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 Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel


Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 15:53

Louis glisse la clé dans le trou. -clic- La porte est fermée. Le dandy d’un autre temps laisse traîner ses yeux fatigués autour de lui sans rien voir. La tristesse à coulé en goudron sur ses paupières depuis qu’il a ouvert les yeux. L’absence lui tient la main et ils s’avancent tous deux, liés par un pacte de silence. Il ne part pas enseigner. Il ne part pas étudier. Il ne va pas s’occuper des fleurs. Il ne va pas boire un pot avec un vieil ami. C’est la messe qui l’attends, les musiques sacrées aux langueurs d’églises et surement la petite chorale et les voix geignardes de la prochaine génération. Il glisse une feuille pliée dans la main d’Absynthe. Celui ci l’ouvre, s’absorbe dans sa lecture.

Sa fatigue passe sur la musique et sur les gens, les gens qui sont tristes, les gens qui font semblant d’être tristes, les gens qui s’en cognent et ceux qui se sont perdus, sur les enfants en noir qui voudraient courir, la main prise au piège dans celle d’un adulte sentencieux. Des voitures se garent encore et d’autres passent les vieilles arches couvertes de lierre de Mirojov. Il passe sur les phrases déplacées et les condoléances.

“Nous sommes réunis en ce jour pour faire un dernier adieu à notre ami William Lévy Stevans. Puisse son âme trouver le repos et la paix auprès du Seigneur.”

“Du moment qu’il y a du vin…” “Et la Blanche…” “Et plus de dentier, t’imagines ?” “Haha !” Il passe sur les regards torves et grondeurs. Le cercueil à côté du trou. Les quatre anses sur le cercueil. Y’a Louis et puis Absynthe d’un côté, pis le fossoyeur et son gamin de l’autre. Ils le soulèvent, descendent dans le trou. vous est-il déjà arrivé de creuser vous même le trou pour y allonger là un chat ou un chien ? Peut être avez vous déjà enterré quelqu’un mais dans ce cas inutile de partager, chacun ses squelettes dans le placard. Enfin, si vous l’avez fait, alors vous savez que la terre est dure, que la pioche vous rebondis jusqu’au bout des doigts en passant dans les épaules puis tout le dos, que la sueur et la poussière et la terre viennent vous couvrir. Vous savez la lutte là dedans, et la détermination qui vous envahit au fur et à mesure. Si vous ne l’avez jamais fait, imaginez. Louis pense à ça, il ne sait pas qu’il devrait plutôt s’inquièter de la Lexus noire qui se gare à l’entrée Est du cimetière. Un homme d’âge mur en descend, vêtu comme tout les autres d’un costume sombre, fait le tour et ouvre la portière passager. Une belle femme descend, passe un châle sur ses épaules et sa poitrine, masquant la dentelle fine de la surcouture. Le prêtre, un imposant personnage barbu a fini de lire les versets de la bible, et son ami est dans la terre, il a autre chose à penser. dit qu’il faudrait lancer une dernière phrase, mais il ne sait clairement pas laquelle balancer, et ses acolytes en sont au même point.

“Je sais que tu ne risques rien avec ta Blanche… Et je suis heureux que tu ne puisse pas voir l’état du salon” “Ni de ta barbe…” “Ahahahaha” “Hahahahah…” Ils ricanent comme deux bossus au dessus de la tombe ouverte, devant les amis de William qui sont là, foisonnants, désordonnés, des inconnus pour la plupart, le club des vieux enchapeauté, la pipe tremblante au bout de leurs lippes ridées, les charmantes musaraignes centenaires du marché, qui ont pas pu embarquer les bancs sur lesquels elles se posent, corbeaux de la vieille école. Elles commèrent en avançant, elles disent des saloperies, c’est vrai quoi ce vieux en chapeau haut de forme qui vit avec deux minets… Et celui là avec son Loup c’est un saltimbanque. Sur que leur vieux William a fini par plus supporter tout ca. L’équipe junior de hockey qu’il entrainait le mardi, son club d’échec du mercredi et d’autres, ils sont flous, y’a le fossoyeur qui s’essuie une larme, en passant dans son cimetière. Si William aimait les fleurs, il aimait plus encore fleurir les tombes, pas seulement celle de sa défunte promise. Ils ont passé ainsi de longs moments à acheminer les roses fraîchement coupées du jardin soigné au portail, pour égayer un peu ses allées de pâles endormis.

La foule qui s’accumule, d’un peu tous les âges, un long ruban noir, ou errent ça et là des mouchoirs blancs, petites ailes pures souillées de fluides. le vivant gesticule, le vivant parle à voix basse et pressée. ils se sentent un peu comme à l’église, ils se sentent un peu fautifs sans savoir pourquoi, ils se sentent indiscrets, ils se sentent voyeurs, ils sentent mal à l’aise, alors ils se dandinent. ils se sentent pas de gueuler en tout cas, parait que c’est une question de respect, parait qu’il faut faire profil bas, alors ils avancent, bien sages ou presque, ils débordent sans raison, ils font du bruit, ca oui ils “mes condoléances” en veux tu en voilà. Sourire paternaliste, joues couvertes de larmes, regard contrit, solennel, endimanché. Absynthe tasse la terre nu pied, il fait l’indien, il a décidé qu’il s’en foutait. Il entame une gigue bras dessus bras dessous avec Erèbe. Il a chiffonné le mot que Louis lui a glissé, il l’a posé sur une stèle, le vent l’a fait dériver ; il l’a déjà oublié.


William Lévy Stevans
Zagreb, Cimetière Mirojov
Tombe numérotée 457 allée 8

Jeudi  26 février 2017

Absynthe Cinabre

“Bonjour p’tit con.

Ta dernière bafouille m’a fait bien plaisir. J’ai eu l’loisir d’aller dans la cité phocéenne, j’me rappelle bien qu’c’était joli. J’suis juste un peu triste de m’dire que j’aurais pas l’fin mot d’l’histoire que t’avais commencé à m’raconter. T’es un petit gars qui a tout pour être heureux, faut que tu t’en rendes compte. Parait qu’le temps fait bien les choses mais j’vais te dire un truc gamin, des fois le temps ca suffit pas, des fois faut un coup de pouce. Alors… Bouge toi. Du temps j’en ai plus trop, c’est un soulagement j’dois dire.

Je te souhaite une existence aussi longue, riche et bien remplie que la mienne l’a été. Quand tu recevras ce courrier, je serais déjà parti. Sois pas triste, c’est une finalité attendue, et j’ai du monde de l’autre côté qu’attends. Ca fait suffisamment d’années que j’espère enfin voir mon dernier jour sur terre. Je suis un vieux fou et je m’en vais. Avant d’partir pourtant faut que j’te mette les points sur les i.

J’sais bien qu’t’aime pas qu’on vienne te dicter ta conduite p’tit con. C’pas ma faute si tu fais que d’la merde. Reste proche de tes amis et de ta famille. Si t’es là c’est qu’t’es revenu. T’es revenu pour une vieille carcasse, c’est plus qu’un tas d’viande sur lequel t’es venu pleurer minot, alors chiale pas, c’pas ça qu’il faut qu’tu fasses. Tu dois arrêter de fuir, tu peux pas flamber ta vie à errer de par le monde la peur au ventre. Affronte ton ennemi. Il n’est rien d’autre qu’un homme, j’l’ai bien avoiné. J’l’aurais descendu pour toi si j’avais pu, pardonne moi, j’l’aurais emmené dedans la tombe si seulement j’étais pas chrétien, si y’avais pas eu Blanche qui m’attends j’te jure que j’me serais fait sauter la caboche avec cet enfant de putain. J’sais bien qu’ca lui ferait de la peine tu parles, d’m’avoir attendu tout ce temps pour lui arriver le visage de traviole.  

Je te lègue ma carabine, pour la simple et bonne raison que le dernier gibier que ma Berta a atteint, elle pourrait bien l’abattre, la prochaine fois qu’elle le croise. Je te fais aussi cadeau de mon pistolet. J’ai déjà fait les papiers, tu devras passer un permis pour pouvoir prendre possession de ces armes. C’est obligatoire, et comme ça tu sauras t’en servir.

J’vais plus être là pour veiller sur M’sieur Louis, alors fais en sorte de garder un  oeil sur lui. Je sais qu’il en fera autant pour toi. Il est obsédé par  qui tu sais, le laisse pas seul face à tout ça. T’es pas seul, t’sais, y’a du monde qui t’attends et qui t’aime, y’a une jolie gamine qui te cherche partout en ce moment, j’espère que tu la croiseras, y’a le même air de sale gosse sur sa frimousse que sur la tienne. S’appelle Hyacinthe. Pense bien à ce que notre ami le nudiste garde son pantalon. Arrête aussi de ballader à poil. J’sais bien que tu t’en fous toi de te zapper, seulement ca marche pas comme ca l’monde gamin, faut être tout habillé quand t’es dehors, si l’Seigneur nous a pas mis de poils c’était pour qu’on s’habille, pense-y.

Avec mes sincères félicitations pour tes bonheurs futurs, j’boirais le vin du seigneur à ta santé quand c’fumier bouffera les pissenlits par la racine. Bien à toi, fais pas trop ta précieuse avec ton minet et oublie pas c’que t’as promis.

William L.S.”



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Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 48 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 17:15

Ca fait dix jours. Dix jours sans toi, ma colombe. Inlassablement, j’ai cherché, recherché et me suis perché. A coups de poudreuse et de cachetons. Le sommeil me fout les jetons. Depuis dix jours, c’est cauchemar après cauchemar. Je te vois mourir en boucle. Je vois un monstre sans visage te saigner à petites gouttes vermeilles qu’il suçote. Je le vois te battre. Je le vois te mutiler. Entailler ta peau de pêche de ses ongles rêches. Je ne peux pas. Je suis incapable de supporter ça. Alors l’autre jour, l’une des filles m’a mis en contact avec son dealeur. Il me refourgue de la coke et des amphèt’. Je survis de micro siestes. Je sais que tu m’en voudrais si tu me voyais, mon pauvre amour… Je sais que je me fais du mal et que c’est toi que cela blesserait le plus. Pardonne-moi, mais j’ai pas l’temps d’lambiner, pas l’temps de rêver. Les minutes que je n’ai pas perdues à dormir dans les bras de ces putes de cauchemars m’ont servi à étudier minutieusement tes journaux, le plan de la ville, et à rechercher « Louis et William », et surtout, le fantôme d’Absynthe Cinabre. Mais rien. Je n’ai rien trouvé à propos de ce môme. Un vrai fantôme que je disais ! Et les deux autres… Qu’est-ce que je pouvais faire avec juste deux prénoms ? Alors j’ai décidé d’y aller, à ce foutu manoir en face du cimetière Mirogoj…

Et voilà… Il fait gris ce matin. On n’y voit pas à cent mètres avec tout ce brouillard. Mais le monument qui se dresse devant moi, comme un clin d’œil, m’indique que je suis au bon endroit. Ca me fait chier de l’admettre… mais c’est beau. Ca me fait chier, parce que je comprends même pas comment le monde continue de tourner après la tragédie qui m’a pris au cœur. Un instant, je projette de te suivre dans ta demeure céleste quand justice te serait faite… Mais trêve de pensées inutiles. Je tiens ma première piste, Hyacinthe. Je cherche le manoir lorsque mes yeux sont attirés par autre chose. Un cortège funèbre. Oh, Hyacinthe, quand cet honneur te sera-t-il fait ? Ton corps ne nous sera rendu que lorsque ton assassin aura été retrouvé… Autant dire jamais… Je suis cette file noire en imaginant que c’est toi dans cette saleté de prison boisée. Peut-être arriverai-je à te dire au revoir… Putain… Jamais de la vie ! Dussé-je souffrir à jamais, jamais je ne te dirai au revoir. Je veux te garder pour moi. Je reste respectueusement à distance. Après tout, le ne les connais pas. Je sais pas qui est dans ce cercueil, mais il était aimé. Comme toi. Le chagrin est contagieux. Toujours à l’écart, je pleure avec eux. Dans mon cœur en tout cas. Car je n’ai plus de larmes. Mes yeux sont désespérément secs, asséchés, comme le reste de ma carcasse. Vide de vie. Vide de toi…

Il y a une espèce de dandy en costume qui regarde le trou où il a lui-même aidé à descendre la boîte. C’est qu’il m’est sympathique ce vieux gars. Le regarder me réconforte. Soudain ses yeux se tourne un peu et un coin de sourire vient se glisser sur sa vieille pomme. Le cortège m’empêche de voir alors je me déplace. Deux jeunes couillons dansent bras dessus-bras dessous sur la tombe. Ils rient. Je ne sais même plus comment on fait et pourtant mon visage se crispe vaguement tandis que je fixe ces deux zozos faire leur foire funèbre. Ils finissent par s’étaler de tout leur long dans la boue, et les voilà qui s’ébrouent comme des chiots. Merde… Je rêve, non ? Je m’approche un peu. Non… putain, je rêve pas… Je le vois bien, celui-là, avec ses yeux verts et ses cheveux soyeux maculés de boue. Ce rire. Ton rire, Hyacinthe… Et Isabelle, tout entière dans le corps jeune et frêle de ce gamin.  Tellement elle et toi, ensemble pour former cet être-là. Et un peu de ton père aussi, dans la forêt de ses yeux. Et dans cette douceur masculine. Y en a qui appellent ça le « côté féminin ». Mais laisse, mon pauvre amour, ces gens-là son des cons.
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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 20:38

Il la trouve jolie, comme ça, drapée de noir, son châle retombe avec élégance sur ses épaules veloutées. Lui joue négligemment avec le bout de sa cravate, ses yeux se baladent sur les reliefs brodés et divinement transparent de la robe de Bonnie, redessinant des ses prunelles damassées les courbes et les déliés d’un corps presque parfait.
Asrandrel a toujours aimé ce qui était beau, mais plus encore, les beauté venimeuse. Alors même qu’il était enfant, il courait les déserts d’Australie avec son père pour aller trouver les serpents les plus dangereux; et là ou d’autre enfant aurait eu peur, lui il était émerveillé par le jeu des lumières sur les écailles, et puis, par la puissance des pupilles de ces prédateurs, la violence et la force primitive de leur regard, semblable a celui qu’il porte aussi maintenant. Maintenant qu’il est venimeux, lui aussi.

Plus tard lui est arrivée la passion des araignées, Il les aimait toutes, mais surtout les plus petites, avec un abdomen large, pleines de couleurs, belles comme des roses, mortelles comme le sureau.Bonnie est une araignée noires aux jambes immenses, les motifs de sa robe sont les histoires de ses batailles, de ses déboirs, de ses amours, elle est carmen des temps moderne, dans ses volutes de cendre, de dentelle et de stupre.
Elle est la reine de son elevage, pour sur, le venin de ce regard là  vaut  ses meilleurs spécimens, et son dard ou sa morsure sont aussi brûlant des flammes.
La voiture s’arrête, il chausse un regard grave sans pour autant parâitre triste, juste assez neutre et impliqué pour se fondre dans la masse des autres visages, des autres masques qui se pressent dans la foule.

Bonnie descend avec la grâce d’une panthère, attrapant le bras du psychiatre  d’une démarche altière, là encore, comme toujours elle tente de montrer qui méne la danse.
Qui mène la danse Bonnie? Le sais-tu seulement?

Le Taïpan scrute, il n’y parait pas mais ses yeux analysent tout. Il louvoie dans la foule, cherchant du bout de sa langue sur ses lèvres les aromes et les humeurs de son Fils. Cela fait longtemps qu’il ne l’a pas vu, et il se demande s’il a changé, il se demande quelle marque son visage a commencé à porter, il se demande si le lys a commencé à faner, il se demande si la peau est toujours aussi blanche, si les yeux sont toujours aussi verts, si les boucles sont toujours aussi blondes, si ses lèvres sont toujours aussi grandes. Bientôt il ne se demande plus rien. Il l’a vu, dansant avec un jeune homme qu’il ne connaissait pas. Les premiers temps, il ne pense a rien, il le regarde juste tandis que ses veines qui étaient devennu si froide se remettent a chauffer.
Le Taipan était parti chercher le soleil, et il l’a trouvé.

Le Soleil tourne et danse la gigue avec la lune sur la tombe. Un sourire satisfait parre les lèvres d’Asrandrel a l’idée de quel corps est venu nourrir les vers aujourd’hui. Il appercoit Louis et il s’assure de bien être caché dans l’ombre de la foule. Pourtant Bonnie veut avancer, veut s’approcher. Alors il s’échappe de sa toile et s’en va se noyer dans la foule, se cacher sous une roche, ou peut-être glisser entre les brins des feuilles pour venir mordre la tendresse blanche d’une cuisse d’Absynthe.

Bonnie court presque maintenant, en talon et robe ceintrée, mais soit, on est jamais trop punk dans la vie. Quelques regards s’attardent sur sa robe, son châle, la chutte de ses hanches ou tout autre partie de son corps qu’un voile ne couvre pas. Elle a laissé tomber sa cigarette lorsqu’elle a vu Erèbe et Absynthe. Maintenant, elle se faufile jusqu’à eux. Elle ne pleurs pas pour William, ca fait longtemps que Bonnie ne pleurs plus. Elle sait juste que ce soir et pour tout les soirs qui viendront, elle n’oubliera plus d’arroser son rosier sur sa fenêtre.


Le prêtre congédie les invités, ne laissant plus que les quelques proches amis qui étaient devenu sa famille. Peu à peu les centaines de personnes qui avaient envahis le cimetière se dirigent vers le manoir ou leur voiture, pour profiter de la réception ou repartir. Il ne restait plus que Louis, Bonnie, Absynthe, Erèbe et quelques inconnu dont un homme au regard grave qu’Erèbe fixait avec instance. Erèbe connait les camés, et celui lui suinte la coke ou l’amphèt’. Son regard agité darde des éclairs partout autour de lui, sans parvennir a se fixer, roulant dans ses orbites au rythme frénétiques de l’adrénaline. Le visage, vrié de tic doit être beau lorsque les poudre ne le mutile pas. Les pupilles ne sont que deux larges soleils noirs. “C’est qui celui là?”  Demande-t-il

Bonnie s’est enroulée dans les bras d’Absynthe.

A l’intérieur d’un caveau, Asrandrel guette.
Bonnie l’a complètement oublié.


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 22:05

Absynthe cesse la gigue, vaguement inquiet, l’oeil aux aguets. Il ne le voit pas au milieu de la foule, le serpent à reculé en souriant à l’instant même ou le jeune homme à regardé dans sa direction. Celle qu’il voit par contre, c’est Bonnie. Sa Bonnie la soif, sa Bonnie l’amour, sa Bonnie jolie dans sa robe de dentelles, sa Bonnie cigarette, nerveuse. Absynthe cesse de marteler la terre, il tape sur l’épaule d’Erèbe et indique leur amie. Ils se rejoignent, s’empoignent comme si c’était la dernière fois, et Absynthe pleure et pleure sur sa dentelle et sur ses seins. Elle lui caresse les cheveux, elle le cache dans ses bras, elle lui chuchote que ca va aller, elle en sait rien mais elle veut bien croire que ca va aller, avec Erèbe ca va toujours. Elle lui sourit, ils se parlent avec les yeux ;

Il a regardé sa merveille dormir, longtemps, en silence. Puis il est parti. Les tâches ne manquent pas, et demander à gerer la sécurité du cimetière, il a eu du mal à le justifier. Mais Goran sans lui accorder, lui a permis de venir. Tout se sait dans la police, le fait qu’il ai passé ses jours de congés auprès d’un vieil homme malade n’a pas échappé à ses confrères. Comme il est peu causant, il s’est retrouvé harcelé de questions. Il a pensé à sa merveille et à son sourire si doux et il a parlé du club d’échec. Ils n’ont pas ri. Goran lui a donné une semaine de congé. Ca, c’était le retour de bâton. Ses enquêtes ont été redistribuées, et il sait que sa place au sein de la police ne dépend pas de ses excellents résultats passés mais de ces résultats actuels, et il a été… Et bien, mauvais. Il rumine, en faisant le tour du cimetière, vérifié le placement de ses messieurs, avant de retirer son insigne et d’entrer. Il a dû se faire traduire la missive rédigée en anglais. William a écrit la note qu’il a emportée avec lui peu avant de mourir. elle est dans la poche intérieur de sa veste. Son arme à feu, il l’a laissée avec son insigne. Il n’est pas policier, il est Aral. Pourtant… Il connaît bien le prêtre, il est surpris de reconnaître quelques anciens Zagrebois influents. Connaître les gens, c’est son métier, et même au travers d’une foule endimanchée, certains ne sauraient passer inaperçus. Un peu comme le gars chapeauté, le Louis. Aral lui soupçonne de n’avoir pas si bon fond que ca. Il n’a pas encore découvert de quoi il s’agissait mais il craint le pire, vis à vis de ses activitées, essentiellement proposée aux jeunes. Bien sûr beaucoup de professeurs suivaient aussi des cours à la fac, mais il hébergeait sous son toit Absynthe Cinabre, un dévergondé notoire, sûrement Sidaïque. Et ses cours de cinéma privés… Non vraiment, il n’était pas entièrement convaincu. De plus il passait vraiment trop de son temps à flâner autour de l’immeuble qui faisait face au commissariat. C’était bizarre. Juste, ses collègues le taxaient de pessimisme parce qu’il ramenait toujours des tickets pour ses cours de cinéma et des Bagels, MAIS C'ÉTAIT bizarre. Il en aurait le coeur net. En attendant, il aimait bien le personnage, et son self contrôle anglais. Il semblait trouver parfaitement anodin de voir tourner les deux garçons pieds nus dans la terre en dansant comme des païens. il ne peut que se dire que le savoir vivre est mort est enterré et que cela aurait sans doute exaspéré William. Il plisse les yeux, s’approche pour essayer de voir le visage de l’homme au loup. Il ne peut pas voir distinctement celui-ci, mais le loup, il ne saurait le manquer.

Il recule un peu, il s’est fait bousculer. Il regarde autour de lui à la volée. En parlant d’éminent personnage… Le psychiatre tordu passe au travers de la foule. Là, c’est vraiment bizarre.  Que fais Asrandrel Sariel ici ? Il n’a eu l’occasion de voir William et Asrandrel en présence qu’une seule fois mais il les savait clairement à couteaux tirés. Si William avait pu assassiner quelqu’un du regard, Asrandrel reposerait depuis longtemps si pieds sous terre. Qu’il se présente à son enterrement était suffisamment bizarre pour qu’il se décide à le suivre.  Il s’arrête quand il s’éloigne trop du groupe, bifurque, et prends de la hauteur pour le voir circuler. Il ne peut qu’être surpris de le voir choisir un caveau, en défaire le cadenas d’une clé, et s’enfermer à l’intérieur. Peut être est-il simplement venu rendre visite à… qui est dans ce caveau ? Il vérifie qu’on ne le suive pas. Le nom sur la stèle, il ne le connait pas, mais c’est un nom croate, et le caveau est de taille, ici repose toute une famille. C’est de plus en plus… Étrange. Il décide de rejoindre les alentours de l’enterrement, se positionnant près d’une tombe. “salut vieux frère. J’ai enterré un vieux aujourd’hui. Ca va là dessous ?” Des collègues, il en a quelques uns ici. Il ne peut pas entendre ce qui se passe là bas, simplement voir la scène de loin.


Le prêtre lève les bras, paumes en l'air, pour capter l'attention. C'est super efficace un peu comme un fatal foudre. Il a de grands bras.

“Mes chers amis, les proches du défunts souhaitent se recueillir seuls et vous demandent de bien vouloir respecter leurs voeux.

il est temps pour nous de se séparer. Pour ceux qui ont reçu une invitation, rendez vous au Manoir aux roses ou vous attends la réception. Notre hôte, M. Achéron, nous y rejoindra. Vous ne pouvez pas le manquer, et pour ceux qui ont peur de se perdre, je m’y rend également.”


L’armoire à glace vétu de la bure quitte comme il l’a dit les lieux non sans une dernière lecture sainte et un “amen”. Absynthe s’est repris, c’est lui qui sert Bonnie dans ses bras comme un doudou géant super canon. Le maquillage de Bonnie n’a pas coulé.

“C’est qui celui là?” Tout les regards se tournent vers Juni, celui de Bonnie, celui de Louis, celui d’Absynthe, celui du loup, celui de la petite vieille rabougrie qui pleure dans son mouchoir. Absynthe lui trouve un air bizarre, et puis il trouve qu’il le fixe d’une façon qui le met mal à l’aise. Lui d’habitude, qu’on le mate, il trouve ca plutôt flatteur, mais là c’est pas ca. “Bonjour ? On se connait ?”
Louis surenchérit, sorti de sa torpeur macabre :“Tu le connais Absynthe ?”
Louis lui trouve des grandes pupilles, et il s’est rapproché de son cadet, comme un papa haut de forme qui se respecte.

Asrandrel est sorti du caveau, il serpente parmi les tombes, se stoppe sans s’approcher, à la façon d’Aral, qu’il repère a peu près à cet instant. Un sourire de crotale fleurit sa bouche alors qu’il rejoint l’inspecteur, plus proche des évènements, et prompt à prendre la défense d’un honnête citoyen.


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 22:37

J'ai pas plus le temps de lambiner que le couillon aux cheveux bruns demande à la volée qui je peux bien être. Tout le monde me regarde et moi j'arrive pas à détourner les yeux de l'autre blondinet. Il me regarde aussi, avec une expression enfantine d'incompréhension. J'ai beau avoir vaguement conscience qu'on commence à me trouver bizarre, je reste muré dans mon silence fasciné. Ce môme... putain, ce môme te ressemble à la fois tellement et si peu, ma chère envolée. Ca paraît si simple que j'ai du mal à trouver de la certitude dans l'évidence qui s'impose pourtant à moi. Ce môme c'est ton frère, et bel et bien le fils de ta blonde mère...

Il s'avance vers moi, le vieux dandy projettant son ombre paternelle sur ses talons. "Bonjour ? On se connait ?" Il est mignon. Je trouve en lui cette parcelle de toi qui m'attendrit. J'essaye de reprendre une contenance, conscient de l'air fou que je dois avoir. "Absynthe... Oui, je te connais. Et je te cherchais. Ecoute... Je n'ai aucune idée de la bonne manière de te dire ce que je dois te dire, mais il faut que tu le saches..." Je cherche une formule, un sens aux mots que je dois dire. Ce petit toi tout blond, tout vert, si insouciant et pourtant brisé déjà calme quelque peu ma soif de sang. Ca me met mal à l'aise parce que je sais qu'il ne peut me repaître de toi. En me contentant de ce petit fantôme, je sais que je n'obtiendrais que la frustration. Alors j'inspire un grand coup, les yeux fixés dans la mousse de ses iris interrogatives.

"Hyacinthe... ta soeur est morte il y a dix jours. Elle a été assassinée." J'ai les oreilles qui battent, en feu. Et la source que semblait tarie reprend vie. Elle s'écoule sous mes paupières que j'abaisse pour la cacher. Combien de temps se passe-t-il ? Je ne sais pas. Mais le silence ne m'a jamais semblé si insupportable. Je redresse la tête pour voir des visages semé d'incompréhension. Tous me regardent, bouche bée, puis regardent Absynthe. Je le regarde aussi. Il a l'air vide, foudroyé. Yeux clignotant, lèvres entrouvertes et tremblantes. Mon pauvre amour, tu as quitté son visage. Sous mes yeux, tu meurs une seconde fois.


Dernière édition par Jouni Rasmussen le Lun 9 Juil - 13:14, édité 1 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Dim 8 Juil - 23:25

Il quitte l'ombre des caveaux, restant hors de vue mais assez près pour observer le groupe qui se forme autour de la tombe du bon vieux William. Apercevant l'inspécteur, il chausse un nouveau sourire, affable, le masque du psychiatre réputé, gentleman sophistiqué à la présence discrête et apaisante. "Inspecteur" Il ponctue d'un hochement de tête. "Vous connaissiez le défunt?" Il se place pour être dans l'éclats du soleil, ainsi il peut tout voir sans être vu, son visage anéantis par l'éclat du jour. Il passe sa langue sur ses lèvres et continue d'observer Absynthe du coin de l'oeil. Il connait l'autre homme qui s'approche, et la situation semble prendre un tournant cocasse. Les pions s'avancent et le Joueur regarde, caché dans le soleil. "Tiens donc Monsieur Sariel, vous connaissiez William? Vous sembliez tendu la dernière fois que je vous ai surpris ensemble." Le psychiatre ne se démonte pas, il sourrit toujours a plein crocs. Il agite un doigt agacé devant un moustique qui volait trop près de son visage. Il haïssait ces bêtes, en Australie, leur férocité était a l'aulne de la réputation de l'île, leur dards mordant comme des petits pique a glace. "Nous avions nos différents, conflit générationelle ou que sais-je, mais c'est un homme que je respectait énormément."

Il baisse a nouveau la tête avec une déférence ironique avant de poser une de ses grandes mains sur l'épaule du policier, négligeant et hautain, il sentance la conversation d'un "Bon, mon petit, il faut que j'aille rejoindre ma compagne." Il fait mine de partir, sachant très bien ce qui allait suivre, sa caution était là, prête a lui permettre d'entrer en scéne, et c'est un sourire clairement moqueur qu'il épingla sur sa bouche quand Aral vint le rejoindre et se proposer de le suivre pour qu'il puisse aller présenter ses hommages a Monsieur Achéron. Ce brave Louis.

Ils approchent donc du groupe, et le blond blanchit soudain, Absynthe se rétracte tout en dedans de lui meme. Asrandrel sourit toujours.

Tu m'as manqué mon fils, Oh toi mon tendre enfant
je t'ai chercher, ma douce cuisse, Je t'ai chercher, petit gitan
Je t'ai trouver tout près des vers, je t'ai trouver, mon héritié
Je te chercherais dessous la mer, je te chercherais a te châtier

Le serpent file tout près du vert des iris vert de ma vipère, et je traine ma langue, amère, sur mes lèvres en colères, je fulmine, je suis l'orage, mon fugitif, bientôt en cage, bientôt.

Oui Asrandrel sourrit toujours, l'échiquier dans sa tête calcule ses coups d'avances, et c'est une main amicale qu'il pause cette fois sur aral avant de se tourner vers Louis. "Louis, mon cher, mes plus sincère condoléance, je sais combien vous étiez proche... si vous avez besoin de quoi que ce soit, même en tant que thérapeute, je serais enchanté de vous recevoir." Il se tourne vers Bonnie "Bonnie, je vous cherchais." Et puis il plonge ses yeux dans ceux de son fils, ce sont les lames d'argent de deux dagues qui se plantent. "Absynthe."

Erèbe n'est plus qu'une tension, tout en lui l'incite a sauter, a planter ses dents dans la chair de cet ordure et a tirer très fort. L'animal en lui s'exprima en Lupin, son loup, qu'il siffla, clairement menacant. L'animale roula alors des épaules, gonflant son poil noir, ses babines retroussée pour dévoiler sa dentition terrifiante. Un grondement sourd et inquiétant sortait du poitrail de la bête et tout le monte s'arrêta subitement de bouger, une femme cria.

Asrandrel se pétrifia. Il avait rarement eu peur dans sa vie, ce sentiment inconfortable, il le détestait. Il lui faisait se sentir faible et être faible ça il détestait. Son visage resta implacable malgré la terreur qui prennait son ventre, trop bon acteur qu'il était. Il y avait juste ce filet de sueur, et il se léchait ses lèvres dessechée. Il recula d'un pas.

Bonnie haussa ses yeux en l'air, en sucant ses gencive comme seul savent le faire les enfants du soleil. Dépassée qu'elle était par toute la situation. Absynthe était pétrifié et cela l'inquiétait. Qu'avait pu faire son client. Elle le ferait parler un de ces soirs...



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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Mar 17 Juil - 17:28

Absynthe aimerait bien que tout le monde la ferme. Déjà il a pas demandé de gardes du corps et Erèbe et Lupin positionnés mode survie ca le fait sourire un peu mais ca le saoûle aussi et Louis l’exaspère, ca se voit dans ses yeux et au gros soupir qui gonfle ses joues et qu’il expire bruyamment. “Vous voulez pas me lâcher un peu ? Desserez vos strings j’le connais pas.”  “Oooh, vous êtes un terrible cachottier vous alors !” Bonnie s’est faufilée contre Louis, qui recule devant l’envahisseur féminin. Les ongles peints en noir se referment sur un bras.  La sorcière ne le lâchera pas.

"Absynthe... Oui, je te connais. Et je te cherchais. Ecoute... Je n'ai aucune idée de la bonne manière de te dire ce que je dois te dire, mais il faut que tu le saches..."

T’as peur maintenant. On dirait qu’il a traversé l’enfer pour venir jusqu’ici, tu vois bien à sa tête que tu voudrais pas avoir la même.

"Hyacinthe... ta soeur est morte il y a dix jours. Elle a été assassinée."

Tu ne dis pas non, même si tu le penses, tu secoues la tête. Tu veux pas le croire mais t’as entendu et tu voudrais qu’il t’ai menti. Personne ne sait qui est Hiacynthe ici. Comment ca pourrait être vrai ? Peut être que c’est un piège. Peut être qu’il te mens. Tu perds simplement petit à petit tes couleurs, comme si l’information avait un effet direct sur ton derme. En fait, tu l’assimiles mal..  Ca te déchire en dedans, ca te fouille, c’est invisible mais ca fait mal, tellement mal que tu voudrais te recroqueviller si tu t’en sentais capable, alors qu’on te l’arrache. T’as son fantôme devant les yeux.

T’es hors de toi même ; tes yeux tombent sur Asrandrel et le flic casse-couille qui arrivent dans son dos. Normalement t’aurais escaladé les tombes pour t’enfuir plus vite, t’aurais planté ce type bizarre et Louis et puis William encore que se serait pas trop un souci. Mais là non, tu t’en fous, la planète pourrait bien exploser, un alien pourrait bien se ballader à poil se serait pas ton problème. Tu t’es fait déposséder de ton espoir. Tu regardes la comédie de vaudeville minable, Louis, Erèbe, Asrandrel, le loup. Y’a ce type blond que tu connais pas avec ses paroles de malheur et vous êtes hors de ca, il n’y a que lui qui t'intéresse. Ca ne peut simplement pas être possible. Il doit se tromper de personne. Toi tu t’es trompé de jour. T’as les poils qui remontent sur ta nuque quand le psychiatre te frôle sans te regarder. T’as pas vu ses narines se dilater mais t’es sur qu’il l’a fait.

"Louis, mon cher, mes plus sincères condoléances, je sais combien vous étiez proche... si vous avez besoin de quoi que ce soit, même en tant que thérapeute, je serais enchanté de vous recevoir."

Louis fronce les sourcils, prenant sur lui même pour ne pas simplement le rouer de coups jusqu’à ce qu’il en meure. Ce n’est ni le lieu ni l’endroit. Et surtout,  la présence de l’inspecteur l’en empêche.  “Elles me vont droit au coeur. William voulais absolument vous donner un peu plus de sel, il nous à quitté trop tot”

 Cet homme n’avait pas pu s’empêcher de se rendre sur la tombe de son vieil ami pour y danser. Son égo n’avait pas de mesure. Même ici, il ne se sentait pas en danger. Il était de trop. Louis ignorait qui était Hiacynthe mais il semblait que son protégé lui en sache quelque chose. Qu’il immisce précisément maintenant, cela le mettait hors de lui. Son  impunité le rendait furieux.  Il le vit pincer très légèrement les lèvres et imagina celles ci se tordre en une grimace d’agonie avec tellement de précision qu’il se mit à sourire.

Asrandrel, tel une ballerine, se recomposa un sourire et une attitude en se tournant vers…

“Bonnie, je vous cherchais."

L’amie éplorée se métamorphosa en chaton, s’enroulant autour du bras tendu. Louis se demanda ce qui clochait dans cette ville. Il savait que Bonnie voyait un dandy. Que ce soit Asrandrel était une véritable catastrophe.  

"Absynthe."

Faites le taire. Etouffez le, faites lui bouffer de la terre. On devrait déterrer William et lui offrir un cadeau bien vivant, sur que ca lui ferait une berceuse, il partirait en paix. TAIS- TOI. MAIS VA CHIER. Lupin gronde et toi aussi tu aurais pu. Tu regardes ses yeux de requins, petits et injectés de sang. Puis tu regardes Jouni. Hiacynthe est morte. Tu peux penser à rien d’autre. Tu le vois sursauter, tu le trouves minable. Il ne te fait pas peur. Hiacynthe est morte. Tu n’éprouves plus de peur pour rien. Hiacynthe est morte.

Aral semble inquiet en te regardant “Ca va petit ?”

Tout va parfaitement bien, toi le flic raté avec le psychopathe qui te tient l'épaule tu trouves pas que tout va bien ? Tu leur fais une horrible grimace et tu attrapes la main de Jouni d’autorité “Ca pue le chacal ici. Viens.” Tu l’entraines un peu plus loin, et tu sens sur ta nuque le poids du regard de Louis, d’Asrandrel et d’Erèbe. Tu les emmerde tous, qu’on te foute la paix.

Tu voudrais savoir comment il t’a trouvé, tu veux tout vérifier, mais d’abord, tu veux qu’il te dise que c’est un cauchemard et que tu dois te réveiller. Il ne te manque plus que le réveil maintenant.

“Ou est-elle ?” Elle est loin d’ici. Elle est avec maman et papa. “ Prouve moi que tu la connais”. Comment c'est possible qu'il t'ai retrouvé ? "Comment... Quand..." Quand est-ce qu’elle est morte ? Tu ne peux pas poser la question, tu n’y arrives pas, et c’est maintenant pourtant que tu dois savoir.Tu dois savoir, tu psychotes, peut être qu’il essaie de te manipuler.
T’as été stupide, t’as été fratricide. Tes yeux se remplissent de larmes.

C’est ta faute et c’est lui qui l’a fait. Il détruit tout ce qui compte. Tu cherches pas de coupable, le coupable tu le connais. Tu veux juste que ce soit une histoire de très mauvais gout, tu veux pas l’admettre, pas comme ca. Dis “Papa” tu l’as butée comme ça, dans la rue comme un chien galeux ? T’y es allé a la batte ? Alors ca se passe comment ? Tu lui as fait sauter la cervelle à elle aussi ? Tu lui as donné quoi comme poison, tu lui as fait subir quoi ? Je suis mort en dedans de moi même, je suis dans la boite, dans la boîte posée sur la table et là dedans c’est trop petit.  C’est ma cervelle qui saute, aussi, immobile, hagard, je fixe le vide mais c’est pas ca que je vois, ce que je vois c’est lui qui la traîne attachée en citant un passage de la bible, c’est lui qui la déshabille, qui la coupe, c’est lui qui lui fait tout ce qu’il a pu me faire, et la haine nait à la base de ma gorge, enfle peu à peu, devient une douleur aiguë, alors qu’elle se répand et m’inonde. Mes mains se mettent à trembler. Il est apparu là comme par magie, ca n’a jamais été que son jeu, son grand jeu d'échec, et si Louis est roi, alors qu’ils se livrent un combat à mort. Je ne suis plus qu’un coquillage abandonné sur la rive. Hiacynthe était le secret le mieux gardé de mon existence.  



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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Mar 17 Juil - 18:25

A peine j'ai le temps d'entendre l'écho de mes mots s'évanouir qu'autour de nous tout s'agite. Deux mecs s'approchent du vieux pour lui présenter des condoléances qui sonnent extrêmement faux... Et le môme perd ses dernières couleurs à la vue de l'un d'eux... Ce type me fait un drôle d'effet. D'ailleurs, je me demande distraitement s'il est capable de provoquer autre chose qu'un "drôle d'effet" aux gens qui le rencontrent. Il est trop... trop. Trop classe, trop bien mis, trop amidonné pour être réel. Je ne l'aime pas. Et pourtant, ce type est magnétique d'une manière que je ne m'explique pas. Il est venimeux et félin. Chat roulé devant l'âtre et lézard face à l'insecte. Le jeune brun est tendu, tous ses muscles bandés, les yeux fixés sur lui. Le loup gronde, et le vieux dandy adopte une posture trop raide pour paraître à l'aise. M'est avis que ce lézard n'est pas apprécié de l'assistance...

Ce loup va-t-il fermer sa grande gueule ? J'arrive déjà pas à suivre !

Absynthe lui jette des coups d'oeil mêlés de gêne et de courroux, tout en restant résolument face à moi. Il semble incapable de savoir quoi faire. Moi-même, je reste debout comme un con, sans comprendre ce qu'il se passe. "Bonnie, je vous cherchais". Une meuf que j'avais pas vraiment remarquée vient se pendre à la manche du lézard, et tout le monde fixe des yeux ronds cet étrange duo... Mais je ne comprends RIEN, putain !!! C'est qui, ce lézard ? Et c'est qui, elle ? Mais... qu'est-ce qu'il se passe à la fin ?? Mon cerveau est au bord de l'explosion quand le blondinet m'attrape la main et me tire à l'écart en marmonnant.

Il me refait face et l'écume de ses questions se brise sur les rochers de sa réflexion, jaillissant de sa bouche en milliers de morceaux sans début ni fin. Alors je lui raconte tout.

"Si je pouvais t'expliquer à quel point j'en étais dingue..."

Tout. Notre rencontre, les jours qui ont suivis, le faux départ. Et les six mois...

"Les plus beaux de ma vie."

Si seulement je pouvais te faire comprendre, Absynthe. Si ce genre de souffrance était physique, tous mes organes seraient calcinés, pourris. Mes yeux aveugles, ma peau arrachée. Mes oreilles tombées, mes mains calcinées. Et que dire de l'état de mon coeur. Mort. Comme elle.

Tu es effondré, et pourtant un éclat de suspicion subsiste dans tes yeux noyés. Alors pour terminer mon récit, je te confie les journaux de Hyacinthe.

"Les flics risquent de venir fouiller chez moi et je ne veux pas qu'ils tombent dessus. Garde-les, je les connais par coeur. Et surtout, lis-les, tu sauras tout de moi. Elle parle beaucoup de moi, tu sais... Mais surtout de toi. C'est pour toi qu'elle était venue..."

Et finalement, je sors de ma poche la lettre que tu lui as écrite et te la fous sous le nez. Je désigne les mots "odieux personnage".

"C'est qui ce mec ?"
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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Mar 17 Juil - 20:57

Louis n'aime pas qu'Absynthe aille plus loin avec ce garçon apparement dérangé et/ou drogué, mais il préfère encore qu'il s'éloigne d'Asrandrel. Son attention pourtant n'arrive pas a rester focalisée sur un seul et même point, tout comme celle de son vis a vis, et il sait en dedans de lui même qu'Asrandrel fais exactement comme lui : il essaie de percer les secrets de la discussion privée qui se tient a seulement quelques mètres d'eux.

"Vous vous connaissez depuis longtemps ?" Louis c'est cette fois adressé à Bonnie, qui papillonne des yeux, soudain décidée à se transformer en carpe. Elle ne cache pas ses activitées, mais face à Louis elle est tel un enfant découvert les deux mains dans le paquet de cookies. Elle n'a pas peur de choquer Louis mais une part d'elle même craind toujours qu'il cesse de la voir comme il la voit. Il a cette façon de vous regarder sans vous juger qu'elle ne voit pas souvent. Asrandrel la regarde aussi de cette façon, c'est pour ca qu'elle l'aime bien. "Je ne sais plus trop... Ca fait six mois ?" Elle ne sait pas ou elle pose les pieds. Le terrain était parfaitement maitrisé tant que son client (un rien sociopathe, manipulateur et masochiste) était son client ! Ses deux mondes n'avaient pas le droit d'en former qu'un seul, c'était pas une putain d'éclipse lunaire ! Madre del dios.

     
(nda; les passages en italique et les dialogues de Jouni sont du personnage, merci pour ce moment à se marrer héhé)

Absynthe aurait pu demander à Jouni ce qu’il avait pris, parce que ca avait l’air efficace : il avait de suite sniffé le gars pas net, et avec raison. Ce type avait un bon ressenti. Pour la plupart des gens, Asrandrel paraissait un homme parfait, idéal en toute circonstance, le père modèle, l’ami fidèle, le parfait phsychiatre et j’en passe. C’était tout ca et bien plus encore, et bien moins qu’un homme et ca Jouni le sentait peut être.
"Ce mec, c'est le mec louche et à côté, le gars à qui il tient l'épaule, c'est un flic"
Jouni braque Asrandrel du regard.  "Lui, là ??"
"Le lézard ??"

L’animal a sang froid qui les épiait semble soudain plongé en pleine conversation avec Louis, qui, puisqu’il était en train de faire la même chose que son rival, à savoir, les observer l’air de rien, fit exactement la même chose.
.
"A mes yeux il n'y a pas qu'un lézard"

ils dardent tous sur lui leurs regards de serpent "elle était dans quel état... Hiacinthe" son prénom lui a demandé un effort, il la voit autour de lui, dans les yeux de Juni. Il gonfle a vue d'œil, passant du blanc au rouge. Jouni semble hésiter franchement à quand même aller le  buter, et Absynthe soupire de façon presque audible de deception quand il se reprend.  "Méconnaissable. Défigurée. Du noir, du bleu, du violet sur tout son corps..." Il perds toute violence, et Absynthe se send mal d’avoir posé la question, les images venant imanquablement devant ses yeux ouverts, la Hiancinthe qui flotte auprès d’eux revêtu des stigmates décrits. Cette image est insupportabe.

Absynthe n'est pas vraiment intelligent, ni raisonné, ni raisonnable. C'est la faute de l'homme qu'ils regardent. Et qui les regarde enfin. Absynthe lui montre ses dents, avant de lui tourner ostensiblement le dos.

"C'est lui. Cet odieux... Cet énorme fils de pute, cet enculé de sa race maudite ce chien puant"

Il est passé au français sans même s’en rendre compte.  Il n'a pas du tout envie d'aller en prison. Les fois ou il a fini derrière les verrous, il a eu un mal de chien à lui échapper de nouveau. Non, il faut réflechir. "Il faut qu'il s'en aille. Maintenant" Hiacinthe est morte. C'est tout ce que tu sais, c'est tout ce à quoi tu penses. T'arrives pas a dépasser ca, ces yeux clairs pleurent en voyant son amour. William est mort. Ta famille est devenue si petite. Tout à coup la vue du loup dans la bergerie est insoutenable. Le bras de Bonnie entouré autour du sien te rend malade.  Ca doit s'arreter.

"il est surement armé. Il est toujours armé. Je peux l'attirer plus loin et tu lui défonces la tête avec... avec une pelle ?" c'est faible comme plan, tu l’entends en le prononcant. Jouni tâche de le tempérer, même s’il boue toujours de colère.

"Je crois pas qu'on l'aura aujourd'hui sans finir à l'ombre. Si tu veux qu'on s'occupe de lui tout les deux va falloir être patients. J'ai observé ton lézard et c'est pas la moitié d'un imbécile. On doit être plus intelligents..."

"je crois que Louis en a un, de plan. C'est celui avec le chapeau haut de forme. Le problème... Le problème c'est Bonnie. La femme au bras de l'assassin" Ton plan est faible mais tu n'en peux plus de le voir palabrer. "Faut qu'il dégage d'ici en tout cas. J'peux peut etre pas le buter maintenant mais j'peux lui en coller une" Absynthe n'est ni posé ni réfléchi et la cocotte est à point, il siffle comme une locomotive quand il décide de rejoindre le groupe.  


Jouni trouve qu'Absynthe exprime dans l'élan qu'il prend l'ébauche d'une idée de merde.
Alors il lui court derrière et le soulève par le col comme s'il ne pesait rien
"Déconne pas, putain, c'est pas l'moment !"


"MAIS !... mais lache moi putain je veux juste lui dire bonjour" il a grincé les derniers mots. Il touche a peine par terre, malgré ses centimètres en plus. C'est le lot des faibles petites choses : Y'a pas MOYEN que le monde entier se comporte différement avec lui qu'avec un chaton. C'EST INSUPPORTABLE. Ca attire le loup et Erèbe directement, et Aussi le flic et Asrandrel, et Bonnie. Les voilà au contact. Absynthe c'est un peu comme le ballon : quand quelqu'un le choppe tout les joueurs se ruent en avant en attendant la passe.

Jouni voit tout le monde rappliquer et il sait plus quoi foutre avec son sac à main improvisé qui bat le vent avec ses petites pattes maigrichonnes. Il le repose par terre et l'attrape par les épaules en adressant un énorme sourire (ou plutôt une grimace assaisonnée de tic nerveux dû au malaise, au manque de sommeil et à la coke) "Juste un léger désaccord !" il lance à la volée. Puis entre ses dents serrées "Reprends-toi, bordel, regarde c'qui s'passe quand on agit sans réflechir !"


"Ca va" il a sifflé en réponse, puis, a Aral "Vous êtes en service ?" "Non, pas aujourd'hui. J'aimais beaucoup William. C'était un vieux brigand, il va me manquer" il grince "tu vois il n'est pas en service"

"Crois-moi, un flic est toujours en service" qu'il lui répond sur le même ton. Il relâche quand même son étreinte, conscient que la scène est VRAIMENT bizarre. Il tend une main franche à chaque personne lui faisant face pour reprendre contenance "Jouni Rasmussen, enchanté !" Il s'attarde quelques millièmes de seconde dans la poigne veloutée d'Asrandrel, sondant le fond des ses iris. Et enchaîne avec aisance "Je ne connaissais pas William mais nous avions un ami en commun qui n'a pas pu être présent aujourd'hui. Il a tenu à ce que j'assiste à son enterrement en son nom. Il était certain que l'âme de son vieil ami serait consciente de sa peine à travers ma discrète présence !" Il a le sourire charmeur et franc. Il a son air le plus honnête.
Absynthe espère qu'il a le nom d'un vieux chnoque en tête. Ils en ont vu défiler tout un tas pour l'enterrement. Jouni est Croate, avec un peu de chance, il connaitra le nom de l'un d'entre eux. Asrandrel et Louis semblent hausser en même temps un sourcil suspicieux. Absynthe, lui, fixe Erèbe, puis Asrandrel.

"Je veux que tu t'en ailles maintenant. William te détestait, c'est une insulte à sa mémoire. Vas-t-en tout de suite. Barre toi d'ici, t'as rien à faire là" TU PUES. ET MARCHE A L'OMBRE. EH. Connard. Cabrón ! Ses yeux se plantent dans ceux d'Erèbe. Il a été a bonne école, mais il n'a pas besoin de surjouer cette fois, il est véritablement à bout de nerfs. "fais le partir"


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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Mer 18 Juil - 22:13

les passages en italiques ont été rédiger par Louis pour les personnages de Louis et Aral.

Les yeux du Docteur Sariel ne perdent pas Absynthe de l'oeil, il le suit du coin de son champs de vision rétrécie force de devoir regarder ceux de Louis. Les civilités s'échangent relativement dans le calme.
"Vous avez raison Monsieur Louis, le décès de ce brave William sera comme des poignées de sel jetée dans votre jardin, je vois déjà les fleurs se fanée sans ces vielles mains pour les faire éclore. C'est triste, j'aimais tellement ces fleurs..."
Le visage semble se plisser, une goutte d'encre noircis le gris de ses yeux d'une tristesse qui paraitrait honnête si tant est que les deux protagonistes n'étaient pas ce qu'ils semblaient être.
.
De ce qu'il appercoit, Absynthe est à l'écard avec Jouni, les deux ont une discussion animée, Absynthe s'agite. Asrandrel étudie la question, pèse le pour et le contre et décide que Jouni ne mourrera pas. Non. Ou peut être si, mais plus tard. Pour l'instant, il ferait partie de son jeu. Oui... Ce sera interessant de voir comment ce cavalier si va se positionner dans l'échiquier.

Ses yeux s'étrécissent "Nous ne sommes ni proches ni parents docteur Sariel. Reservez vous le droit de m'appeler par mon nom de famille tant que nous n'aurons pas fait plus ample connaissance. J'adorerais vous avoir à dîner. Vous pourriez m'éclairer sur la mention… "dangereuse" de votre patient et pupille"

Asrandrel pause une main sur le bras de Bonnie. Ignorant totalement la remarque du dandy. "Bonnie, vous me feriez l'honneur de m'accompagner? Diner en votre compagnie et celle de Monsieur Achéron serait exquis." Il avait prononcé son nom avec une pointe de fiel mélanger au miel. "Mon pupille pourrait-il être invité lui aussi?"

"Et à tant faire, ce vagabond qui semble être votre amis. Je crois qu'il loge chez vous tout comme mon patient" mon enfant

"il vous faut un grand nombre d'invité dites moi. Je vous intimide ? Absynthe ne ressent pas l'envie de vous voir, je crains qu'il refuse, mais je lui soumettrai votre proposition." il ne répond rien quand Asrandrel affirme qu'il loge les deux garçons. C'est vrai et faux : Absynthe dort un peu ou ca lui chante, Louis a bien compris qu'il ne servait a rien d'essayer de restreindre ce garçon. L'essentiel est qui ne soit jamais seul et qu'Asrandrel soit constamment surveillé. Il s'y emploie.

Les deux gentlemen jouent a l'escrime, leurs langues dardent estocs et feintes tandis que les lutteurs se meuvent dans la courtoisie. Bonnie sourrit, hoche la tête et se demande ce qu'elle fout là. Asrandrel détourne un court instant son regard de Louis, il ne peut pas s'en empêcher, il doit le regarder, regarder Absynthe, parcourir, l'espace d'une seconde, les traits de son visage. C'est comme le respirer du bout des yeux, le sentir a prunelle ouverte.

Oui il le sent des yeux, juste une seconde avant de recommencer la joute, repartir à l'estocade:

"Que vous m'intimidiez? Je ne sais pas, peut-être un peu. Sur le plan professionnel vous m'intriguer, vos attitudes et votre style m'intrigue." Il se lêche les lèvres, quelques instants. "Pour Absynthe, nous verrons bien, je répugne encore a faire valloir mes droits de tuteur. Je vous avoue que je me suis surement trop attaché a mon patient. Mais soit, nous sommes tous humain". Il sourit. "Pour ce qui est des autres convives, vous savez, je pense que nous avons tous des choses a nous dire."

"Vous ne pourrez bientôt plus en user comme bon vous semble. Nous sommes opposés à son sujet. Bonnie, souhaites tu te joindre a nous pour dîner ?" Elle leur offre un large sourire "Quand ca ?" Ses yeux demandent "qui nous"


"Disons ce Week end?" Asrandrel sourit toujours, image sympathique et rassurante, comme toujours. Et malgré les lames cachées dans le miel et la ouate de son verbe, rien ne transparait, sinon un discours énigmatique et toujours polis.

Pendant qu'ils discutaient…

Aral se demande comment s'esquiver sans paraitre grossier. Mais pendant tout ce temps la main d'Asrandrel Sariel est restée posée sur son épaule. Il la sert maintenant comme un rapace sa branche alors qu'il parle avec Louis. "Vous êtes ravissante" il le pense bien sur. Aral n'a pas un mot gentil pour les filles de la rue. Il est bourru avec elle, mais il est présent. Il n'aime pas qu'on les malmène. il connait bien Bonnie mais il fait comme s'il venait de la rencontrer, pour passer le temps.

il décroche les doigts du psychiatre de son épaule un a un pour s'en soustraire.


Bonnie regarde le manège d'Aral et rigole bêtement. C'est tellement stupide, mais elle ne peut pas s'en empêcher. Alors que les conversation puent les sous-entendus, on se croirait presque en game of thrones. Louis ferait un bon Ned Stark, Absynthe serait Arya et erèbe... Khal Drogo. "Vous connaissez Games Of Thrones inspecteur? Ou puis-je vous appeller Aral." Elle est venu décrocher le dernier doigts s'asrandrel d'une caresse du bout des ses ongles peinds. Il se sont décrocher tout seul. Elle enlaca son bras a celui du policier et lui proposa une cigarette.

"vous pouvez, je ne suis pas en service." il opine "oui je connais. C'est drôle que vous en parliez" Louis lui fait penser à la reine avec sa face pincée avec en face l'araignée "je vois comme une ressemblance avec ce qui se trame ici. Vous choisiriez quels personnage pour le blond ? Vous le connaissez d'ailleurs ?"

Bonnie se prête au jeux et papillonne des yeux, elle ne peut pas s'en empêcher, elle connait sa beauté et aime en jouer. Elle aime ce pouvoir qu'elle lui donne. Puisqu'une femme n'est que le reflet de son aparance, puisque, a ce qu'il parait, elle n'est que des seins, qu'une bouche, qu'une chatte, alors elle utiliserait ses atours comme des armes. Ses nibards sont des bombes nucléaires. "Absynthe ou l'autre? Je connais le petit, c'est un artiste très doué... Il me fait penser a Arya." Elle pouffe. "Quand à l'autre, je ne sais pas. C'est vous le policier, a votre avis qui est-il? Moi il me fait penser a Jaimie saison 6 et 7 avec ses grands yeux colèreux et tristes à la fois."

"Il m'évoque plutôt Geoffrey dans la saison 4... après qu'il ai bu le vin" ils s'interrogent et se chamaillent, songeurs, et c'est tout naturellement qu'ils prennent à partie Jouni, le sauvant in extremis des foudres paternalistes de Louis et Asrandrel, sont entrée en matière étant vaseuse, on va pas se mentir. "Jamie ou Geoffrey ?"

Ils ont posé la question en même temps. Comme si c'était important. Erèbe explosa de rire. Le contraste entre des annonces de décès, un enterrement, l'arrivée du psychopathefoutaré et ça... Il savait très bien ce qui s'était passé, connaissant beaucoup trop Bonnie.

Le blond qui avait fait crier Absynthe se pressait de saluer tout le monde, Erèbe lui refuse sa main, le regardant en chien de faillance. Trop de gens autour d'Absynthe. Un gros panneau avec écrit: DANGER clignotait dans sa tête.

Puis il entendit la requête D'Absynthe et redescendit de plusieurs étages d'un coup. Un monstre dans son ventre grimpait le long de ses tripes. Ce monstre voullait frapper, et frapper fort, attraper cette tête et l'exploser contre la pierre tombale de William, ça, ca lui aurait surement plu en plus. Mais il y a Aral, alors il faut calculer.

Le docteur Sariel ne s'attendais pas à ca, et il accuse le premier cout avec un grognements, gouttant son propre sangs du bout de la langues sur ses lèvres fendue. Il était sonné, le brun avait frappé fort. Le deuxième coup le frappa au plexus, lui coupant le souffle quand aral intervint. "Vas-t-en maintenant." Il claque de la langue et Lupin se remit a gonfler et a grogner. Erèbe paraissait dangereux a cet instant, mais pas assez pour effrayer Asrandrel, qui, bien qu'affichant a dessin une mine choquée, se délectait de l'éxhibition d'Erèbe qui jouait clairement en sa faveur. "Je porterais plainte, jeune homme, soyez en sur. J'ai la main longue, et les dents tout autant... Je sais l'influence que vous avez sur mon patient et je pense clairement que vous êtes clairement un élément néfaste a sa thérapie. Vous avez vous même l'air désaxé. Inspecteur Aral, je vous appellerais pour prendre rendez-vous..." Il hocha gravement la tête en direction de Louis "Mon cher, vous hébergez de biens droles de spécimens... J'attends de vos nouvelles pour ce diner." Lupin aboit. Asrandrel se retire non sans un baise main a Bonnie. Elle se tourne vers Aral: "Lui, je lui trouve un air de Tywin..."


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   

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 Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel

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