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 Perte : I Chaque jour perd une minute [Artar&Louis]


Je suis arrivé à Zagreb le : 08/07/2014 J'ai posté un total de : 39 kunas en banque. On me dit que : Miles McMillan Je crédite : Angeldust. donc j'ai : 22 ans. à : l'Université de Zagreb. La classe hein ! Côté cœur je suis : dans une situation floue


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MessageSujet: Perte : I Chaque jour perd une minute [Artar&Louis]   Mar 12 Juin - 17:46




L'Université des sciences humaines et sociales de Zagreb ne payait vraiment pas de mine. Il s'agissait d'un vieux bâtiment d'éducation comme le vingtième siècle avait pu en produire des dizaine aggloméré à un un bloc miroitant qui voulait faire moderne. Il y avait encore des tag ça et là sur les barrières et les panneaux d'affiches, ceux des murs ayant été recouverts les uns après les autres. Une haie d'arbres timides du côté de la rue Ivana Lučića, pour ceux qui venait depuis les quartiers populaires, peinait à donner l'illusion d'un endroit agréable. Cela suffisait néanmoins à lui donner plus popularité que les immeubles jaunes de celle de Split, encore que celle de Split put se targuer d'être entourée de plusieurs parcs. Cependant, les étudiants avaient rarement le loisir d'en examiner l'extérieur, étant donné qu'ils passaient plus souvent leur temps à l'intérieur, à suivre des cours, comme celui qui commençait à ce moment là.
En temps normal, j'aurais sans doute été attentif à ce qui se passait devant moi. Mais, ce jour ci, il m'étais arrivé un problème. Enfin, par problème, je ne voulais pas parler de le personne qui s'était assise à côté de moi. Il devait sans doute être gentil dans la vie courante. Il avait peut-être même une femme et des enfants. Ce n'était pas un problème qu'il s'assoit à côté de moi. Enfin, ça n'aurait pas dû. J'étais juste mal à l'aise, je veux dire. Je n'étais pas habitué à ce qu'on s’assoie près de moi. Bien sûr, ce n'était pas de sa faute. Faute de place, il s'était assis à le première place qu'il avait trouvé. Oui, je n'étais simplement pas habitué. Dans le même temps, je ne voulais pas que ma gêne rejaillissent sur lui. Il était innocent dans tous mes stupides problèmes de placement. J'essayais donc de me tenir le plus droit possible, de paraître naturel, en vain. Chaque petite partie de mon corps était en train de me demander comment elle devait être placée et, sur le moment, je n'en avais aucune idée. C'est drôle comme même une action coutumière en temps normal pouvait soudainement devenir si étrangère. Fallait-il que j'ai mes mains croisées ? sur mes genoux ? sur la table ? peut-être avec mon crayon ? Oui ! J'allais faire ça ! Comme si je suivais le cours ! ...Misère ! Je devrais être en train de suivre le cours. J'essayais de ne pas le fixer du regard, ni de croiser le sien. Finalement, il  était mieux que je ne le regarde pas du tout. Pourquoi ne pouvais-je pas m'empêcher d'être conscient de sa présence ? C'était juste un vieil homme, un homme mûr je veux dire, enfin un simple étudiant. J'ouvris mon cahier, au lien de penser à autre chose. Néanmoins, sans trop me presser, il ne fallait pas que ça paraisse trop peu naturel.

Mon pauvre cahier a vu des jours meilleurs. À moins qu'il n'ait jamais vu de beau jour. Une page d'en-tête indiquait pourtant soigneusement mon nom, ma classe, ainsi que l'intitulé « Cahier de Philologie Grecque », ce qui n'était pas du tout le cours que nous suivions en ce moment mais peu importe. Quoi qu'il en soit, la page était plutôt belle, à parle le damier qui avait commencé dans un coin en coloriant au stylo un case sur deux. Suivait un cours de philologie justement avec de belles lettres au début, qui se ratatinait ensuite pour passer dans la double page. Mais, faute de place et plutôt que de tourner la page pour ce qui semblait être quelques minutes de cours, la suite avait envahi les marges, à la vertical. Cela s'expliquait facilement, car le dessin détaillé dans un arbre avait envahi l'endroit au se trouvait la suite. On y voyait toute l'application qu'il y avait eu à reproduire l'arbre, une noisetier, du mieux possible. Il y avait d'ailleurs en face des dessins plus détaillé centré sur la reproduction des angles de sa branche et la façon dont les feuilles s'en détachait, ainsi que su la texture de son tronc. Néanmoins, un cours envahissant s'était glissé gracieusement dans les espace qui séparaient les études ciblées. Il continuait sur deux pages, changeant quelques fois d'écriture (attaché et d'imprimerie) pour reposer la main du copieur. Un trait noir, apparemment repassé plusieurs fois pour bien marquer la distinction, ainsi que le titre d'une autre matière, délimitait scrupuleusement le début d'un nouveau cours. Lui aussi continuait sur plusieurs pages, avec une petite clef de sol et quelques notes sur une partition improvisée comme seul accompagnement, avant de s'arrêter tout aussi sec et de laisser place au cours de philologie originel. On voyait néanmoins que j'avais eu l'intention de tracer un trait plus tard, car j'avais passé deux lignes. Il y avait encore quelques dessins. À un moment, mon stylo mourant m'avait obligé à écrire le reste avec ce que j'avais sous la main, c'est-à-dire un crayon violet dont l'encre laissait une odeur de mûre ou de groseille. Inspiré, je n'avais d'ailleurs pas pu m'empêcher d'en dessiner un fruit juste à côté, à cheval sur la marge. Le tout continuait de cette façon, avec aussi un ou deux dragons.
Puis, enfin, on arrivait à la page d'aujourd'hui. Elle semblait bien vide, surtout étant donné que le cours était déjà commencé. Cependant, je commençais lentement à me concentrer sur ce qui se disait, lui jetant de temps en temps des coups d’œil. Je ne sais pas vraiment comment un vieux, enfin une personne d’expérience, travaillait.

Je ne sais plus vraiment combien de temps à durer le cours. Il m'a sans doute paru long mais il me semble court dans mes souvenirs. Je trépignais presque d'impatience lorsque, après que le professeur ait regardé sa montre, il ait accéléré le ton afin de terminer son cours à temps. Il me semble en effet qu'il a réussi. La sonnerie avait à peine retenti, les autres commençaient tout juste à ramasser leurs affaires, que  j'étais déjà debout en train de jeter ma trousse pêle-mêle dans mon sac. Cependant, dans mon empressement, j'avais fait tomber mon cahier et celui de mon triste voisin. Je m'en voulais. J'avais l'impression d'avoir été complètement transparent. Néanmoins le mal était fait. Il ne me restait plus qu'à m'enfuir. Je me jetais sur le cahier par terre et, dans le même mouvement, me mis à quitter la salle, portant mon sac encore ouvert, articulant simplement et timidement :

« P-p-pardon ! »


Dernière édition par Artar Škanjur le Mar 19 Juin - 23:39, édité 1 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 151 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Perte : I Chaque jour perd une minute [Artar&Louis]   Mer 13 Juin - 18:06


Il était lasse en arrivant ce matin là, lasse et encore ratatiné de la veille. Il avait laissé Absynthe et Erèbe rebondissant dans son salon détruit, l’un courant tout nu et l’autre vêtu d’une tunique tibétaine et d’un bonnet de même genre dans les tons oranges-marron-vomi, et recouvert de crasse, nus pieds. Il avait laissé les deux enfants tout seuls et qui sait dans quel état il allait retrouver sa maison. Mais était-ce important ? Ils s’étaient fait une promesse, et celle-ci métamorphoserait sa vie à jamais. Ca avait déjà commencé, il devait s’en rendre compte et mener la joute, c’était une question délicate… William lui manquait terriblement. Il le verrait un peu plus tard, et cette idée le glaçait en dedans de lui-même. Toutes ses impossibilités et ses désagréments -mais qu’était-il donc arrivé à cette poule, Lupin l’avait il boulotté au final ou avait elle réussit à s’enfuir ?

Tout cela l’empêchait véritablement de se concentrer sur le cours. Il jeta un regard à son acolyte de la fac, un garçon qui se ratatina sur place, semblant pret à tout pour disparaitre dans le banc, voir devenir le banc, et décida de se concentrer sur le cours.

Il avait oublié son livre. Il n’avait toujours pas réussi à le terminer. Il avait déjà lu des livres en Croate au bout de trois pas passé ici, mais là, une langueur inexpliquée soudaine et impossible s’imposait dès qu’il tentait de lire une ligne. Il lui suffisait de le reposer pour dissiper le sortilège.

“Commençons l’étude du livre que je vous ai donné à lire la semaine dernière. Srećko Horvat est l'un des fondateurs du Mouvement pour la démocratie en Europe. C’est avant tout un écrivain contemporain célèbre ici et de part le monde. Nous allons voir l’importance de son oeuvre à travers le monde et…”

Sauvons-nous de nos sauveurs employait un ton qui ne passionnait pas Louis, et c’était peu de le dire. Le livre faisait échos à la crise qui s’étendait dans toute l’Europe et ici dans les Balkans. Il avait soupiré en lisant le résumé et soupirait en tournant les pages de l’oeuvre pour peu qu’il se prenne à l’attraper. Bien entendu c’était très loin d’être une mauvaise oeuvre et sans doute l’aurait il dévoré s’il avait été dans les bonnes dispositions.

Il récupéra le carnet noir qu’il avait emmené, et se pencha dessus, relevant parfois les yeux sans rien écouter pour faire croire à Toma, le jeune homme qui monologuait sur le livre en bas qu’il suivait absolument tout. C’était on ne peut plus faux, mais le jeune homme était son élève en histoire du cinéma et il était hors de question qu’il le grille en train de ne rien faire, ou tout ce qui n’était pas le cours.

Il feuillette les pages de références de films, passe les croquis sur le vif du marché de Tresjvenka, les textes et les réflexions notées tant sur les élèves que sur ses cours, pêle-mêle, souvent en annotations.

Puis des pages plus claires, l’écriture ronde et serrée se pressant sur les pages de carnet. C’est une ébauche de cours sur l’homosexualité et les genres peu représentés dans les films au cinéma. D’abord des propositions de film, Freaks, les très célèbres Broke Back Mountain et La vie d’Adèle mais aussi une bonne partie de la filmographie d’Almodovar, Priscilla Princesse du Désert, Philadelphia, I love you Philippe Morris, Bent, The Danish girl…

Quelques titres sont entourés, et tous sont commentés. Sur la page suivante on retrouvé encore Almodovar, avec “Bad Education”. Le même discours se poursuit, il a retranscrit les résumé, recherché les œuvres littéraires desquelles étaient inspirées les films, en a noté certaines à la hâte. Il relit la liste, copie “La vie d’Adèle” sur la page suivante, trace une première flèche, note “Le bleu est une couleur chaude”, puis Abdellatif Kechiche, une parenthèse pas très gentille à côté -il n’aime pas ce réalisateur et encore moins ce qu’il a fait de cette bd qu’il avait lu avant la parution du film, et dont il a su ôter toute sensibilité et poésie pour rendre des scènes brutales et réalistes au possible jusque dans la morve coulant de leurs nez. "Et donc heu..." il ajoute deux barres sans sourciller.
Dans la marge un compte à rebours de l'heure apparaît toutes les cinq minutes environ. Il fait une caricature de Toma peu engageante, sa barbe mal coupée posée dans le creux de sa paume. Il s'ennuie. Alors il lui dessine une moustache triste, qui pendouille mollement. Dans le haut de la page, il a noté des interjections "heu", "et donc", "bref" et de petits traits a coté indique le nombre de fois ou Toma les emploie. 30 "heu", 18 "donc" 8 "bref". C'est mieux que la semaine dernière.

Il secoue la tête, perdu dans ses pensées, puis esquisse un portrait sans trop y penser. S’ajoutent des rides. Son vieil ami de toujours ne sourit pas, pourtant il le devrait, il attendait le grand départ depuis si longtemps. Il le rature, pris d’une méchante pulsion, tourne la page.

Il se déconnecte du cours. Il sait qu'Asrandrel habite juste derrière la Préfecture de police. La zone est bien entendue envahie de gens en arme, et il doit toujours prendre un millier de précautions pour ne pas se faire attraper. Il crayonne les rues alentours, note les immeubles qu'il a repéré, imagine un plan ou ils encerclent la maison. Il note des noms en haut des maisons et des commerces. "Erèbe", "Absynthe", "Louis", "Bonnie". A quatre, ils pourraient le forcer a sortir de sa tanière. A coté d'Absynthe il inscrit "brebis" puisque c'est l’appât idéal. Erèbe et lui sont les boucliers, et Bonnie... Bonnie pourrait jouer l'infiltrée, elle est une merveilleuse actrice.

La sonnerie qui annonce la fin du cours retentit ; il sursaute.


La pile électrique assise à coté de lui se lève d’un bond. Il a peut être très envie d’aller aux toilettes depuis le début des cours. Sa vessie doit être sur le point d’exploser. Il fait tomber nos cahiers respectifs, se penche aussitôt pour en ramasser un et file comme s’il avait le diable aux trousses. Ce n’est pas mon carnet qui est par terre, mais le sien. Louis pousse un gros soupir. Cette journée. est. maudite. Il prend le carnet du garçon, le feuillette à la recherche d’un nom ou d’un numéro de téléphone. Il reste debout à feuilleter les pages, découvrant des dessins, des annotations, un tohu-bohu qu’il reconnait, un peu semblable au sien et bien différent.

“Tu es tellement passionné par le cours que tu veux rester Louis ?”

Il sursaute. “Ha, Toma. Je suis désolé je n’avais pas vu que l’heure était passée.”

“Tout va bien ?”

Non. “Parfaitement bien oui. Bon courage pour ton prochain cours, je dois y aller.”

“A demain alors !”


Demain ? Quoi demain ?

“... Pour la soirée film ?”


Louis hoche la tête, absent, et range le carnet dans son sac avant de quitter les lieux. Il ne se rend compte que bien plus tard qu’il y est toujours, le lendemain quand il cherche le sien pour élaborer son cours du soir. C’est là qu’il fait ce qu’il n’aurait pas du tout du faire : il le feuillette, s’arrète sur un dessin, s’assoit sur un fauteuil, et se met à lire.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 08/07/2014 J'ai posté un total de : 39 kunas en banque. On me dit que : Miles McMillan Je crédite : Angeldust. donc j'ai : 22 ans. à : l'Université de Zagreb. La classe hein ! Côté cœur je suis : dans une situation floue


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MessageSujet: Re: Perte : I Chaque jour perd une minute [Artar&Louis]   Mar 19 Juin - 23:40

Je ne remarquai pas tout de suite que les carnets avaient été échangés, loin de là. Les cours continuaient en effet de se poursuivre et ce dernier ne m'était absolument pas nécessaire pour ceux-ci. La journée fut d'ailleurs assez longue, trop pour vraiment faire attention à cette étrange disparition. Le soir arriva. La nuit tomba. Mes affaires changèrent pour celles du lendemain sans vraiment que je ne remarque quoi que ce soit. Je n'avais de toute façon, jamais véritablement fait attention à respecter l'usage correct de mes cahier, l'un remplaçait souvent l'autre et les dessins pouvaient naître sur tous. Peut-être n'aurais-je même jamais remarqué la présence inhabituel de ce carnet étranger si je ne m'étais pas dit qu'il était temps de replacer ce cahier de philologie qui venait d'être utilisé plusieurs fois pour d'autres matière. Cependant, j'eus beau chercher, il semblait s'être volatilisé. C'est ainsi, en ouvrant un autre cahier qui s'était glissé autour de lui, je découvris le passager clandestin. Une couverture noire, une taille modeste, des pages jaunies, ce carnet exsudait le danger. Pour un peu, je m'attendais à lire quelque part « This diary belongs to Tom Marvolo Riddle » si je l'ouvrais. C'est sans doute pour ça que je ne l'ai pas ouvert tout de suite. Je me suis contenté de le regarder. Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver à rouvrir la chambre des secrets, sans doute.
Le lendemain, il était avec moi. Je n'avais pas le souvenir de l'avoir placé dans mon sac. On aurait pu croire qu'il m'avait suivi. En me penchant, au premier cours, pour prendre un cahier, il se tenait juste devant les autres, en évidence. Il voulait que je le vois. Je ne l'avais pas remarqué pendant je ne sais combien de jours mais, maintenant que mon œil l'avait rencontré, il voulait rester avec moi jusqu'à ce que je le regarde. Je m'en abstins une heure. Cependant, après une heure de cours où je n'avais pas suivi grand chose, mon regard obliquant de lui-même vers l'objet de mes pensée, je dus m'y résoudre. Après tout, s'il était avec moi, c'est bien pour une raison. Non ? Et puis, je ne pourrai pas me concentrer tant que je ne l'aurai pas consulté. Il fallait que j'en ai le cœur net. Alors, je l'ai ouvert. Même si c'est stupide, je dois avouer que j'ai été soulagé d'y voir une écriture, et pas un dialogue étrange écrit avec du sang ou que sais-je. Notre imagination peut parfois être la pire arme qu'il existe contre nous-même. Néanmoins, le contenu était un peu étrange. Il y a des noms, beaucoup de noms, et des schémas auquel je ne comprenais pas grand chose. Si j'avais eu un minimum de culture cinématographique mais cela ne m'avait jamais vraiment intéressé. Je ne regardais pas grand chose à la télévision à Split et je n'avais même pas d'écran ici. Aussi, pour moi, tous ces noms revêtaient quelque chose de mystérieux, de cabalistique, de mantique. Le bleu, une couleur chaude ? Un nom arabe. La reine d'un désert au prénom occidental. Puis, le portrait d'un vieil homme moustachu. Il était trop raturé et grimé pour que je réussisse vraiment à le reconnaître. Néanmoins, les tics de langage écrits à côté me mirent assez rapidement sur la bonne voie. C'était le professeur de littérature contemporaine, une version vieillie du moins. Cela me fit soudainement réaliser que ce carnet avait peut-être un lien avec la disparition de mon propre cahier. Peut-être avait-il échangé par mégarde, bien que je ne vois pas comment, de mémoire. Dans ce cas, trouver le véritable propriétaire signifierait retrouver mes possessions, ce qui ne pouvait être qu'une bonne chose. Je repris mes recherches avec d'autant plus zèle. Or, il se trouvait justement que, pas très loin, il y avait un plan. À peu près au milieu, il semblait y avoir le commissariat de police. Cette constatation me fit lever un sourcil. On ne peut pas dire qu'un tel schéma était vraiment courant. En plus, certains immeubles environnants étaient mis en avant pour certaines raisons qui m'échappaient. Enfin, il y avait encore divers nom, Erèbe, Louis, Bonnie. Bonnie ? Bonnie & Clyde ? Ce dernier nom était de trop. Toute cette représentation semblait clairement faire allusion à une entreprise malhonnête. Il leur fallait sans doute un plan pour envisager leurs attaque sur la police. Les immeubles dessinés des alentours devaient avoir été sélectionnés pour faciliter le placement de tireur d'élite. Quant aux noms, peut-être étaient-ce des pseudonymes pour ne pas se faire appréhender. Bonnie faisait clairement référence à la criminelle américaine. Erèbe, c'était une entité primordiale grecque qui personnifiait les ténèbres. Absynte pour la plante ...ou l'alcool. Louis... peut-être comme référence à un roi de France ? Enfin, quoi qu'il en soit, je ne sais pas pourquoi je m'étais retrouvé en possession de ce carnet mais je ne voulais rien avoir à faire avec ces histoire.

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