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 Drake ϟ【100% PARANOID】


Je suis arrivé à Zagreb le : 09/06/2018 J'ai posté un total de : 19 kunas en banque. On me dit que : Anchovy Je crédite : moi (avatar) , Sial (signature) donc j'ai : trente-trois ans. à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :
« Sois sage, ô ma Douleur et tiens-toi plus tranquille. Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici ; une atmosphère obscure enveloppe la ville, aux uns portant la paix, aux autres le souci.




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MessageSujet: Drake ϟ【100% PARANOID】   Mar 12 Juin - 21:52

You scratch all my itching wounds for me. The only one in this world who knows me, I can't help but come back. Eenie meenie minie moe, my pain and my cure. Eenie meenie minie moe, my prison and my paradise. (@chainedup // beerus)

Nuit, nuit, nuit.
Nuit câline, nuit maline.
Nuit des étoiles, nuit à mettre les voiles.
Tu souris.
Tes doigts trainent sur la table que tu as décorée, le velours te fait frissonner -tu détestes la sensation du tissu rugueux contre tes doigts. Si maman te voyait, elle rigolerait bien.
Elle pleurerait silencieusement.
Et tu voudrais penser à autre chose, alors tu fermes les yeux.

Nuit, nuit, nuit.
Nuit aux déboires, nuit du désespoir.
Tu souris.
Peut-être devrais-tu rentrer, souffler sur les bougies en encensoir, fermer le rideau, laisser résonner le cliquetis de tes clés.
Peut-être est-il l'heure de prendre la fuite, de s'en aller, d'arrêter de rigoler -tu t'es assez amusé aujourd'hui.
Tu ne devrais pas trop en profiter, savoir t'arrêter.

Les cartes se mélangent sous tes doigts et ton avenir dessiné sur le carton s'abat doucement devant tes yeux.
Tu en rigoles ; c'est que toi, tu ne crois pas à tout ce genre de choses, ces mensonges que tu craches, ces vipères qui te sortent de la gorge.
Peut-être que tu devrais commencer à y croire ; le secret, il est là. Et tout n'arriveras que si tu veux y croire.
C'est comme ça que cela arrive aux autres aussi, Rien n'est écrit, tu ne fais que leur donner un petit coup de pouce et ils feront un peu plus attention au  monde autour d'eux ; ah tiens, cela ressemble à ce que j'ai entendu.
L'avenir, tu ne peux le dire, tu ne peux l'inventer ; chacun en fait ce qu'il veut, de son destin, et toi tu n'en dessines que les contours abstraits, une fausse science, philosophie bancale, idiotie fatale.

Tu te moques et finis par ranger la mort qui vient de se glisser dans ton jeu ; toi tu ne joues pas avec cela et les ciseaux peuvent s'éloigner de ton fil, jamais tu ne le laisseras se fermer.
Nuit fatigue, nuit furtive.
« Je vais fermer. » dis-tu à l'ombre entrée, le poil qui se hérisse et le coeur en sursaut.
Je vais fermer mais te voilà assis sur ta chaise, cartes en main, comme si le destin venait se jouer de toi.
C'est à lui de rigoler et ton ombre n'est pas décidée à partir.
Tu tires une carte.
La lune.
Tu souris.
« Des soucis ? », et te voilà repartis.


« Allons vieux, ne fait pas le méchant. »
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Je suis arrivé à Zagreb le : 14/03/2014 J'ai posté un total de : 435 kunas en banque. On me dit que : Jonathon Ng Je crédite : Abyss (avatar) et SIAL (signature) donc j'ai : 23 ans à : donji grad La classe hein ! Côté cœur je suis : perdu avec : toutes ces émotions différentes


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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Jeu 21 Juin - 1:15

Tu as trop bu.

Encore.

Trop de sang dans ton alcool. Trop de liquide rouge dans ton liquide ambré. Tu ne sais plus très bien où te donner de la tête. Ca tourne, ça tangue, t'as besoin de prendre l'air. Il fait nuit. Y'a ta tête au-dessus de la lune. Ou l'inverse. Tu sais pas trop. Tu flottes, si haut que t'as l'impression de la dépasser, la lune. Il fait doux et bon, bon et chaud. Tu marches, plutôt droit malgré ce qu'on peut penser. L'habitude, tu penses. Tu gardes la tête levée vers le ciel d'encre, les étoiles en pointillés. Ta main se tend vers elles, tes doigts se referment mais il n'y a dans ta paume. Juste l'air. Le vide. Le silence. Tu fermes les yeux, planté en plein milieu du trottoir. Tu te sens pathétique, mais plus vraiment. L'alcool brouille tes sentiments. Même Elle s'efface un peu de tes pensées. Les souvenirs sont flous. Ca fait du bien, de ne plus se souvenir. Ca fait du bien, de ne plus se rappeler, de ne plus se raccrocher à ce mirage, d'être presque soi-même, seul dans son esprit. Plus de manque. Plus de regrets. Plus de douleur. Juste toi, et toi. Qui tangue. Et la lune, en-dessous de ta tête. Blanche et belle. Peut-être que si tu lui donnais de l'alcool, elle tournerait. Elle vous montrerait sa face cachée. Peut-être que si tu lui donnais de l'alcool, elle rirait. Entendre la lune rire, ça te fait sourire. Tu as trop bu. Encore.

Tu tournes. Diseur de bonnes aventures. C'est un panneau que tu discernes, les yeux plissés dans la nuit, pupilles floutées par l'alcool aussi – surtout -. Et doucement, ça te fait ricaner. Tu n'y crois pas, à ce genre de choses. C'était toujours ce que tu te répétais ; tu n'y crois pas. Ce ne sont que des mensonges, des charlatans qui n'en veulent qu'au fric. L'avenir, ça ne se prédit pas. Tu n'as jamais cru au fil rouge du Destin, à toute ces histoires de futur déjà écrit, déjà tout tissé. Comme un programme très bien organisé. Des étapes bien décrites. Tu ne voulais pas de ça. Tu ne voulais pas croire que ta vie était déjà toute tracée. Mais ce soir, t'as l'alcool remplit de sang, et tu veux rire. Rire, et plaisanter, et te sentir encore un peu léger. Alors tu passes la porte. Je vais fermer qu'il te dit et toi tu te fais juste la réflexion qu'il est beau et que c'est un homme. Un homme dans ce métier-là ? Tu ne l'avais jamais remarqué. Tu souris. Pas jusqu'aux yeux. Tes yeux eux disent aidez-moi. Tes yeux eux disent prenez-moi. Tes yeux, au fond, ils en appellent à l'avenir que ce gars pourrait te prédire. Tes yeux, au fond, ils en appellent à l'espoir que ce gars pourrait te fournir.

Tu te retrouves sur une chaise et lui, il trie les cartes. Tu l'observes faire. Tu te dis qu'il a de beaux doigts. Fins et longs. Que tu aimerais les tenir entre tes mains, les embrasser. Tu ne sais plus très bien ce que tu dis. Il tire. Tu souris. Des soucis ? Aucun. « Pas vraiment... Sauf si je dois vous comptez dedans. » Tu remontes tes pupilles vers lui. Le fixe. Amusé. Tu le savais, que ça allait être amusant. Tu n'y as jamais cru, à toutes ces choses-là. N'est-ce pas ? N'est-ce pas ? « Ou alors vous dites ça parce que je suis bourré. » Tu ne le caches pas vraiment. Ca servirait à quoi ? Toi, t'assumes d'avoir plus d'alcool que de sang dans les veines. Toi, tu t'en fiches si ton haleine sent un peu trop fort, si tu te mets à fantasmer sur des inconnus qui te lisent l'avenir. Tu t'en fiches, tant que tu l'oublies, un peu.


fucked up

Nothing ever makes sense, I'm not feeling alright. Staying up 'til sunrise and hoping shit is okay, pretending we know things... I don't know what happened ; my natural reaction is that we're scared, so I guess we're scared.


Dernière édition par Drake I. Szandor le Jeu 21 Juin - 11:13, édité 2 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 09/06/2018 J'ai posté un total de : 19 kunas en banque. On me dit que : Anchovy Je crédite : moi (avatar) , Sial (signature) donc j'ai : trente-trois ans. à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :
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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Jeu 21 Juin - 10:21

You scratch all my itching wounds for me. The only one in this world who knows me, I can't help but come back. Eenie meenie minie moe, my pain and my cure. Eenie meenie minie moe, my prison and my paradise. (@chainedup // beerus)


Il n'a pas d'autres soucis que toi. C'est ce qu'il te dit, tu ris.
Il n'est alors pas le seul.
Tu es ton propre problème, c'est souvent le cas et cet homme semble être le sien aussi. Ça te fait rire.
« Je ne sais pas, peut-être. On ne boit jamais sans raison. » et il n'y avait pas besoin de la lune sur la table pour savoir qu'il avait des problèmes -peut-être, quelque chose à oublier -sûrement, quelque chose à se pardonner -probablement.
Remise en question, peurs profondes, angoisses, insécurité.
Tu rigoles seul.
« Vous n'y croyez pas, hm ? » mais cela arrive souvent. Qui voudrait croire un arracheur de dent.
On ne peut pas lire l'avenir, Jasmin que fais-tu ?, on ne peut que pousser un peu le destin.
Tu ne devrais pas jouer sur ce chemin qu'ils t'ont déjà dit, il ne faut pas emmêler le fil rouge, tu finirais par le casser.
Tomber.
Tu souris.
« N'y pensez pas. » tu ne sais pas trop à quoi.
C'est plus facile à dire qu'à faire, Jasmin. Toi non plus, tu n'y penserais pas, si tu le pouvais, si de simples mots guérissais. Toi non plus, tu n'y penserais pas mais les mots sonnent creux, les mots sont noeuds.
Tu souris.
Sourire commercial, sourire amical.
Sourire nuptial.
Tu souris parce que la lune brille.
« Posez-moi une question. » dis-tu soudainement, « Sur vous. » ou sur toi, « Si vous le voulez. » et même s'il ne veut pas, il voudra.
La curiosité est un vilain défaut disent-ils, elle fait faire des choses insensées, elle fait tourner des têtes.
La curiosité rend fou tous les saints. Toi elle t'a rendu malade, cette curiosité. Elle t'en a fait voir de toutes les couleurs. Elle t'a mené ici, trafiquant de mensonge, vendeur de mots doux.
Tu n'as rien de plus que les autres, rien qui te permette d'éclairer leur chemin, rien qui te permette de les guider.
Tu as cette bouche doucement nouée de mots, tu as ces yeux qui brillent quand le désespoir des autres se fait ton bonheur.
Tu es atroce comme humain, Jasmin. Tu voudrais que rien de tout ça ne t'arrive mais les autres te réjouissent.
Tu es atroce comme humain, Jasmin. Tu aurais pu renvoyer cet homme chez lui, le laissez se noyer dans son verre à moitié plein -à moitié vide, mais tu profites.
Tu es atroce comme humain, Jasmin. Parce que tu es humain.
Qui ne profite pas des autres, qui ne s'amusent pas des visages attristés, des mots qui coulent, des yeux en cascade.
Qui ne profite pas de quelques faiblesses, de quelques malheurs, de quelques complaintes.
Tu es atroce comme humain, Jasmin et tu souris face à la misère du monde, elle fait ton chagrin.
« Quelque chose qui a du sens, si vous pouvez encore faire sens. » peut-être que tu pouffes un peu, face à tes mots.
Mais tu sais qu'il peut, tu sais qu'il en est capable, il pense encore.
Peut-être qu'il verra clair dans ton jeu -et te voilà à serrer tes cartes, peut-être qu'il comprendra que tu n'es qu'un usurpateur des dieux.
Une étoile déchue,
Un astre tombé,
Un destin brisé.
Et peut-être qu'il se rendra compte que tu es humain, Jasmin.
Ça te fait peur -tu as cessé de croire en l'humanité.
Ton cœur qui bat, sourire fébrile.
Ce n'est qu'une nuit vile.


« Allons vieux, ne fait pas le méchant. »
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Je suis arrivé à Zagreb le : 14/03/2014 J'ai posté un total de : 435 kunas en banque. On me dit que : Jonathon Ng Je crédite : Abyss (avatar) et SIAL (signature) donc j'ai : 23 ans à : donji grad La classe hein ! Côté cœur je suis : perdu avec : toutes ces émotions différentes


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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Ven 22 Juin - 1:31

Tu es assis ici, tu ne sais plus vraiment pourquoi. Toutes les deux secondes, tu te demandes ce que tu fiches ici. Pourquoi tu es venu. Qu'est-ce qui t'as pris. Puis tu vois le visage du garçon, et la crainte se fait moindre. Il a l'air si doux. Il ne pourrait pas te faire de mal, n'est-ce pas ? Ses mirages, tu n'y croyais pas. Tu avais presque peur qu'il te dise qu'elle reviendra, qu'elle t'attendait elle aussi, quelque part. Que ça n'était qu'une question de temps. Tu avais presque peur qu'il te le dise, parce que tu as peur d'y croire. De t'y accrocher pour toujours et d'être incapable de la laisser partir. Incapable d'y survivre. Et ce que tu lui dis, ça le fait rire. C'est si innocent. Peut-être trop. Peut-être était-il vicieux. Un serpent. Tu peux presque l'entendre sonner, là, tout contre ton oreille. Tu ne sais pas si tu apprécies ce son. Il te caresse et en même temps, te fait frissonner. Tes lèvres s'étirent sur sa réponse. « Qui dit que ce sont de mauvaises raisons ? » Il avait parlé de problèmes. Et si tu avais bu à santé de la solution ? Et si tu avais bu pour oublier, parce qu'oublier était la solution ? Tu ne sais pas qui se joue de qui. Ca t'amuse. Un peu. Une part de toi a peur. Peur d'être découverte. C'était toujours si terrifiant, d'être découvert. Mis à nu. Appris par cœur. Tu l'as fais, une fois. Et maintenant, tu bois à la santé de la solution.

Tu secoues la tête à sa question. Non. Tu n'y croyais pas. Pourquoi t'avais l'impression que ça ne le dérangeait pas plus que ça ? Ca devrait le faire chier, non ? C'était son business. Son gagne-pain. Comment allait-il faire si tu ne le croyais pas ? Si tu lui faisais de la mauvaise pub, si tout le monde se mettait à ne plus le croire ? Que se passerait-il ? Tu aurais presque pitié. Tu te sentirais presque coupable. De gâcher les rêves. D'effacer les espoirs. De briser les croyances. Non. Tu n'y accordais pas une seule once d'importance, à ce qu'il te disait. Tu t'y refusais. N'y pensez pas qu'il te dit et c'est à ton tour de rire. Comme si c'était si simple. Comme si il y avait un bouton off, pour effacer les pensées, bloquer l'esprit, vider ton crâne, imposer le silence. Tu aimerais, toi. Imposer le silence. Faire le vide. Ne plus penser, tout court. Ne plus penser, c'est ne plus souffrir. C'est ne plus se souvenir, aussi. Comme figé. Un repos. Tu voudrais du repos. Et son sourire, il brille comme la lune. Pendant un instant tu te dis que ton repos, il se situe là. Dans ce sourire-là.

Une question ? Tu fronces les sourcils. Tu étais quelqu'un de plutôt connu, ici. Tu étais quelqu'un dont on avait décortiqué la vie, dans les articles, dans les interviews, partout. Tu es quelqu'un qui n'a pas besoin de s'afficher dans les médias pour qu'on vienne à parler de toi. C'est une plaie parfois – souvent. C'est une plaie, d'être sous les projecteurs. On ne peut pas faire d'erreurs. Parfois, tu as l'impression de ne plus être vraiment toi. Qu'on te vole des morceaux de toi, à chaque fois qu'on te met quelque part, dans un journal, dans une émission télévisée, dans un passage à la radio. Quelques fois, tu as l'impression qu'on te déchire. Qu'on t'efface. Lentement. Tu réfléchis, longtemps. Tu l'observes, aussi, comme si une question pourrait venir de son visage. Oui. Un serpent. C'est ça. Tu as toujours été fasciné par les serpents. Tu les as toujours pensé plus intelligents qu'ils ne laissaient paraître. Tu souris.

« Le titre de mon tout premier roman... Quel est-il ? » Tu ne l'as jamais publié. Tu n'en n'as jamais parlé. Il est là, dans un coin de ton ordinateur, dans un Drive aussi pour ne jamais le perdre. Trop bancal, trop maladroit encore, sujet peu intéressant. Trop personnel. Comme un journal intime. Ce roman, c'était le premier toi. Ta première fierté. Ton premier secret, aussi. Le seul qu'il te reste, peut-être. Le reste est écrit en noir sur blanc, à l'encre des imprimantes, partout. Tu le fixes, maintenant. Tu attends sa réponse. Sourire un peu amusé, à ton tour. Peut-être que tu profites de la situation. Peut-être bien que tu étais tout aussi horrible que lui, au final. Que tu joues. Tu avais peur, mais maintenant que tu as pris le dessus, tu t'en amuses. C'était l'humanité toute entière, ça. Profiter de l'infériorité des autres. Avoir peur quand on est en dessous. Regarder l'autre avec dédain lorsqu'on était au-dessus. Loi de la nature, diraient les autres. Mais toi, tu sais très bien que vous étiez juste cruels.

C'était un duel. Cette visite était devenue un duel. Et ça te plaisait plus que tu ne voulais bien l'avouer.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 09/06/2018 J'ai posté un total de : 19 kunas en banque. On me dit que : Anchovy Je crédite : moi (avatar) , Sial (signature) donc j'ai : trente-trois ans. à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :
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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Mar 24 Juil - 22:48

You scratch all my itching wounds for me. The only one in this world who knows me, I can't help but come back. Eenie meenie minie moe, my pain and my cure. Eenie meenie minie moe, my prison and my paradise. (@chainedup // beerus)


Tu ne devrais probablement entrer dans son jeu, faire celui qui comprend, celui qui rigole aux quelques mots qu'on lui prononce, aux sourires en coin, aux regards qui se font taquins. Tu devrais rester professionnel, lever la tête et répondre que toutes les raisons sont mauvaises, mêmes les bonnes : quoi que l'on fasse, cela mène à notre perte. Mais tu entends souffler le vent et il te dit en un murmure froid que tu devrais sourire aussi, et que tu devrais croire aux bonnes choses. On peut célébrer, on peut être heureux, boire à la santé de ceux qui pleurent et boire pour ceux qui rient. Tu devrais croire que les gens aiment quand les choses se passent bien, qu'ils s'aiment tout simplement.
Et tu rigoles.
C'est ridicule ; veut-il te faire croire que tout va bien, veut-il te faire croire qu'il sourit, qu'il rit, qu'il ne pleure jamais, qu'il n'a pas mal, qu'il ne sombre pas, qu'il ne dérive pas ? Veut-il te faire croire que le malheur qui accable ses épaules n'est qu'une idée, ton imagination, ta folie ? Mais le fou c'est lui et toi tu danses sur ses malheurs, tu te fais fourbe, démon, joueur, tu te fais soupir et murmure, esprit. Tu voudrais le prendre par les épaules et le secouer, calme-toi l'enfant, tu voudrais le prendre par les épaules et le faire résonner, voir si son coeur cogne contre sa poitrine, s'il se balance ici et là dans dans sa petite poitrine et tu voudrais voir son coeur en grelot tinter de ses pleurs miséricordieux.
Mais tes doigts glissent simplement sur les cartes cartonnée, rugueuses, celles qui donnent la vérité mensonge, celles qui te font paraître et devenir, celles qui guident l'avenir. Tu caresses tes mensonges et tes démons, ceux que tu donnes aux autres, ceux que tu ne veux pas, ceux que tu préfères laisser derrière toi ; mais fuir n'a jamais été la solution, Jasmin tu ne sais que courir, tu ne sais que fuir, Jasmin regarde-toi, oh Jasmin, tu abandonnes.

Un rire t'échappe, poésie, roman, pamphlet, un rire t'échappe et tu ne le retiens pas. Tu couvres simplement tes lèvres de tes doigts, tu abandonnes tes cartes -ses démons sur la table et te voilà peut-être moqueur, peut-être accusateur, peut-être rien et peut-être tout, tu rigoles simplement, coeur ouvert, comme une opération pour laquelle on ne t'aurait pas préparé. Tu rigoles à en pleurer peut-être mais tu retiens tes larmes, maman a toujours dit qu'on ne pleure pas devant les inconnus. Tu voudrais dire pardon, t'excuser sans fierté mais ton regard vibre, ton sourire se casse et tu secoues le tête doucement ; tu voudrais dire pardon, ce n'est pas très gentil de rigoler ainsi mais personne n'a dit que tu étais le gentil dans l'histoire, personne n'a jamais dit qu'il fallait obligatoirement une bonne figure -toi, tu préfères les histoires qui se finissent mal.
Celles qui tombent.
Celles qui saignent.
Celles qui ne s'oublient pas.
« Je n'ai pas dit que je pouvais voir le passé. » as-tu alors dit, amusé peut-être. Croyait-il te bloquer, croyait-il te faire prisonnier, croyait-il te mettre en cage ? Il faudrait alors, que peut-être, il cesse de croire et que les choses se fassent, qu'il agisse, « Je n'ai pas dit que je pouvais voir le futur non plus... », enfin tu ne crois pas. Tu ne sais plus vraiment.
C'est parce que tu dis beaucoup de bêtises, ça, tu sais Jasmin, et tu rigoles encore.
« Je suis simplement là pour dire des choses, comme ça, vous savez, tu sais, je ne dis même pas que c'est vrai, mais peut-être que ça arrivera, sûrement même, les choses arrivent souvent, parce qu'elles doivent arriver, parce que c'est comme ça, c'est la vie » et peut-être aussi parce que tu es comme ça, parce que tu es comme ce serpent qui guide les autres, parce que tu fais que les choses arrivent, et tu rigoles peut-être avec toi-même alors que devant lui tu dresses un pouce tendu, « Comme on l'dit, je donne des coups de pouce. »
Et te voilà idiot à rire, doucement, peut-être un peu trop et encore une fois, tu voudrais dire pardon mais jamais ces mots ne feront leur chemin entre tes lèvres et tu n'as pas vraiment retiré ton pouce non plus, qui sait, peut-être a-t-il besoin qu'on lui donne un petit coup, lui aussi.


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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Lun 30 Juil - 21:13

Son rire, il tinte contre tes oreilles comme une clochette. Il sonne comme un gong, la fin de quoi, de toi peut-être, t'as peur de savoir ce que rire annonce à ton tympan, les secrets qu'il lui chuchote – était-ce possible un tel rire ? Tu n'en n'avais jamais entendu de pareil, avant. Il rit et s'amuse, tu ne sais plus qui se joue de qui. Lui, il n'a pas l'air méfiant. Il a plutôt un air d'enfant un peu trop grand. Et on le dit, souvent ; les enfants sont cruels. Un peu trop égoïstes. Les enfants, ils sont curieux de tout, même de la douleur. Tu ne sais pas si tu devrais te laisser envoûter par ce rire – rire sirène, air angélique. Tu n'as pas envie de lui confier ton cœur, il en ferait des miettes d'étoiles pour nourrir ses rires. Il couvre ses lèvres de ses doigts comme si il voulait y cacher le son qui en sort, c'est trop tard, t'aimerais lui dire c'est trop tard tu ris trop j'aime ce rire il tinte sonne il me brise les tympans je sais pas, c'est beau et horrible, tu vas me faire du mal ? C'est ça que tu aimerais lui demander : tu vas me faire du mal, avec ce rire ? Mais t'es bourré et t'as trop de fierté, alors tu te tais, bouche fermée Drake, fixe-le, accroche-toi tant que tu peux encore t'accrocher. Tu poses ta question, il t'a dit n'importe quoi sur toi alors tu prends l'impossible, l'inimaginable, si il le trouvait alors peut-être que tu y croirais, peut-être que tu aurais peur, très peur.

Mais non.

L'aveu qui détend tes muscles. Qui affaisse tes épaules. T'as pas un air de vainqueur, t'as un air soulagé. Soulagé qu'il ne trouve pas. Soulagé que tu n'ai pas à le croire, que son rire sirène ne t'ai pas emmené vers des contrées lointaines. Tu l'écoutes mais tu souris. Surtout les derniers mots. Un coup de pouce. Des probabilités. Tu sais. Tu comprends. Il ne tire pas les cartes, il tire les chiffres. Les plus grosses probabilités mêlées d'observations. Un objet symbolique. Un air sur le visage. Et toi ? Il pense que tu as quoi ? Elle est constituée de quoi, ta vie ? Il sait qu'elle est vide et creuse ? Que tu la remplis toi-même d'alcool et de nostalgie ? Non. Tu ne lui montres pas. Tu ne veux pas lui montrer. Son rire, tu l'entends déjà trop. « En gros... » Souffles-tu, penchant légèrement la tête comme un chat curieux. « Vous faites des suppositions. Mais c'est plutôt facile ça... Les gens vivent un peu tous la même chose, au fond. La mort. L'amour. Perte du travail, de la maison, de la garde des enfants. » C'était facile, oui. Même toi, tu pourrais le faire. Tu sais observer. Tu le fais, tout le temps, regard rivé sur le monde, tu t'en imprègnes pour tout vomir dans tes livres après. Tu saurais reconnaître n'importe quelle expression faciale en quelques secondes. Pour presque tout le monde. Les faciles. Les endeuillés, les divorcés, les mariés.

Lui, non.

Son expression est enfantine et joyeuse, triste et brisée, du rire dans des larmes, des larmes dans des rires, et tu ne sais pas trop si ta sirène brille ou si elle se noie.

« Alors, » Reprends-tu au bout de quelques secondes de silence à le fixer, le regarder de haut en bas, caresser son pouce – ses lèvres – du regard. Tu aimerais entendre son rire. Le faire taire à jamais. Le fuir. Rester. « Devinez ce que je m'apprête à faire, là, tout de suite. » Ca se lit, non ? Sur ton visage, peut-être. Tu ne sais pas trop toi-même ce que tu vas faire ; en fait si. T'as peur que ça soit l'alcool qui parle ; mais tu sais que non. Tu attends. Tu veux savoir si il va comprendre, deviner tout ce que son rire te fait. Et ça te fait étrange, d'avoir envie d'autre chose qu'un coup d'un soir. Ca te fait étrange, d'avoir envie de connaître quelqu'un, de comprendre comment il réagissait, quelles étaient ses expressions faciales, deviner ce qui se trouvait réellement au fin fond de son cœur d'enfant.


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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Ven 17 Aoû - 17:31

You scratch all my itching wounds for me. The only one in this world who knows me, I can't help but come back. Eenie meenie minie moe, my pain and my cure. Eenie meenie minie moe, my prison and my paradise. (@chainedup // beerus)


Et te voilà à penser que sa vision de la vie est bien triste ;
ronde monotone, c'est un peu comme ça qu'il imagine l'avenir.
Il ne voit qu'un escalier qu'il faut descendre là où tu te dis qu'il faut monter ; tout le monde est triste, tout le monde a du mal à vivre, tout le monde doit survivre.
Mais toi ça t'amuse, ça te fait rire ; te voilà avec un sourire qui ferait pâlir le soleil.
Tu te sens idiot peut-être; idiot de jouer alors que tu te sais presque perdant, alors que tu te sais inférieur, alors que tu te sais dans une position délicate.
Mais tu aimes prendre des risques ; c'est comme ça qu'on dit, non ? Tu aimes sentir ton coeur battre parfois et tu aimes que l'on te donne tort, que l'on te mette face au fait accompli, que l'on te dise ce n'est pas vrai. Tout cela devient d'autant plus plaisant quand la roue soudainement tourne et te voilà vainqueur ; gagner, c'est peut-être aussi pour ça que tu fais ce métier, peut-être as-tu l'impression de gagner contre la vie. Même si ce n'est que quelques secondes, quelques journées ou la moitié d'une année ;
Tu aimes gagner du temps, l'affronter, courir après.
Qu'avez-vous d'autre à faire que de courir après le temps ? Invention qui fait tourner en rond, invention qui fait tomber.
Le temps est maître disent-ils mais toi, tu essayes de l'apprivoiser.
« Et vous, qu'est-ce que vous avez perdu alors ? » que tu as demandé, sourire taquin, sourire en coin -quittera-t-il ton visage un jour ?
Mais si les histoires sont toutes les mêmes, c'est que la sienne n'en diffère pas ; et peut-être comprendra-t-il l'étendu de ton pouvoir.
C'est ça que tu fais, te servir des mots des autres pour en savoir plus, comprendre leur vision du monde pour les voir eux.
C'est ça que tu fais, les faire parler jusqu'à ce qu'ils baissent les armes, s'abandonnent. Il en avait dit peut-être un peu trop tu ne pouvais te retenir ; c'est ainsi que tu commences mais peut-être ne devrais-tu pas porter tant d'intérêt à cette personne.
Peut-être est-il temps de fuir.
Le temps, tu n'en as plus vraiment.
Le temps, il t'a rattrapé.
Te voilà bloqué.

Regards qui se font lourds et mots qui se font languissant.
Ce n'est pas une question, c'est un ordre.
Frisson.
Tu ris ; quand cesseras-tu cette mélodie ? Tu ris peut-être trop fort, peut-être pas assez, tu ris surtout de lui et de son haleine alcoolisée, de ses yeux embués, de son sourire en travers.
Tu ris de ses mots d'enfant, ceux qu'on ne dit plus vraiment, ceux que tu n'as jamais entendu. Tu ris de cette fausse menace, de cette prévention, de ce moment où tu pourrais fuir, tu as le temps, le pousser peut-être, le faire tomber.
Mais peut-être est-il déjà à tes pieds ?
Te voilà amuser.
« Une bêtise. » réponds-tu, enfantin certainement, taquin probablement, provoquant surtout.
Quelque chose qu'il va regretter, quelque chose qui va lui faire perdre son temps, quelque chose qui va le faire réfléchir, quelque chose qu'il ne contrôle pas.
Une erreur,
Un sourire.
« Quelque chose que vous allez oublier » qu'il mettra sur le compte de l'alcool, des idées vaporeuses et des humeurs joueuses, quelque chose qu'il dira ne pas connaître, quelque chose qu'il fera peut-être semblant de n'avoir jamais vécu, ce n'était pas moi, un autre, une autre vie, pas la mienne, pas ici mais toi ça te fait rire, que veux-tu y faire ?
Que peux-tu y faire ?
Et voilà qu'il rigole encore -tu pouffes, légèrement, tu laisses ton regard se battre avec le sien.
Tu ne feras rien, tu ne bougeras pas.
Et tu te contentes de sourire ;
« J'ai déjà dit que je ne devinais pas, je sais, c'est tout. », sourire en coin,
Éternel.


« Allons vieux, ne fait pas le méchant. »
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Je suis arrivé à Zagreb le : 14/03/2014 J'ai posté un total de : 435 kunas en banque. On me dit que : Jonathon Ng Je crédite : Abyss (avatar) et SIAL (signature) donc j'ai : 23 ans à : donji grad La classe hein ! Côté cœur je suis : perdu avec : toutes ces émotions différentes


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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   Jeu 6 Sep - 0:24

Qu'est-ce que tu as perdu Drake ? Tes lèvres s'étirent. Tes lèvres s'étirent, mais c'est infiniment triste, soudain. Parce que cette question, tu te la poses tous les jours. Tous les matins. Lorsque tu ouvres les yeux, elle arrive en vague, elle t'engloutit, t'étouffes, tu te noies dans son flot, tu as mal. Cette question, tous les matins, viens t'arracher le cœur. Parce que tu fais le bilan, et qu'il est moche. Horripilant. Dégoûtant. Parce que tu fais le bilan, et que tu as perdu plus que tu n'as gagné, toi qui avait voulu conquérir ta propre vie. La seule personne qui t'était réellement chère, ton cœur, ton petit bonheur. Ruiné, envolé, déchiqueté. Qu'est-ce que tu as perdu, Drake ? Un amour. Une joie de vivre. Peut-être même une part de ton talent. Tu avais beau vendre toujours, souvent, tes plus anciens fans te demandent ce qui t'est arrivé. Ils t'indiquent que tes livres sont différents d'autrefois. Que ton style a perdu quelque chose. Que tu as perdu quelque chose. Oh, si ils savaient. Si ils savaient, que tes fleurs ont fanées, que ton appartement est vide, silencieux, que ton esprit est un peu dans le même état. Poussiéreux. Oui, tu souris. Tu souris, parce que tu ne sais pas pleurer. Qu'on ne t'a jamais vraiment apprit comment faire. Qu'on t'a toujours dis que les hommes, ça ne pleurait pas. Alors, toi, tu ne pleurais pas. Tu restais seulement sans voix, les bras ballants, à regarder ta vie d'autrefois s'effondrer en miettes. « Moi-même, je crois... » Finis-tu par souffler. Finis-tu par avouer. Et c'était déjà énorme, ce que tu lui disais là. C'était déjà beaucoup trop. Tu allais regretter. Demain, tu regretterais, tu le savais. Il le savait aussi. Ca se voyait, à son sourire, à son air, il avait l'habitude de faire parler tout le monde, il avait l'habitude de tirer les vers du nez, d'être celui sur qui on s'épanche. Il se roulait dans les larmes des autres, mais pouvais-tu le blâmer ? Sûrement pas. Vous étiez tous vicieux. Vous étiez tous mauvais. Tu l'as compris il y a longtemps. Qu'un cœur n'était jamais vraiment blanc - même pas le sien. Même pas celui de ton premier et unique amour. Qu'elle aussi, avait un côté sombre, un côté qui faisait mal, qui pouvait venir et tout détruire sur son passage. Tu ne pouvais pas le lui reprocher, à elle non plus. Elle voulait se sauver. Instinct de survie. Qui bouffait l'autre ? Qui a le plus perdu dans cette bataille ? Tu aimerais le demander, à l'homme devant toi. Lui, il doit savoir. Qui a réussi à plus dévorer l'autre. Qui s'en est sorti plus victorieux.

Mais tu te tais.
Les hommes ne pleurent pas, Drake.
Tu restais seulement sans voix, les bras ballants, à regarder ta vie d'autrefois s'effondrer en miettes.

Et puis tu ouvres la bouche, pour lui demander autre chose. Lui poser une autre question. Une autre devinette. Un peu plus amusante. Tu te demanderais ce que tu avais fais plus tard. Tu regretterais dans un autre espace-temps. Là tout de suite, tu t'amusais. Là tout de suite, tu ne voulais pas penser, pas imaginer, pas paniquer. Avoir peur n'était pas pour toi. Avoir peur n'était pas pour les hommes. Et il répond, avec son air d'enfant insolent. Il répond, une bêtise, et il visait juste. Tu ne sais pas comment, mais il visait juste. Une bêtise. Une grosse ? Tu ne savais pas vraiment. Tu ne croyais pas, non. Tu verrais bien. Une bêtise, que tu allais oublier, qu'il rajoute. Cette fois, c'était faux. "Je ne suis pas assez bourré pour ça" Contres-tu aussitôt. Parce que c'était vrai. Que tu connaissais bien tes limites pour les avoir tentées mainte et mainte fois, et que cette fois, tu étais loin de les atteindre. Non, c'était une bêtise dont tu te souviendrais. Avec laquelle tu t'éveilleras demain, et le poids sur ton crâne ne sera pas seulement dû à la gueule de bois. Tu le sais. Tu assumeras. Peut-être. On verra bien. Tu avais de nombreuses fois cherché à oublier ; à tout effacer de ta mémoire. Cette fois, ça ne sera pas le cas. L'alcool, c'était finit pour toi ce soir. Après cela, tu rentreras chez toi, et tu t'échoueras sur ton lit trop grand pour toi seul. Tu dormiras. Et cela sera tout. Mais ça sera après cela. D'abord,

tu devais l'inviter.

« Un restaurant » Que tu souffles soudain, avec un grand sourire, aussi grand que le sien. Comme si tu lui proposais un jeu. Un jeu du chat et de la souris, peut-être, du chat perché, du chat figé. « Cela vous dirait un dîner, un soir ? Demain soir, si vous êtes libre. Ou quand vous l'êtes. Je m'en fiche. » Toi, tu l'étais tout le temps. Libre. Tant que tu écrivais, que tu respectais tes délais, le reste n'avait pas d'importance. Ton éditeur se fichait du reste. Ton éditeur se fichait de ton état à la fin d'un chapitre, de ce qui t'avait coûté pour l'écrire, le vomir sur les pages, le taper sur le clavier. Libre. Libre de tout, sauf de toi-même, de ce qui se trouvait au sei de ta cage thoracique. Libre. « J'aimerais vous inviter. » Vous connaître un peu plus. Vous m'intriguez. Tu ne peux pas le dire ; ça n'était pas correct, ça n'était pas dans les mœurs. Tu te tais, encore une fois. Mais tu sais qu'il le lira dans tes pupilles. Peut-être parce que ce soir, tu croyais un peu en sa magie de joueur de pipeau. « Peut-être est-ce une bêtise c'est vrai... Mais je n'oublierai pas, ça, c'est certain. » Et tu sors ton portable, pour lui montrer. Tu ouvres ton calendrier, le doigt flottant au-dessus de l'écran, prêt à noter le rendez-vous là où il sera convenu. Et tu le fixes. Longuement. Accroché à ses lèvres, que l'alcool te pousse à vouloir embrasser.

Ca c'est ce dont tu essaies de te convaincre.

Mais ça n'est pas l'alcool qui te donnait cette envie-là, au fond,
tu le sais.

C'est l'envie d'aventures,
l'envie de vivre,
l'envie de sentir ce morceau mort dans ta cage thoracique
revivre de nouveau.


fucked up

Nothing ever makes sense, I'm not feeling alright. Staying up 'til sunrise and hoping shit is okay, pretending we know things... I don't know what happened ; my natural reaction is that we're scared, so I guess we're scared.
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MessageSujet: Re: Drake ϟ【100% PARANOID】   

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 Drake ϟ【100% PARANOID】

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