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 you'll miss the magic of these good old days (tobias)


Je suis arrivé à Zagreb le : 21/06/2014 J'ai posté un total de : 332 kunas en banque. On me dit que : Ashley Frangipane Je crédite : .Cramberry et tumblr pour les gifs. donc j'ai : 23 ans. à : Trešnjevka. La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire.


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MessageSujet: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Mar 19 Juin - 20:44

couverture

You'll miss the magic of these good old days

La panique. La panique au fond de tes veines. C’est stupide. Tu te sens stupide. Tu te sens stupide, mais tu ne peux t’empêcher de courir chez ton frère. Parce que tu ne sais pas quoi faire. Parce que tu as besoin de l’embêter, peut-être un peu, aussi. Peut-être que c’était aussi stupide que ça. Peut-être que c’était juste ça.
Comme si tu craignais qu’un jour, il ne soit plus là.
Comme si tu craignais qu’un jour, tu ne puisses plus l’embêter comme ça.
Que tu ne puisses plus lui demander un conseil. Son avis. Sur tout. Sur tout, sur souvent n’importe quoi, et surtout tout de suite.
Même s’il était probablement trop tôt. Même si ce n’était pas raisonnable de débarquer chez lui à cette heure-là.
Tu es presque venue en courant. Tu es presque venue aussi vite que tu pouvais. Comme si tu craignais que ça te sorte de la tête. Comme si tu craignais de te dégonfler, de ne plus oser le dire. De ne plus avoir la force de le dire. De laisser les mots passer.
Tu as grimpé les escaliers quatre par quatre – en réalité deux par deux au départ, puis une par une parce que tu étais trop essoufflée. Tes doigts ont actionné la poignée de porte, sans même que ton esprit ne pense à frapper.
Appartement vide.
Personne pour hurler sur ta présence soudaine, pour te crier dessus. Personne pour te dire de partir. Pas de Matea. Pas l’autre colocataire non plus.
Et pourtant, tu continues d’avancer. Pourtant, tu continues de déambuler dans l’appartement, d’avancer jusqu’à la chambre. Jusqu’à la porte de sa chambre. Porte que tu pousses sans ménagement. Tes pas s’accélèrent, ta silhouette s’élance. Tu bondis, féline, dans les draps. A califourchon sur ses cuisses, en hurlant son prénom. « Tobiaaaaaaaaaaaaaaaaaas. »
Peut-être qu’il n’était pas seul.
Peut-être que ce n’était pas lui.
Tant pis.
Tu tires la couette, pour le découvrir. Pour vérifier qu’il s’agissait bien de la chevelure de ton frère. Mèches brunes. Cheveux longs. Impossible de te tromper. « Il faut qu’on parle. » déclares-tu, avant de laisser tomber tes chaussures au pied du lit et de te glisser dans ses draps. Tu souffles. Tu souffles, le temps de fixer le plafond. Sans trop oser le regarder, sur l’instant.
Tornade.
Tornade finalement suspendue.
Comme arrêtée dans ton élan.
« Faut que je leur dise. » déclares-tu finalement. « A papa et … ma maman. » lâches-tu doucement, un peu hésitante. Tu te sentais idiote. Tu te sentais stupide. « Que je suis … Que j’aime les filles … Aussi. Ils … Ils le prendront pas mal, si ? » demandes-tu, alors que tu tournes ton visage vers lui.
Ça te prend presque à la gorge.
Ça te fait paniquer.
Un peu. Rien que cette idée.
« J’veux dire, c’est stupide. Je. Tout le monde le sait. Je … Que je suis pas juste … Juste hétéro et … Et puis voilà. » Tu t’es cachée sous la couette. Tu t’es blottie sous les draps, recroquevillée sur toi-même. « J’suis stupide. » avoues-tu dans un marmonnement étouffé. « Tu crois que … Que c’est grave si j’ai pas de mot précis pour dire ce que je suis ? Qu’ils comprendront quand même ? » demandes-tu, alors que ta voix s’étrangle. Tu t’es tortillée. Tu t’es tortillée, pour venir te blottir contre lui. Pour venir chercher un câlin que tu n’osais pas vraiment demander à voix haute. « J’aurais pas … pas dû te réveiller juste pour ça. » murmures-tu, comme si ça allait suffire pour t’excuser. Comme si ça allait être suffisamment valable pour te faire pardonner, alors que tu avais manqué de lui déclencher un infarctus. « Désoléééée. » piailles-tu, à deux doigts d’éclater en sanglots. Fatiguée par ta propre stupidité. Fatiguée par tes hésitations, par toutes ces questions qui te retournent en permanence l’esprit. Et tu t’accroches à son bras. Désespérée. Comme si ça allait te sauver.




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Je suis arrivé à Zagreb le : 30/03/2018 J'ai posté un total de : 461 kunas en banque. On me dit que : Julien Doré Je crédite : Fae pour l'avatar. MORPHINE pour les images de ma signature et CRIMSON DAY pour le codage de ma signature. donc j'ai : 35 ans à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :





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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Mar 19 Juin - 22:15

La bière de la veille n’a pas aidé mon faible corps à s’endormir alors que tout tournait autour de moi. L’arrivée jusqu’à mon lit à presque cinq heures du matin, avec un taux d’alcool dans le sang aussi haut a relevé de l’épreuve. Tout d’abord il a fallu affronter les plusieurs marchent menant au second pallier de l’immeuble afin d’arrivée à la porte d’entrée. L’ouverture de la porte, les mains tremblantes s’est faite après assez de tentatives pour qu’une demi-heure se soit écoulée entre temps. Quant enfin la porte s’est ouverte, j’ai failli me vautrer dans le couloir, maudissant l’un de mes colocataires pour avoir laisser une paire de chaussure à un endroit assez propice pour commettre un meurtre !

Bien loin de tout ces états d’âmes, je me suis avancé jusque dans ma chambre non s’en mettre quasiment tromper en chemin avec celle de Matéa. Evidemment, après être arrivé dans ma chambre, enlever mes chaussures fut la mission la plus compliquée en soit. Le sol tanguait assez dangereusement pour que je m’effondre sur le sol. Après plusieurs essais infructueux, la chaussure gauche au sol, puis la droite, je me suis effondré sur le lit pour enlever le reste de mes vêtements. Un début de nausée a pointé le bout de son nez et je me suis mis complètement nu pour échapper à l’odeur persistante de cigarette sur moi et de sueur. C’est ensuite après un certain temps que je me suis endormis, comateux de ma soirée trop arrosée.

Pour autant, à peine quelques minutes après avoir fermé les yeux, un cri retentit dans la pièce pour me faire sursauter dans mon lit. Quelques minutes ? Il semblerait qu’avec les rayons du soleil qui agressent mes rétines, ce soit un peu plus que ça, mais je ne saurais dire depuis combien de temps. Dérouté, je mets quelque secondes avant de reconnaître la voix de la jeune femme qui saute dans mon lit. Un grognement sourd et désinvolte accompagne son geste, je ne le reçois pas avec gentillesse. Après tout, qui a diable a invité ma sœur Anja dans mon lit si tôt un samedi matin ? Un autre grognement sort de ma gorge alors que je dis :

« Huum sors d’ici…laisse-moi mourir. » Pour autant, le ton pressant de ma sœur suffit à me réveiller assez pour que je soulève une paupière pour la fixée tandis qu’elle soulève la couette. Je la retiens d’ailleurs d’une main pour cacher ma nudité qu’elle a déjà vue bien trop de fois. Elle se glisse à l’intérieur des draps sans s’en formaliser et soupire de contestation. « Qui t’a invité où laisser entrer ? Je vais le tuer… » Je me dis que déjà je tuerais le colocataire qui a osé un tel affront. Doucement j’écoute pourtant ce qu’elle a à me dire, un peu inquiet de son ton. Elle semble vouloir un câlin et je ne la repousse pas, jamais même si son caractère emporté me gêne bien souvent au quotidien. Nous sommes deux entités bien différentes elle et moi.

« Tu as des questions existentielles si tôt le matin toi ? Tu penses qu’ils diront quelque chose ? » Anja sait sans doute que moi-même j’aime les hommes et notre père ne l’a jamais très mal pris. Il a eu un certain temps pour s’y faire, c’est évident, mais il n’a jamais rien dit de plus que « d’accord Tobias, comme tu veux. » Alors, il se demande pourquoi sa petite sœur angoisse à ce point. « Chuut doucement Anja, pourquoi papa dirait quelque chose ? Il sait déjà pour moi tu sais…et je pense qu’il s’en doute en un sens. Tu sais, ça se voit ces choses-là…il le savait déjà pour moi. » Je suis même surprit qu’elle n’ai pas fais son coming out plus tôt que ça, mais chacun à son rythme.

« C’est rien, je suis toujours là pour toi, mais plus jamais aussi tôt le matin, pas si c’est pour une question vitale… »





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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Ven 29 Juin - 20:22

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Un grognement t’accueille. Un grognement t’accueille, alors que ton frère t’invite à sortir de sa chambre.
Comme si tu allais l’écouter.
« Qui t’a invitée ou laissée entrer ? Je vais le tuer… » Tu grimaces, un peu. Il tirait quand même une drôle de tête, ton Tobias. Il avait l’air bien mal en point. Cuité, en réalité. « C’était ouvert, alors j’suis rentrée. Promis ! » Personne pour t’ouvrir. Personne pour t’aider à lui faire une farce. Même pas Matea.
Alors, tu parles. Tu parles, pour essayer de te soulager. Pour essayer de calmer ton esprit tordu. Tes réflexions compliquées. Tu parles, avant de te blottir contre lui.
Odeur d’alcool et de sueur qui vient désagréablement te chatouiller le nez.
« Tu pues. » ne peux-tu t’empêcher de lâcher, juste avant que ta voix ne parte à moitié dans les aigües, perdue entre la panique et les larmes. « Tu as des questions existentielles si tôt le matin toi ? Tu penses qu’ils diront quelque chose ? » Tu hoches la tête, doucement. Tu hoches la tête à la première question, et hausses les épaules à la deuxième. Tu n’en sais rien. Tu n’en sais rien, et peut-être qu’au fond, tu espérais que ton frère puisse t’aider. Tu espérais qu’il puisse te conseiller. « Chuut doucement Anja, pourquoi papa dirait quelque chose ? Il sait déjà pour moi tu sais…et je pense qu’il s’en doute en un sens. Tu sais, ça se voit ces choses-là…il le savait déjà pour moi. » Tu te perds dans ses cheveux. Tu te perds, pour éviter d’éclater en sanglots, tellement tu te sens stupide. « C’est rien, je suis toujours là pour toi, mais plus jamais aussi tôt le matin, pas si c’est pour une question vitale… »
Tu t’es cachée.
Tu t’es cachée, honteuse, derrière tes mains.
« Mais si … mais si … » commences-tu, en hoquetant presque péniblement. « Ils auront peut-être jamais de petits enfants, du coup et je … » Tu avais peur qu’ils t’en veulent. « S’ils croient que c’est … que c’est de leur faute si on est tous les deux … tous les deux … » Pas vraiment comme il fallait. Pas vraiment comme vous auriez dû être à la base. Pas vraiment comme une bonne moitié de la société. « Et puis … Et puis si ça change … si … si je ne trouve pas les mots corrects pour expliquer ? » Tu suffoquerais presque. Tu étoufferais presque. « Je voudrais pas … Qu’ils soient déçus. »
Peut-être qu’ils pouvaient en supporter un. Peut-être qu’ils ne pouvaient pas en supporter deux. Tu n’en avais aucune idée, en réalité. Peut-être que ce n’était que ton imagination qui te torturait. Peut-être que c’était simplement ton imagination qui déraillait.
Tu ne savais pas.
Tu ne savais pas, et le seul truc que tu étais capable de faire, c’était de te blottir comme un chaton contre ton demi-frère. « T’as bu ? » demandes-tu, alors que ton nez essayait de se frayer un chemin dans ses cheveux. Mélange de sueur et d’alcool. Mélange qui t’avait déjà fait lâcher un commentaire quelques instants avant.
Est-ce qu’il avait bu seul ?
Est-ce qu’il était sorti avec des copains ?
Tu le fixes. Tu le fixes, comme si tu attendais une réponse. Parce que s’il faisait attention à toi, tu pouvais bien faire attention à lui aussi, n’est-ce pas ? Tu pouvais bien t’inquiéter de ce qu’il devenait, au moins pour le soutenir. Au moins pour le retenir, au cas-où il sombrerait.



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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Lun 2 Juil - 23:48

L’intrusion de ma sœur n’est pas nouvelle. Elle est presque habituelle, comme une routine. Parce qu’Anja est un coup de vent, insaisissable. Un peu comme moi, un mystère qu’il faut découvrir par petite dose. Certains ont tendance à penser que je suis volage, jamais à la bonne place. Pour moi les place sont changeantes, jamais les mêmes, jamais tout à fait pareil. Je grogne tout de même face à cette intrusion. Parce qu’il est beaucoup trop tôt, car j’ai une gueule de bois et que mon corps me supplie déjà de me rendormir. Le manque de sommeil peut faire des choses très graves pour la santé. Saviez vous qu’on pouvait avoir des troubles de l’attention ? Des vertiges, et tout un tas de choses pas très saines. A long terme on risque la folie. C’est pour dire.

Passant ce trait d’amour, même si je grogne, je garde ma sœur contre moi un peu surprit de toutes ses questions. Sortir de son placard n’est jamais une chose facile. Parce que le monde est plus beau lorsqu’on vie dans le dénie. Parce qu’il est plus simple de croire qu’on n’a rien de différent, qu’on est conforme. J’aimerais en dire autant de moi, mais ce serait un mensonge. Personne n’est réellement conforme. C’est un mensonge, un beau mensonge pour se sentir intégrer bien à sa place.

« Je penserais à vérifier que ce soit fermer à clef la prochaine fois. Surtout si c’est pour t’entendre dire que je sens mauvais. » Parce que l’amour entre nous est ainsi. Un peu vache, un amour d’une fratrie qui ne se ressemble pas tant que ça. Au-delà de la ressemblance physique, elle et moi sommes bien loin d’être les mêmes. C’est peut-être ce qui rend les choses plus simples pour s’entendre. Le monde gravite différemment, mais pas de manière opposée. Un savant mélange de divergence. « C’est Matea qui a encore dû sortir sans fermer… » que je parviens à grogner.

Ce qu’elle dit m’intéresse bien sûr, mais je suis ainsi, toujours capable de faire un trait d’humour. Parce que je suis jamais concentré sur la même chose plus de dix secondes. Parce que mon esprit est trop ailleurs, trop loin pour rester bien à la place qu’il devrait avoir. Tandis que je la tiens tendrement dans mes bras, j’oublie presque que je suis nu sous les draps. Ce n’est rien, ce ne sera pas la première fois qu’elle me voit nu. En rentrant la veille je n’ai pas vraiment pris la peine d’enfiler un pyjama, trop déchiré pour penser à autre chose qu’à calmer la pièce qui tournait tout autour de moi.

« Tu t’inquiètes pour les petits enfants ? Tu as le temps de voir, de toute façon, ils décident pas de ta vie. Tu vas pas les décevoir Anja. Et même si ce serait le cas, moi je serais fier de toi. » Parce que la vie vaut plus la peine d’être vécu en étant en accord avec soi-même. Parce que l’amour n’a pas de frontière. Parce qu’il devrait toujours en être ainsi. « Tu sais…quand je l’ai dit, je pensais qu’ils allaient me renier…me foutre dehors. En fait, j’en étais sûr. » Que je commence à raconter. Ce passage de ma vie, elle ne le sait pas. Puisque ce ne sont pas des choses auxquelles moi je prête importance habituellement.

« Je suis venu voir papa, je savais pas comment lui dire. J’avais seize ans, un copain et je croyais que j’étais fou amoureux. Je lui ai dis que je crois que j’aime les garçons, que ça fait un moment que c’est le cas. » Je souris un peu amuser, regardant Anja dans les yeux. « Papa était surprit, il m’a dit que maman s’en doutait mais qu’il ne voulait pas y croire vraiment au début. Que sa religion ne lui a pas apprit à gérer ces choses-là. Mais qu’il est moderne, qu’il comprend. » Je soupire doucement, passant ma main dans mes boucles emmêlées. Un shampoing sera nécessaire. Comme une douche.

« En fait, plus tôt dans la semaine, il m’avait vu avec ce garçon. Il m’a dit que plus tard qu’il m’avait vue pour la première fois réellement souriant avec quelqu’un. Amoureux. Que pour lui ça primait au-dessus de tout. » Lentement je fixe ma sœur et lui dit donc : « Alors je peut pas te promettre qu’il sera heureux, sa religion lui donne pas ce luxe…mais il peut comprendre tu sais. » Parce que notre père est un homme censé. Qui aime ses enfants.

Après un moment à la câliner je souris face à sa remarque. « Oui, et baiser si tu veux tout savoir. » Ce n’est pas une nouvelle, ma vie est assez volage pour aimer un inconnu chaque soir. Un amour éphémère mais très agréable.





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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Dim 15 Juil - 20:00

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« Je penserais à vérifier que ce soit fermé à clef la prochaine fois. Surtout si c’est pour t’entendre dire que je sens mauvais. » Tu lui as adressé un semblant de regard scandalisé. C’était vrai. Il sentait mauvais. Il puait l’alcool à dix kilomètres : pourquoi est-ce que tu n’avais pas le droit de le lui faire remarquer ?

Et puis tu parles. Tu essaies de lui expliquer. De lui faire comprendre tes peurs, tes craintes. « Tu t’inquiètes pour les petits enfants ? Tu as le temps de voir, de toute façon, ils décident pas de ta vie. Tu vas pas les décevoir Anja. Et même si ce serait le cas, moi je serais fier de toi. » Petite sensation de chaleur au fond de ton cœur. « C’est vrai ? » demandes-tu, doucement. « Tu sais…quand je l’ai dit, je pensais qu’ils allaient me renier…me foutre dehors. En fait, j’en étais sûr. » Tu as serré ton frère un peu plus fort contre toi. Comme pour le rassurer. Comme si ça allait changer les choses. Comme si ça allait faire taire les craintes du passé. « Je suis venu voir papa, je savais pas comment lui dire. J’avais seize ans, un copain et je croyais que j’étais fou amoureux. Je lui ai dit que je crois que j’aime les garçons, que ça fait un moment que c’est le cas. » Tu écoutes, encore. Tu écoutes, en ouvrant grand les yeux. Tu écoutes, touchée par ses mots.
Peut-être qu’il suffisait de ça.
Peut-être qu’il suffisait d’un peu de courage pour y arriver. D’un peu d’amour, et l’impression que rien ne peut vous arriver. Que même le pire serait surmontable. « Papa était surpris, il m’a dit que maman s’en doutait mais qu’il ne voulait pas y croire vraiment au début. Que sa religion ne lui a pas appris à gérer ces choses-là. Mais qu’il est moderne, qu’il comprend. » Tu souffles, doucement. Tu souffles, en essayant d’anticiper. « En fait, plus tôt dans la semaine, il m’avait vu avec ce garçon. Il m’a dit que plus tard qu’il m’avait vu pour la première fois réellement souriant avec quelqu’un. Amoureux. Que pour lui ça primait au-dessus de tout. » L’histoire, tu ne l’avais jamais entendue. L’histoire, tu ne l’avais jamais vraiment connue. Pas dans son intégralité, pas avec les détails qu’il venait de te donner. Alors, est-ce que tu devais croire que, pour toi aussi, ça allait bien se passer ? « Alors je peux pas te promettre qu’il sera heureux, sa religion lui donne pas ce luxe…mais il peut comprendre tu sais. » Il peut comprendre. Il pouvait comprendre. « Merci, Tobias … » souffles-tu, doucement. Pour ce qu’il t’avait dit. Pour ces quelques mots qui te réchauffaient le cœur. Pour ces quelques mots qui te rassuraient. Tu souffles. Tu souffles, bienheureuse. Peut-être qu’il ne fallait pas que tu te décourages. Peut-être qu’il ne fallait pas que tu abandonnes. Peut-être que c’était comme sauter à l’élastique. Juste faire un pas en avant, et se sentir enfin libre.

Et puis, tu demandes. Tu demandes s’il a bu. « Oui, et baiser si tu veux tout savoir. » Dans un cri d’effroi feinté, tu t’es écartée. « Arrrk, c’est dégueuuuuu ! » commences-tu. « Où ça ? Là ? » demandes-tu alors. Tu te surprends à agiter les bras – et les draps, par la même occasion, pour essayer de te tirer de là. « Il est encore là ? » enchaînes-tu, cherchant autour de toi les traces de l’éventuel amant de ton frère.
Et puis ton visage se fend d’un sourire.
Et puis te voilà qui te met à rire.
Tu ne te moques pas. Jamais. Jamais de lui, jamais de son orientation. Tu ris juste. D’une joie douce. « Je demanderais pas si c’était bien maaaaais … J’espère quand même. » ris-tu doucement, avant de te pencher sur son lit pour lui faire un baiser sur le sommet du front. « Mais faut quand même que tu prennes une douche. » lances-tu, en croisant les bras. « Sinon, j’pourrais plus de papouiller comme je veux. » ajoutes-tu, en lui tirant la langue. « J’aurais l’impression d’effacer les traces de son passage. Eeeerk. » termines-tu, en grimaçant joyeusement.




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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Jeu 19 Juil - 22:24

L’intrusion de ma sœur n’est pas nouvelle, presque récurant. Comme un doux mantra, un peu trop persistant mais qui commence à faire du bien que quand c’est répétitif. Parce qu’elle est moi sommes deux âmes très différentes, qu’on gravite l’un autour de l’autre tel des élections libres mais que jamais nous nous croisons pour de vrai. Peut être que c’est la différence d’âge, douze années qui séparent deux enfants des mêmes jeux. Qui sépare d’un rythme commun de vie. Peut être que c’est également un peu plus de biologique, le fait que notre mère soit différente, que la sienne soit l’ancienne amante de notre père. Que même le passé a fait de nous l’enfant d’une autre, l’enfant d’un nouvel amour… Pour pleins de raisons, Anja et moi c’est très différent mais en même temps pas tant que ça. Un peu d’un amour sauvage et fragile, à l’aube d’une crise de nerfs lorsqu’elle s’approche trop près de mon espace. Anja pourtant c’est ma petite sœur et le plus beau des trésors.

Alors quand il est question de la rassurer, même quand je suis épuisé, couvert encore de sueur, de l’odeur d’un autre et avec encore le sang imbibé d’alcool elle peut être sûre que je serais là. Je lui raconte mon propre coming out, une sensation grisante après tant d’années. Le temps à fait son chemin, il a travaillé au corps mes parents. Notre père n’a jamais approuvé, il comprend c’est tout mais jamais il n’a voulu rencontrer mes petits amis. C’est un peu triste en y repensant d’ailleurs, comme un goût d’inachevé. Je lui raconte comment jamais la peur au ventre de lui dire mais qu’à la seconde où je l’ai fait tout est devenu limpide. Evidemment qu’elle a peur, qui ne seras pas effrayé ? D’annoncer à quelqu’un que l’on aime très fort que nous aimons quelqu’un ? Dis comme ça…c’est moins pire.

« Si tu veux je serais là si tu as besoin de quelqu’un pour lui dire. » Parce que dans les fratries ce sont ainsi, on s’embête mais on se soutient. Très vite la discussion tourne différemment et je me mets à sourire un peu. Le fait que j’ai des amants n’est pas nouveau, ma vie est très bohème. C’est plus rare lorsque je dis que j’ai quelqu’un, que je suis engagé. Cela n’arrive presque jamais, une fois ou deux tout au plus et jamais longtemps. Bien sûr ma sœur comprend que cette relation d’un soir n’ira pas plus loin. Un moment d’amour qui s’envolera, éphémère et doux mais terriblement inédit. « Oui là. Où d’autres ? Il fallait y penser avant de sauter dans mon lit… » Parce que cet aveu n’est pas nouveau, mon corps est le temple de beaucoup d’autres. Peut être trop. Je souris en la voyant s’agiter, observant son attitude en riant un petit peu. « Rien ne va te contaminer calme toi… »

Je me redresse un peu veillant dans ses manœuvres à ce qu’elle ne me dénude pas entièrement en faisant tomber le drap. « Il est plus là non. » Personne ne reste, parfois juste une nuit mais jamais plus longtemps. « Tu aurais aimé le voir ? Brun, des abdos en béton… » que je commence juste pour la taquiner. Un trait de caractère que seule ma sœur connait réellement. Pour les autres je suis plutôt un courant d’air, insaisissable. « C’est bon j’ai compris ! J’vais sous la douche, va préparer le petit déjeuner. » que je dis un peu maussade quand même. J’aurais apprécié de dormir bien plus longtemps, mais il sera toujours temps après son départ.

Aussitôt je tire sur la couette pour cacher ma nudité et file sous la douche. Effacer l’odeur d’un autre, même si c’est un peu comme effacer la nuit que l’on vient d’avoir. Un jour peut être je lui expliquerais pour de vrai que je suis amoureux. Ma douche est rapide et je ressors très vite les cheveux mouillés le long du dos dans la cuisine. « J’espère qu’il reste du jus… » que je marmonne, regardant autour de moi si Matea n’est pas dans le coin. « Elle est passée où encore… »





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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Jeu 2 Aoû - 20:31

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You'll miss the magic of these good old days

« Si tu veux je serais là si tu as besoin de quelqu’un pour lui dire. » Ton coeur fond. C’est ton frère, tu en es certaine. Pas que tu en aies vraiment doutée, mais le soutien qu’il était capable de t’apporter te ferait toujours autant flancher. Tu souris. Tu souris, tendrement, avant de brièvement le serrer dans tes bras. « T’es l’meilleur. » souffles-tu, doucement.

Et voilà que tu découvres que quelqu’un avait déjà réchauffé les draps avant toi. Alors, tu bondis. Tu bondis, partout, comme si c’était la chose la plus affreuse du monde – même toi, tu n’y croyais pas. « Oui là. Où d’autre ? Il fallait y penser avant de sauter dans mon lit… » Tu as posé une main sur ta poitrine, en lâchant un uh dramatique. Comme si c’était le truc le plus affreux du monde. « Je ne sais pas ! Dans son lit à lui ! Ou dans d’autres draps. » Comme si toi, tu changeais les couvertures à chaque fois qu’une demoiselle se retrouvait avec toi. « Rien ne va te contaminer calme toi… » Tu lui tires la langue. Tu lui tires la langue, comme si c’était la chose la plus adulte que tu avais trouvé à répondre. Mais tu t’inquiètes, quand même, à ta manière. Tu t’inquiètes de savoir s’il est encore là. Comme si tu craignais de soudainement le retrouver entre vous deux. Comme si tu craignais de réaliser qu’il vous avait écoutés, dans vos débats. « Il est plus là non. » t’explique-t-il, comme pour te rassurer. « Tu aurais aimé le voir ? Brun, des abdos en béton… » Ta main est venue se plaquer contre ses lèvres, comme si ça allait suffire à le faire taire. « Chut. » articules-tu, en peinant, en réalité, à garder ton sérieux. « Je préfère les brunes. » ajoutes-tu en riant. Comme une gamine. Comme si tu n’avais que des conneries du genre à raconter. T’es idiote, un peu, n’est-ce pas ? T’es idiote, mais est-ce que tu t’en voulais vraiment ? Est-ce qu’il t’en voulait vraiment ?

Alors, tu le supplies presque pour qu’il prenne une douche. Tu l’ordonnes, plutôt. Comme si tu étais habituée à ce que l’on cède à tous tes caprices. « C’est bon j’ai compris ! J’vais sous la douche, va préparer le petit déjeuner. » Tu as laissé échapper un éclat de rire de victoire, alors que tu te précipitais vers la cuisine. « Oui cheeeef ! » brailles-tu. Et tu t’es agitée. Tu as cherché dans le frigo, farfouillé dans les placards. Tu as découpé des fruits que tu avais trouvé. Tu as préparé des toasts, sorti ses céréales. Tu as fait chauffer un peu d’eau, pour faire du thé. Tu pouvais faire du lait, s’il voulait. Tu pouvais faire un peu ce qu’il voulait, du moment que tu le trouvais dans la cuisine.
C’est des grommellements dans ton dos qui te font réaliser qu’il est arrivé. « Elle est passée où encore… » entends-tu, alors que tu te retournes en haussant un sourcil. « De quoi ? T’as perdu un truc ? » demandes-tu, un peu perdue. Est-ce qu’il parlait de quelqu’un ? De quelque chose ? Est-ce qu’il parlait de toi – tu savais que tu n’étais pas très épaisse, mais quand même – ? « A taaaable. » lances-tu quand même, alors que tu déposes bols, verres et couverts sur la table. Tu as déposé quelques coupelles avec les fruits coupés, pour qu’il puisse se décider. Tu as déposé l’assiette de toasts chauds, de quoi les tartiner, et tu t’es toi-même installée, après avoir versé, dans une tasse, de l’eau pour le thé. « Ça te va ? » demandes-tu, alors que tu lui faisais signe de se servir.




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"Then write something, yeah it might be worthless, then paint something then, it might be wordless, pointless curses, nonsense verses. You'll see purpose start to surface. No one else is dealing with your demons, meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend"

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Je suis arrivé à Zagreb le : 30/03/2018 J'ai posté un total de : 461 kunas en banque. On me dit que : Julien Doré Je crédite : Fae pour l'avatar. MORPHINE pour les images de ma signature et CRIMSON DAY pour le codage de ma signature. donc j'ai : 35 ans à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :





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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Ven 10 Aoû - 0:51

Le moment de liberté qu’offre Anja me permet de m'éclipser sous la douche.  Bien qu’elle soit adorable et que je l’aime de tout mon cœur, j'aime également avoir son intimité. Je me douche lentement, appréciant la chaleur de l’eau puis ressort les cheveux mouillés, habillé entièrement pour enfin venir dans le salon où ma sœur s’est occupée du petit-déjeuner. Pour être honnête, peu importe la contenance de ce petit-déjeuner j'ai assez faim pour manger. J'apprécie tout de même le fait qu’elle fasse l’effort de s’inquiéter des choses que j'aime. Nous n'avons jamais vécu ensemble à temps plein, seulement quand j'allais dormir chez mon père pendant la garde partagée. Aussi, nous n'avons pas eu les mêmes liens fraternels que les autres frères et sœurs à l’initial. Nous n'avons pas grandit énormément ensemble, vue que je suis plus âgé que ùa sœur, je n'ai pas beaucoup vécu avec elle chez mon père, étant assez vite en âge de prendre mon propre appartement. Notre relation est un peu distante au début, mais en grandissant, nous nous sommes rapprochés.

« C’est super. Je cherche Matea, tu ne l’as pas vue ? » Je me demande où ma colocataire a bien pu passer. Elle s’éclipse souvent sans rien dire mais généralement elle laisse un petit mot. Je me met à table lentement, prenant d’abord un café avec deux sucres que je sirote lentement. Mon téléphone sonne et je consulte le message de l’homme avec qui j'ai passer la nuit, pressé de remettre ça. Je souris un peu amusé, bien que je sache pertinemment que je ne remettrais pas le couvert. Je ne m’attarde pas beaucoup avec les gens, j'ai des relations d’un soir, pas énormément non plus juste assez pour être sociable mais je ne me fait pas avoir facilement. Les relations amoureuses avec moi sont un peu difficiles, même à mon âge. « Alors, tu fais quoi de ton week-end ? » que je lance sur le ton de la conversation, esquivant son message. Je me serre quelques toasts pour les beurrés, affamé. Je ne me rappelle pas avoir manger la veille cela dit, étant sortit immédiatement après le travail.

« J’ai envie d’aller à la plage, il faudra qu’on y aille en vacances peut être que papa voudra venir avec nous avec ta mère ? » J'ai vraiment envie d’aller me baigner et les vacances en famille sont toujours agréables. Bien sûr, c’est étrange d'être avec sa belle-mère, la femme avec qui son père à tromper sa propre mère. Mais avec le temps, l’eau à couler sous les ponts et on s'entend assez bien. « C’est qu’à quelques heures de route tout au plus…on pourrait partir qu’un week-end. »





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Je suis arrivé à Zagreb le : 21/06/2014 J'ai posté un total de : 332 kunas en banque. On me dit que : Ashley Frangipane Je crédite : .Cramberry et tumblr pour les gifs. donc j'ai : 23 ans. à : Trešnjevka. La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire.


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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Dim 19 Aoû - 20:29

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« C’est super. Je cherche Matea, tu ne l’as pas vue ? » Tu as penché sur le côté, avec un léger sourire sur les lèvres. « Matea ? Noooope. Pourquoi ? » demandes-tu. Peut-être que si Matea avait été là, tu n’aurais pas eu le temps de filer jusqu’à la chambre de ton frère. Peut-être. « Mais je crois que tes colocs sont pas là, Tobias. » Parce que c’était silencieux. Terriblement silencieux.
Tu t’installes. Tu t’installes, alors que ton frangin consulte son téléphone, avec un sourire aux lèvres. Tu as pouffé. Idiote, peut-être, mais doucement amusée. Tu n’as rien dit. Juste pour ne pas l’embêter. Même si c’était tentant.
« Alors, tu fais quoi de ton week-end ? » Qu’est-ce que tu avais fait de ton week-end ? Tu as glissé une main dans tes cheveux, pour réfléchir. Ce n’était pas si difficile. « Bah déjà, hier, j’étais au magasin. J’ai marché un peu, j’ai trouvé un haut qu’est super joli, mais que j’ai pas mis aujourd’hui. Puis j’ai maté Netflix toute la soirée, et j’me suis endormie. » C’était pas terrible, tu le savais. C’était un peu pitoyable, mais c’était comme ça, parfois. « Et puis je suis venue … Tu sais pour quoi. J’imagine que c’était pas l’occasion pour moi de faire des folies, hier. Mais la prochaine fois … Je sors. Peut-être ce soir ! » ris-tu. Ce soir, peut-être. Ce soir, si d’autres voulaient bien t’accompagner un peu. « Et toi, t’as fait quoi ? A part draguer des bruns ténébreux ? » le charries-tu.

« J’ai envie d’aller à la plage, il faudra qu’on y aille en vacances peut être que papa voudra venir avec nous avec ta mère ? » Tu souris. Tu souris, alors qu’il continue. « C’est qu’à quelques heures de route tout au plus…on pourrait partir qu’un week-end. » Tu as penché la tête sur le côté. « On pourrait faire du campiiing ? » proposes-tu, trop heureuse. Comme si tout implosait, d’un coup. Comme si tu laissais éclater ta joie. Comme si tu laissais enfin le bonheur t’envahir. « Puis ça fait tellement longtemps qu’on a pas passé des moments comme ça. Tous les quatre. » Comme une famille. Peut-être que ça pouvait être agréable. Peut-être que ça pouvait vous faire du bien.
« Ca va être trop cool ! » dis-tu. Sincère. Parce que ça pouvait être apaisant. Apaisant, et malgré tout, amusant. « On pourrait même aller faire de la rando, un peu ! » proposes-tu. Marcher, tous ensemble, et juste savourer la beauté des paysages. Juste savourer la beauté du monde, un peu, et oublier les horreurs que vous lui infligiez. « On devrait même se faire un truc comme ça avec les potes. Genre … Une semaine à la montagne. En camping, ou je sais quoi. En road-trip dans toute la Croatie. » Peut-être que c’était aussi une bonne idée. Peut-être que ça pouvait être sympathique, décontracté. « Ou ailleurs. Mais faut visiter un peu le pays, j’pense. On le regarde pas assez. On n’arrive plus à en être émerveillé comme … comme si on s’était habitué aux murs, aux routes, au ciel. Sans réaliser ce que c’est. Tu vois ? »




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MessageSujet: Re: you'll miss the magic of these good old days (tobias)   Dim 2 Sep - 20:02

Assis à table, je regarde tout autour de moi sans prendre vraiment le temps d’observer ma sœur. Elle a sûrement l’habitude de cette attitude fuyante, ce n’est pas occasionnelle. Je ne comprends pas où sont mes colocataires, peut importe où ils sont, ils referont sans doute surface tôt ou tard. Mik aura un regard soit un peu intéressé, soit un peu acide. Cela dépend de ses contradictions personnelles. Mon attention se porte difficilement sur la discussion et j’écoutes d’une oreille en buvant mon café lentement pour me réveiller. Je serais bien resté quelques heures de plus dans mes draps, l’odeur de mon beau brun imprégnant les draps.

« C’est ça ouais, on m’a dragué. » Je souris, énigmatique. La réalité est un peu différente. Puisque les hommes qui partagent mes nuits ne sont pas si importants à mes yeux, juste le résultat d’un besoin naturel. L’envie de m’échapper quelques heures. Son week-end semble être clairement différent du mien et la mention de l’instant shopping me fait légèrement grimacer. Pour m’acheter des vêtements c’est souvent compliqué, je n’aime pas ces endroits. Trop riches de tout, de tout sauf peut-être de la beauté humaine. Les centres commerciaux me dégoutent, bondés de la même tristesse sociale, des gens prêts à tout acheter peu importe le prix. Néanmoins, je ne peux pas le leur reprocher, les plus belles choses attirent les convoitises. J’hausse lentement les épaules, posant ma tasse sur la table pour croquer dans une tartine, pas très affamé. Cela viendra en même temps que le besoin de m’extraire de cette discussion Avec Anja. Jamais trop longtemps, jamais toute une journée. Car elle et moi sommes des antithèses.

Je mange lentement ma tartine, écoutant une mélodie que seule ma tête peu avoir, un mélange tout doux que je me promets à aller gratter sur ma guitare, posée dans un coin du salon. La tartine terminée, j’engloutit mon café. « Il faut voir quand on le fait, je peux pas partir trop longtemps avec le boulot. Faire tout le tour de pays c’est pas une mauvaise idée. » Peut être que cet instant sera beau, la famille marchant un peu partout, ma guitare sur l’épaule. C’est une belle idée, de celle qui n’arrive pas si souvent que ça.

« Tiens au fait, j’ai les photos que papa voulait que je lui donne, tu pourras lui donner ? » Rapidement je me lève pour aller récupérer un portfolio de plusieurs photos que j’ai prise pour lui dans un dernier voyage. « Tu le verras sans doute plus que moi. »
Puisqu’Anja reste sa fille, plus que moi je suis son fils. Une réalité un peu triste à dire mais, le divorce entre mes parents a laissé quelques fissures irréparables, peu importe le nombre de voyages organisés. Parce que sa nouvelle famille, sa vie est agréable, confortable. Penser au passé parfois fait un peu trop mal.

« Comment ça se passe à ton boulot, pas trop dur ? C’est un contrat long ou tu vas bientôt arrêter ? »






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