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 C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)


Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Ven 20 Juil - 19:22

Le silence de la nuit laisse place à la clameur du jour. Mais pour moi, il n'y a pas de silence, que des échos. Les borborygmes de mes émotions qui rebondissent contre mes souvenirs, enlisé dans une paires d'yeux absynthe desquelles je ne me décroche pas.  Meme les ongles longs de Bonnie sur ma nuque ne suffisent pas à m'apaiser, elle me regarde en silence, tentant de m'attraper entre ses cils et me serrer entre ses paupières. Jouni et Louis parlent, moi, je bois. Je bois encore, et encore un peu. Je bois en silence, murer en dedans de moi. Absynthe lui non plus ne parle pas beaucoup. C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume. Il était comment ton château a toi Absynthe?


Il faudra que je parle a Bonnie demain, d'Asrandrel d'abord, et puis d'Absynthe. Mon coeur se déchausse de ma poitrine et tombe tout au fond de mes pieds. Je ne suis pas de ces eternels mélancoliques, ni de ces autres qui se laissent couler au fond, mais trop de chose aujourd'hui, beaucoup trop. Trop de feu dans mes veines, de pulsions, d'envies, trop d'amour et trop de mélancolie, trop de peur aussi. Trop de secret, trop de pièce au grand puzzle.


On se perd. Et la nuit étend sa chevelure d'obsidienne dont les mêches viennent peu à peu lécher nos visage, nous enfouissant dans ses torpeurs moirées. J'ai besoin d'être seul. Bonnie embrasse mon front, je prend congé de Louis et de Jouni. Je me tourne juste vers Absynthe pour lui sourire avant de disparâitre par la porte. Le chemin jusqu'à mon camion me semble long comme la Passion et un instinct profond m'étreind, je me surprend a guetter dans l'ombre des allées, des arbres et des buissons. Lupin tourne autour de moi.


Je rentre dans mon temple et l'énorme matelas couvert de coussin me semble n'être qu'un piêtre réconfort a mes humeurs. Je m'y étale, m'y roule, enfoncant ma tête dans l'un des pouf pour hurler a coeur perdu. J'hurle, j'hurle comment ca fait mal, d'aimer ce merdeux. Ouais de l'aimer, a croire qu'au final, j'suis comme tout les autres, juste l'ombre pathétique de ma solitude qui se lamente dans un espoir d'idylle. Ouais, je l'aime. L'évidence est une lacération. Parce que ses yeux, putain, ses yeux, c'est une prison de jade ou je me suis enfermé tout seul. Comme si c'était le destin, j'ai finit par me trouver une nouvelle géole.


La liberté n'est qu'un mirage, le rêve d'un poète au coin d'une page. On est libre que de mourir. Mes doigts fouillent dans un des coussins, cherchent et trouvent. Personne n'est là pour me voir, alors je fa it comme tous les autres, comme tous ceux là qui cherchent a mettre leur univers en sourdine. Ce soir, la drogue ne sera pas un expérience, non, ce soir, la drogue sera une médication, un silence sur les cris du coeur. Mon silence est une ligne blanche, une longue ligne, surement un peu trop. Je trace et m'allonge alors que mon corps entiers n'est plus qu'un amas cotonneux de chairs molles. Mes yeux, eux , se perdent dans les kaléidoscope amazonite de mes fantasmes.


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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 852 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Sam 21 Juil - 15:50

La discussion entre Jouni et Louis lui déplaît : l’appât, voilà un concept qui ne lui dit rien qui vaille. Il a une image précise en tête : Erèbe en train d’agiter un bon steack saignant et odorant devant le nez de son loup. Il n'a pas envie de continuer à jouer le rôle du steack, surtout pas sous le nez d'Asrandrel. S'il a fuit tout ce temps ce n'est pas pour qu'on le jette en pâture au fauve. Ils n'ont qu’a faire sauter tout l’immeuble. Oui il y a des familles, et des femmes et des enfants, ok. Mais à tout bien y réfléchir, il a déjà dû tuer trois fois l’équivalent de l’immeuble, et si on ne l’arrête pas qui sait combien il en tuera encore ? Ce serait un moindre mal. Après tout le nombre de personnes qui crèvent tout les jours de par le monde n’empêche personne de dormir, alors si les Croates sont traumatisés une paire de mois qu’importe ? Au final, ils y auront gagné. Il est ivre, et il voudrait réellement arriver à penser de cette façon, il voudrait se départir de toute moralité, il voudrait n'avoir plus rien à faire de rien ni personne. Il voudrait voir des chiffres à la place des visages, il voudrait arriver à n’envisager que les statistiques, il voudrait être dans le moule pour une fois, il voudrait n’avoir personne qui le pourchasse, et devoir simplement aller bosser au café du coin. Pas réfléchir à comment en finir une bonne fois, pas projeter de tuer quelqu'un. S'il est parti, c'est justement parce qu'il a refusé la main tendue de ce "père" dérangé. Il voudrait s'ennuyer. Voilà une expérience novatrice et pas encore usitée.

Pour le moment, il boit. La bouteille de Mescal est presque vide, et il se fait un devoir de la vider. Après tout, William aurait voulu qu’on boive à sa santé ! C’était l’idée, pour le premier verre. Mais ensuite…

Il veut oublier le fantôme de sa sœur qui plane près de lui, sans le lâcher. Il n’a aucun mal à se figurer ses grands yeux clairs et son visage figé dans la mort. Elle demande réparation, il peut sans peine imaginer sa voix. Il ne l’a vue qu’une fois, pourtant son souvenir est vif dans sa mémoire, et ce soir il explose derrière ses paupières chaque fois qu’il ferme les yeux. A son visage se superpose celui d’Asrandrel. Il a vieilli, à peine : ses tempes grisonnent d’avantage, il a quelques rides en plus. Rien de différent, toujours le même regard qui tranche, toujours le costard tiré à quatre épingles et ces manières horripilantes d’homme du monde. Il ne peut s’empêcher de penser que Louis et Asrandrel se ressemblent, d’une certaine façon. Ils ont tout deux un goût prononcé pour les produits et les objets d’exception, ce même amour de l’apprentissage et du savoir et la manie de se mêler des affaires d’autrui. Louis lui a donné la lettre : il a rendez vous à l'hôpital de Zagreb pour rencontrer un psychiatre, qui donnera raison ou non à Asrandrel. Son ami lui a précisé qu’il peut lui refuser le droit d’être son médecin, du moment qu’il en trouve un autre, au cas ou le test n’aille pas dans le bon sens. A sa façon de le dire, il est clair qu’il s’attend à ce qu’on lui desselle de graves problèmes psychologiques. C’est le monde à l’envers, vraiment. Ce serait lui qui aurait des problèmes ? Mais quelle blague ! C’est vrai que le monde va bien, après tout, il n’y a que lui qui ne tourne pas rond !

Il est fâché, alors il ne dit plus rien.

Erèbe est parti, et son départ à sonné la fin de la soirée. Ils se sont tous souhaité bonne nuit, et Louis et lui ont veillé encore après que Jouni ce soit endormi. Louis a posé une couverture sur son nouvel invité. Absynthe et lui n’ont pas parlé, ils ont simplement enquillé quelques verres en sus, la mine sombre. Puis Absynthe c’est levé, tanguant. “Je vais me coucher.” Qu’il dit, en montant effectivement les escaliers. C’est seulement une fois dans son lit qu’il se rend compte qu’il ne dormira pas cette nuit. Il s’allonge pourtant, ferme les yeux. Jouni, Erèbe, Asrandrel, Bonnie… La main de Bonnie sur le bras du loup, Erèbe et son secret murmuré au creux de l’oreille. Il n’aurait jamais dû réagir si violemment. Bonnie n’a pas eu l’air surprise, mais lui oui. Il n’aurait jamais imaginé qu’Erèbe aurait tué quelqu’un. Il voyait en lui une âme innocente et pure, il voyait en lui… Quoi exactement ? Il roule dans son lit. Il a envie de hurler. Il est déçu, c’est ce qui arrive quand on fantasme sur un de ses amis. Il s’était juré de ne pas s’attacher, seulement ce n’est pas de cette façon que ça fonctionne, c’est trop tard.

Il n’aurait pas dû s’allonger. Il a trop bu, il se sent mal. Il file dans la salle de bains. Il ressort de là vingt minutes plus tard, plus frais, l’estomac vide. Il est pâle, et il s’accoude à la fenêtre. L’air de la nuit lui rend son intégrité physique. Il se lave les dents, puis déambule en bas, encore un rien ivre, prend un livre qu’il ne lit pas, et sors dans le jardin sans bruit. Il verrouille la maison après être sorti, pour se diriger vers le camion.

Ce soir plus que jamais, la maison de Louis ne risque rien. Lupin veille, il gronde en entendant approcher. Absynthe n’ose pas entrer. Il l’aurait fait s’il n’y avait pas eu le loup.

“Erèbe…” Il a posé son front contre la porte.
“Je suis désolé d’avoir réagis comme ça… Ca faisait trop d’informations d’un coup”
On ne lui a pas laissé le temps d’assimiler. Il revoit Erèbe coller une mandale à Asrandrel. Il veut en savoir plus. Il ne veut pas simplement croire qu’il est un assassin. C’est impossible. Pas lui.

“Ouvre moi s’il te plait”


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Sam 21 Juil - 17:09


very bad trip
Erèbe & Absynthe

« total eclipse of the heart »
Un voile de métal me recouvre. Rien ne peux plus m’atteindre, je suis ceint d’acier et de titane. Regardes, je suis, golem de fer dans le soir en pluie de balle. Tout rebondira. Je me suis protégé presque dix ans durant des turpitudes des basses considération de l’affect et de l’amour, ne répondant qu’aux vapeurs extatiques de l’amitié et des étreintes des ames, des amants de platon. Mon coeur de platine. De titane. Regardes,je suis intouchable. La kétamine est monté droite jusqu’à mon cerveau, comme une lance de silence dans la symphonie chaotique de mon esprit. Les mots ont arrêtés de flotté, les vers, les strophes érratiques, aussi sombres que le vert épais de Ses iris se sont caché, il ne reste plus que cette sensation diffuse de flotté beaucoup trop loin pour que rien ne puisse  me touché. Le camion tangue, les formes se meuvent, le monde est fumeux, vaporeux. Mes doigts devant mes yeux mélangent les formes et les couleurs comme de pinceau. J’ai l’impression que mon coeur ne bats plus, que je ne respire plus. Je ne suis plus qu’une onde, qui résonne et rebondit entre les parois de mon vaan. Je ferme les yeux, le temps disséquer c’est ralentis, et quand j’ouvre les paupières, je ne suis plus couché. Je suis là, au dessus de mon corps, et je me regarde dans les yeux. Je détaille un instant mon visage tordu par la drogue, mes cernes, et la tristesses insipides de mes yeux. Mes yeux ont pas l’habitude d’être tristes, mes yeux sont joie ou colère, émerveillement ou dégoût, mais tristesse, non, mes yeux avaient chassé  la tristesse quand ils avaient chassé la peur. Mais elles sont revenue, clandestines, sur un bâteau de jade. Ce bateau là n’as pas coulé, il ne coulera pas non, c’est pas les cadavres de la tristesses et de la peur que j’ai trouvé sur la plage, mais bien leur sourire cruel. Je ne me regarde plus, je flotte dans une autre réalité, et j’aimerais me mouvoir, fantôme, jusqu’à cette chambre, jusqu’à ce visage, le détailler loin des instinct de mon coeur, le regarder droit avec l'âme et me dire qu’en fait, il a raison, ce n’est que du désir, qu’en faite, cette tristesse c’est que de la frustration, et cette peur, que la colère jalouse. Mais j’aime pas mentir, et me mentir à moi même encore moins. J’aimerais que Bonnie vienne là, ce soir, qu’elle pousse la porte, enlève sa robe et s’habille juste de parfum et de poésie, qu’elle vienne coucher son corps contre le mien, m’enfermer dans ses bras et que je puisse poser ma tête sur sa poitrine, sentir son souffle et les battements de son coeur m’apaiser comme ils savent si bien le faire. Peut-être qu’elle me chantonnait une chanson, comme quand j’étais jeune et que je n’arrivais pas à dormir.


Oui, peut-être qu’elle chantait, doucement, avec sa voix plein de velours et de relief, de cassures. Doucement, la ké commence à redescendre, et je redescend loin dans mes souvenirs, et cette foi, je ne les retiens pas, je m’y plonge comme je ne l’avais pas fait depuis des années, je les laisse me prendre et m’emmener loin, loin de la Croatie, loin de ma route, loin du ciel, des arbres, loin du chant du vent, loin de la tendresse des lumières vespérales. Je les laisse me ramener dans ce monde ou j’avais cette peur au fond des tripes, cette rage au creux des yeux. J’en aurais besoin pour lui survivre. Je suis dans une gueule de pierre dont les dents serrées autour de moi m'étouffent. Les murs ne laisse filtrer aucun sons et aucune lumières, il n’y que l’ombre, les ténèbres épaisses et mon imagination pour allumer la lumières. Nul rayon de lune a travers la persienne que j’ai déboucher a m’en retourner les ongles. Ce soir, la lune était noire, alors mon monde aussi. La faim me tordait les boyaux, la soif asséchait ma gorge et le froid de l’automne le glacait. J’étais sur que j’allais mourir ici, ce soir, tu sais, j’en étais sur. Mais il a ouvert la porte, il est rentré, et moi j’ai gémis. J’avais promis de ne plus lui parler, jamais, mais il m’avait poussé trop loin. J’ai gémins “Papa..”. J’ai pleurer aussi. “Papa désolé…” J’ai rampé, comme si je n’étais plus qu’un vers, de toute manière c’est ce que j’étais a ces yeux. Peut-être qu’il avait raison au fond, peut-être que c’était de ma faute. J’ai rampé, j’ai enroulé mes bras autour de ses jambes, j’ai respirer son parfum qui avait un jour été celui qui m’accompagnait jusqu’à mon sommeil, celui que je sentais sur ce derniers baiser du soir avant morphée. “Je suis désolé, papa, désolé d’avoir fait partir maman, j’suis désolé de t’avoir décu… Aime moi à nouveau papa… s’il te plait…” Il a écrasé ma tête pas trop fort avec son autre jambes, pour que je le lache. Puis il m’a attrapé et trainé, puis jeté jusqu’à la cuisine

“Erèbe…” J’ouvre les yeux. Les ombres du passé se sont envolées pour laisser place au mystère d’une brume verte. “Je suis désolé d’avoir réagis comme ça… Ca faisait trop d’informations d’un coup” Vas-t-en. Rentre. Laisse moi arrêter de t’aimer. Prends moi dans tes bras. Laisse moi te détester. Ouvre moi la porte de ton putain de coeur. Absynthe, je ne respire plus. Je veux te respirer. Absynthe, s’il te plait, laisse moi t’attraper. Attrapes-moi. “Ouvre moi s’il te plait” Je reveille mes membres anesthésié un à un.  Et puis j’ouvre. C’est involontaire, mais mon visage s’illumine. Il est tellement beau que ca fait mal. Le regarder, c’est comme regarder une éclipse. T’es mon éclipse. Tu cache la beauté du monde derrière la tienne. Tu sais, j’ai couru la terre, j’ai courru les chemins, j’ai errer, pelerin bohême, j’ai vu l’endroit ou la terre et le ciel se mélange dans les neiges d’Afrique, j’ai vu les plaines infinies, tanées par le seul soleil, j’ai vu des paradis de glace, de neige, j’ai vu l’Amazonie, j’ai vu les chuttes du Niagara, j’ai vu les plages de Grèces, j’ai vu des horizons tous plus beau les uns que les autres, j’ai vu des couché de soleil qui m’ont fait chialer et des aurore qui aurait presque pu me faire jouir. J’ai vu des peaux, j’ai embrassés des peaux, plus douces, plus pures, plus belles les unes que les autres, comme celle de cette femme noire en Namibie, elle n’avait que 16 ans, elle était belle, tu sais, belle comme seule le sont les enfants du soleil, avec ses courbes, ses seins au vent, sa peau couleur baobab et ses yeux jaune de serpent. J’ai aimé son corps sous les orages de la saisons des pluies, peut-être a-t-elle porté mon enfant, elle était tout un monde entre les reins. Mais quand t’es là, tu sais, tous ca me semble ridicule, comme si ce n’était que des reflets de toi. Le monde est un reflet de ton regard, mon monde, c’est la forêt de tes iris. Tu m’enferme. Lui aussi m’a enfermé. Mais lui ne m’aimait pas, lui, il ne m’aimait plus. Toi, est-ce que tu m’aime, dis moi? Toi, est-ce que tu m’as aimé. Absynthe, toi, est-ce que tu m’aimera. Quel odeur aura la prison de tes bras? Est-ce qu’il y a de la lumière dans ton coeur? J’avance des doigts tremblant jusqu’à ton visage, que je caresse. Du bout de mes digitale, je glisse sur tes joues, sur ta bouche, j’avance, pour te prendre doucement contre moi, te poser là, entre mes bras. Ne bouge plus. Je ne bougerai pas non plus. Si on reste assez immobile longtemps, alors on se changera en golem, de pierre, de lave ou de métal qu’importe. On sera indestructible. “c’est pas grave…”.


Lupin est parti plus loin, et la lune est noire ce soir. Il n’y a que nous, et l’ombre de la nuit. Moi ce soir, je veux ta lumière dans ma vie.
“Absynthe...Pourquoi j’arrive pas a te laisser me fuire?”
(c) DΛNDELION


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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 852 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Dim 22 Juil - 23:52

nda : paroles incrustées de Saez, "Marguerite"
Tu soupires, le front appuyé contre la porte. Toi tu sais bien qu'il est pas comme ca, toi t'y crois pas, toi tu veux pas de cette définition toute nette des gentils et des méchants, ton Erèbe il est pas méchant, ton Erèbe il est fort, il est courageux, il est intègre, t'as décidé que c'était ca la vérité, et tu veux bien réécrire l'histoire, tu veux bien tout arranger dans sa tête alors que dans la tienne tout part à vaux l'eau. Toi tu t'souviens quand vous avez sauté dans le bus, toi tu te rappelles c'que t'as pensé quand tu l'as vu.
"L’insoumission qui dit je n’ai ni dieu ni maître ni qui que ce soit
C’est comme un doigt levé bien haut à tous les dieux tous les suppôts"
Toi t'y croyais, toi tu pensais qu'il avait qu'à y aller, qu'ils serien obligés de lui céder, toi t'as bien vu son coeur en bandoulière, ses pieds salis par les routes innombrables, toi t'as bien vu son sourire du bout du monde et les couchers de soleil dans ses yeux, toi t'as bien compris que tu matais l'horizon et t'as fait comme si t'étais pas au courant, toi t'as décidé que la terre était plate et qu'il fallait se jeter tout au bout pour basculer dans l'espace, toi tu savais que c'était des conneries tout ca puisqu'après tout la têrre est bien ronde, non ? Alors pourquoi t'as l'impression de basculer, pourquoi quand il t'embrasse tu crois que tu sauras plus jamais comment on fait pour respirer ? Pourquoi tu penses a ca maintenant ? Meurtrier.

Tu manques tomber à la renverse quand il ouvre enfin. T'y croyais plus, tu pensais qu'il allait te laisser là à poireauter comme un con, tu pensais qu'il dormait. T'as oublié que quand tu dis blanc il dit blanc, t'as oublié que quand tu dis noir il dit noir, t'as oublié que quand tu lui dis de chasser tes cauchemars il leur tape dessus. Toi t'as pas le coeur à rire, plutôt à pleurer, toi t'as les yeux secs et pourtant y'a des cascades là en dessous, ca coule en torrents de désolation, toi t'as tes sirènes qui chantent et qui crissent et qui rapent, toi t'as ton cimetière à l'intérieur qui a grandit, toi tu veux pas te dire qu'aujourd'hui c'était deux pour le prix d'un mais tu peux pas t'empêcher, tu peux pas t'empêcher de te dire que décidemment c'était pas ton jour. C'est pas toi qui est mort. Se serait plus simple, tu serais pas là à attendre un signe, tu serais pas là, tu serais tranquille, se serais plus simple. T'es plein de choses en vérité, t'es un abruti, t'es un mauvais bougre, t'es un menteur, t'es un faux frère, un fuyard, un imbécile. T'es juste pas assez con pour te foutre en l'air, t'es juste pas assez lâche pour en finir de cette facon. Ta vie elle a commencé les deux pieds dans la merde et ca n'a jamais cessé de monter depuis ou alors c'est toi qui t'enfonce. Ta mère a du accoucher au dessus des chiottes, et depuis comme t'es resté coincé quand elle a tiré la chasse on vient appuyer sur ta tête de grand bébé stupide pour t'envoyer de l'autre côté, mais ca marche pas, ca non, t'as trop d'ego pour les égouts, toi tu t'en fous qu'on vienne te chier sur la gueule, t'as bien compris que de toute façon la merde faisait partie de la vie, t'en a pris ton parti. Ca a cessé de t'inquiéter y'a belle lurrette pas vrai ?

Erèbe te sourit, ton estomac se tord. Il semble qu'il soit programmé pour ca quand il te voit. Ne sourit pas, connard. Ne souris pas. Il a pas le droit, pas alors que tes intestins font le grand huit, tu vois pas avec tes dents blanches et tes yeux qui brillent que tu leur fais peur ? T'as un serpent qui sinue dans ton ventre, t'as un serpent qui te remonte dans les entrailles et qui s'enroule, t'as du mal à réflechir, toi déjà qui sait pas trop comment on fait. Ne souris pas, tu sais même pas pourquoi tu souris, y'a vraiment rien qui prète à sourire tu t'en rends compte ou pas ? Pourquoi tu souris hein t'as cru quoi toi qu'on était dans une série à la con ? Toi t'es pas v'nu là pour ca pas vrai, toi t'es pas v'nu là pour les sourires, toi tu crois pas qu'vous allez rouler dans le gazon pis faire l'amour dans les champs, toi t'as l'âme chrysantème, toi t'as l'âme cimetière, toi t'es tristesse, alors tu voudrais dégrafer son sourire, tu voudrais lui ôter pour le mettre dans ta poche et... Putain de toi. Il est tellement beau que ca fait mal. Vous êtes deux couillons qui s'observent en chien de faïence à la lumière de la lune, vous êtes deux rêveurs les pieds dans la merde qui se sourient en faisant comme si ca sentait pas si mauvais, ils s'imaginent au détour de leur regard clair que le monde sent le lila, ou n'importe laquelle de ses plantes aromatiques qu'on met dans la lessive, ils se la jouent télévisuel, le monde entier retient son souffle, un oiseau passe dans le ciel nocturne et puis un écureuil file sur un arbre voisin. Un moustique fait vibrer ses ailes et ils se regardent toujours. Ca sent toujours pas le lila.
Toi t’aime pas bien les fleurs et puis t'aime pas c'qui sent bon, toi tu préfères les pétards aux pétales, et un peu la boisson. Et il sent bon lui là qui te caresse le visage du bout des doigts comme si t'allais t'effriter. T'es pas en sable toi, pourtant tu le laisses faire, tu le laisses faire tout ce qu'il veut, t'as abandonné la lutte ce soir, ce soir t'es venu pour le voir.
Toi tu crois qu'il va t'embrasser ; il te prends dans ses bras.

“c’est pas grave…”.

Ah ouais tu crois ? Toi tu penses que si, toi tu penses que t'aimerais bien, des fois, que ton cerveau soit pas si petit, sois pas si inopérant, toi tu voudrais t'allumer comme un cockpit de fusée, toi tu voudrais briller à l'intérieur avec des voyants de toutes les couleurs, tu voudrais être sur que tes neurones sont connectées, tu voudrais être une boule à facette de l'intelligence si seulement c'était possible.

“Absynthe...Pourquoi j’arrive pas a te laisser me fuire?”

"Peut être que j'ai pas exactement envie de te fuir. Peut être que c'est un truc con comme le destin ou alors y'a un connard tout là haut qui s'exite et qui balance ses dès va savoir"

Toi tu t'en fous, toi t'as décidé que c'était comme ca, et puis t'as un peu envie de lui dire aussi que c'est lui qui te fuit, toujours et tout le temps. Toi t'es là a voyager le nez contre son épaule, t'es là a agripper. Tu sais pas vraiment comment c'est arrivé, tu sais juste que ca c'est passé, qu't'a commencé à l'effeuiller.

Toi t'es là comme un con
À effeuiller les pétales
De tulipes et de camélias
De roses et puis de lilas


"tu l'as tué, ton père ?"
Toi t'as tué l'amour comme ca, paf, il s'est étalé à vos pieds, il a vu que la vie c'était pas du lila.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.



Dernière édition par Absynthe Cinabre le Lun 23 Juil - 17:03, édité 1 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Lun 23 Juil - 0:45


very bad trip
Erèbe & Absynthe

« total eclipse of the heart »
"Peut être que j'ai pas exactement envie de te fuir. Peut être que c'est un truc con comme le destin ou alors y'a un connard tout là haut qui s'exite et qui balance ses dès va savoir"

Toi tu dis fuis moi je te suis
moi je dis suis moi je te fuis


C'est un tango nos ames, c'est un tango, ne vois-tu pas ? Les notes de piano au coin de mes yeux, qui volettent et pianotent dans l'espace entre nos coeurs sans lumières. Ne vois-tu, les notes de violons chanter comme on est beau a s'aimer dans le secret de nos têtes, dans le silences de nos peurs.
C'est un tango, nos ames, c'est un tango, ne vois-tu pas ? A chaques pas qu'on se fuie, a chaques pas qu'on s'accroche, du bout des doigts, qu'on s'enlace, se délasse, qu'on traine le sol, qu'on s'embrasse.
C'est un tango, nos ames, ne vois-tu pas? La tension d'une danse suspendue entre nos corps qui s'envolent, s'en vont, se retrouvent et se jettent.
C'est un tango, ne vois-tu pas? Nos peaux rapiécé de velours, vieux costume, vielles robes, vielles frippes, qu'on décroche au creux des lippes.
Tu sais, c'est un tango, ces soirs, ou je te rêve entre mes doigts, entres mes lèvres, entres mes jambes, quand je te rêve, chaud, tendre, quand je te rêve, à deux doigts d'être nus sous le lin de pétale que j'éffeuille. ma fleur d'Absynthe que je mutile, une pétale je t'aime, une pétale je m'en vais. Mais si je m'en vais je t'aime, et si je reste, est-ce que tu m'aimerais ?
C'est un tango, ne vois-tu pas, nos yeux qui dansent au coins des paupières trop sèches ou trop humide. Moi, mes paupière n'ont même plus la force des orages.
Et on se sourit comme ça, à la valse d'une lèvre, a bouche je voudrais danser avec toi.
Et on  se sourit comme ça, comme si c'était facile, comme s'il fallait juste faire cet arc avec notre bouche pour rendre de la couleur au monde.
Mais je les vois moi, je le vois tu sais. Il y a des couteaux dans nos sourires


Et on s’étreint sous la lune, on se caresse sans se toucher, on s'aime sans s'embrasser. Absynthe, j'suis prêt a m'étendre là, dans tes bras, a te laisser les fermer, a te laisser me prendre. Il te suffit de tendre les doigts, mon ange, juste de tendre les doigts et de cueillir la fleur d'amour de ma bohème. Fais de moi le jardin ou tu sèmera des sourire sans acier, des rires sans acides, fait de moi le jardin suspendu de tes soupirs.
Absynthe, on pourrait juste s'en aller non? Faire les ermites en haut des montagnes, on vivrait nu, on boirait la rosée et on passerait des heures a se faire l'amour tout doucement, des heures langueurs, languide, sous le ciel, loin des ombres livides. On pourrait.
Si t'étais libre on pourrait.
Si t'étais libre, on partirait.
je te promets qu'on partira.

"tu l'as tué, ton père ?"
On est rentré, on c'est posé sur le matelas. Je me suis assis face à toi, mes yeux dans tes yeux.
"Je suis né en Suisse d'une famille d'aristo plutôt bien guindée. Ma mère était une succube grècque et mon père, un pauvre amant de la mort." Je me prends mon temps. J'ai jamais raconter toute l'histoire sinon au silence du papier. "Elle n'était pas là pour l'amour, juste pour l'argent, et mon père lui, n'avait rien d'un père. Il m'aimait surement, mais surtout, il voulait me conserver comme on conserve une oeuvre d'art, c'est ce que j'étais pour lui, juste Galathée entre les doigts de Pygmalion. J'ai jamais vu le dehors du château familliale de toute mon enfance, mais à cette époque, c'était facile, j'inventait des mondes derrières chaques portes, je sauvais des princesses et je tuais des dragons dans le parc du château. Mon monde était si grand que je me rendait pas compte que ce n'était qu'une grande cage." J'ai attrapé sa main et je fait rouler ses doigts entres les miens. Lui écoute en silence, ses grand yeux verts cerné du violacé de cernes pleines de larmes droit dans mes yeux. "Un jour, ma mère est juste partie, avec elle l'odeur de ses cigarettes. Il n'est resté que le parfum du vin et du whisky qui est devennu celui de mon père aussi, comme si c'était la seule façon qu'il avait trouvé de la gardé près de lui, de la boire encore. Des ce jour, j'étais plus galathée, ou alors, il s'est rendu compte que je n'avais rien de l'idéal parfait qu'il avait pu se faire. L'enfance était finis et mon monde est devennu soudain tout petit. Il a commencé a être violent et a m'enfermer cette fois dans des pièces et plus seulement dans le château. J'ai arrêter de parler à lui et a qui que ce soit, et j'ai commencé a écrire et a dessiner. C'était la seule façon que j'avais de sortir de la gueule de pierre du château." Mes mains tremblent alors je les retire et les cache sous un oreiller.

"Le temps a passé dans la même mécaniques, violences, silences, incarcération, et petit à petit, je m'enfermais moi même de plus en plus loin au fond de ma tête. Quand j'suis devennu ado, il m'avait engagé un précepteur dont je m'étais entiché, je me suis tiré en douce avec lui pour aller voir un musée et je ne suis pas rentré. J'avais 14 ans et c'est là que j'ai rencontré Bonnie. Elle m'a montrer le monde, son monde, celui qui est le mien maintenant, elle m'a montré la vie, c'est ma femme, ma mère et ma soeur."

J'occulte le meurtre du dealer, c'est pas important. De toute manière, si je l'avais pas tué, il nous aurait violé et tués à la place.

"Au bout d'un an on a finit par me retrouver et j'ai finis chez mon père à nouveau. Mais j'avais vu le monde, et le monde m'avait salis, j'étais plus qu'un marginale, l'ombre de ce qu'avait été son fils, le triste reflet des échecs de sa vie. Pendant 6 mois, il m'a enfermé dans une pièce sans lumière, mal nourrit, sous hydraté, souvent frappé. Au bout de 6 mois j'ai craqué, j'ai réussi a sortir. Je l'ai assomé et trainer dans les catacombes du château, enfermé dans une cellulle ou je l'ai laisser seul avec ses cobra avant de foutre le feu a la demeure. j'ai cramé le fils de ma mère ausis ce jour là, j'suis né a nouveau."
Je tremble comme une feuille, mon corps entier se révulse à l'idée de repenser a tout ça, mais j'y repense pour te le dire, pour que tu sache qu'on peut se libérer pour peu d'avoir assez de force pour se battre. Quand on a plus rien a perdre, on ne peut que gagner.
Le silence s'installe entre nous, et moi, je m'allonge sur ses cuisses, je laisse ses doigts se glisser dans mes cheveux et je ferme les yeux pour l'écouter.[/i]
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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 852 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Mar 24 Juil - 0:22

Tu dis blanc, il dit blanc. Tu dis noir, il dit noir. Tu voulais qu'il ouvre la porte ; il a ouvert.
Il a cessé de reculer sans cesse, pourtant il a toujours son sourire de chat, celui qui dit qu'il ne va pas t'attraper pour te bouffer, celui énigmatique qui dit que si tu veux l'attraper c'est toi qui doit y aller. Toi t'as pas vraiment l'habitude. C'est pas pour te jeter des fleurs, tout le monde te veux. Ils se croient dans le Parfums quand ils te voient, t'attire les détraqués avec ta gueule d'amour et ton attitude d'adolescent en crise. Tu sais bien que t'as des problèmes, bien sur que t'es au courant. T'en as déjà réglé certains, mais y'en a un de taille, qui lie les autres entre eux. T'es embourbé dans sa toile, petite mouche de l'araignée. Enfin tu n'y étais plus, mais tu sens déjà la vérité, tu es venu te poser pile dessus. Ton instinct de survie te dit de partir. Le meurtre de Hiacinthe a changé la donne. Tu ne veux plus partir, tu ne veux plus fuir et t'as beau flipper ta race, tu vas rester, tu vas le fumer ce Satan de mes deux, tu vas te le farcir une bonne fois pour toi déjà et puis pour ta famille, pour ta mère et ton père et pour ta sœur surtout, pour Jouni et pour William, pour Louis, pour tout ceux dont il a croisé le chemin et qu'il a détruit. Aussi pour ceux qu'il enrobe pour son prochain dîner. Toi tu crois pas que ta copine Bonnie ai suffisamment de fiel, tu crois pas qu'elle à les ongles assez longs et tu veux pas voir son petit corps supplicié, tu veux pas la voir devenir un autre de ses papillons épinglés au mur de ses tableaux de chasse. Tu veux la protéger, mais elle est grande Bonnie, elle voudra jamais partir, elle est chez elle ici, et surtout, elle à pas peur. Tu sais qu'elle devrait, seulement Bonnie elle a peur de rien. Toi tu crois qu'elle devrais sérieusement s'inquièter.

Toi tu l'as attrapé maintenant. T'as toujours peur qu'il te file entre les doigts, vraiment, qu'il s'envole par la fenêtre ou qu'il s'enfuit par la porte. Tu sais pas pourquoi il ferait ca, il te surprend Erèbe, avec ses sourires tendres et ses dérobades permanente, il t'agace aussi, pas parce qu'il sait pas ce qu'il veut mais parce qu'il se prend pour le joueur de flûte de Hamelin ou pour un charmeur de serpent, il te joue un petit air pour t'endormir, toi tu le vois venir, qu'il veut t'enfermer seulement tu vois pas de cage alors tu comprends pas. Tu comprends définitivement pas ce qu'il te veut. Toi, tu le veux. Tu ne veux pas qu'il s'évade, alors tu l'attire, tu l'effleures, t'ose un peu puis pas trop. Tu lui retires sa chemise sans jamais l'embrasser vraiment, tu papillonnes sur ses lèvres, tu te rappelles vos étreintes passionnées et brèves, vos baisers brûlants et ses bras qu'il refermait sur toi et ses cheveux que tu tirais et lui qui filait plus vite que le vent... Maintenant tu peux pas, tu peux plus, tu sais rien de lui au final, ca te fait peur ses sourires là, tu sais plus ce que tu dois croire ou pas. T'as envie qu'il te raconte, tu veux savoir. Tu le repousses du bout des doigts quand il se penche pour t'embrasser.

Alors tu poses la question qui fâche, direct. Ca le calme net.
Il va s’asseoir sur son lit, tapote la place à coté, tu viens t'y nicher. Tes chaussures se sont envolées, ton t-shirt, et ton jean c'est ouvert comme par magie. Il est tout chiffonné, les cheveux ébouriffés, tu regardes les marques roses, les nouvelles cicatrices alors qu'il te raconte sa vie. T'as jamais été si loin et si proche à la fois, il sourit pas, le chat.

T'écoutes son histoire, tu comprends un peu, enfin t'as l'impression, tu sais ce que sait de se sentir comme une chose et pas comme un être humain, comme une création plutôt que comme une personne. T'écoutes l'histoire de ce gamin dans sa grande cage dorée. Tu le regardes, l'enfant de misère, et tu comprends. Tu comprends que lui aussi, il sait, quelque part, que vous vous êtes sentis peut être, que vous vous ressemblez plus que t'aurais jamais pu le penser. Il enfouit ses mains sous le coussin. Tu voudrais aller les prendre, mais t'ose pas, tu veux pas qu'il arrête de parler. Il a fugué lui aussi, il s'est enfuit, il a choisit l'odeur de la liberté. Est-ce qu'il a pu la sentir aussi fort que toi ? Tu crois que oui, même si vous êtes pas vraiment pareils, même si lui il savait déjà le gout du vent et de la pluie, et leurs poids sur la peau et la musique de l'eau qui tombe et teinte sur tout. Il se rappelle son premier orage, comme il a sursauté au bruit du tonnerre, comme il s'est sentit vivant sous les trombes d'eaux que deversait le ciel furieux, comme il était exalté et retourné, comme il a pleuré, comme il a crié, sauté dans la boue, comme il était en vie, comme il exultait. Il te raconte Bonnie et lui, elle toute jeune femme et lui l'ado.

"Au bout d'un an on a finit par me retrouver et j'ai finis chez mon père à nouveau. Mais j'avais vu le monde, et le monde m'avait salis, j'étais plus qu'un marginale, l'ombre de ce qu'avait été son fils, le triste reflet des échecs de sa vie. Pendant 6 mois, il m'a enfermé dans une pièce sans lumière, mal nourrit, sous hydraté, souvent frappé. Au bout de 6 mois j'ai craqué, j'ai réussi a sortir. Je l'ai assomé et trainer dans les catacombes du château, enfermé dans une cellulle ou je l'ai laisser seul avec ses cobra avant de foutre le feu a la demeure. j'ai cramé le fils de ma mère ausis ce jour là, j'suis né a nouveau."

La première chose que tu penses, c'est qu'il l'avait mérité. C'est la deuxième, et la troisième aussi. Tu retournes le problème pour toi. C'est pas ta vie, mais t'arrive pas à pas t'identifier à ce qu'il vient de te raconter, et puis tu penses à faire pareil. Lui pense que tu devrais le faire. Louis veut le faire. Jouni... Aussi. Tu le dois. Asrandrel le mérite. Alors quoi tuer serait permis ? Tu ne crois pas que ce soit ca. Tu crois que des fois la police arrête les fous et les brigands. Tu crois que d'autrefois il y a des monstres, des monstres qui vivent parmi les gens, les voleurs, les délinquants. Pour ceux là, qu'importe d'ou vienne la justice, du moment qu'elle les frappe. Tu ne crois pas en Dieu, sinon tu serais persuadé que la justice divine leur tombera dessus tôt ou tard. Toi tu sais bien que c'est des conneries. Si tu veux la foudre alors sois l'éclair et grille ton marionnettiste avant qu'il ne décide de mettre la marionnette qui parle et qui a coupé ses fils au feu. Il s'allonge sur tes jambes. Tu dis rien, longtemps. Tu pèses le pour et le contre. Tu sais que si tu parles pas, tu peux aussi bien partir. Tu veux pas t'en aller.

"Quand j'étais petit... " Quand j'étais petit, j'avais pas de papa et de maman. Par ou commencer bordel ?

"Le matin, c'était un voyant vert qui s'allumait sur un mur en béton et une sonnerie tornitruante qui s'arrétait aussitot que je me levais. Depuis toujours, aussi loin que je me rappelle, il fallait se lever, quitter le lit et aller dans la seconde pièce. Il y avait deux pièces. L'une grande et l'autre petite. Je dormais dans la petite. Dans la grande, je résolvais des énigmes. Quand j'avais bien répondu, je déjeunais. Sinon je réflechissais encore. Après, ca dépendait. On faisait des jeux, ou des tests, toute sorte de tests. J'étais... une souris de laboratoire. Des fois il m'aidait à trouver les réponses. Il m'a appris à écrire et à lire. Je devais l'appeler "père", lui il m'appelait fils. J'ai pensé que c'était pas vrai quand j'ai été assez grand, quand j'ai su lire, quand j'ai compris. Pour lui on était une famille, mais c'était pas ca que je lisais, ca avait même rien à voir du tout. J'en avais assez de ne pas pouvoir sortir de là, j'ai voulu m'en aller dès que j'ai découvert tout ce qui existait dehors, donc très tot. Il disait "plus tard", il disait "on verra" et si j'insistait il me punissait. J'ai passé la porte la première fois à treize ans. Il était pas là. Ce moment inattention a suffit, je suis sorti" t'as pas les mots pour décrire ce que t'as pu ressentir.

"Ca a pas duré. Il m'a retrouvé très vite. A partir de là les choses ont changé. Je savais ce qu'il me faisait et je ne voulais plus. Il m'a puni. Il m'a touché, il m'a sali"
Tu dis pas qu'il t'a violé, t'arrive pas à lui dire ca directement. Il te regardera plus jamais pareil après, tu voudrais qu'il comprenne et en même temps ca te fait peur et tu penses qu'il a compris.

"La... la suite..." tu peux plus ca suffit. Tu veux pas en parler, t'as l'impression d'y retourner, tu crois qu'il va débarquer. Il est là et il te donne du courage, parce qu'il t'a bien raconté lui et pourtant t'as vu que c'était pas facile pour lui non plus. Tu voudrais être courageux. T'es pas courageux. T'as peur.

"Il... il m'a frappé, il m'a drogué, il a passé trois longues années à m'attacher à lui en sussurant à mon oreille. C'est un monstre. Il m'a accepté plus dans sa vie, j'ai découvert ses animaux venimeux et les autres tunnels, ma maison c'est agrandie. Ca a été mieux, j'ai énormément appris. J'ai attendu le bon moment pour partir. Il n'y en avait jamais, il n'a plus jamais fait d'innatention. J'avais 16 ans quand j'ai craqué. Nous nous sommes battus. Il avait laissé trainer un couteau de cuisine. Il ne faisait jamais ca bien sur" pas après ta fugue non. T'avais cassé un verre, t'avais menacé de te tuer s'il t'ouvrait pas. T'allait pas le faire, t'avais pas pu ni faire ca ni l'attaquer avec. T'avais été faible. Il t'avais fallu trois ans pour t'en prendre enfin à lui. "Je l'ai laissé sur le sol, assomé." T'aurais dû le tuer ce jour là. Mais voilà, t'as pas pu.

"Il est amoureux de moi."

Et ca c'est bien le pire qui ai pu t'arriver dans ta vie. Un jour, t'avais trois ans, t'as croisé une bête aux dents longues et à l'esprit tordu.

"J'ai rencontré Hiacinthe ensuite. J'ai su que je devais m'enfuir, je pouvais pas vivre dans ma famille, il les aurait tués. Je voulais les protéger alors je suis parti. Je savais qu'il me chercherait encore. J'ai rencontré Louis et la suite, tu la connais à peu près"

Tu voulais la protéger. Ah oui ? Alors t'aurais jamais du lui dire de venir te voir. T'aurais jamais du lui écrire cette lettre. Tu l'as fait, et elle est morte. C'est ta faute.

"Hiacinthe serait pas morte si j'avais pas voulu la revoir."

T'es responsable de ca. Tu regardes tes mains, la peau lisse et blanche, et c'est le sang de ta soeur que tu y vois, c'est sa vie qui était entre tes mains sans que tu t'en rendes compte, qu'il est allé cueillir là, grâce à toi.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Mar 24 Juil - 14:46


very bad trip
Erèbe & Absynthe

« total eclipse of the heart »

  Quelques chose s’ouvre, ou se casse en lui. Je ne saurais dire comment, mais je savais que j’étais le premier et surement le dernier à entendre cette histoire là. Les mots qui allaient franchir ses lèvres avaient été scellé depuis longtemps, c’est la langue de ses démons qui s’échappe de sa bouche, c’est l’histoire derrière le vert cinabre de mes fantasmes. Alors moi j’écoute. "Quand j'étais petit... " Les mots écorchent les lèvres, ca fait déjà mal. Je sais cette douleur là, je viens de la ressentir, c’est la bile, c’est l’acide, c’est le fond des l’estomac qui remonte, c’est des années a emmuré des souvennirs pour venir creuser la glaise et les retrouver. Oh faut pas croire, ils ont jamais été si bien enterré que ça, des fois, les jours de pluie, il y a des bouts qui aparaissent. Et alors, tout devient noir a nouveau, comme s’il n’y avait jamais eu de soleil.

"Le matin, c'était un voyant vert qui s'allumait sur un mur en béton et une sonnerie tornitruante qui s'arrétait aussitot que je me levais. Depuis toujours, aussi loin que je me rappelle, il fallait se lever, quitter le lit et aller dans la seconde pièce. Il y avait deux pièces. L'une grande et l'autre petite. Je dormais dans la petite. Dans la grande, je résolvais des énigmes. Quand j'avais bien répondu, je déjeunais. Sinon je réflechissais encore. Après, ca dépendait. On faisait des jeux, ou des tests, toute sorte de tests. J'étais... une souris de laboratoire. Des fois il m'aidait à trouver les réponses. Il m'a appris à écrire et à lire. Je devais l'appeler "père", lui il m'appelait fils. J'ai pensé que c'était pas vrai quand j'ai été assez grand, quand j'ai su lire, quand j'ai compris. Pour lui on était une famille, mais c'était pas ca que je lisais, ca avait même rien à voir du tout. J'en avais assez de ne pas pouvoir sortir de là, j'ai voulu m'en aller dès que j'ai découvert tout ce qui existait dehors, donc très tot. Il disait "plus tard", il disait "on verra" et si j'insistait il me punissait. J'ai passé la porte la première fois à treize ans. Il était pas là. Ce moment inattention a suffit, je suis sorti". Je ne dis rien, j’immagine, ce petit enfant blond, ce brin de pailles au grands yeux verts, et doucement je commence a assembler les pièces du puzzle. D’un signe de la tête je t’encourage a continuer.

"Ca a pas duré. Il m'a retrouvé très vite. A partir de là les choses ont changé. Je savais ce qu'il me faisait et je ne voulais plus. Il m'a puni. Il m'a touché, il m'a sali". Il m’as violé. Il ne le dit pas mais je l’entends. Quelques choses grossit en moi, et c’est un monstre, de longues griffes et un enfer de dents. C’est la rage. Mes yeux se figent, ma bouche n’est plus qu’un plis et je suis pâle comme la lune. J’arrive pas a hôter de ma tête l’image d’Asrandrel louvoyant contre le corps pur et chaste d’Absynthe à l’aube de son adolescence, j’arrive pas à ne pas entendre les cris d’Absynthe. J’ai envie de me lever, et de courir chez lui, oui, de courir là bas. Lupin courait avec moi. Je sonnerait à la porte et alors il ouvrirait. Lupin aurait été caché plus loin et me rejoindrais en un bond, ses dents s’enfoncerait dans la chair de son bras et en briserais les hauts. Il crierait une première fois. J’attrape sa sale gueule et je l'écraserais sur le sol jusqu’à ce qu’il ne soit plus reconnaissable. Et après Dieu seul sait ce que je lui ferait. Ma violence me surprends et je me calme aussitôt. J’ai jamais bien su gérer mes colères.es colère, et cette haine sourde qui vient de s’abbâtre sur moi éveil des instincts sombre. Je serre sa main fort dans la mienne. Ce qui se passe a cet instant est au delà du dicible, l’échange qui s'opère, les flux d'énergies, de confiance, de tendresse, de rage, de tristesse, et aussi un peu d’espoir me saisissent. Je me suis ouvert à toi comme a personne, et toi, toi, tu viens tout juste de m’ouvrir les portes de ton ames, et celle de ton coeur.

""Il... il m'a frappé, il m'a drogué, il a passé trois longues années à m'attacher à lui en sussurant à mon oreille. C'est un monstre. Il m'a accepté plus dans sa vie, j'ai découvert ses animaux venimeux et les autres tunnels, ma maison c'est agrandie. Ca a été mieux, j'ai énormément appris. J'ai attendu le bon moment pour partir. Il n'y en avait jamais, il n'a plus jamais fait d'innatention. J'avais 16 ans quand j'ai craqué. Nous nous sommes battus. Il avait laissé trainer un couteau de cuisine. Il ne faisait jamais ca bien sur. Je l'ai laissé sur le sol, assomé." Il ne l’a pas tué, comment aurait-il pu? Je sais cet amour qu’on peut ressentir pour un père, et si le père se mue en monstre, au yeux de l’enfant, il n’en reste pas moins un père. Moi j’ai réussi a oublier l’amour. Moi j’ai tué le fils de mon père avant de tué mon père. J’écoute les échos de nos histoires, et tout résonne. Je le vois pour la première fois, j’ai passer l’épais menteau de feuille à l’aurée de tes yeux, et c’est dans l’immensité de ta forêt que j’avance a prèsent, j’y cherche tout coeur.

"Il est amoureux de moi."

En saisissant Absynthe, je commence a comprendre Asrandrel, et la silhouette qui se dessine me terrifie autant qu’elle m’enrage. Je le vois, malade, démon, je le vois, dans les turpitudes de son esprit, je vois danser le serpent.

"J'ai rencontré Hiacinthe ensuite. J'ai su que je devais m'enfuir, je pouvais pas vivre dans ma famille, il les aurait tués. Je voulais les protéger alors je suis parti. Je savais qu'il me chercherait encore. J'ai rencontré Louis et la suite, tu la connais à peu près. Hiacinthe serait pas morte si j'avais pas voulu la revoir." Bien sur que non… mais comment pourrais-tu entendre le contraire? Comment ne pourrais-tu pas ressentir la morsure glaciale de la culpabilité. Pourtant tu n’as rien fait Absynthe, sinon fuire l’ombre de ton ravisseur et tenté de trouver le sens de ta vie. Mais quel mots pourrait apaiser cette douleurs là. Il est tout cassé Absynthe, et moi j’sais pas bien coudre, mais promis j’vais essayer, j’vais faire tout ce que je peux pour le rapiècer, avec ma bouche, je ferais taire les larmes de ses plaies. Je prendrais le temps qu’il faut, mais jamais plus, jamais plus je le laisserais filer. Je serais son ombre, je l'amènerais jusqu’à ce moment ou il se libérera et alors je le verrais éclore.

J’approche mon visage de son visage, je caresse son nez avec le mien, j’emméle nos souffles. “Merci, Absynthe.” J’ai posé mon front contre le sien, et en ce moment précis je nous sent unis comme jamais. Et puis qu’il m’a dit des mots qu’il n’a jamais dit a personne, alors je dirais des mots moi aussi. Des mots que j’ai peurs de dire, parce que je croit qu’il sont tranchant. Pourtant ce ne sont que des mots. “Quoi que tu décide de faire, te battre, fuire, ou quoi que ce soit, je serais avec toi. Je te coupe avant toute tentative de refus, ce ne sera pas un choix, si je dois comploter avec Louis ou meme avec l’autre Jouni, je le ferais, mais je t’aiderais dans cette bataille là. T’es pas tout seul Absynthe. T’es plus tout seul.” J’hésite, j’ai fermé les yeux pour ne pas voir les siens. “Parce que je t’aime.



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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 852 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Mar 24 Juil - 20:45

Vous vous resemblez et pourtant vous êtes bien différents. Il vient frotter son nez contre le tien que tu retrousses

“Merci, Absynthe.”

Y'a pas de quoi vraiment. Tu te sens nauséeux. T'es pas sûr que tu veux rester ici finallement. T'es pas sûr d'assumer qu'il sache. C'est un peu tard pour y penser. Il pose son front contre le tien  et il te promet, là, dans les yeux. “Quoi que tu décide de faire, te battre, fuire, ou quoi que ce soit, je serais avec toi. Je te coupe avant toute tentative de refus, ce ne sera pas un choix, si je dois comploter avec Louis ou meme avec l’autre Jouni, je le ferais, mais je t’aiderais dans cette bataille là. T’es pas tout seul Absynthe. T’es plus tout seul.”

Il a dit ca, toi tu vois le visage de Hiacinthe et celui d'Erèbe qui se mèlent, toi tu vois Asrandrel qui ricane dans ta tête, il dit qu'il le découperas en fines, fines tranches pour te le faire manger. Il a dit ca, t'as su que tu devais te barrer d'ici. Il a fermé les yeux.

“Parce que je t’aime.”

C'est une catastrophe. C'est merveilleux. Il a vraiment dit ca ? Il va se faire tuer. Tu dois répondre ?

Tes organes bougent dans ton corps, en tout cas ca te prend quelque part à l'intérieur et t'as la gorge sèche, là, de suite. Ca fait trop longtemps que t'essaie de l'approcher, trop longtemps que tu veux l'attraper. Et ca, pourtant t'aurais jamais osé espérer l'entendre venant de lui.
Il a vraiment dit ca ?

Tu t'es levé d'un bond comme si on t'avait balancé un verre d'eau ou comme si t'avais pris le jus. "Non." Tu as répondu séchement, les points sur les hanches. Il vient de te déclarer sa flamme, et tu le vois se décomposer. "Enfin jeveuxdire" Oh bon sang. "Tu m'aimes pas, tu crois juste ca comme ca, c'est parce qu'il y a beaucoup d'émotion. Et puis faut que tu sois rationel cinq secondes, ca porte pas bonheur au cas ou t'aurais pas remarqué. T'es mignon, avec tes " ce ne sera pas un choix", les gens crèvent autour de moi au cas ou t'aurais pas remarqué, Hiacinthe il a du l'ouvrir en deux et lui arracher les yeux pour les lui enfoncer dans la gorge et encore c'est le moins pire de ce que je suis capable d'imaginer. Tu crois quoi toi ?"

Tu l'as choppé par le col. Et il vas faire quoi maintenant ? HEIN ? "Je veux pas." Tu  veux pas le perdre. Il est plus large que toi, même si t'es pas loin en taille maintenant. Les nerfs, tu le soulève un peu "Tu peux pas" T'as pas l'droit. Tu peux pas imaginer son visage à lui défiguré, tu veux pas qu'Asrandrel le touche. Il pense qu'il t'aime, tellement de personnes t'ont dit ca maintenant. Est-ce qu'il le pense ? Comment être sur ? Et puis qu'elle importance ? Il va se rendre compte en veillissant s'il arrive à vieillir qu'il a fait une erreur, qu'il s'est trompé et qu'il est embourbé dans une situation misérable. Il aura pris du bide, sa barbe aura doublé et la flamme dans ses yeux se sera éteinte. C'est lui qui l'auras soufflé, c'est lui qui aura joué avec sa vie, qui l'aura offert à Asrandrel. Tu l'as relâché.
"Tu sais pas. Vous croyez tous que vous m'aidez, vous me foutez des sueurs froides. Vous êtes ce qui se rapproche le plus d'une famille pour moi. Et vous vous foutez tous dans des situations... Louis, et Bonnie là, qui couche avec lui !  Je veux pas vous perdre !"

Cette fois t'as les yeux pleins de larmes et t'es furieux, furieux de te dire que tu ne peux pas l'avoir, vraiment pas, de te dire qu'il est pas pour toi, parce que tu supportes pas l'idée qu'il disparaisse de la surface du monde, tout simplement. Pourtant tu pourras pas l'empêcher, si  ? Tu le dois. Tu dois le tuer aussi. Le poids sur tes épaules t'écrase, ou c'est dans ta poitrine que ca se passe, tu sais pas trop. Faut que tu lui dises que c'est mort, c'est la seule chose à faire. Pourtant t'as pas envie d'être seul, pourtant toi aussi tu veux savoir, décçouvrir les pièces de son chateau, tu veux voir ce qui se cache sous le sourire du chat, tu veux lui faire sortir toute une panoplie de sons inédits. les voix se battent dans ta tête. Le serpent te sussure ce qu'il lui fera. Il te l'a dit tant de fois, ce qu'il ferait à celui ou celle qui oserait poser la main sur toi, qui te mentirait pour t'attirer à lui. Il empêcherait qui que ce soit de  te corrompre et t'éloigner de lui. Il te l'a montré.

Si tu t'écoutais, tu fondrais en larme sur le champs. Seulement ca va pas se passer comme ca. Tu vas porter tes couilles et lui tenir tête, sortir de ce camion, regagner ton lit etilfaitquoiluinomdedieudebordeldemerde.

T'as sursauté, quand il est venu d'un coup près de toi, un air furieux sur le visage... Avant de t'enlacer et de te serrer contre lui. Il t'étouffe, vraiment. Tu voudrais le lui dire, mais t'ose pas, t'en a déjà assez fait comme ca et puis s'il te lâche tu t'effriteras et tu tomberas en poussière. T'as attrapé ses bras, ses épaules, tu t'es caché contre son épaule et les larmes silencieuses sur tes joues ont coulé. Son front contre ton front, t'inspires.

"Je peux pas m'enfuir encore une fois. Hiacinthe demande réparation. Je demande réparation. Une vie contre une vie." Il a le regard le plus têtu de l'univers. Tu crois pas que tu pourras le faire changer d'avis. T'espère que oui. T'espères que non. Ton estomac n'existe plus, t'es creux, et à l'intérieur de ton corps un oiseau bat des ailes pour s'envoler.

"... j'aurais peut être besoin d'aide."

"Un peu."


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

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Je suis arrivé à Zagreb le : 03/11/2014 J'ai posté un total de : 403 kunas en banque. On me dit que : Jack O'Connell Je crédite : Bazzart et moi meme donc j'ai : 24 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : il est parti en éxil avec : le monde


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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Mer 25 Juil - 4:14


very bad trip
Erèbe & Absynthe

« total eclipse of the heart »

“Parce que je t’aime”. Les mots tranchent pas, un énorme poids s'ôte de mes épaules, ils sont sucré ses mots là, et je les repette dans ma tête, parce qu’il me font volé. Oui il me font volé, j’pensais que ca ferait mal, j’pensais que je sentirais, la cage se refermé sur mon coeur, mais c’est le ciel que je sens et les soleils verts de tes yeux qui me réchauffent en dedans. La houle c’est calmé, je suis nu dans l’ondée calme, mon esprit apaisé. Oh, je sais bien que les matins viendra gonfler les vagues, et peut-être qu’elle me noierons. Mais pour l’heure, je flotte, pour l’heure j’ai le coeur qui se jette contre mon thorax, il veut sortir et rentrer dans sa bouche. C’est con un coeur. Sa réaction ne m’étonne pas, son corps entier se révulse, la culpabilité le porte encore plus loins dans les délires de ses peurs, mais je ne me démonte pas. Je le laisse, colèreux, m’attraper, me secouer, j’ai pas lacher ses yeux, je les lacherais plus. J’suis tétu comme pas permi et surtout, j’ai retrouver une étoile sur la mer bohéme qui est ma route, j’avait perdu les vent, mes voiles pendaient mollement et l’ondée trop calme ne portait plus mon voilier sur aucune rive, j’errais juste sur un océan de vide et de mélancolie, mais j’ai trouver l’étoile, et je sens, une lègère bise agiter la voilure, le bruit sec des cordes et je sens que le bateau avance doucement, à nouveau. Il s’empourpre, tente de fuire, de refuser, de m’envoyer chier, sans vraiement y arrivé, et moi, j’suis comme a con a faire tourner les mots dans le secret de mes lèvres. Je les découvre comme on découvre un bon poème.

Je t’aime, ca roule je t’aime, ca caresse et ca chauffe doucement, c’est comme la caresse d’une lèvres, ou laisse brulante d’une langue. Je t’aime, ca a pas de piques, pas d’acide, pas de barreau, je t’aime ca a juste plein d’espoir, plein de douceur, plein de désir, je t’aime, ca a juste l’échos d’une promesse, l’échos d’une intimité, d’un échange et d’une offrande. Ca n’attends rien en retour, je t’aime, c’est juste. Je t’aime c’est juste je t’aime, rien d’autre. Bonnie sera fier, Bonnie va pleurer, Bonnie va pas vouloir croire qu’au final, je me suis décidé a me laisser aimer. Moi j’y crois pas non plus, la peur c’est envolée au moment ou j’ai briser le silence des secrets de mon coeur. Alors gigotte Absynthe, essaie de pas entendre l’échos de mes langueurs, je sais ou est parti je t’aime, je sais ou ils se sont lovés mes mots, je sais qu’ils te font peur, que t’y vois des couteaux, partout sur mon dos, que tu vois le sang, je sais que tu vois la lumière de mes yeux s’eteindre sous l’opéra sombre d’un rire qui te hantera toujours.

Mais ce choix là, c’est pas le tien, c’est le mien. Ce choix là, je le prends. Comme je te prends là, un peu en colère, agacé surtout, entre mes bras. J’veux que quand tu viens là, quand je te prends là, contre moi, j’veux que t’ai pas peur, j’veux arrivé a chasser les ombres, les fantomes, les serpents. J’y arriverais. "Je peux pas m'enfuir encore une fois. Hiacinthe demande réparation. Je demande réparation. Une vie contre une vie."

Alors on se battera. Et quelque soit la fin, quelques soient les larmes, quelque soit le sang. Quelque soit le soleil  qui se levera a la fin de la guerre, quelques soit les corps qui semeront le sol.  On se battera a tes côtés, on se battera tous, parce que les gens t’aiment si fort Absynthe, les gens t’aiment trop fort. Parce que t’es beau dedans, t’es encore plus beau dedans que dehors, parce que t’es toi, parce que t’es ce morceau d’errance, ce papier de chagrin, ce sourire de chérubin, t’es l’inoncence pleine de plaie, je voit les trou qui te perce et la lumière qui passe dans ces trou là. J’peux pas lutter, j’peux plus, j’veux plus lutter, parce que quand t’es là, j’entends toute la poésie du monde faire chanter les mots jusqu’à la symphonie, parce que quand t’es là, meme si ca fait mal, je me sens encore plus en vie que quand je me suis perdu dans le fin fond du nord de la russie. Tu m’fais battre plus fort que la tundra, plus fort que la taïga, plus fort que la route, Absynthe tu me fais même battre plus fort que l’Afrique, plus fort que l’Amazonie, tu m’fais battre plus fort que le soleil, que les dunes, plus fort que l’océan. Absynthe, soit ma Terre, mon chemin, mes chimère. Absynthe, soit ma bohéme ce soir et pour tout les soirs jusqu’à mon dernier soir. Soit mon soupir, mon encre, ma plume, soit ma page. Soit ma plage.

"... j'aurais peut être besoin d'aide."

Il déchausse le métal, l’acide, et tout le reste, il déchausse la peur, la hargne, la douleur, il déchausse son armure, il est contre moi, il est pas parti. Il m’a pas rejetté, il m’a pas jeté, il a pas laisser la peur gagner. Il est là, et il s’ouvre encore plus, il donne plus qu’il a jamais donné. Lui, il a l’habitude qu’on prenne, qu’on vole, mais là ce soir, il donne parce que je prends rien moi. Moi j’échange. Je roule avec lui sur le lit, je suis sur lui a présent, je le couvre de moi tout entier, parois infranchissable. mes avants bras et mes mains entourent son visage et je le regarde avec toute la tendresse que j’éprouve pour lui. Il a changer en trois ans, j’avais à peine remarqué, les nouvelles marques sur son visage, les premiers traits d’homme sur son visage d’eternel ados. Je pose mes lèvres sur cette bouche là, et ce baiser là a des échos qu’aucuns autre n’as jamais eu. Cette fois, mon coeur est passé dans sa bouche, et ce n’est pas une étreinte passion, une étreinte désir, parce que, en l’instant, ce n’est pas le désir qui me noie contre sa bouche, mais l’infinité d’un amour plus grand que moi qui me presse de réchauffer ces lèvres-là.

J’enfouis ensuite ma tête dans le creu de sa gorge, ses mains sont accrochée a mon dos, il me ferait presque mal, mais j’veux pas qu’il se décroche. Je veux être son ancre dans la tête, j’veux être la lumière dans ses ténèbres. J’ai toujours ma tête contre son épaule, et je murmure là: “Et si ce soir n’étais plus qu’à nous, Absynthe, si on s’offrait ce soir, loin des ombres, loins des réminescence, si on faisait taire les monstres, les gargouilles et les serpents juste ce soir, toi moi et la lune. Il y a un monde après la douleur, après l’enfer, après le sang, après la peur.” J’ai trouver ton coeur, quelques part dans la forêt de ton ame, je l’ai trouvé, scind d’aube et d'émeraude, entre deux arbres. J’ai des larmes pas loins de mes yeux, les sensations et les sentiments qui m’assaillent on beaucoup trop de force, mais il resteront sec alors que ma voix tremble. “ Laisses moi être ta bohême et tu sera la mienne”. Et on sera le sable, la route, on sera même la même, on sera un monde rien que pour nous. Dis moi, si tu m’aime. “Dis moi si tu m’aime”. Je suis là Absynthe, je suis là au bord de ma route, pas loin de la tienne, échoué, fatigué, je suis là, perdu, j’sais plus ou aller. Viens et on pars ensemble, comme deux enfants perdus qui n’ont peur de rien. Viens, on va s’faire le capitaine crochet, pis après, on ira faire l’amour dans la Lagune, pour le plaisir des sirènes. Je me suis allongé sur ta poitrine, et j’ai un sourire de mioche et des yeux d’innocence que je les dit encore une fois, ces p’tits mots qui m’font battre si fort “Je t’aime”.




(c) DΛNDELION


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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 852 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   Mer 25 Juil - 20:16






Ce n'est pas la destination mais la route qui compte. 


Tu ouvres de grands yeux surpris quand il te saute littéralement dessus. Son poids t'entraîne en arrière, ton dos rebondit sur le matelas, ta tête atterit dans un coussin et les autres autour de vous rebondissent dans un joyeux bordel, alors que vous roulez sur les draps. Ton ciel est bleu, ton ciel a un sourire, il a l'air si heureux cet imbécile, comme si tu venais de lui offrir le plus beau cadeau de noël de sa vie. Et qu'il avait huit ans. T'es qu'a moitié à l'aise de le sentir sur toi comme ca allongé tout du long, aussi à cause de ses bras de part et d'autre de ta tête. T'aime pas tellement qu'on te bloque, et tu retiens ton souffle, alors qu'il t'examine. C'est son regard qui t'invite à rester tranquille. Tu aurais payé cher pour qu'on te regarde de cette façon. Tu n'aurais jamais imaginé que qui que ce soit aurait pu te regarder comme ca, et encore moins Erèbe. Il se penche et tu sais bien ce qu'il va faire, t'as déjà fermé les yeux. C'est ton moment d'Hollywood, t'es dans un putain de film romantique et pour une fois t'es d'accord, pour une fois tu veux bien pas faire ta mauvaise tête, tu veux bien que ce soit niais, d'accord. Tu veux bien qu'il n'arrête jamais, tu bouges à peine les lèvres, vous êtes deux paresseux, vous vous meuvez lentement, à peine, l'un contre l'autre. Tes mains qui reposaient en croix viennent ses ses flancs, remontent dans son dos, s'y accrochent. Tu Il vient se cacher contre ton cou, tu sens son nez et son front, son souffle tiède, tu entends sa respiration paisible. Tu es là maintenant, plus en train d'imaginer comment tu vas filer par la porte ou par la fenêtre voir par la fenêtre de toit. Tu es là, tu ne voudrais pas être ailleurs, tes yeux le disent perdus au plafond, ta bouche entrouverte le dit et tes mains qui le serrent, qui l'empêchent de filer. Vous vous arrimez l'un à l'autre.

“Et si ce soir n’étais plus qu’à nous, Absynthe, si on s’offrait ce soir, loin des ombres, loin des réminescences, si on faisait taire les monstres, les gargouilles et les serpents juste ce soir, toi moi et la lune. Il y a un monde après la douleur, après l’enfer, après le sang, après la peur.”

Sa voix sussure à ton oreille, charmeuse, elle est menteuse, sa bouche, un peu étouffée, elle fait comme si les monstres n'existaient pas. Les échos de ses mots viennent s'échouer sur ta peau, s'y glissent, se nichent au fond de ton âme. Est-ce que tu peux t'y soustraire, vraiment ? Est-ce que tu peux ne pas y penser pendant toute une nuit ? C'est improbable. Il y a un toi qui n'est pas toi et qui te dit de le mordre, de lui faire mal, un toi qui n'est pas toi qui veut lui faire retirer ses paroles, qui te prévient aussi, qui te dit que tôt ou tard, tu paieras cette trahison. Puisque tu vas trahir, n'est ce pas ? Tu vas lui planter un couteau de plus dans le dos. Tu l'as fait tant de fois déjà. Chaque fois que tu t'abandonnais dans les bras d'un autre, il y a trois ans, tu faisais en sorte qu'il le sache. Tu as commis des meurtres, tu le sais en ton fort intérieur. Et maintenant ? La voix dans ta tête ne résonne plus.. Cette voix là dans ta tête n'est qu'une enquiquineuse, tu l'as releguée tout au fond de toi même depuis longtemps. Tu n'as pas peur d'Erèbe, et tu l'aimerais sans doute moins s'il n'était pas si têtu. Tu penses pourtant qu'il a enfilé sa tenue de chevalier blanc, et que quand il aura terrassé le dragon, il va bien finir par se rendre compte que t'es pas tellement une princesse en danger.

"Tu crois que les ombres peuvent s'en aller ? Même le soleil n'y fait rien. C'est quelque part dans ma tête, tu sais. Je suis complètement fou"
Tes doigts glissent dans ses cheveux, passent sur sa tempe, le long de sa joue.

“ Laisses moi être ta bohême et tu sera la mienne”

T'es bien, là, à l'écouter spalmodier. Il prie liberté, liberté chérie. Toi tu sais qu'elle existe pas, pas vraiment, que les chaînes qui t'entravent sont multiples, inquantifiables, que tu te débats et que tu les coupe. Ta liberté n'a jamais été un don, tu as dû l'arracher, ta liberté n'est pas tendre, douce et aimante, elle est sournoise, vile et voluvile, il faut la choper quand c'est possible. Toi tu sais qu'il te faut la chasser, que tu peux pas l'embrasser puisque toujours, elle est menacée. Toi t'écoute le mirage, tu veux bien l'écouter, il a des mots si jolis.

Tu pourrais être mon cap, je ne serais jamais perdu, le monde est ta maison. Nous serions tels Tarzan et Jane dans le vaste grand monde, et Lupin serait notre mascotte disney. Nous affronterions tout les dangers, tout les trois, puis nous nous marierions sur la plage à Hawaï avant de partir en lune de miel faire l'amour près d'un volcan en activité, là ou l'air est si précieux que nous devrions le partager absolument, là ou il serait si facile de nous en priver, nous pourrions tout faire, nous pourrions tout tenter. Nous serions Bonnie and Clyde, je t'apprendrais la ville, je t'apprendrais la technologie que tu détestes, je t'apprendrais à jouer, à tricher et à mentir. Tu le fais mieux que moi d'une certaine façon et pourtant tout en toi crie ce que tu es, de tes cheveux sauvages à ta barbe courte et hirsute, ton regard de baroudeur et ta peau tanée, les marques fraîches sur le cuir encore jeune ou déjà les sables, le vent, la mer, ou déjà le monde roule, eraille, marque, s'imprime. Je veux laisser une marque moi aussi, dans ton esprit, je veux me glisser dans tes rêves pour que toujours tu reviennes, puisque tu passes ton temps à filer. Est-ce que tu vas t'enfuir maintenant ? Tu me regardes, là, ton air m'inquiète t'avais le même avant de filer.

“Dis moi si tu m’aime”

Il joue pas le jeu, tout se fissure. Tes mains sur ses coudes se serrent. Tu peux pas lui dire. Tu peux pas lui dire, tu veux pas l'admettre, tu veux être égoïste, tu veux qu'il reste et en même temps tu sais. Tu sais que ce que tu fais est dangereux, tu sais que ce que tu fais est interdit. Tu sais que peut être tu le paieras, et se sera lui, le prix à payer. Tu viens de le mettre sur la balance, puisque tu ne veux pas le lâcher. Tu veux l'arracher lui aussi comme tu as arraché ta sortie au grand air, tu le veux au point que ca te fait mal maintenant, puisque si tu l'as tu le perdras. Tu as perdu tout ce que tu as voulu aimer "Pourquoi ?" t'as répondu aussitôt. Il te regarde avec son air de gamin de huit ans toujours, et son sourire tellement niais.

“Je t’aime”.

"Tais-toi !" Tu presses tes doigts contre ses lèvres pour l'enjoindre au silence. Tu t'es redressé sur les coudes. "Ces mots là sont magiques, si tu les dit trop souvent, ils sont comme le vin, ils s'éventent et tournent au vinaigre." Et toi en vérité tu n'en mène pas large chaque fois qu'il les prononce. C'est comme si ton organisme n'obéissait pas à ton cerveau ou l'inverse, tout s'emmêle, t'as du mal à réflechir correctement, ca devient flou, ca devient fou. La formule, tu la diras jamais à personne, parce que tu ne veux jamais payer le prix d'une addition si salée. Tu as appris avec le temps qu'a 25 ans tu es encore bien plus jeune que le loup. Accepter qu'il te touche, accepter qu'il t'aime c'est arrêter de l'aimer, c'est préparer le trou dans ton cimetière.

Tu inspires, puis tu te redresses complètement, accroupi. Tu ne le touche plus, tu le détailles.

"Te dire ca, c'est risquer de te perdre à tout jamais. C'est devoir imaginer le monde sans ta voix, sans ton regard, sans tes pensées. J'ai pas envie d'imaginer ca."

Tu touches son visage, tu caresses ses joues, tu passes un pouce sur une paupière. Il est beau, ton enfant de noël, t'es juste plutôt une grenade perforante qu'un jouet.

"Quand je suis seul, ca me réconforte de me dire que t'es là quelque part, que tu respires, que t'es en vie. Je me sens en vie"

C'est tout ce que tu pourras jamais lui dire, c'est déjà trop. Tu vois la corde autour de son joli cou. Tu viens de la lui passer, et pourtant tu n'as jamais été si sûr de toi. Tu es un parangon d'egoïsme. Peut être que tu ne l'aimes pas après tout. Tu n'arrives pas à le laisser partir. Tu as grimpé sur ses genoux, tu es venu chercher sa bouche pour l'inciter à un autre genre de verbiage, t'as dit "montre moi si tu m'aimes", tu veux qu'il reste, tu veux qu'il passe ses bras autour de toi, tu veux être précieux, tu veux qu'il t'emmène sur son cheval blanc, et si ca ne devait durer que ce soir alors ce soir durerait éternellement.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

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MessageSujet: Re: C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)   

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 C'est l'ivresse solitaire, et moi je suis retourné quelque part dans un château de brume (PV Ab)

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