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 Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel


Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 48 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Jeu 19 Juil - 14:04

Devant les regards suspicieux qui se dardent sur moi, je m'attends à tout moment à une question piège. Je ne m'attarde pas sur l'offense que pense sans doute m'avoir faite le couillon brun, et m'empresse plutôt de trouver un bon mensonge pour parler de cet "ami en commun" que j'aurais avec le défunt. Mais c'est inutile, car Absynthe coupe court à tous les questionnement qui pourraient traverser les esprits. Il donne l'ordre à son acolyte de faire fuir le lézard. Et le voilà qui s'exécute... bordel de merde, ces deux gamins ne sont décidément pas les meilleurs alliés que je puisse trouver dans cette bataille ! Asrandrel s'en va drapé dans son costume de dandy anémique, et son agresseur, en se tournant vers Absynthe croise brièvement mon regard. Je ne peux m'empêcher de couler dans l'acier de ses yeux des ondes consternées qu'il me retourne vigoureusement. Je réfléchis intensément. Ces deux-là sont apparemment inséparables, et leur impulsivité respective de font pas bon ménage. Ils risquent plus de me mettre des bâtons dans les roues qu'autre chose, et je ne sais pas si je dois malgré tout leur laisser une chance...

Alors que je suis plongé dans mes réflexions, tout ce petit monde se désintéresse de moi pour se diriger vers le fameux "Manoir des roses". Sans doute impatient de réfléchir à une stratégie, Absynthe m'invite d'un discret signe de tête. Au moment de franchir le portail de l'immense demeure mes yeux s'attarde sur l'écriteau plaqué or fixé sur la grille "Monsieur Louis Achéron". J'imagine sans peine ce patronyme appartenir au vieux dandy. Ca lui va comme un gant... et à présent je sais comment s'appelle le bienfaiteur mentionné dans la lettre d'Absynthe. Avant de passer la porte de bois finement ouvragé le prends quelques secondes pour lever les yeux sur le bâtiment. On se croirait dans le vieux Londres victorien. Ce monsieur Achéron semble très attaché à ses racines. Ayant traversé le hall à toute vitesse, Absynthe et son acolyte vont s'isoler dans un coin du séjour. Afin de ne pas attirer l'attention, je ne les rejoins pas tout de suite. Je prends une coupe de champagne que je vide d'un trait. Je fais un passage par les toilettes me faire un rail. Je reviens dans le séjour, reprends une flûte de champagne de la main droite, une autre de la main gauche. Et me dirige sans précipitation vers Absynthe, à qui je tends l'une des deux flûtes...
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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Jeu 19 Juil - 16:19

Le triste sire tourne les talons. Louis le regarde partir, tout comme Absynthe, qui a ouvert des yeux ronds quand Erèbe à frappé Asrandrel. Il n'en revient toujours pas. Il n'a pas vu de peur dans les yeux du prédateur, mais de la douleur et de la surprise. Aral songe qu'il aurait voulu pouvoir administrer cette paire de baffe lui-même, Asrandrel portant une ambiance malsaine dans le cimetière. Il n'est cependant pas enchanté de le voir partir : c'est plus facile de surveiller le serpent quand vous l'avez sous les yeux. Il lui emboîte donc le pas, ombre fidèle à son devoir. Il n'est pas en service, et c'est justement pour avoir tout loisir de faire exactement ce qui l'intéresse. Or, qu'Asrandrel soit venu ici n'est pas si surprenant: il savait qu'il y retrouverait le garçon, "son pupille". Il allait devoir plancher sur la question. Ce petit dépravé avait un passif avec le psychiatre le plus prisé et le plus réputé de Zagreb.

Il n'en a ni le loisir ni la possibilité, autrement il l'aurait suivi pour terminer ce qu'Erèbe à entrepris. Seulement lui, il l'aurait fait à l'abri des regards, certainement pas sous le nez de l'inspecteur et encore moins à l'enterrement de son ami. Les bonnes manières et les sauvages ne font pas bon ménage. Il n'est pas mécontent qu'il s'en aille. Il pense à ce dîner en fin de semaine et des idées toutes plus tordues les unes que les autres lui viennent en tête. Imaginer les différentes façons dont il pourrait l'empoisonner le calme. En vérité, il sait, à force de recherches, qu'il a plutôt intérêt à faire attention à ce que rien ne glisse dans son verre ou dans son assiette. Il doit maintenant aller s'occuper de ses invités. Le jeune homme, Jouni, fais comme si tout était normal et engage le pas derrière Absynthe et Erèbe. Il serra temps de l'interroger. Il part en dernier, attendant que les invités se soient retirés. Il fait bien. Absynthe, dans son excitation à laissé tomber un des carnets que lui à remis Jouni. Il ne les a pas vus faire l'échange, et se dit que décidément, ses aventures au carnet ne s'arrêtent pas, en voilà un deuxième qui n'est pas à lui. Il le glisse à l'interieur de son veston, sous sa veste de costume, avant de regagner son domicile, beaucoup trop peuplé et bruyant à son gout. La bâtisse était là bien avant qu'il décide de venir vivre à Zagreb, cependant il faut bien admettre qu'elle semblait sur mesure. Elle est bien plus petite que la demeure familiale, et cela lui convient, surtout maintenant qu'il y vit seul.

Il va dabord voir les agents de sécurité qu'il a fait venir pour l'occasion. "Bienvenue, messieurs. Venez me voir à 18 heures pour que je vous règle. Tenez vous aux endroits que j'ai indiqué. Voici deux personnes que j'ai croisé dans les environs et dont la présence est indésirable. Vous avez vos listes d'invités ?" Ils répondent par l'affirmative, et recoivent un message. Louis à pris une photo quand Asrandrel partait, suivi de loin par Aral, qu'il vient d'envoyer à ses messieurs.

"Un serveur viendra vous porter à boire et à manger d'ici trois heures. Il aura une casquette bleue. N'acceptez rien d'autre. Voici de l'eau... Et votre fréquence radio." Il ne peut s'empêcher de s'inquiéter. La dernière fois que le loup et l'agneau se sont vus, le sang à coulé, on a tiré des coups de feu, enfin, l'ambiance était à la fête, à n'en pas douter. La confusion qui règne aujourd'hui ne le laisse pas tranquille. "Monsieur Achéron ? Nous n'avons plus de vin" "Servez du cidre et de la bière. Ou en est le buffet ?" "Nous avons encore deux services de tapas de prévus avant d'envoyer les desserts." "Très bien, retournez-y, allez !"

Il s'impatience. Il voit Bonnie déambuler en reine du soir, tout sourires, surtout depuis qu'elle à croisé le greffier du tribunal. Lui même évite soigneusement de la regarder, bien que sa femme ai semble-t-il des soupçons. "Par ici très chère" il lui tend son bras, et ils déambulent au milieu des convives. Elle cesse de faire l'enfant aussitôt "que faisiez vous ?" "J'allais chercher de quoi nous nourrir. Et boire !" "Attendons que ce petit monde soit parti. Je ne tient pas à les avoir ici jusqu'au bout de la nuit, les temps sont incertains." Il gagna un buffet, en tira une miniature de Whisky. "Soyez discrète" Elle eu un sourire ravi avant de s'en retourner.

"Monsieur Achéron, je suis ravi de vous voir. Les tapas aux crevettes sont délicieux, vous devriez en prendre un" "Merci." "Pensez à vous nourrir aussi, après tout vous offrez le repas. Nous sommes au complet. Voulez vous que je dise quelques mots ?"
"Se serait un réconfort bienvenu, mon père. Attendons que le repas sois fini, j'en profiterais pour me restaurer, comme vous le conseillez sagement. Nous vous écouterons autour d'un café, avant de se dire au revoir" L'homme, d'une stature et d'une taille imposante, était loin de l'image de l'homme de livres et érudition, bien qu'il le soit sans doute possible. "C'est entendu."


Absynthe et Erèbe esquivent les convives pour gagner la petite bibliothèque du grand salon. On a dressé des rideaux autour pour inciter les invités à ne pas s'y arréter, ce qui fonctionne parfaitement. Ils disparaissent derrière le rideau, même si un visage flotte là pour être sûr d'être vu au moins par une personne. Il croise le regard de Jouni, sourit, et recule, pour se retourner et faire face à Erèbe. "Ce que tu as fait tout à l'heure... C'est la chose la plus courageuse qu'on ai fait pour moi de toute ma vie" Il l'aurait bien embrassé, là tout de suite. Il en a envie. Il l'a fait partir, c'est le plus fort et... "J'ai l'impression d'interrompre quelque chose" Bonnie apparait, toujours stupéfiante dans sa robe de dentelle. "Il y a ton mignon drogué qui arrive avec des verres" Elle ouvre le rideau et Jouni entre. Il tend une flûte à Absynthe.

"Merci." Il descend le verre d'un trait. "Ca ne va jamais suffir..." Il a dit ca d'un ton piteux d'enfant déçu, qui fait soupirer théatralement Bonnie "ca va mon chéri, maman part se ravitailler." "Chouette ! Oublie pas de revenir, pense à moi" Elle file, les laissant tout les trois. Tout les quatre. Erèbe à croisé les bras, et Lupin c'est mis à gronder.

"...Erèbe, je te présente Jouni, Jouni Erèbe. Voilà, ceci étant dit..." Absynthe n'a jamais dit à Erèbe qu'il avait une soeur. Cette situation n'est pas idéale. Il n'aurait jamais dû dire à Erèbe d'agir de cette façon, il s'implique de plus en plus et il craind que ce soit trop tard pour arriver à lui faire faire marche arrière. Il court au devant du danger, pas tant par choix que par ras le bol. Tant pis si les les autres décident de faire de même, il ne peut pas toujours fuir.

"Jouni est mon beau-frère." Ou était. Ils vont tous en enfer, alors quelle importance.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Jeu 19 Juil - 19:49

Erèbe suit Absynthe bien que ses yeux ne lachent pas non plus Bonnie. Erèbe réfléchis toujours après, jamais au bon moment. Son cerveau retrace les derniers événements. Son retour a Zagreb ne fait pas dans la dentelle. Il est arrivé hier. Et déjà, Absynthe et Bonnie emméle leur vie à la sienne, cris l'échos de leurs propre solitude et de leurs propres turpitudes dans les siennes. On enterre William et le serpent vient danser, faire la roue, montrer qu'il est là, qu'il attends, tapis dans l'ombre l'instant de se jeter. Mais ca se passera pas comme ça. Les considération romantique et pleine de doute du matin on laissé place a une détermination forte. Il ne laisserait pas Absynthe entre les mains de cet homme et de ses manière de gentlemen. Son père avait les même manières, la même diction élégante, les mêmes gestes raffinés et la même éloquence. L'histoire entre lui et Absynthe l'intrigue autant qu'elle l'éffrais. Il faut qu'il sache. Il suit Absynthe, collé à son ombre jusqu'à l'alcove. Bonnie s'éclipse et Absynthe fait les présentations.
"Jouni est mon beau-frère."
Oui. Ok. J'veux bien, ca n'empêche que ce type, il me reviens pas. C'est dans la particule blanche au coin de sa narine, dans tes yeux rendus bovins par la poudreuse, dans son visages pleins de rictus. C'est dans son attitude, un je ne sais quoi qui me plait pas. Mais soit, Absynthe, soit, je vais faire un éffort.
"Et si j'ai bien compris, ton frère ou ta soeur est mort?" Je me crispe "et je suppose que c'est l'autre connard en costard hein?"


"... ma soeur. Elle était venue me voir. Il l'a trouvée avant. Je suis désolé Jouni. Je n'aurais jamais du inciter Hiacinthe a venir ici."

Jouni lui répond un peu distraitement "Je ne tiens pas responsable une seconde, Absynthe. Quelque part, c'est même grâce à toi que j'ai pu passer ces quelques mois de bonheur avec elle..."

Erèbe porte son verre a ses lèvres en détaillant Jouni. Un brun de pitié se mêlant a son hostilité. "Tu pense que c'est lui qui a fait ça?" Erèbe s'allume une cigarette et en propose une aux deux autres. "Absynthe…" Il a attraper sa main.
"on est pas surs, mais Jouni dit qu'elle était méconnaissable. Et c'est le seul capable de le faire. Il a empoisonné un homme parce qu'il m'avait parlé." il pense a ce qu'il a fait a Hiacinthe. Sa main se crispe sur celle d'Erèbe.

Jouni vide son verre d'un trait pour masquer ses yeux qui s'embuent
Et observe les gens pour ne pas penser à Hyacinthe défigurée


"et puis je ne sais pas trop comment vérifier. "Salut Papa au fait tu n'aurais pas tué ma sœur récemment ?" il secoue la tête. "Il aime laisser sa signature sur les corps qu'il mutile. Alors... Il doit y avoir quelque chose sur elle. Il faut que je la voie." "Entrer dans la morgue d'une prison n'est pas si simple" Absynthe sursaute. Il n'avait pas entendu Bonnie revenir. Elle pose trois bouteilles de cidres et des bierres qu'elle a volé alors qu'elles baignaient dans la glace

Erèbe reste silencieux, il observe et les écoute, il caresse tendrement la main d'Absynthe "Selon ou elle est j'ai peut -être des contacts qui pourront nous aider…"

"A part du bleu et du noir, y a avait rien sur elle... Et le médecin légiste ne nous a rien dit. A cause de l'enquête en cours, j'imagine. Ce qui est sûr c'est que la seule piste menant à Absynthe est dans les journaux de Hyacinthe, et c'est maintenant toi, Absynthe, qui les as" déclare simplement Jouni en terminant la cigarette offerte par Erèbe.
La présence de la jeune femme en noir le met un peu mal à l'aise. Il ne sait pas quel rôle elle a jouer là-dedans, ni si elle est digne de confiance. Ne se pendait-elle pas à la manche du lézard au cimetière ?

"vous parlez de quoi ?" elle demande avec un grand sourire. "...d'un jeu vidéo" "..tu me prends pour une imbécile. Vous me cachez quoi ?" Absynthe ne réponds rien "demande à Erèbe !" il prend les carnets qu'il a posé sur la desserte près de lui. "...il n'y en avait pas trois ?"

"Oooh bordel, Absynthe, tu sors du lot des gens réfléchis décidément !" A un autre moment, ça ne l'aurait pas tant affecté et ça l'aurait même fait rire parce que ça lui fait penser à Hyacinthe, cette insouciance. Mais là ça le met hors de lui. Il a l'impression de jouer sa vie et que ce jeune con va être un véritable handicap.



"tu peux parler t'as vu tes pupilles !? Non mais." il croise les bras. Puis les décroise. "Je vais le chercher. J'ai du le faire tomber. Si Asrandrel le trouve..." il est devenu encore tout pale lui qui venait de retrouver des couleurs

"Aucun rapport, moi au moins je..." Mais Absynthe s'est déjà sauvé en courant

Erèbe attrape Absynthe, parce qu'il en a envie, la maintenant, de le sentir en vie, de se sentir en vie, de lui montrer ce qu'il sait pas lui dire. Alors il l'embrasse pour lui dire qu'il est là, qu'il le lachera pas jamais. Qu'il le laissera pas l'emener, il le protegera, et Lupin aussi. I




Erèbe attrape Absynthe, parce qu'il en a envie, la maintenant, de le sentir en vie, de se sentir en vie, de lui montrer ce qu'il sait pas lui dire. Alors il l'embrasse pour lui dire qu'il est là, qu'il le lachera pas jamais. Qu'il le laissera pas l'emener, il le protegera, et Lupin aussi.
***

Il a déboulé dans la pièce. Il n'y a plus qu'une vingtaine de personnes qui déambulent dans le bas de la maison. Il fait beau, la plupart des convives encore présents sont passés au jardin. Cependant des regards curieux se tournent, juste au moment ou Erèbe l'attrape, l'embrasse. C'est sans doute la goute d'eau qui fait déborder le vase. Il se met à trembler, parce qu'il est sur le point d'exploser, parce que c'est pas le moment de l'embrasser ou de le regarder ou de l'aimer. Alors il le repousse "c'est ma faute putain c'est ma faute" et il se met à pleurer, la réalité le rattrape comme Erèbe vient de l'attraper

Erèbe attrape Absynthe et fait signe a bonnie et Jouni de le suivre et il le traine jusqu'à sa chambre.

Il murmure a l'oreille d'absynthe, de manière a ce que seul lui puisse l'entendre "Moi j'ai tué mon géolier, j'peux t'aider a tuer le tien…"


"tu as quoi ?" il a arreté tout net de pleurer pour le fixer avec de gros yeux. Ils arrivent dans la chambre dans le plus grand désordre.

Jouni les suit dans la pièce. Absynthe est secoué de tremblements, les yeux exorbités. Ca dure quelques minutes et ça commence à l'agacer. Alors il lui fond dessus, l'attrape par la chemise et je remet sur ses jambes. "Là ! Oh ! Calme-toi, respire ! Putain..."
: "T'es chiant" lâche-t-il sans pouvoir s'en empêcher
"Arrête de t'étaler"
"T'es pas tout seul"

Erèbe aurait pu avoir envie de frapper Jouni, mais pour une foi, il lui semblait a propos. Il se contenta de le fusiller du regard

"Bon. Absynthe tu t'assois, Jouni tu te calmes. Et Erèbe tu arrètes de jeter des regards de Pitt Bull. C'est quoi cette histoire de carnet ?"


“Je me calme si je veux lâchez moi le cul et toi tu as tué qui ?!" il a chopé Erèbe. "J'en ai marre maintenant faut que cette journée DE L'ENFER s'arrète alors vas y termines de balancer !"

Erèbe se lève et Bonnie ne dit plus rien. Elle regarde Erèbe et Erèbe la regarde. Elle seule connaissait un bout de ce secret là. Mais il était peut-être temps, de le partager. Il est peut-être temps qu'il lui montre qu'il a les épaules pour ça. Qu'il sache qu'il comprend. "C'était mon père Absynthe. T'en saura plus quand tu m'aura tout dit. Mais comme dit le camé, calme toi. On est là."

"Le camé ne peut pas dormir sans voir apparaître le cadavre de la femme de sa vie dans ses cauchemars, donc le camé a décidé de ne plus dormir, ça ta va ? Connard

"mouais, tu devrais essayer la ké, ca t'aiderait surement a dormir et au moins tu ressemblerait pas a un bœuf sous stéroïde"

Jouni: Il en profite pour déboucher l'une des bouteilles

l'un dans l'autre... Les paroles de Jouni le calment instantanément. Il a de nouveau envie de pleurer. Du coup il en prend une a son tour.

Jouni a renoncé à lui répondre. Il n'a pas envie de se justifier, pas envie de lui expliquer qu'il n'avait jamais rien pris il y a encore quelques jours. Il se contente de boire à grandes goulées. Rien n'à foutre.

Erèbe s'enfile clope sur clope. Il se lève et va s'enrouler sur les genoux de Bonnie. Glissant ses mains jusqu'à la flasque de whisky qui dépassait du sac. Il le regarde, elle comprend, ils ont pas besoin de parler, dans ces moment là. Erèbe perd de plus en plus pieds, ses certitude de liberté s'effondrant sous ses pieds alors que son passé et son présent se mélangent dans les yeux verts d'Absynthe. "Absynthe, j'peux te demander une promesse?" Il rend la flasque a Bonnie "Tu peux garder Lupin avec toi le temps que ca se décante pas un peu..;"

"... je saurais pas m'en occuper" il trouve ca très mignon de vouloir lui préter son loup, mais il ne sait déjà pas quoi faire de lui même, ca le dépasse totalement. Il termine sa bouteille, plus calme. "Pourquoi tu as tué ton père ?"

"Pourquoi faut tuer le tien?"

"C'est pas mon père. J'étais petit quand il m'a choisi pour être son fils." c'est sorti bizarrement d'entre ses lèvres, il n'en a jamais parlé ou si "vous devriez vous méfier, la dernière personne a qui j'ai raconté ca est morte."


Jouni écoute et revis dans les mots d'Absynthe le moment passé avec Isabelle au bord de la piscine à Zadar. La fatigue et l'alcool se font sentir, et les mots franchissent ses lèvres avec émotion, sans qu'il puisse les réprimer
"Tu ressembles à ta mère."

Erèbe en apprends pas bien plus qu'avec William et Louis, mais soit, il joue le jeu. "Ta femme avait les meme yeux, Jouni?"

Plusieurs choses : Premièrement il le sait. Deuxièmement Jouni le sait. Troisièmement... "Elle est ici ?! C'est une catastrophe. MAIS PUTAIN"

Jouni est un peu pris de court par la question d'Erèbe "Euh... non, ils étaient marrons, comme ceux de son père... Et oui, Absynthe, ta mère et ton père sont à Zadar. Ils sont venus reconnaître le corps et ils m'ont demandé de venir avec eux après avoir trouvé mon numéro dans le téléphone de ta soeur."

Erèbe sait qu'il en a fait une, il a l'habitude. Il se lève et va s'allumer une énième clope a la fenêtre. Dehors il regarde lupin tourner dans le parc, aux aguets.

"il faut qu'ils repartent ! Tu ne comprends pas il va s'en prendre a eux, il va s'en prendre a toi IL VA TOUS VOUS TUER"
"Il n'avait pas l'air si prêt a tuer tout le monde la dernière fois que je l'ai vu. Tu n'en rajoutes pas un peu Absynthe ? Louis l'a invité à dîner quand même"

"Pour ce qui est de faire partir tes parents, de deux choses l'un: je ne peux pas simplement aller les voir et leur expliquer tout ce que je sais déjà pour les faire fuir. Ca ne marcherait pas, et il srapporteraent tout aux flics comme de bons citoyens. Deuxièmement, le meilleur moyen de mener Asrandrel à eux c'est d'aller les voir. Pour l'instant on peut compter sur le fait que peut-être il ignore leur présence en Croatie. Si on le mène à eux ce ne sera plus le cas."

Erèbe traverse la pièce, calmement et sors sans un mot. Il décend les escaliers et attrape un canapé sur un plateau qu'il essaye d'avaler pour le recracher discrètement dans un pot. Il s'assoit dans l'escalier en attendant que Louis ai terminé de congédier les derniers invité. Erèbe s'oublie une seconde sur ces marches et se permet de pleurer une petite larmes, clairement a fleur de peau.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Jeu 19 Juil - 20:44

Louis s'acquitte de ses devoirs d'hôte, tâchant d'entraîner ses convives à l’extérieur. Il leur propose d'aller voir les roses de William. Le temps est magnifique, il n'a pas de mal à les convaincre. Les rafraîchissements proposés par les serveurs autour des massifs ne sont pas sans aider. A l'intérieur restent quelques personnes âgées peu attirées par le beau temps et des fouineurs. Deux pour être précis. Louis ne sait pas ce qu'ils cherchaient mais il est satisfait de voir que le service d'ordre est opérant. Il envoie les photos des deux messieurs à une personne capable, qui a pour mission de trouver leur identité dans un premier temps, et des liens possibles avec les différentes personnes qui pourraient avoir des raisons de fouiller sa demeure. Asrandrel est loin d'être le seul de sa liste. Le calme revenu à l'intérieur, il verrouille la maison, et met un point final à la réception grâce à l'intervention du prêtre qui clos l’événement par un discours et une lecture d'un passage de la bible. Cela lui laisse le temps de sortir le carnet pour le feuilleter. C'est un journal intime, et il n'aurait pas été plus loin, soucieux de la vie privée de la jeune femme l'ayant égaré, s'il n'avait pas lu "Absynthe" en diagonal. Il lit le passage et s'absorbe finalement. Quand il en a fini, il sait qui est Jouni, tout au moins. Elle raconte dans celui ci qu'elle projette de venir en Croatie. Il le place de nouveau dans son veston. Il a lu tout ce qui concernait Absynthe et d'autres détails dont il n'aurait jamais eu connaissance.

S'ensuit une interminable file d'au revoir, des paroles de réconfort, des mots d'amitié et des serrages de main solennels. Il soupire de soulagement une fois qu'il a payé le dernier de ses employés. La maison est redevenue calme. Il monte à l'étage et découvre Erèbe assis sur une marche. Il a l'air triste.

"Que se passe-t-il ?"

Erèbe ne répond rien. Il bascule en avant et sa tête arrive contre l'estomac de Louis, et contre le carnet de Hyacinthe. Louis ne commente pas, il reste silencieux un moment, puis lui presse l'épaule.

"Cette journée est bientôt terminée. Les prochaines seront meilleures"

Il l'enjoint à se lever, pour ouvrir la chambre.

"Ils sont partis, vous pouvez descendre." Il avise les bouteilles ouvertes, et Jouni et Absynthe à peine plus détendus. Bonnie quand à elle pince les lèvres, concentrée. Elle cherche à faire le point, réunissant pour elle même les informations qui ont circulé, ce qu'elle a entendu, ce que Absynthe et Jouni ont dit.

"Jouni Rasmussen ? Je suis Louis Achéron." Il lui tend la main et la lui serre. Il l'observe se faisant, remarque ses machoires crispées, son teint vaseux et son regard halluciné. On dirait une cocotte minute sur le point d'exploser. Absynthe ne dit plus rien, il a ouvert une deuxième bouteille de cidre et regarde tristement la bouteille "Ou est l'alcool ?" "Il est à sa place. Il n'est pas temps de faire la fête. Nous pouvons aller au salon si le coeur vous en dit je peux nous faire livrer un repas. Nous devons parler. Absynthe, tu n'as qu'a prendre les devants et servir un apéritif si tu veux à ce point ouvrir une bouteille." Il ne se demande pas comment tous ce sentent, il le voit. Il faut alléger l'atmosphère étouffante qui règne ici.

Ils sortent tous, Erèbe qui n'es pas vraiment entré dans la pièce, Absynthe sur ses talons, et Bonnie... Il retient Jouni.

"C'est indiscret : je voudrais savoir quel stupéfiant vous avez consommé et dans quel but."

"Et bien Monsieur Achéron, si vous m'aviez rencontré il y a encore onze jours, vous m'auriez trouvé rayonnant et en pleine santé. Sauf qu'il y a dix jours celui dont j'ai appris qu'il s'appelait Asrandrel a froidement assassiné la femme de ma vie, la soeur de votre protégé. J'ai pu voir son corps après son meurtre et c'est à peine si je l'ai reconnu. Cette vision me hante. Alors je refuse de dormir pour ne pas avoir à vivre la scène de sa mort. Ce que j'ai pris ? De la cocaïne et des amphétamines. Depuis huit jours."

"M. Rasmussen... Je suis sincèrement désolé du décès de Hyacinthe. J'ignorais son existence jusqu'à aujourd'hui. Personne ne peut subir éternellement le traitement que vous vous infligez. Pardonnez ma franchise : vous êtes nuisible à vous même et potentiellement à toutes les personnes ici présentes. Si vous le voulez, je peux vous donner des cachets pour dormir. Il m'arrive de faire des insomnies. Vous ne rêverez pas"

"Vous avez raison, Monsieur, c'est bien moi le plus nuisibles aux autres dans cette pièce..."

Il ne releva pas, posant sur le jeune homme un regard bienveillant. Tout ces gamins en souffrance et si peu de temps. Il sortit le carnet de son veston, pour le lui rendre.

"Les jours et les semaines à venir vont être décisives. J'étudie Asrandrel Sariel depuis trois ans. Il va bientôt abattre ses cartes, et nous devons nous tenir prêt. Vous avez l'air d'un jeune homme capable. Hyacinthe croyait en vous. Vous pourriez avoir un rôle à jouer dans cette sombre histoire. Mais pas dans votre état. Prenez une chambre ici ce soir, et reposez vous, vous m'obligeriez."


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Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 48 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


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MessageSujet: Re: Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel   Jeu 19 Juil - 21:48

Je ne songe pas un instant à refuser. D'une part, mon appartement est trop plein de Hyacinthe pour que je n'y sois pas tourmenté. Deuxièmement, ce vieux-là pourrait être mon allié le plus avisé dans cette bataille. Ainsi que la jeune femme en noir peut-être, si elle est digne de confiance. Je range le carnet dans mon cuir et réponds à la requête de monsieur Acheron en hochant poliment la tête. Je ne doute pas qu'il me fera bientôt confiance. Il est observateur et doit bien sentir que sous la couche de sommeil et de neige, je ne suis pas la moitié d'un abruti et que pourrais être sa meilleure carte contre Asrandrel. Nous avons tout intérêt à nous entendre et je suis décidé à gagner son estime. Il me lâche le bras et m'enjoint à rejoindre les autres au salon.

Affalés sur les divans moelleux, Erèbe et Absynhte ont déjà entamé une bouteille tandis que seule Bonnie prend la peine de rassembler quelques assortiments de cacahuètes et de biscuits qu'elle dépose sur la table. Pour une raison que je ne m'explique pas, Monsieur Acheron entreprend de lancer un morceau de Bach à un volume sonore inapproprié pour l'ambiance, puis prend place dans un canapé et m'invite d'un geste à m'asseoir à côté de lui. Je m'exécute. "J'ai trouvé à plusieurs reprises des micros chez moi." Me précise le vieux pour expliquer le volume sonore. Absynthe me fait passer un verre et un long moment de silence des convives suit, pendant lequel j'évite de vider mon verre trop vite, là où les trois autres enchaînent sans vergogne. Discrètement, je sors le carnet de Hyacinthe de mon Blouson et le fais glisser vers Absynthe. En le voyant, il lève vers moi des yeux ronds qui se crayonnent de soulagement. Je lui souris avec indulgence et me renfonce dans le divan. Si l'on excepte la musique beaucoup trop forte, le silence est décidément très lourd, faisant passer le tintement des verres pour des sons de cloche.

Je décide de ne prendre aucun détour et me tourne vers mon hôte "Avez-vous déjà un plan, monsieur Achéron ?"

Tandis que les autres fixent leurs yeux sur nous, le vieil érudit me répond tout aussi franchement "J'en ai élaboré plusieurs, et j'en ai tenté un certain nombre. Il faut sans cesse les renouveler. Je ne connaissais pas l'existence de Hyacinthe. La famille s'est elle déplacée ? Le seul qui ai réussi a atteindre physiquement Asrandrel en toute impugnité pour l'instant, nous l'avons enterré aujourd'hui. William lui avait tiré dessus au gros sel. Dommage que ca n'est pas été du plomb..."

Je regrette en effet cet échec puisqu'il m'a coûté mon bonheur. En effet, j'aurais pu continuer ma vie avec Hyacinthe si ce William avait pu réussir le défi d'abattre le tortionnaire d'Absynthe. Mais enfin c'est au présent et au futur que je dois maintenant m'adonner, et ma réponse vient balayer mes rêveries.
"Oui, les parents de votre protégé se trouvent en ce moment à Zadar et ne comptent pas partir avant la fin de l'enquête, ce qui m'inquiète beaucoup - Absynthe partage ce sentiment - Pour cette raison, je suis pressé d'en finir avec ce sale chacal. Je crains qu'il n'apprenne leur présence en Croatie et ne leur fasse du mal. De plus, je ne compte pas laisser la police l'atteindre en premier."

"Qu'avez-vous en tête précisément ?"

"Une psychanalyse, un appât, et un cheval de Troie." Je reste volontairement énigmatique dans l'espoir de séduire et d'intriguer le riche dandy, et en effet, il semble très intéressé.

"C'est un bon début. Je pensais plutôt à votre envie d'arriver avant la police. Je ne tiens pas non plus a ce qu'ils arrivent en premier. Cet homme assassinerais toujours sur commande depuis la prison. Je pense à un arrêt d'un genre définitif. Nous nous comprenons ?"

Je lui adresse un sourire entendu "Bien sûr. Je ne compte pas le laisser en réchapper. J'apprécierais même être celui qui le renverrait à l'enfer auquel il appartient... Mais j'ai conscience que nous n'en somme pas encore là !"

"Ni moi non plus. Qu'importe qui l'enverra ad patres, l'essentiel, c'est qu'il n'en réchappe pas. Nous n'avons droit qu'a un essai, les conséquences en cas d'échec seraient lourdes..." Son regard se fait distrait et je comprends que cette conversation est terminée pour ce soir. Le silence retombe, les mélopée de Bach se succèdent et les verre se suivent. Je vide le mien et laisse ma nuque s'enfoncer dans la courbe moelleuse du divan. Bien que morose et endeuillée, l'ambiance est maintenant calme. La lumière chaleureuse qui se dégage des éclairages m'apaise et mes yeux se ferment. Pour une fois, mes pensées ne se perdent plus dans les limbes glauques d'une morgue, ni ne se portent sur le corps meurtri de ma banshee. J'ai simplement conscience de la douce lourdeur de mes membres, de la chaleur parfaite de la pièce. Mon esprit se fait cotonneux, mon corps se fait terre, mes yeux de brume. Et la lune déjà haut perchée dans le ciel vient m'enlever à mon tourment.

Cette nuit, je dors d'un sommeil paisible et sans rêve.
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 Requiem - Jouni, Louis, Absynthe, Erèbe, Bonnie, Asrandrel

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