fond de moi, j'ai envie d'être apprécié, c'est peut-être un trait d'égoïsme de ma part. Alors pour compenser, j'essaye d'être encore plus gentil. Je ne fais rien qui puisse être néfaste à quelqu'un, ou du moins j'évite, je fais de mon mieux. Je ne pense pas pouvoir réussir absolument, ce serait un peu orgueilleux de ma part. Papa et Maman ont fait de mieux pour m'élever, me prenant chez eux alors qu'ils n'étaient pas mes vrais parents. J'ai conscience de ce qu'ils ont fait alors j'essaye de les troubler le moins possible. Je ne suis pas puéril au point de croire qu'ils pourraient cesser de m'aimer si je faisais quelque chose de mal, c'est juste que j'ai envie de récompenser leur action de mon mieux. Enfin, j'en veux peut-être trop en voulant tout cela, alors j'essaye d'être modeste. J'essaye de ne pas dépenser inutilement mon argent, de ne pas leur faire honte, de ne pas les rendre triste. Je suis imparfait alors je fais de mon mieux, je compense, peut-être un peu trop. Cependant, si j'arrêtais, j'aurais l'impression de ne pas être moi-même. Si j'arrêtais, je serais capable de me retrouver terrer dans un trou à ne plus rien faire, à attendre quelque chose sans même savoir quoi. J'essaye donc de ne pas trop y penser. Enfin, non, d'un côté, je devrais y penser. J'essaye de voir ce qui ne va pas avec moi, d'identifier mes problèmes afin de les résoudre du mieux que je peux. Je fais ce que je peux, j'espère qu'on ne me détestera pas pour cela.



Ft Miles McMillan

Pseudo Nero Âge 22 Comment es-tu arrivé ici ? Par la faute de Yuri qui a changé son nom en Anja pour cacher son crime ! Ton avis sur le forum ? Tranquille ! Veux-tu voir la "partie câline" ? Oui ! Cela pourrait être un moyen d'éventuellement débaucher mon innocent personnage un jour. mouaha1



Dernière édition par Artar Škanjur le Lun 11 Juin - 18:50, édité 1 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 08/07/2014 J'ai posté un total de : 38 kunas en banque. On me dit que : Miles McMillan Je crédite : Angeldust. donc j'ai : 22 ans. à : l'Université de Zagreb. La classe hein ! Côté cœur je suis : dans une situation floue


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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Dim 10 Juin - 20:43


Le bord de mer
☼ Suspends-toi au vent sans territoires / Chavire dans toutes les mers / Renais sur toutes les plages. ☼

Je n'ai pas vraiment de souvenirs de l'Albanie. Peut-être était-ce il y a trop longtemps. Ou alors, j'ai tout simplement voulu l'oublier. C'était une vie qui n'est plus vraiment la mienne, comme un souvenir lointain, comme une vie antérieure dont parlent les diseuses de bonne aventure si on leur en laisse l'occasion. De temps en temps, j'ai quelques anciens échos, le détour d'une conversation, mon rire d'enfant, un sourire qui se tourne vers moi, le soleil, la plage. Je crois que nous habitions près d'une plage. Il y avait des rochers. Je crois m'être déjà blessé sur l'une de ces crêtes coupantes que révèlent l'eau lorsqu'elle descend légèrement, ou après un orage. Nous nous amusions à y chercher de petits animaux ou des coquillages à ramener pour montrer à nos mères. De longues heures durant, le soleil tannait nos peaux d'éclats bruns et dorés, tandis que l'air marin, gorgé de sel, blondissait nos cheveux. Parfois, nous tombions, en courant stupidement. Le sang se mêlant à l'eau qui restait çà et là dans des sortes de flaques. La brûlure du sel sur la plaie. Oui, je crois que c'est de la que vient la cicatrice que j'ai sur le genou. À moins qu'elle ne vienne de ce qui s'est passé ensuite.

J'avais une sœur, vous saviez. C'était une petite sœur. Il lui arrivait de vouloir nous suivre alors que nous courrions sur la plage mais elle ne pouvait jamais nous rattraper. Je nous faisais accélérer, courir de plus en plus vite. Elle, elle était petite, elle était fragile, elle était prudente. Jamais elle n'aurait eu le courage de partir à notre poursuite. Je le savais d'ailleurs. C'est sans doute pour ça que je m'enfuyais. Je voulais, je m'imaginais, partir loin, là où le ciel m'emmènerait. J'allais au confins de monde, là où l'horizon se forme. Je me jouais de l'eau. Je courrais sur la mer sans que rien ne puisse m'arrêter, pas même les sirènes, pas même les monstres tapis au fond des abysses. Non, ceux-là, même si je ne pouvais pas les voir, je me moquais d'eux, je leur faisais des grimaces du haut de mes glissants promontoires que le ressac avait oublié là. De la même façon, je faisais pied-de-nez au malheur. Je regardais droit devant moi, confiant que rien ne pourrait m'arriver. Ma sœur ne pouvait pas me suivre. En un sens, je crois que je n'avais pas envie qu'elle le fasse. Elle était frêle et elle s'est brisée.

Il y avait une petite maison comme une autre dans le village. C'était notre chez nous. Nous n'étions pas vraiment riche mais nous vivions paisiblement. Il y avait toujours des fleurs sur le bord de la fenêtre, pour profiter de la lumière. Le ciel était pourtant coupé par les autres maisons et la rue étroite, mais ma mère a toujours réussi à les faire pousser. Le matin, à travers les ruelles, un vent soufflait depuis la mer, emportant une sorte de poussière ocre qui maculait tout ce qui avait été laissé dehors. Dans un endroit de la ville, il y avait même un vieux vélo qui semblait avoir été laissé là depuis cent ans. La poussière l'avait tant et tant recouvert qu'il semblait être fait d'une seule et unique matière. Il n'y avait que la sonnette, dévorée par la rouille, qui en dépassait, sans doute à force d'avoir été testée par des enfants pour en tirer un son, en vain. Dans ma maison, il y avait un carillon aussi. Il est composé de plusieurs petits cylindres métalliques qui dansaient autour d'un battant. J'adorais le son qu'il provoquait. Je pouvais rester des heurs à jouer avec, tentant d'activer différentes parties à des moments différents. J'y restais longtemps, jusque ce que mes parents s'en énervent et m'envoient dehors. Il servait originellement à indiquer à mes parents lorsqu'un client venait pour acheter du pain. Alors, à chaque fois, ma mère abandonnait toute tâche, même lorsqu'elle nous aidait à faire nos devoir, pour aller. Je craignais toujours qu'elle mette longtemps mais je n'avais jamais imaginé qu'elle puisse ne jamais revenir.


Les hautes herbes
♝ C'est un coin d'herbes folles, de bleuets, de chiendent ♝

Puis, il y eut le voyage. Les parents nous avaient présenté cela comme des vacances, mais leurs yeux étaient troubles, comme si quelque chose clochait. Cependant, il me semble que j'avais normalement école à cette période là de l'année. J'étais donc trop content de pouvoir sécher pour vraiment m'en faire sur les raisons de cette soudaine envie de s'élancer vers l'Europe. Le jour même, les valises étaient pliées et la voiture partait, avec nous à bord. D'abord excité, mon engouement avait laissé place à une certaine morosité alors que nous roulions. Le paysage monotone continuait à défiler devant nos yeux, insipide, continu. Nous ne nous sommes arrêter que pour aller au toilette. Mes parents avaient les yeux fixés sur la route, silencieux. La tensions était palpable. Ce qui paraissait à nos yeux d'enfants n'être que des vacances soudaines s'avérait finalement être beaucoup plus sérieux. Même nos esprits d'enfants finirent pas le réaliser et, bientôt, il ne régna plus un seul bruit dans la voiture. Le roulement du moteur qui m'emmenait loin de chez moi avait effacé tout autre son. La voiture qui nous heurta de côté emporta tout le reste.
Soudainement, nous fûmes propulsé sur le côté tandis que la voiture tremblait et glissait sur la route. Ma sœur criait, nous criions tous. Un arbre rachitique freina finalement notre déroute en un choc violent. Nous allions bien, la ceinture nous avait retenus, mais la surprise nous rendait tous muet. Les portes de la voiture qui nous avait heurté s'ouvrèrent. Mon père tourna la tête pour voir des hommes en noir en sortir. Le première balle s'enfonça dans sa tête à travers la fenêtre brisée. Les cris de ma mère reprirent, suivis de nouveaux tirs, qui ne la turent pas immédiatement. Moi, j'ouvris la porte et fis ce que je savais faire de mieux : je courus. Je courus aussi loin que je pouvais, sans me retourner, sans m'arrêter, malgré les hurlements de ma sœur, les ordres secs des hommes en noirs, les déflagrations des balles. Je courus vers les arbres épars, le dos baissé, dans les herbes de bord de route qui n'avaient jamais été coupées. Courant, glissant mais sans tomber. Courant pour ma vie, pour mes rêves. Courant sans conscience de ce qui m'entourait, avec comme unique but l’abri des ombres d'un bois.

Les gens qui me trouvèrent, errant au milieu des bois ne purent pas décrocher un son de moi. Même épuisé, même perdu, même en sécurité, je voulais continuer de courir. Je voulais fuir le danger. Je voulais fuir ce passé. Je voulais sans doute aussi fuir ma propre fuite. On m'emmena auprès de la police. Il y avait une salle blanche, une personne qui me parlait très gentiment. J'aurais sans doute à peu près compris ce qu'il disait avec le peu de croate que ma mère m'avait appris, mais mon esprit refusait de comprendre. J'étais une bête fuyant, fuyant tellement qu'elle ne savait plus pourquoi. On me plaça avec beaucoup d'autres enfants, mais je ne m'en souviens plus. La personne au ton gentil venait me parler de temps en temps. Puis, lorsque je l'entendis enfin prononcer mon nom, je cédai. Tout ce que j'avais retenu s'effondra en larmes et en paroles. Tout fut dit.


La maison
֎ Érige des villes / Pour le temps et ses graines / Pour le cœur et pour l'œil / Pour l'âge et pour l'enfant ֎

Un jour, on m'a dit que j'étais adopté. C'était un couple. C'étaient les Škanjur. Je ne les avais jamais vu mais ils me disaient qu'ils faisaient partie de ma famille, qu'ils avaient connu ma mère avant qu'elle ne parte en Albanie. Ils semblaient vouloir dire mais ils se sont retenus. Je les regardais, vide. Cela ne m'était jamais arrivé. Avais-je seulement envie que cela m'arrive ? Je ne sais pas comment réagir, ni vraiment quoi dire. Ils semblaient embarrassés par mon silence. J'étais désolé de les embarrasser. Au bout d'un moment, la femme à la voix gentille est venue à leur secours en me disant d'aller faire ma valise. Je me suis donc éloigné, les laissant discuter avec une autre personne. J'entendais mon nom.
C'est une voiture qui nous as emmené loin de l'orphelinat. Ils me souriaient beaucoup. Voulait-il se faire pardonner quelque chose ? ou alors, c'est la personne qui leur avait parlé qui leur avait dit de faire ça. Papa, il m'avait dit de l'appeler comme ça, conduisait. De temps en temps, il jetait des sourires anxieux vers moi à travers le rétroviseur et tentait d'entamer un conversation. Maman, elle, tentait de me proposer des gâteaux ou des jouets, insistant tant qu'elle semblait presque désespérée. Il m'avait même demandé si je parlais effectivement croate. J'avais hoché la tête avec mon biscuit dans la bouche. Cela les avait déjà un peu rassurés.
Ils m'avaient emmené dans une grande maison. Bien qu'elle soit en ville, dès qu'on avait passé le pallier, on entendait plus rien. C'était un silence profond, comme si on avait soudainement coupé l'interrupteur des sons du monde. On pouvait presque entendre, si l'on tendait l'oreille, le vrombissement régulier du réfrigérateur et des appareils électroménager. Il y avait aussi un grand piano dans un salon mais personne n'en jouait jamais. Monsieur et Madame Škanjur, Papa et Maman, n'étaient pas souvent là. Ils m'avaient prévenu quand il m'avait emmené, qu'ils étaient médecins, qu'ils seraient souvent au travail, mais que ce n'est pas pour autant qu'ils ne m'aimaient pas, qu'ils m'avaient beaucoup voulu et qu'ils étaient très content que je sois là. J'avais hoché la tête.

La ville où nous habitions s'appelait Split. Elle fourmillait sans cesse d'activité. Ils y avaient beaucoup de touristes et beaucoup de personnes qui voulaient vendre des choses aux touristes. Papa et Maman m'avait emmené faire le tour, un jour qu'ils avaient du temps. La ville avait été construite à l'intérieur d'un ancien palais impérial romain. Aujourd'hui elle s'était étendue plus loin mais on en voyait encore les hauts murs et les portes à certains endroits. L'empereur s'y était même construit un mausolée, avec des statue, du marbre et beaucoup d'objets d'art. Maintenant, c'est une cathédrale qui l'avait remplacé mais on en voyait encore l'architecture et la beauté, qui avaient été conservés dans ces lieux. J'aimais beaucoup cet endroit. Je m'amusais parfois à le dessiner. Papa et Maman m'avaient même acheté un grand ouvrage complet, bien qu'un peu compliqué pour mon âge, sur les lieux. Je l'avais dévoré. Venant parfois leur demandé certains mots que je ne connaissais pas encore.
Papa avait senti très tôt cet intérêt pour les différents arts que j'avais et il m'avait encouragé sur cette voie. Ils me laissaient utiliser le piano comme je le voulais, m'achetaient des pastels pour que je puisse faire mes dessins et m'offraient des livres réputés sur la littérature, l'histoire, les arts et tout ça.
Je pense m'être bien intégré à cette vie. Il est vrai que l'école avait été un peu difficile au début, car bien que je connaisse un peu de croate par ma mère, je n'en avais jamais lu ni écrit. Mais en persévérant un peu et avec l'aide de Maman, j'avais réussi à rattraper ce retard. Et puis, je n'avais pas vraiment de difficulté dans les autres matières. C'est tout naturellement que, poussé par mes envies et suivant la route qui m'avait été tracée, j'en suis arrivé aux Sciences humaines.


Soi
♮ C'est "Toujours", c'est "Jamais", c'est éternellement / Le cœur au bord des lèvres, le spleen à fleur de dents ♮

C'était dans ma troisième année de licence, le premier semestre. C'était un professeur. Je ne le connaissais pas vraiment, mais c'est vrai que ses cours étaient intéressants. Un jour, je suis resté après les cours pour lui poser une question. Maintenant, je ne sais plus vraiment sur quel sujet c'était, mais, sur le moment, avoir la réponse m'était apparu comme une chose nécessaire et essentielle. C'est pour ça que j'étais allé le voir. Il ne m'avait pourtant jamais attiré. Je ne veux pas dire qu'il n'était pas beau, bien au contraire. C'était un jeune professeur, récemment diplômé, venu tout droit d'un pays étranger, porté par sa renommée. Il était auréolé de savoir et portait sa fraîcheur comme un costume sur les épaules ou comme un bouquet à offrir dans ses mots et ses gestes. Avant, pourtant, je ne m'étais toujours intéressé qu'aux filles, comme Anita Vanja, une blonde au premier rang en troisième, ou d'autres. C'étaient toujours restés des béguins. Je n'avais jamais eu l'audace de les approcher en premier. Alors, c'est lui qui m'avait approché, avec un sourire. Il avait longuement traité ma question, m'avait conseillé des livres, tout ça alors que d'autres attendaient dans le couloir pour prendre notre place.
Quelques semaines plus tard, j'avais déjà cherché et lu tout ce qu'il m'avait proposé. J'avais d'ailleurs été de voir que l'un d'entre eux venait justement de lui. C'était un article paru dans une revue spécialisé sur un thème assez complexe. C'était un sujet mystérieux qui m'avait finalement laissé avec plus de questions qu'il n'en avait résolu. J'étais donc revenu naturellement vers lui. Je pense que j'étais intéressé, perplexe face à tous ces interrogations et c'est comme ça que je me suis présenté à lui. Mais peut-être étais-je tout simplement fébrile de me rapprocher de tant de connaissances qui ne cherchaient qu'à s'exprimer pour rejoindre les ténèbres de ma curiosité ? Il m'avait invité chez lui pour m'en parler. Ses mots firent bientôt place à sa langue et son asprit à son ardeur. Je n'avais jamais connu un telle sensation. Cette nuit, c'est comme si j'avais vraiment trouvé l'amour, un amour qui oblitérait tout le reste. Je l'ai cherché toute la semaine. Et, le soir de son cours, je suis revenu le voir après. Il semblait, en quelque sorte, embarrassé, peut-être. Il s'est excusé. Il m'a dit qu'il ne voulait pas mené à plus loin, que ça avait été une nuit agréable mais que maintenant c'était fini. Je ne sais pas vraiment comment décrire le sentiment qui m'a saisi, comme un nouveau cœur, fait d'un métal froid, de cuivre, s'installant dans ma poitrine, un froid qui pèse, comme une déchirure, qui se répand. Je suis rentré chez moi.

Les jours ont continué, gris. J'ai l'impression qu'il l'avait toujours été. J'ai continué tout comme avant. Je continuai à sourire pour Papa et Maman. Je n'aurai pas voulu qu'il s'inquiète. Ses cours étaient toujours aussi intéressants mais je ne lui ai plus posé de question. Tout s'est enchaîné sans égard pour moi. C'est dire que mon soudain malheur avait peu pesé dans le monde. C'est aussi pour ça que je n'ai pas changé ce que je faisais. Ça n'aurait pas vraiment eu de sens. Bientôt, le premier semestre s'est arrêté. J'ai eu des vacances. Papa nous a emmené dans un parc. C'était beau. Nous sommes revenus. Le second semestre a commencé, avec des professeurs différents. J'insiste pour dire que tout était pareil mais quelque chose avait changé. Les gens avaient-ils toujours eu des yeux aussi perçants ? Y avait-il toujours eu autant de garçons dans cette université ? Avions-nous toujours été aussi près les uns des autres ?
Un jour, j'ai été stupide ; la curiosité l'a emporté. Je me suis inscrit dans une application, le genre pour rencontrer des gens, des garçons. Je n'avais même pas mis de photos, juste mon âge, pourtant j'avais déjà eu des réponses. Je n'ai pas vraiment adressé la parole à la plupart. J'étais trop impressionné. Cependant, l'un d'entre eu était gentil. Il disait des choses agréables. Son avatar montrait son torse. La photo semblait avoir été prise dans une salle de bain. Il m'a invité à venir chez lui. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai accepté. Il était d'origine serbe. Il habitait dans un quartier populaire de la ville. Je n'y étais jamais allé. Il n'était pas particulièrement beau mais je ne voulais pas chipoter. Il m'a emmené dans son appartement. Cela puait la sueur. Je ne lui ai pas dit pour ne pas le vexer. Il a commencé à m'embrasser. Ce n'était pas vraiment agréable. Cependant, j'étais déjà allé si loin.

Après, j'avais comme une envie diffuse de pleurer. Je tremblais. Je ne savais même pas pourquoi je m'étais forcé à faire ça. Je me sentais souillé, dégoûté. Lui, il le ressentait et il était désolé. Il m'a même offert des chocolat à manger et à ramener chez moi. Il aurait voulu que je me repose avant de partir mais je ne voulais pas rester ici. Dans les transports en commun, je me sentais couler. C'était dégoûtant. J'avais honte. Quand je suis arriver chez moi, il m'a suffi de voir le visage de Maman de l'entendre me demander comment s'était passé ma journée, pour que les larmes qui n'avaient pas voulu partir sortent soudainement. Je me suis effondré, je lui ai tout dit, tout, du professeur, du serbe. Je n'ai rien laissé. Elle m'a réconforté, me disant que ce n'était pas grave, qu'elle m'aimait. Elle m'a amené dans mon lit tendrement, m'aidant et me réconfortant, puis elle a appelé Papa.
Avec leurs relations, ils ont réussi à m'obtenir un rendez-vous très vite chez une psychologue réputé de la ville. Elle était très belle, refaite, comme si elle était une poupée. Elle me parlait gentiment. Parfois, elle me caressait l'épaule ou la jambe pour me réconforter. Je lui ai tout dit à elle aussi, puisque Maman et elle me l'avaient demandé. Même après avoir tout entendu, elle est restée gentille. On devait déjà lui avoir expliqué un peu mon cas car elle n'a même pas eu un frisson de dégoût en m'entendant parlé. Elle m'a dit que ce que j'avais fait était une erreur mais que ce n'était pas grave. C'était la faute de mon professeur, il devait être déséquilibré et, du coup, il m'avait influencé. Cependant, il fallait que je me rassure, car moi, je n'étais pas déséquilibré, c'était la faute de mon professeur. On a continué à se parler pendant plusieurs séances. Elle me disait à chaque fois des choses gentilles et des compliments, que je n'étais pas déséquilibré. Finalement, quand je suis allé mieux, nous avons arrêté de se voir.
L'année suivante, mes parents ont décidé que j'allais étudié dans une autre ville, à Zagreb, dans la capitale. L'Université était très bien réputée et ils s'étaient déjà penché sur le sujet pour me trouver un logement. Il m'ont dit que tout irait bien et qu'ils couvriraient tous les frais. Je suis donc parti faire mon Master à Zagreb.


Dernière édition par Artar Škanjur le Lun 11 Juin - 18:03, édité 2 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 30/03/2018 J'ai posté un total de : 292 kunas en banque. On me dit que : Julien Doré Je crédite : Fae pour l'avatar. MORPHINE pour les images de ma signature et CRIMSON DAY pour le codage de ma signature. donc j'ai : 35 ans à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :



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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Dim 10 Juin - 21:22

Bienvenue de nouveau à toi Je suis contente de te voir prendre ce prédéfinis, il me plaisait tellement quand je l'ai écrit ! J'espère que tu sauras bien t'imprégner de l'histoire, mais à priori ça devrait aller ♥️ Si tu as des questions n'hésites pas





Smile at the sun, cry with the stars
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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 373 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Dim 10 Juin - 21:37

Bienvenue a toi :), cool de voir que les predef soit pris aussi vite <3.

Amuse toi bien à la rédaction de ta fiche.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 09/06/2018 J'ai posté un total de : 405 kunas en banque. On me dit que : Henrik Holm Je crédite : Ilyria donc j'ai : Dix-huit ans. La classe hein ! Côté cœur je suis : en couple avec : Gaelan Me, myself and i : + Gaelien#2

Terminés :
+ Erebe#1
+ Erebe#1~Hot
+ Gaelien#1



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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Dim 10 Juin - 22:01

Bienvenue Miles est un joli choix bonne chance avec ta fiche
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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 141 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Lun 11 Juin - 19:10

@Artar Škanjur a écrit:
Je les écoute et en même temps je rêve à autre chose. À cause de cela, on me reprend parfois. On dit que je suis tête-en-l'air. On me dit de me concentrer. On me dit même de faire attention ce qui m'entoure. Pourtant, je ne fais que ça ! J'adore regarder tout autour de moi, les courbes fractales des branches des arbres, les différents pépiements des oiseaux qui se répondent et parfois se superposent, l'odeur suave du pollen des noisetiers près de l'Université.

Bouh Ca chante des musiques toutes pleines de vert, c'est beau J'adore ta façon d'écrire, la façon dont tu as raconté son histoire, et puis ce fourmillement de détails sur sa vie en Croatie, c'est précis merci beaucoup pour notre travail sur Zagreb ça fait réellement très plaisir TT je vais tellement stalker ton personnage

Bienvenue et tout mes compliments :zad:
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Je suis arrivé à Zagreb le : 30/03/2018 J'ai posté un total de : 292 kunas en banque. On me dit que : Julien Doré Je crédite : Fae pour l'avatar. MORPHINE pour les images de ma signature et CRIMSON DAY pour le codage de ma signature. donc j'ai : 35 ans à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :



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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   Lun 11 Juin - 19:31

Validé(e) !
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Quel plaisir de relire ta plume c'est tout doux. Je pense que tu as bien cerner le personnage, tu te l'ai approprié avec beaucoup de talent, Artar est quelqu'un de doux, c'est agréable. Attention cependant à comprendre qu'il ne parle pas parfaitement croate en jeu, c'est important, malgré toutes ces années passées. J'ai hâte d'en lire plus, amuse toi bien !

Félicitations, tu es officiellement validé(e) ! Bienvenue dans la ville de Zagreb, nous espérons que tu te plaises parmi nous. N'hésites pas à checker ton profil pour voir si tu as tout rempli correctement, et nous te donnons quelques petits liens pour ne pas que tu te perdes sur le forum (ça serait dommage) : Tu peux vérifier si ton avatar a bien été recensé ici et rajouter ton métier à la liste en faisant la demande ici ; pour le reste de la gérance de ton compte, tu peux retrouver tout ce qu'il te faut à cet endroit. Tu peux fabriquer ta fiche de liens et poster sur celles des autres par ici, et si tu as envie de te trouver un partenaire de RP, visiter les sujets des autres membres pour voir si quelqu'un est disponible.

De plus, le forum fonctionne sur un système de groupe d'intégrations ; chaque administrateur a son propre petit groupe à gérer, tous avec des noms de pâtisseries (pour vous donner faim). Tu fais donc partie du groupe des DONUTS, qui est le groupe de Tobias Zelić. Tu peux dès à présent venir discuter et délirer avec les autres membres du groupe sur le flood des DONUTS !

Nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !






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MessageSujet: Re: ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.   

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 ♣ Artar Škanjur (Miles McMillan) – Je ne sais rien.

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