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 Very bad trip - Erèbe


Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 158 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Very bad trip - Erèbe   Mar 12 Juin - 16:54



Lorsqu'il descend de l'avion, lunettes noires bien en place sur son nez, il ne peut s'empêcher de chercher un visage au milieu des travailleurs qui ouvrent la soute et déchargent les bagages, et il cherche toujours au milieu de ceux qui les accueillent, vérifient leur papiers et demandent comment c'est passé le trajet. C'est une vieille sensation, aussi ancienne que lui même, cette sourde inquiétude qui lui fait rabattre le col et surveiller les alentours, aussi à cran qu'un flic en plein attentat terroriste. Il a mille ans, il a des millions et des milliards d'années, il est aussi neuf et joli qu'un poussin et la poussière se mêle a ses cheveux châtains, le pare d'une couronne d'or.

Une discussion en anglais plus tard, il évite le bus et se fait emmener en voiture par un couple de touristes. Il faut dire qu'il n'a qu'un sac à dos pour tout bagage. Ils quittent l’aéroport direction le Nord de la ville et vers la montagne. "Nous nous dirigeons vers le Centre de la ville. Les hôtels par ici seront chers, vous devriez tenter de louer un appartement vers Brezovica, c'est la zone industrielle." "Comment tu dis ?" "Brezovica" "Brezavica" "C'est pas mal" "C'est ou sur la carte ?" Il se penche par dessus l'épaule de la conductrice qui rougit. Il la détaille et sourit, avant de retourner son attention vers la carte et d'entourer le sud de la ville. "Par ici c'est pas cher." "Ici et ici..." Il pointe des éléments sur la carte "il y a des fouilles archéologiques et des musées très sympas. Enfin si vous êtes branchés musées. Et pas loin, tout un tas de restaurants délicieux" "merci ! C'est sympa. Et là ? "se sont les quartiers étudiants et les logements sociaux, il n'y a pas grand chose à voir" "Et toi ou est ce qu'on te dépose ?" "Le plus vers le centre possible. Je dois aller sur la montagne" On la voit qui surplombe la ville. Tous des fils de pute assis sur leur colline voilà ce qu'il en pense. "Et c'est quoi là haut ?" "Y'a un cimetière, puis la forêt et vers le sommet, les rupins" "Ah c'est intéressant !" "Ouais si on veut." Ils ne discutent plus trop après ça. La fille monte le son, et ils roulent en commentant les paysage. "Ah, tu peux t'arrêter par ici ?" "oui bien sûr mais tu ne veux pas qu'on te rapproche d'avantage ?" "Non merci, je vais finir à pieds. J'ai quelque chose à faire. Merci pour le trajet" "Pas de quoi ! On devrait s'échanger nos numéros, viens boire une bière avec nous avant de repartir !" "Pourquoi pas" Ils garent la voiture. "Je sais pas toi chérie mais je crois qu'on va manger là." "Oui j'en ai assez de rouler !" Ils se disent au revoir, et le jeune homme entre dans le Bagel Shop, en ressort avec un sandwich, puis se met en route. Il en a pour environ une heure de marche. Il passe l’hôpital pour enfants, et plus il avance plus le chemin se fait pentu, alors qu'il dépasse les lotissements et les maisons de plus en plus grandes. Enfin, c'est la ceinture d'enceinte du cimetière et ses vieilles pierres recouvertes de lierre. Il escalade le mur, déambule, funambule au dessus des trépassés. Il repense à lui trois ans auparavant, à cet endroit et à tout ce qui s'y est produit et il ne peut s'empêcher de sourire, un sourire de lutin, quand il repense à un jeune homme pâle qu'il a étendu un soir de pleine lune sur une tombe, et qui était bien vivant.

Il est presque midi, le soleil est haut dans le ciel. C'est sans doute pour cela qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il allait trouver. C'est l'odeur d'abord qui le frappas. Ça sentait la suie, et les herbes. L'odeur venait de l'intérieur. Il était pieds nus, encore revêtu d'un long pull en laine qui lui tombait aux mollets, tissé par de vraies petites fées tibétaines. Il remonta le col sur sa bouche en passant le seuil. Et il s'arrêta, perplexe. Il y avait bien les restes d'un feu, à même le sol de pierre du salon, tout un attirail de pots et de colorants répandus sur une table basse et autour, de nombreux cadavres de bouteille. Le cendrier débordait de cigarettes, la pipe de Louis trainait sur le sol, mais le meilleur ou le pire, c'était sans doute Louis et Erèbe, endormis pèle-mêle sur le canapé, les petites fesses nues de ce trublion fièrement tendues, sa tête et ses mains posées sur le torse de Louis. Il n'aurait su dire quel sentiment prédominait, c'était très attendrissant. Pas de psychopathe sur le trajet... Et deux personnes qui lui avaient manqué. Il était heureux et l'Himalaya cessa de lui manquer.

Et Louis ! Que dire ? Sinon qu'il fallait prendre une photo. Il estimait qu'il ne reverrait sans doute jamais une telle scène, de sa barbe sommairement assassinée aux tatouages rouges sur son visage son torse et ses bras.  Le modèle de probité, de vertu et de rigidité en avait pris un coup, on aurait dit Robinson après plusieurs années loin de la civilisation, avec ses cheveux hirsutes, sa barbe malmenée, et son pantalon déchiré aux jambes. La fumée avait marqué Le tout formait un  tel tableau qu'il ne s'étonna même pas en attrapant la poule qui passa de la salle de bain au salon, cherchant à regagner la porte, Lupin sur les talons. Il la leva bien haut en l'air, le chien aboyant et jappant, cherchant par tout les moyens à l'attraper.  Le modèle de probité, de vertu et de rigidité. "Hahahahaha" William aurait sans aucun doute pété les plombs s'il avait vu ca. Lui ca le faisait bien rire.

Il se glissa derrière le canapé, et Lupin pour atteindre la poule leur fonca dessus et n'hésita pas à les piétiner, sautant sur eux en couinant et en aboyant, frustré de ne pas atteindre son but, sous un concert de grognements.

"Debout les morts ! Le soleil est haut dans le ciel et je ne sais vraiment pas quoi faire de cette poule"

Il la colla d'autorité entre les mains d'un Louis hébété qui la relâcha aussitôt. Elle s'enfuit en faisant bouffer ses plumes, un Lupin fou furieux sur les talons "Non Lupin ne la mange pas !" Il s’apprêtait à se lancer à leur poursuite.
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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Mar 12 Juin - 18:49

C’est une langueur, d’abord, le rythme d’une respiration, la houle d’une étreinte, d’un échange de douceur. Et je navigue, tout contre toi, au soir de notre navire, au bord du monde qui se dissipe. Entre sommeil et éveil, entre rêve et réalité. On ne dort pas, on flotte, au dehors des conscience, dans un espace de fractale, de kaléidoscope et d’impulsion, c’est quantique et géométrique, je flotte, dans les branches de l’espace, du temps, et des dimensions qui s’emmêlent, je flotte, j’suis au dessus de la terre, et elle s’éloigne, comme le soleil, je continue, plus haut, toujours plus haut, les galaxie, les groupes de galaxie, encore et encore jusqu’au point indicible et j’explose et implose en même temps. J’ai les yeux clos et les sensation qui m’assaillent sont fulgurante, ma toujours, le rythme d’une respiration, pour me raccrocher, un chemin de retour. Je plonge dans les limbes, au dedans de moi, dans les cordes étriqués de mon esprits, dans les dédales de ma psychée,dans l’aurore de mes souvenirs. Des liens se font entre les choses, et les ce qui est caché dans mes ombres, apparaît a la lumière de la conscience objective et tranchante, le poids de mon passé, son lien avec mon présent, la connexion de chaques choses m'apparaît comme a chaques fois, et je chasse encore un démon ce soir. Je le noie contre la houle, contre la force de cette respiration, qui me berce, me guide, m'emmène. Elle est forte, cette respiration, elle est lente, elle bats le tempo d’une vie déjà longue, qui s’allonge encore. Louis sent le miel, le thé et le tabac brun, une odeur a la fois âcre et sucrée, forte sous les toxine psylocibe.

Je ne dors pas, mais je dors en même temps, je flotte aux portes de ma conscience, dans les délire d’images et de flash de couleurs de géométrie et de spectacles alors que mes pensée déchaînée démêlent les shéma de mon esprit.

Je dors, et je ne dors pas à la foi, c’est l’état béat, extatique de la dernière vague, là où tout est clair, comme l’eau d’une étoile. La logique, les anathème, les limites morales et psychologiques qu’on impose à notre pensée ont volé en éclats. Je suis là, spectateur muet de la profondeur et des limbes de la pensée humaine, de ma propre pensée, je vois mes clairs et mes obscurs net et sans faux semblants, sans se mentir à soi. Mes illusions déchirée, elles se reconstruiront peu à peu.

Je dors, et je ne dors pas à la fois. je suis entre deux eaux, entre deux rives, l’isthme paisible qui attends la tempête avec que la mer ne le submerge. Et c’est la mer qui arrive, la clarté se délite, s’égraine, et les délires reprennent, m'emmène plus, dans un monde de chimère et de parfum qui danse, et de son chaud sous les doigts, dans le dédale du goût des couleurs qui s’inventent sur la papille. Ce soir a le gout rouge. Ce soir a été sauvage, primale, un retour a l’essence, un retour à la base, pour remonter le chemin au clair avec soi-même.

Je dors mais je ne dors pas, mais le pas étouffé ne me tire pas de mes songes, ni même l’odeur velouté de sa peau. Je capte sans réagir ses energies qui caressent, tendre d’un regard amusé. Le rire tinte, me tire d’un iota, j’ouvre un oeil que je referme sous la violence du jour. Je ne suis pas prêt a accueillir l’éveil, alors je me recroqueville au dedans de moi. Mais c’est lupin qui nous pIétine, j’ouvre des yeux en tête d’épingle, petits, agressée, et je cherche a savoir qui est celui qui a osé me sortir de ma transe. Et puis je le vois, mes yeux s’adoucissent, il y a un sourire du miel, des cheveux de paille, il y a, la douceur des traits chérubins et le venin vert du regard d’Absynthe, il ya, sa longue tunique, et son bonet péruvien, et mon rire qui monte, qui monte. J’ai envie d’attraper ses joues, et de gagatiser sur sa bouille. Il s’en rend pas compte le bougre, qu’il est mignon à en chialer. Que si j’avais l’energie, je me levrais pour salir tous ça, pour ôter ses habits, je lui laisserais son bonnet.

J’étend mes membres les uns après les autres, j’suis encore défoncé, et il faut évité les tentions. Il y a une histoire de poule a laquelle je ne prête pas attention, je me lève juste, mon corps nu saluant le soleil. Et j’avance droit sur Absynthe, sans aucune pudeur, j’ai dessiné son corps, nu et luisant, perdu entre des rein d’ambres, j’ai dessiné sur sa peau alors qu’il faisait l’amour, j’ai connu l’odeur qu’il a après le sexe, j’ai jouit de le voir jouir, alors honnêtement, la pudeur peu aller se faire foutre ailleurs. Je lui laisse pas le choix quand j’enroule mes bras autour de lui, au chaud dans son odeur pleine de voyages et d’épices, j’effleure ses lèvres du bout des miennes et je sautille entre les débris jusqu’à mon caleçon. Je lui sourrit comme un sale môme. “Regarde ce que le soleil nous a apporté Louis, regardes.” Je suis béat, j’suis un gosse a noel, et j’ai pas encore déballé le cadeau.

J’nous épargne les discours vide du genre comment ca va depuis le temps, quoi de neuf depuis le temps. Je perds pas de temps. “Tu sais pas ou est Bonnie par hasard?” Je me tourne vers lui et commence a rire, et puis j’éxplose. “TA BAAAAAAAAAAARBE”. Je ris jusqu’a me perdre dans une quinte de toux. Les fumée épaisses n’ont pas aidé et on doit pué le graillon. Je découvre, amusé, les débris de la nuit, les braises encore rouge, les peintures, l’anarchie de la pièce, et j’ai encore en tête nos danses entêtantes sous le soir tendre.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 158 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Mer 13 Juin - 1:34

La poule est lachée, advienne que pourra. Ils s'observent, le vieux et le jeune. Trois longues années ont passées, et aucun des deux ne bouge. C'est Erèbe qui joue le role d'un neutron, et lie l'atome. Il s'étire comme un enfant, sans aucun sens de la pudeur, puis se lève et va théatralement se pendre au coup d'Absynthe, qui fait de son mieux pour esquiver, un grand sourire de panique sur les lèvres. “Regarde ce que le soleil nous a apporté Louis, regardes.” "Sois gentil mon chou, recule, tu daubes" Erèbe se détache d'Absynthe en esquissant une moue puis virevolte sur lui même et bonbarde.
“Tu sais pas ou est Bonnie par hasard?” "Elle arrive. Elle sera bientot là... Si tout va bien" Il sort un appareil étrange vu sa tenue : son téléphone portable, qu'il consulte. "Elle est bien dans l'avion, mais elle arrivera surement après... Enfin..."

“TA BAAAAAAAAAAARBE”

Erèbe ris aux éclats, Louis soupire et Absynthe se crispe. Avant de regarder la barbe de Louis. "Mais... Mais qu'est ce que tu as fait à ta jolie barbe ?!" Le fou rire d'Erèbe reprend aussi sec. "Je suis content de te voir." "Moi aussi, viens là" Ils s'enlacent. Absynthe à grandit, son visage se pose sur l'épaule de Louis alors qu'ils se serrent l'un contre l'autre à s'étouffer avant de se relâcher, sans pour autant se quitter, les mains encore emmêlées les unes aux autres. "Toi aussi, tu pues. Je suggère que vous alliez vous laver et..." "Nous allons tous aller nous laver. Mais avant j'ai un coup de fil à passer. Allez-y" il les regarde disparaître à l'étage. Il a le temps de voir Erèbe voler le bonnet d'Absynthe. Celui ci le poursuit aussitôt "rends le moi !" "Viens le prendre !" Puis un bruit de lutte. Puis rien. Puis des rires très étouffés. "Allo Marjia ? Je vais avoir besoin de vos services plus tot que prévu. Emmenez votre famille avec vous, j'ai des meubles dont je veux me séparer. Un ami oui, pas d'enfants. Je veux que vous soyez là le plus tôt possible" Il raccroche. Il a une demi-heure devant lui. Il file sous la douche, semant un pantalon en haillons et un caleçon dans le passage puis se glisse sous la douche si tot arrivé dans la Serre. Il rejoint sa chambre ensuite et se change. Il ne se rappelle de l'état de sa barbe qu'en voyant le regard ahuri que pause Marjia sur lui quand il ouvre la porte.

"La soirée à été difficile." Elle ne dit rien, elle lui pose une main sur l'épaule, et entre. Elle marque un nouveau temps de stupeur en avisant le salon. "Prenez les canapés et les deux tables si vous en avez besoin" "elle hoche la tête. "Et toutes les commodes et ce qu'elles contiennent. Je veux que tout soit nettoyé avant, et avant 14h. C'est possible ?" Il avait cours ensuite, et après... Il y aurait l'enterrement. Carpe Diem ou non, cette journée s’annonçait intense. La salle de bain étant occupée -il se demanda dans quel sinistre état il allait la retrouver, ou alors le savait précisément- il se rendit dans sa chambre. Une cabine de douche dans l'angle et un lavabo, un miroir et une paire de ciseaux. Il soupira alors qu'il coupait de plus en plus court. C'était terrible. Il n'y avait plus de trous, mais une barbe informe, courte et laide. Il soupira. Il n'aurait pas le temps de faire mieux, il faudrait s'en contenter. Il s'étira longtemps, puis redescendit. Les agents d'entretiens c'étaient mis au travail. Ils avaient déblayé le sol, tout ce qui avait brulé ou avait été détruit avait disparu, et ils s'activaient sur la large trace noire et circulaire qui demeurait sur la pierre. Il fila dans la cuisine, pressa des oranges, sortit des croissants du congélateur, les lança au four, et ouvrit le journal. Il parcouru les nouvelles, café en main, le regard attiré malgré lui par la rubrique nécrologique. Il y aurait bientôt les sélections pour le hockey. La ville serait bientot agitée d'une foule de supporters. Il releva les yeux du journal, termina son café, ouvrit le four, posa la fournée de croissant a refroidir sur la table.

"Je suis parti suivre un cours, je serais rentré pour 14h. L'enterrement est à 14h30, soyez habillés. Affectueusement, L."

Il en attrapa deux en enfourna un dans sa bouche et glissa l'autre dans sa sacoche avec un cahier choisi au hasard dans sa bibliothèque -il y avait l'air d'y avoir encore des pages blanches dans celui-ci, et sortit.

NDA : Je vais faire entrer en jeu inrp Absynthe, alors qu'il est avec Erèbe dans la maison de Louis, Louis étant dans le Rp "Perte" à ce moment là.

La poule, ca a eu le mérite de leur ouvrir les yeux mais pas de leur allumer le cerveau apparement. Erèbe me jette un regard lourd de sommeil avant de venir se réfugier dans ma tunique. Elle serait assez grande pour deux mais franchement tu pues. Et pourtant je suis loin d'être propre. On dirait qu'il sort du feu à l'instant, phénix vert de terre. Il sautille et sa quenouille à des soubresauts ridicules. Il enfile son calecon et j'ai pas envie de lui dire d'aller se faire foutre, parce que j'en suis pas là mais si il pouvait la fermer se serait chouette, le papa noel William je m'en serait passé encore pendant quelques années. Pourtant il m'a fait revenir, et j'arrive pas à savoir si c'est bien ou mal et je m'en fous.

“Tu sais pas ou est Bonnie par hasard?” Il savait hier. Il a capté du haut de son Himalaya. Il a vu le message de Louis, au milieu des messages. "William est mort" il a redescendu les pans de la montagne. Il a pris l'avion. Et maintenant, il doit aller se laver ? "allez viens, le singe" il attrape la main d'Erèbe et l'entraine à l'étage non sans lui avoir ébourriffé les cheveux ; Erèbe lui pique son bonnet. "Eh, rends le moi !" Erèbe le dépasse et Absynthe le percute, puis le coince contre le mur. "Ah, on fait moins le malin maintenant !" Les cheveux d'Absynthe ont poussé mais ils sont restés droits sur sa tête à cause de l'electricité statique. "Tu me le rends ou alors tu le mets" Il a un sourire mutin, avant d'embrasser ses lèvres, à peine, pour se venger de tout à l'heure. Il le plante là, et ouvre son ancienne chambre. Elle est restée telle quelle. Il s'en va vers la cabine de douche, et il pleut une tunique, un vetement de corps bleu terriblement sale, un tricot de peau dans un état pire encore et un sous vêtement qui devrait se cacher. Il se glisse sous l'eau avec un soupir de bonheur. "Tu reviens d'ou ?"


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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 421 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Mer 13 Juin - 12:28


very bad trip
Erèbe, Louis & Absynthe

« Les yeux, à eux seuls, étaient un poème : verts, légers, ourlés d'ombre, comme flambés par quelque vieille croyance balkanique. » Le Vol des cigognes  de Jean-Christophe Grangé
J’ai le réveil gélatineux, encore haut dans les reflets miscellium, sporeux des toxines. Les mouvements sont liquide, je me répend plus que je marche, et je sens ma peau spongieuse, je suis détrempé de la moiteur de l’ivresse en fièvre et une salope de gueule de bois me vrille les tripes. Je dégouline mes mouvements, et Absynthe sent l’odeur du lutin au réveil et la repousse. Le reste de la scène me passe dessus sans que je comprenne vraiement, j’essaie de retrouver mes neuronnes quelques parts entre les meubles brisés et les bouteilles vide, mais rien n’y fais. Absynthe tourbillonne autour de moi, il iradie, et je le regarde, béat devant sa beauté. Je m’y ferais jamais putain, il est beau à chialer, avec la forêt d’ses yeux, et pis, la tendresse, la finesse de chaques traits, la douceur de chaques creu. Le regarder, c’est comme caresser le velour. Je déshabille chacun des arcs de son corps, pour en délié les courbes, pour lire dans les ligne des géométrie de ses os l’équation de la beauté. Et puis la grâce des gestes, avec leur maladresses. Il a tant changé et si peu changer en même temps. L’urgence de son regard.

Les bateaux riment et puis rêvent quand l’encre s’endort
c’est ta peau, c’est l’océan d’opale de ton corps, mon port.


Quand il est là, je rime, c’est les phrases qui sonnent, qui chantent dans ma tête, qui déversent leurs musique entêtante, lancinante, heureuses ou déchirante. C’est cette folie quand j’écris sur son corps, au papier d’sa peau, quand j’écris les lettres amantes, les promesses des soirs mordoré, les tendresses, les silences, les soupirs, l’envie. Et on ne c’est jamais aimé, sinon du bout des lèvres, ou du bout de la plume. Juste doucement, comme si on avait le temps. On a jamais l’temps. Tu sais comment je court. La pendule d’argent, elle tourne, elle tourne, et l’aiguille de Damoclès et prête a tout moment a frapper. Et puis le monde dehors, il a pas le temps non plus, parce que les rivières se dessèchent, parce que les glaces fondent, parce que les panthères meurent, parce que des terres plastiques naissent, cimetière macabres sur les mers, parce qu’il faut tout voir avant que tout meurt. Alors il n’y a pas le temps de prendre le temps, il n’y a pas le temps de danser.

Et pourtant je danse, je danse le tango,
le tango jusqu’à la lune, et les lumière cristales de ta peau.


Je sors du flou, da la brume de mes idées entre deux réalité, et je redescend de cette vague là, et même tout bouge encore autour de moi, j’ai remis un pieds sur terre. Louis a disparu, avalé par la maison. Il m’attrape la main, et me traine a sa suite, alors je suis, courant après lui, j’attrape son bonnet si mignon, et j’essaie de m’enfuire, mais il m’attrape, parce que jai les réflexes d’une huitre et malgré son corps malingre, il a d’la poigne. Alors il est là, a deux doigts de m’faire mourir de désir, tout près de ma bouche. Il parle, il y a son souffle, les restes de champignons déculpent tout et un océan de lave me vrille les tripes, et avec la gueule de bois, je crois que je vais vomir. Un baiser et puis s’en va.


J’ai plus envie de vomir. Mais j’ai chaud, je boue intérieurement, et j’ai envie de lui au point que calçon devient douloureux. Et je l’entends qui m’appelle dans la douche.  J’entre dans la pièce, et je vois les reflets de sa peau, quand l’eau se fait une pluie de cristale sur le marbres de son dermes, alors qu’il ferme les yeux, abandonnant les tensions sous l’eau brulante. La scène passe devant mes yeux au ralentis. J’aimerais ne pas être aussi défoncé. Et si j’entrais? Si j’entrais et que je le plaquait contre le mur, si j’entrais, et que je le ravageait sa bouche d’un milliard de baiser. J’approche de la cabine, il se tourne et j’attrape un regard, il sourrit pas c’regard, il a mal, il a peur c’regard. Je suis nu maintenant, mais mon ardeur c’est éteinte, j’entre dans la douche, et j’attrape tout son corps contre moi, avec douceur, tendresse, je le pose contre ma poitrine, et j’enfouis mon visage dans ses cheveux, je le caresse du bout des doigts. Juste pour dire que j’suis là. J’en ai appris assez hier, assez pour savoir, que maintenant que je l’ai retrouvé, il n’est pas question que je le lache. Je serais là, dans son ombre, a veillé qu’aucun Loup ne vienne bouffer le chaperon. Je serais son ange gardien, son lutin sauveur. J’ai la magie du bonheur tu sais, j’connais la recette, et si viens voir, dans mon monde a moi, comment c’est beau.
William est enterré à l’anniversaire de la mort de mon père.

L’anniversaire de ma renaissance.

Je ne porte pas d’attention au date, mais je pense a ça, et l’idée m'obsède soudain. La panique me vrille les tripes, je ressens mes peurs enfouies, et la froideur de la solitude de la pierres et des portes fermés, j’entends encore les pas dans le couloir. J’suis si loin de tous ça et pourtant, ca me poursuit encore, parfois, ca revient juste, comme un sale bestiole qui s’accroche. Je te serre plus fort contre moi.
(c) DΛNDELION


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Dim 17 Juin - 22:24


Il réponds pas, il approche de la cabine avec sa démarche de vilain gros chat. Il me fait un peu penser à un lion maintenant. Je suis sûr qu'il est allé rugir dans la savane et peut être et sans doute qu'il a un tas de nouvelles cicatrices. J'observe son visage qui s'est marqué en trois ans, et son début de barbe qui lui mange les joues. Il entre, et son regard sourit à peine, il est désolé. Je bouge pas quand il vient, quand ses mains me ramènent et quand ses bras m'avalent, il à l'étreinte tendresse humaine, j'ai plus l'habitude moi, l'ermite. Ma joue embrasse un téton, ca me fait sourire à l'intérieur, je me redresse, et je sens son nez dans mes cheveux et son menton et puis une joue, son front. Ses mains passent lentement contre mes bras. "... Je suis content de te revoir aussi" J'ai pris un ton enjoué, et je le repousse gentiment. Mes mains s'attardent sur son torse, alors que je l'observe, curieux. Il est plus musclé et plus bronzé et je cherche les nouvelles marques sur sa peau. Je suis loin de me douter qu'il à lui aussi attrapé le complexe de Batman, mon Jocker provoquant ce genre de problème mental quasi systématiquement chez mes supporters.


Son regard change, la tristesse coule invisible et fait glisser son sourire de ses joues. Il vient encore et c'est le tour d'Absynthe de passer les bras autour de lui. Absynthe à rattrapé son vis à vis en taille, leurs regards se croisent quand il glisse ses mains sur ses joues et qu'il pose son front contre le sien "tout va bien aller, je veillerais sur toi" il pose ses lèvres contre son front, ferme les yeux. L'eau ruisselle tout autour d'eux, les caresse et les console. Les lèvres d'Absynthe sont moins tristes quand elles se posent, papillon, sur les siennes. Une savonnette passe entre eux et rien d'étrange ne lui arrive, elle se contente de glisser contre une colonne vertébrale. Absynthe s'attarde sur une trace qui ressemble à une griffure, blanche sur la peau tannée. Ils se soupirent à bout de doigts, ils se collent, s'aimantent, et sortent enlacés de sous la douche. Absynthe les enroule dans une serviette en nem bien serré, avant de les conduire à pas de pingouin jusqu'à la chambre. Là, il les déballe et s'affale, nu et presque sec sur un fauteuil. Il lui jette la serviette.

"Ca suffit, les enfantillages" Il lève le nez en l'air. Il a recouvré son air de sale morveux. Il fera semblant, il veux pas le voir pleurer, ca lui fait des mains griffues sur le coeur.

En bas la maison à été débarrassée par les petites mains ouvrières qui ont vidé les lieux. Absynthe ouvre l'armoire, et passe les doigts sur les tenues sur cintre, déshabitué des possessions privées. Il gardait sa tunique tant qu'elle pouvait servir avant de la jeter contre une nouvelle. Il sort un costard noir et l'étale sur le lit, le sourire décédé pour de bon, en tas à ses pieds sur le tapis.


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Dim 17 Juin - 23:05


very bad trip
Erèbe, Louis & Absynthe

« Les yeux, à eux seuls, étaient un poème : verts, légers, ourlés d'ombre, comme flambés par quelque vieille croyance balkanique. » Le Vol des cigognes  de Jean-Christophe Grangé
Ce n'est qu'une étreinte, un tendresse sous le secret des doigts, l'effleurement d'une peau, d'un regard, d'une lèvre. C'est l'ivresse sous la paupière, les chuchotements dans le silence. Il est là, est pourtant, vaporeux, fumeux. J'sais que j'l'attraperais pas, on attrape pas les bohème. On m'attrape pas, moi non plus, on se suit, on se fuit, on s'embrasse, on s'embrase et on s'en va. Nos routes sinueuses s’emmêlent et se démêlent aux rythme tendre de nos rêves.
Tu sais, j'ai rêvé la route solitaire sous l'horizon, j'ai rêver les aubes et les crépuscule, juste moi et le soleil, j'ai rêver de ne plus être homme, de ne plus avoir ce besoin de reconnaissance, ce besoin d'un autre, d'une dualité. J'ai rêvé d'avoir besoin que de soleil et d'eau, besoin que du vent, de l'air, de la chaleur du ciel, besoin que de l'ombre des feuilles, que de la caresses des rivières.
Mais les rêves se cassent la gueule, toujours, et il meurent pour rejoindre les cadavres d'espoirs comme autant de canettes bues et jetées au sol. J'ai plus la plume, Absynthe, j'ai plus rien, et ca fait des mois maintenant, que j'erre le monde sans poésie, que j'vois plus grand chose, que j'veux plus grand chose, que j'vaux plus grand chose. J'ai perdu mon but, mon chemin, mon eden. J'ai perdu ma bohème. Alors je la cherche, mais partout ou je la trouve, il y a ton nom, elle c'est cachée quelques part entre tes cils. Ta ma bohéme dans les cimes de tes iris.
C'est qu'une caresse, c'est qu'une étreinte sous les baisers de l'eau. Et je respire, un instant, je suis fragile, un instant, l'espace d'un regard, je laisse tomber, un instant, sans filtre. Et on se love, et on s'enroule, c'est le silence, c'est juste quelques mots. Veilles sur moi. Dis tu pars avec moi? J'veux te voir courir tout nu après le soleil, et le soir on ferais l'amour sous la lune. On r'garderait le ciel après, sans rien se dire, juste les étoiles.
Les années passent et le temps s'égrainent, les gens meurent et les souvenirs se fatiguent. Il y a pas le temps. Pourquoi tu cours vite?
On s'étreint, et se séparent, encore et encore. Et pourtant, j'voudrais juste ton corps tout contre mon corps, a t'écouter respirer jusqu'à ce que je retrouve mon air, que je retrouve mes vents gitans. Je suis un voilier perdu sur la mer lisse, troublée d'aucun courant. Le monde est vide, livide. Je me lève, et sans rien dire, je l'habille. La chemise d'abord, dont je referme les boutons en le regardant droit dans les yeux. Dans la jade, l'amazonite, l’émeraude, les écailles et le lichen. L'humus d'un regard humide. Je ne lui vend pas de sourire tendre, mon cœur est au bord de mes cils.  Le calçon, alors que je tombe a genoux, mes yeux regardent son corps. Il est si maigre. Le pentalon, le veston et le noeud papillon suivent. Et le voilà, vétu de raide, bijoux de deuil, le voilà, dans l'urgence des yeux qui éclatent comme deux lame de lumière cernées de nuit. Et moi, je suis là nu. Et je tombe doucement sur le sol a nouveau, mon front contre son ventre, ses mains dans les mienne.



(c) DΛNDELION


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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 158 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Lun 18 Juin - 0:01


C’est la mer qui nous à appelés. Tu sais la première fois que t’as ouvert les yeux t’avais déjà son chant de sirène dans le sillon de l’oreille. Elle nous à enfanté l’oreille en coquillage puisque nous étions ses enfants chéris. Nous l’avons remerciés en dignes fils et elle nous a recraché sur le rivage. Tu l’entends, la mer ? Elle a le ressac lent et ancestral et furieux, impérieuse elle commande de se laisser porter par le courant, elle demande de se laisser entraîner tout le temps et nous nous valsons, nous valsons tant et plus, nous nous agitons, nous courrons, nous nous exhibons, pauvres marionnettes de bois qui pleurent sur leur vie couleur marée noire. Le pétrole ne nappait pas la mer avant que lhomme ne prenne l’océan pour un brownie, le pétrole pour du nappage et pète une crise de dalle à l’échelle du monde. Ca allait, avant, quand il avait pas les yeux trous noirs, quand il avait des appétits plus modestes. C’est la mer qui nous appelle tu sens pas, et les vents froids des montagnes tout là bas. On a dansé tout les deux, on a dansé de par le monde en se croisant, souvent, on avait pas le temps et maintenant que tout est gris toi t’es là, pour toi aussi les couleurs se sont tirées, pour toi aussi ici c’est le monde pétrole, et j’en veux pas de ce monde là, qu’est-ce qu’on fout là ? Faudrait que je lui dise, pour pourrer se tirer, j’ai pensé à lui proposer, c’était stupide il me regarde toujours en silence ce con, il me regarde toujours sans rien dire.

Il regarde le costard, attrape la chemise et me la drape sur les épaules “tu sais je peux le faire” il ne dit rien, il fait le tour, glisse une main dans la manche, me contourne. Je l’aide, circonspect “Tu sais c’est pas la peine…” Il se tait toujours, et il boutonne ma chemise. Il est très concentré, et je décide de le laisser faire. Je ne sais pas pourquoi il agit de cette façon mais il n’a pas l’air prêt à s’arrêter et la mer de douleur, porte ma voix au dedans des malheurs. Elle meurt alors qu’il tombe à genoux devant moi. J’effleure ses épaules du bout des doigts, et je passe docilement un pied puis l’autre, alors qu’il remonte le tissu. Je recommence à respirer quand il cesse de me regarder, puisqu’il a relevé les yeux. J’ai envie que ca s’arrête, mais vient encore le pantalon, puis le veston. Il se rapproche plus prêt pour nouer le noeud autour de mon cou det j’ai l’impression que c’est la civilisation occidentale tout entière qui se referme brutalemment autour de moi. Je suis rentré au pays. Nos regards se confrontent, il tombe de nouveau à genoux. Sa tête se pose contre le veston.

Il le regarde de longues secondes sans esquisser un geste. Cette scène en a fait remonter de similaires qu’il a repoussé loin de son esprit. Ses mains là ne lui feront pas de mal, il le croit encore, il est naïf, confiant. Ils viennent de loin tout les deux, leur regard porte sur l’horizon, ils vont nus pieds sur les chemins. Et ils se croisent, encore et encore. Absynthe passe la main dans les cheveux d’Erèbe, puis s’agenouille devant lui “viens” il n’a pas lâché ses mains quand il l’assoit sur le lit, puis qu’il ouvre la seconde armoire, avant d’attraper une chemise. Il passe dans son dos et pause son menton sur son épaule pour la boutonner, du bas vers le haut.

“C’est étrange de se revoir ici. Tu te rappelles Florence ?” Ils s’étaient croisés le soir, aux coins des bars agités, par hasard au comptoir. Il était fin bourré quand ils s’étaient parlés, ils avaient dansé, il avait failli l’embrasser. Erèbe avait filé, ca ne c’était pas fait.

Il saute du lit, lui passe le caleçon autour des mollets, puis le pantalon dont il remonte les jambes pour faire passer les pieds, puis il le relève, pour fini…. Erèbe soupire et tombe sur le lit, l’entraine. Il est encore à moitié débraillé, le pantalon ouvert, la chemise au vent mourant. Qu'il en soit ainsi, au moins il peut sortir sans rameuter toutes les cougars de Croatie après ses petites fesses nues.


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Lun 18 Juin - 0:28


very bad trip
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« Les yeux, à eux seuls, étaient un poème : verts, légers, ourlés d'ombre, comme flambés par quelque vieille croyance balkanique. » Le Vol des cigognes  de Jean-Christophe Grangé
Je me retrouve tout de lin vétu, la chemise a la douceur d'une plume sur la peau. Aussi doux que la manière qu'il a de me regarder, de me tourner autour. Le contact de ses doigts sur ma peau fait naitre des étincelles qui parcourent mon corps encore et encore. Je ferme les yeux, je rêve, sa peau brulante contre mes lèvres. J'ouvre mes yeux et me perd encore et toujours sur les lignes de son visage, entre les arcs et les courbes. Et puis, les dessins venin de tes veux, vert cinabre en voile de stupre.
Je vois nos reflets dans le miroir au coin de la pièce, un vieux miroir posé sur une vielle coiffeuse. Il est époustouflant dans son costard, drapé comme ça, décoré de noir. On ne voit plus que ses yeux. Ils m'avalent, ses yeux, ils me boivent, m'absorbent tout entier dans leurs cinquante millions de nuances de vert.
Je me rappelle la dernière foi que j'ai été fringué, comme ça. Il faisait doux ce soir là malgré la pluie. Tu sais, pour d'autre, ce devait être gelé, moi j'étais brulant, ardent de courage, ardent de rêve, ardent de liberté, d'absolu, je brulais en nihiliste.
Mais ou est donc ce feu là, dis moi?
Moi je n'ai plus que quelques braises.
J'aimerais que tu souffle, tout contre moi,
Je nous ivre d'amour fournaise.
Tu sais, j'aimerais bien juste là, venir tuer le temps, la solitude, le vide, l'amertume, tuer mes fantômes contre tes lèvres, venir contre toi, enterrer le néant entre tes reins. Je t'aurais baisé comme j'ai jamais baisé, avec violence, avec envie, avec fureur et rage. Mais je te veux pas comme ca, et si je rêve tes courbes, si je rêve la chute de tes hanches, si je rêve la douceur de tes cuisses, ce n'est pas dans les larmes, dans l'urgence, dans la violence, non. Si j'te veux vois, si un jour je viens contre de toi, ce sera pour là douceur d'un carême, baptême de lin, de miel et d'aurore. Si je viens contre toi, ce sera pour les nuits rouges, les nuits blanches, mais pas pour les nuits noires. Je nous veux purs. Dis, pars avec moi.

A Florence, j'étais encore ivre, gourd des soirs doré. J'étais ivre des arches, des statues, des ponts, des perrons, des escaliers, des canneaux, des gargouilles, des grandes places, des colonnes immenses, j'étais ivre de la beauté succube de cette ville de pierre. Et au coin d'une rue j'ai croisé la plus belle des statue, elle est venue danser avec moi. J'ai assis la beauté sur mes genoux, et moi j'l'ai pas trouvé amer.
"Nos routes et se recroisent, qu'on s'retrouve ici ou ailleurs, on se retrouve toujours."
Je roule contre lui, sur lui et je fait des noeuds avec nos jambes. Je nous emmele, nos bras, nos doigts, et je viens papilloner au coin de tes lèvres, puis dessus. Et puis je craque, je t'embrasse pas comme d'habitude, il y a pas d'ironie dans ce baiser, ni de hâte, ni de timidité, non, c'est le baiser brut contre ta bouche, c'est mon coeur presque entre tes dents. C'est un baiser passion, brasier de frisson. Je ne suis plus qu'un long soupir. Mais je démèle, nos bras, nos mains nos doigts, savoures tes lèvres une dernière seconde avant de les quitté, pour cacher moi, mon ardeur et mes yeux tremblant sous les draps.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 158 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Sam 23 Juin - 16:17


Il s'évade contre toi, il prends mais ton tu ne peux pas toucher, c'est dit en lettres d'or quelque part dans le ciel et le ciel est loin, si loin, et invisible. Si tu ne vois pas le ciel, alors le ciel ne te vois pas. Dans ce cas toutes les lettres d'or du monde ne peuvent pas t'empêcher. Rien ni personne ne le peut au final. Tu l'as appris à tes dépends : il y a toujours une ouverture, et s'il ne s'agit pas d'une porte ou d'une fenêtre, cela n'a pas la moindre importance. Tu t'es émancipé des principes de bienséance, tu as jeté aux orties les règles et les lois, tu les as piétinés jusqu'à ce que tes chevilles aient enflé deux fois comme ta tête, et maintenant qu'elles te tiennent en l'air, pareilles à deux ballons près à imploser, le monde sous toi te parait fragile, éphémère et à ta totale merci. La vérité tu lui craches dessus, peu t'importe qu'il suffise d'une aiguille pour que tout ceci finisse par une explosion malodorante, gênante et non désirée. Le Monde est désirable, et pourtant tu ne l'avais pas demandé. Maintenant il t'appartient, et tout ce qu'il contient est à toi. L'air est à toi, le ciel que tu ne vois pas est à toi, la mer est au fond de ton corps et partout jusqu'au bout de tes doigts. Tu es connecté à la surface de la terre, tu es d'ici et de partout, tu joues et tu danses autour de la flamme vive, tu es un electron qui se déhanche au rythme lancinant des basses que lance ton coeur, ce gros organe musical. Vois ce petit bout d'homme qui se cache sous ses draps, écoute son tempo, ressens la vibration tenue de sa respiration, ressens l'agitation qui fait palpiter le tissu, enfin rends toi compte ; il est entré dans ton monde.

Les arches qui se croisent et se recroisent dansent au dessus de moi une gigue infernale ; je voudrais être délivré de l'apesanteur : alors je pourrais voltiger tant et plus et tourner au plafond, le ciel serait tapissé de fourmis. Quelquefois il y aurait une Reine, celle là aurait des ailes et nous pourrions partager, nous serions deux égoïstes libérés du poids de la gravité.

Tu danses, tu cours, tu sens le mouvement incessant tout autour de toi et tu te laisses entraîner par le courant. Lutter ne ferait que t'entraîner par le fond et au fond de la mer sommeillent les monstres. Tu les as trouvés beaux, les monstres, avec leurs écailles luisantes, leurs dents pointues et leurs yeux iridescents, tu les as trouvés beaux avec leur manteaux de nuits qui avalent le soleil. Tu croyais qu'ils tissaient une nuit éternelle, mais la nuit est piquetée d'étoiles, la nuit est gardée par l’œil rond de la lune, et les monstres la veulent. Ils la mangent en plateau de fromage, souris émaciées, ils sont nombreux les monstres à se reproduire dans coucher, à se démultiplier sans aimer, loin de la lumière et du bonheur, leur manteau de nuit n'est qu'un vagin tentaculaire empli de chicots pourris et lorsqu'ils referment leur bras sur toi, alors tu deviens un sac, alors tu deviens une poupée, alors tu deviens un objet, et tu craques, et tu te fissures, et ta peau mordue et lacérée s'infecte, tu deviens purulent, tu te noies. Toi tu veux l'air pur, toi tu veux respirer, toi tu veux l'Himalaya, tu veux les sommets de ce monde, tu veux étendre les bras et être pour une éternité d'une seconde ou d'une minute le roi des vivants, tu veux être le roi des mouches et voltiger pour le simple plaisir de produire de jolies arabesques que personne jamais ne verra.

Si le temps n'avait pas d'importance ? Après tout c'est une notion abstraite. Tu ne trouves pas que même le vent n'a plus autant d'impact ? Tu ne trouves pas que le monde est vide, puisque les rires des badauds, s'ils entrent par la fenêtre ouverte, ne savent plus trouver leurs chemin à mes oreilles ? Tu ne crois pas que le vide absolu ressemble à ses fleurs qui fanent, privées d'eau et d'attention ? Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Le monde n'est pas mon Monde, puisqu'il a cessé de chanter, puisque l'harmonie est rompue.

"Nos routes et se recroisent, qu'on s'retrouve ici ou ailleurs, on se retrouve toujours."

Toi tu l'observes, celui là qui a osé faire voler en éclat ta bulle, celui là qui se promène à moitié nu dans ton Monde et sur toi maintenant, qui te roule dessus, celui là qui te passe sur le corps en Amazonie, il est lianes qui s'enroulent, il t'emprisonne en douceur, sa prison est de jambes et de mains, et tu voudrais traverser cette gangue de chair pour toucher plus près, tu voudrais rouler dans les draps et te sentir vivre en diapason, tu voudrais être deux et tu ne voudrais pas, tu voudrais recouvert cette sensation d'être un à plusieurs, tu voudrais pouvoir, là, maintenant, devenir multiple et oublier jusqu'à ton essence, te permettre enfin de t'envelopper dans un voile piqueté d'étoiles ; alors tes yeux pourraient se fermer, alors tu pourrais accepter simplement et de nouveau te laisser porter. Toi tu cours et tu danses et tu cries ? Non, les logorrhées sont mortes, les tangos ne se dansent plus, tu ne peux plus courir, il t'a ficelé comme un saucisson. Et enfin, voilà l'aiguille qui darde entre ses lèvres pour s'immiscer, dangereuse, vénéneuse.

L'air à quitté tes poumons, le ciel à détourné le regard, la mer c'est retirée, tu es à sec, tes mains s'ouvrent et se referment autour des siennes, il joue avec toi comme il joue du violon, à bouche tendue, à corps perdus. Vois ce petit bout d'homme qui se cache sous les draps, écoute son tempo, ressens la vibration tenue de sa respiration, ressens l'agitation qui fait palpiter le tissu, enfin rends toi compte ; il est entré dans ton monde. Tu t'es redressé sur un coude, et tu regardes avec les yeux et les oreilles et tes papillons qui dansent la gigue et t'as pas le droit, pas le droit de palpiter quand bientôt les vers viendront grouiller, quand bientôt vous vous en irez l'enterrer. T'as pas le droit alors t'iras baiser sur sa tombe vu que ce connard à fait comme tout les autres, vu que ce connard il t'a lâché lui aussi, vu qu'il t'a abandonné. T'iras les piétiner, ses fleurs, t'iras arracher les pétales et puis tu péteras, tiens, au moment fatidique, quand il faudra être sensible et pleurer, tu péteras.
Pour l'instant se serait incongru et puis t'as pas trop envie, alors tu descends du lit. Le draps, tu le soulèves du bout du lit et tu te faufiles, ver de terre, toi tu veux l'essentiel, toi tu veux le remugle de la terre, toi tu veux les protéines et même si les ver de terre ca mange plutôt du cadavre, toi t'es déjà plein de morts, alors tu veux ses yeux qui brillent de panique quand c'est ton tour de te poser sur son torse, ton tour d'étaler les doigts sur sa peau, volage, toi t'es pas une liane t'es jamais qu'un nuage, un nuage trop noir qui stagne, le vent c'est barré.

"T'as pas le droit de me voler, toi encore moins qu'un autre avec tes baisers menteurs"

Toi tu te rappelles de chacun, autant de dérobades à ta divine personne, toi tu comprends pas pourquoi il recule toujours pour te revenir, toi t'es jamais qu'une plaie ouverte et jolie, toi tu avales tout ce qui viens et tu recraches jamais rien, et lui, lui il veut pas de toi. Surement parce que t'es une traînée d'ailleurs, vous êtes deux gueules d'ange trop visitées à courir après son âme d'aventurier. Il est trop beau pour toi celui-ci, celui là il n'est pas pour toi, et toi t'es pas un voleur mais tu sais pas quoi faire d'autre quand il tourne la tête ; tes lèvres sur sa tempe, à peine, et ton souffle qui descend à son oreille. tu l'emprisonnes plus, t'as compris, toi qu'il voulait bien s'enrouler mais pas se laisser capturer. Alors tu le survoles, tes jambes sont passées autour de son ventre et tu t'appuies sur tes genoux pour pas le toucher de trop.
Vol stationnaire.

"J'voudrais bien que tu me regardes, t'sais. C'est pas mon premier baiser, mais pour toi ce sera le premier"

Alors t'attends, t'es sage, tu boues de rage et de tristesse et d'envie et c'est moche, c'est tout noir, ça se croise en dedans à toute vitesse, ça s'emmêle, ça fait des nœuds, sa se débat sauvagement, ça se déchire et ça se rejoint. toi t'attends, tu te presses en dedans de toi même et tu t'enfermes, pour une fois c'est toi qui file un tour de clé, c'est toi qui voile tout ça, juste pour avoir la chance de voir ce regard là croiser le tien, juste pour le capturer avec les yeux et devenir son serpent, juste pour onduler aux indications de son regard et le laisser t'ensorceler, puisque sa chanson pourrait te sauver, puisqu'il n'est pas en bas à contempler la lie de l'humanité, Sanex 0%, le chômage et puis l'Europe en général et le capitalisme, les états-unis d'Amérique, les hommes de pouvoir, les salauds et les croyants aveugles, les fanatiques et les passifs, tous tous, sauf lui. Il est l’exception, là, innocent face à toi et à tes mers chargées de pus, toi et tes ailes putrides, toi et tes ailes souillées, il ne peux pas deviner, ni le goudron ni le pétrole, ni les vaisseaux ni la guerre, il peut pas savoir la ligne de cadavres qui te pourchassent lorsque l'astre du jour embrase le monde et qu'alors les armées des morts viennent sur leur lit de remords. T'es impuissant face à leurs mains d'os qui se tendent vers toi la nuit au détour des ruelles et tes yeux grands ouverts et la lune et son œil qui veillent et te scinde, jamais véritablement fumée, gorgé de son savoir de la vie et du monde, tu es un sorcier, le feu qui t'anime est un désir égoïste d'exister. Tu ferais n'importe quoi pour ça.
T'existes, dans ses yeux.
T'existes, la vapeur s'est dissipée, au bout de son nez, t'es pas qu'une idée, sur son front, t'es pas qu'une couverture inconfortable sur son torse et son ventre et ses cuisses et ses jambes, t'es retombé comme un soufflé entre ses bras et t'as fermé les yeux quand tu l'embrasses, et derrière tes paupières ça chante et ça danse en tenue d'Eve, les cupidons se pourchassent dans ton ciel.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 421 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Very bad trip - Erèbe   Dim 24 Juin - 18:32


very bad trip
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« Les yeux, à eux seuls, étaient un poème : verts, légers, ourlés d'ombre, comme flambés par quelque vieille croyance balkanique. » Le Vol des cigognes  de Jean-Christophe Grangé
Avant, il n’y avait que moi, moi et mes rêves contre les murs, les pierres, les hautes tours et les verdures.

Avant, il n’y avait que moi, une paire d’yeux sur une meurtrière.

Avant il n’y avait que moi, et le monde dehors n’était que la lumière diffuse d’une persienne. Rien qu’un mirage. Mon monde était dedans, dedans moi puisque je n’avais que ca et les couloirs infinis.

Avant, il y avait un monde derrière chaques portes, avant, il y avait les dragons et le chant des naïades, le louvoiement des sylphides aux corps de mirages.

Mais je voulais voir la mer.

Avant il n’y avait que moi et l’empire de mon imagination, des dessins, et l’univers infinis des papiers vierges et des crayons.

Avant il n’y avait que moi, tantôt roi, tantôt voleur, toujours bon, parfois tueur.

Mais je voulais voir la mer.

Avant il n’y avait que moi perdu au plus profond de moi même, nomades des chimères, des déserts de sables des rêves, moi, errant sur les océans de ma conscience.

Et puis, un jour, il y a eu le monde.

J’ai d’abord senti, la peur diffuse, le risque, l’adrénaline quand je me suis tiré. A suivre ce prof comme on suivrait une étoile, je connaissais que les livres et j’étais comme un chiot. Et j’ai compris ce que serait ma vie ce jour là.

Ensuite y a eu Bonnie. J’étais plus tout seul. J’allais plus jamais être seul. Mais j’étais libre encore, avec Bonnie, t’es libre, parce qu’elle l’est Bonnie. Avec Bonnie, c’était l’apprentissage, du monde et du corps, c’était la violence brute d’une milliards de sensations qui te tombent dessus comme autant d’aiguilles. J’ai du apprendre vite le monde. J’en connaissais déjà bien les rouages, aux millions de pages que j’ai du lire. Ce n’était que des reflets, parfois erroné, mais je débarquais pas aveugle.

Je suis tomber amoureux de la Liberté quand j’ai grimpé à son bord. Sur son pont de bois craquant, dans le bruit de ses voiles gonflés du vent Bohème, j’ai vu l’Horizon devenir la mer, et la mer devenir l’horizon. J’ai vu les nuages, et la terre, et chaques endroits ou je déciderais d’aller devenir ma maison. J’ai vogué a son bord, contre tout vent, toutes houles, contre toutes tempête. Et j’ai adoré ça, j’ai vécu ivre, j’ai vécu entier, offert en entier a Notre Terre et chaques chose qu’elle a pu mettre sur ma route, j’ai vécu affamé, et j’ai tout bouffé, j’ai dévorer chaques nuances.

Mais maintenant, j’ai plus très faim.
Maintenant, j’ai plus très soif.
Parce que je suis bloqué au dedans de moi.

Avant, il n’y avait que moi, et il n’y a toujours que moi. Je suis l’Ego sur son navire, aux vents de la liberté, j’ai compris enfin a quoi rimait ma course: je cherche l’Alter.

Mais j’suis bloqué au dedans de moi, j’ai trop peur. J’ai trop peur de perdre mon bâteau, trop peur de laisser un autre faire ma route avec moi. Parce que j’ai toujours été que moi, j’ai toujours chercher la solitude, au plus profond de la toundra, du kenya, de l’amazonie, de l’europe et des portes de l’asie, j’ai toujours fuit l’irréalité de l’humain, la superficialité de ses pensée, de son essences pour me rêver amant de la pierre, de la lune et de l’humus. Et c’est bien tard que je comprends que je ne suis qu’un humain et que ma quête n’était qu’une chimère. Je cherche la dualité, je cherche a combler ce vide béant dans mon coeur et à soigner toutes mes cicatrices. Ma vie ma troué, quand j’suis sorti de l’enfer, j’étais plus qu’un lambeau, l’ombre de moi, figure erratique. J’étais libre enfin, mais j’étais tout cassé. Bonnie m’a réparé. Bonnie elle m’aime pas comme je l’aime Bonnie, elle m’aime plutôt comme je L’aime.

Avant il n’y avait que moi.
Puis il y a eu le monde.
Bonnie.
Et ensuite il y a eu toi.

Il y a toi que je fuis autant que je te veux, parce que j’ai peur et que je ne suis qu’un gueux sans courage, vibrant d’amour pour un mirage. Depuis que je te veux, mon soleil brille plus pareil, tu sais, depuis que je te veux, mon monde tourne plus pareil, l’eau a plus le même goût, même le vent soupire ton nom parfois. Et je te fuis, parce que j’ai pas le choix, et que je refuse de ne pas l’avoir. Parce que putain j’te veux, ca me brule comme j’te veux, ca coule en feu ardent, des braises sous ma peau, des braises, et la fumée de mon coeur, le charbon de mes amours, rougeoyant ton nom sous le spleen d’une plume qui peine a chanter. Ca a le goût du sel alors que ca devrait avoir celui du miel. J’sais pas comment aimé. Ma bouche, mon coeur au bord des lèvres, ta bouche, mes rêves au bord de te tes yeux, et je coule, et je me noie dans l’immensité de jade, mer d’amazonite aux vagues émeraudes. Je perds le fil, le monde n’est qu’une brume erratique. Il n’y a que tes lèvres et l’envie que j’ai de me glisser sous ta peau. Je veux que tu m’habite et je veux t'habiter, au creux de tes reins, je veux retrouver ma plume, réapprendre la faire chanter, et rimé contre ta bouche, tes cils et tes cheveux trempés.
Mais ca a le goût du sel.
Parce que j’ai peur.
Parce que je suis terrifié a l’idée de t’aimer.
Je veux pas.
J’veux juste le monde moi.

Juste, le sable des chemins du soleil, la boue des chemins de pluies, des fleurs, la route, l’ombre de la nuit, la lueur du jour, le bruissement des feuilles, le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux, la tendresse du vent, la candeur de la neige, la splendeur de la mer.
Juste moi et la Terre.


Il vient se glisser sous le draps, là, tout contre moi, du bout des doigts. Il vient se glisser contre mon coeur, du bout des lèvres, du bout du corps, sans toucher. Et moi je ne suis plus qu’un long frisson. Lui, il s’enroule pas, lui, il se pose, fumeux, vaporeux, sur moi, avec la légèreté de son corps malingre, il se pose entre mes bras. "T'as pas le droit de me voler, toi encore moins qu'un autre avec tes baisers menteurs" Je sourit. Alors t’as peur toi aussi? La prison de deux lippes te fait frémir. Toi aussi, tu me veux et tu me fuis, toi aussi, tu louvoie. Nous sommes la mer et la plage, la plume et la page. Il vient chercher ma bouche, mais moi je tourne la tête, j’ai les yeux humide, il ne le voit pas sous le draps. Il soupir, souffle contre mon oreille. Et moi je me hais de pas avoir la force de le prendre contre ma bouche, de froissé sa chemise, de déchirer la soie, moi j’m’en veux de pas pouvoir mettre ce corps a nu, et le porter contre moi, le boire, glisser ma tête entre ses cuisses blanches et ceuillir des fleurs au jardin de son monde. Moi j’m’en veux de pas pouvoir, venir là, baiser ce torse de marbre jusqu’au reflet violacé de ses mamelons. Je m’en veux de ne pas arriver a glisser, indéscent a bout de le langue le chemin de son dos jusqu’à la chutte de ses hanches. Parce que j’en ai tellement envie, de me glisser sous le sable de son corps, au chaud contre et dedans lui, je m’en veux de pas pouvoir faire jouir ces yeux là. Parce que pour sur que j’en reviendrais jamais d’un voyage là bas, d’un voyage entre ses bras, pour sur ce serait mon dernier voyage solitaire, ce serait la dernière pierre de ma route, avec qu’elle deviens notre route. Dis tu veux qu’on change de routes tout les deux, qu’on emméle nos chemins, nos mains, nos coeurs et qu’on ne courrent plus que sur notre route, après notre bonheur. Tu serais près toi, à te laisser attraper? Tu serais prêt a te donner? Il y a tes cuisses autour de mes hanches, ton corps qui vole au dessus de moi, il y a moi qui ose à peine lever les yeux. "J'voudrais bien que tu me regardes, t'sais. C'est pas mon premier baiser, mais pour toi ce sera le premier"

T’as l’air de pas tout comprendre, l’air de rien comprendre. T’as l’regard boudeur, triste aussi. C’est parce que toi, avec tes yeux et toutes les étoiles de tes gestes, toi, on t’as toujours voulu toi, on t’as surement déjà prit par force, toi t’as l’habitude qu’on veuille te prendre, qu’on veuille te fendre, qu’on veuille être tout en dedans de toi, toi t’as l’habitude qu’on te déshabille a coups de pupilles. Toi t’as l’habitude qu’on te fantasme, chimère lubriques, les yeux libidineux. Mais moi j’veux pas te prendre Absynthe, j’veux que tu me prenne, que tu m’arrache a la solitude de ma Bohéme, que t’ouvre grand un nouveau chemin dans ma vie, assez grand pour deux, parce que j’en ai marre de mes dédales sinueux. Voles moi. Parce que moi, j’le ferais pas.

Un deuxième baiser tente de tomber, couperet de jade et j’ai pas la force de le repoussé. J’abandonne et je refuse de résister. J’veux te montrer ce que ma bouche n’a pas la force de dire, du bout de mes lèvres sur tes lèvres, dans la danse de nos lippes je veux te raconter que je veux que tu sois ma nouvelle terre, mon nouveau voyage, et que celui là, il se terminera jamais. J’veux te dire, dans mes bras qui se referme sur tes hanches, me pressent contre toi, je veux te dire que je veux être a toi. Je veux que tu sois moi. J’suis prêt a te donner ma liberté, ma vie, mon ame et mes rêves gitans si tu viens les prendre. Prends les, mes mains caressent ta peau, la caressent partout, elles sont passées sous la chemise. Nos souffle sont chauds, et moi je tremble comme une fleur sous le mistral, je tremble comme un puceau aux première caresses. Je tremble comme j’ai tremblé la première fois que Bonnie est venue semer sur mon corps des arbres de luxures.
Je quitte tes lèvres, mes mains attrapent ton visage, le suspendent au dessus du miens, et je te regarde alors, comme tu m’as demandé de le faire, je regardee ton visage, et mes doigts effleurent les angles de ta machoire, la douceur de tes joues et la chaleur pulpeuse de tes lèvres.
Je te vois”. Et toi est-ce que tu me vois Absynthe?"Je te veux". Et toi est-ce que tu me veux Absynthe?

"Regardes moi, parce que mes baisers sont pas menteurs, parce que c’est toi qui me vole au coin de tes cils et j’ai peur de m’jeter dans cette forêt là.
Tes yeux sont les haleurs des ports que fantasmes les mélancoliques.




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 Very bad trip - Erèbe

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