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"Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia
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 "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia


Je suis arrivé à Zagreb le : 18/03/2014 J'ai posté un total de : 111 kunas en banque. On me dit que : Madds Mikelssen Je crédite : abyss donc j'ai : 57 ans à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : Celibataire Me, myself and i : //



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MessageSujet: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Dim 29 Juil - 9:55



 
LucreziaElle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans.


Asrandrel est devant le miroir, nu. Il parcours son reflet d'un regard satisfait, enfilant, cérémonieux, chaques pieces de son costume de créateur, pale, argenté, un léger reflet. Le noeud de cravate est compliqué. Il coiffe ses cheveux. Sur la commode, il attrape une bouteille en cristal français, finement ciselée, elle a la forme d'une larme et la couleurs du sang. C'est un parfum qu'il a créer lui même. Un savant mélange de fleur et de venin.  Ce soir il allait voir Lucretia. Lucrezia furieuse, Lucrezia brulante.  Cela faisait longtemps qu'il la suivait, se ravissant des courbes de ses cendres. Il avait déjà pleurer le soir, perdu entre deux ondulation de là flamêche, quand elle se transforme en brasier, quand elle s'envole, suspendue dans la grace d'une foulée enragée. Il ne sait pas quelle force sauvage anime ce brasier là. Il veut savoir. Il veut qu'elle lui montre. Non qu'il la désire, mais l'esthétisme de ses courbes, l'atypicité de son visage, tout celà l'intriguait, le passionait. Et puis, elle était douée, et Asrandrel était virtuose, et dans sa quête, il cherche la virtuosité. Dans la recherche d'un alter ego, inconsciente peut-être, dans la recherche de quelqu'un qui mériterait plus de considération que la masse insipide des autres êtres humains; fourmis rempantes, moutons de Panurge, amas véreux et pitoyable, mue d'instinct sans grâce. Parfois là beauté éclos quelques part, dans l'amas térreux des miasmes de l'humanité, et alors il veut l'assoire sur ses genoux. Contrairement a Rimbaud, lui ne l'a pas trouvée amère. Cette fille a du Rimbaud quand elle danse, brulante dans le soir.
Il ouvre une bouteille de Château-neuf Des Papes dont il se serre un verre. Dans les lumières des flammes de sa cheminée, on croirait qu'il boit du sang, et il est là, livide, les lèvres rouge dans les ombres et les lumières de ses pensée blême. Il se dirige dans son patio. Entre les roses, les lys, les orchidées, les chrysantéme, se cache des digitale, des aconites tue-loup, tout un eventaille de pétales comme autant de morts empoisonées. Il a ceuillit quelques roses, et puis quelques lys, le bouquets blanc qu'il a taché de rouge sombre, de dahlia noir, velour, du sang sur le blanc. Un feu qui brule, sombre, profond. Il a mis quelques areignée. Il n'est pas dans sa maison a Zagreb. Il est quelques parts autour, caché derrière une montagne. Il a préparé son bouquet avec lenteur, précision et minutie, comme s'il construisait une toile, chaque fleur avait sa place, car c'était son dessein. Il fait tourné le bouquet dans les lumière carmines du soir, il allait voir carmen. Il allait se glisser dans sa loge, oui, il allait lui parler ce soir. Elle serait là, belle, devant sa coiffeuse, passant une brosse dans ses long cheveux de flamme. Il sourirait, elle aurait peur peut-être, quoi qu'il en soit, il serait sympathique. Elle allait apprécié sa compagnie, oui, il serait ce qu'elle voudrait qu'il soit. Il allait lui mentir ce soir, il allait dévaler les murs de son esprit, en inspecté les pierres, en cherché les faiblesses, il a allait creuser cette ame là pour en trouver les failles. Il s'y enfoncera. Oh il voullait connâitre quelles puissances de l'esprit avait fait naître un tel talent. Elle l'intrigueait, il la voyait là, vermeille fissurée. Elle jouait Carmen ce soir, une adaptation, avec de la danse contemporaine.
Quand il descendit de la voiture, il contempla un long moment le Théâtre national, béat comme à chaques devant la beauté de l'édifice dont les colonne et les toits gondolée semblait vouloir s'envoler et percer le ciel. Il rentra dans le théâtre et serra plusieurs mains. Il reperra Bonnie avec un politicen dans un coin de la salle. Elle ne l'avait pas vu.
Quand le rideau s'ouvrit, Asrandrel retint son souffle en attendant de la voir. Le spéctacle était puissant, profond et lyrique. Carmen était là, gitane sombre, sorcière, dans les ombres et les lumières rougoyante du décors. Elle s'envolait, retombait, roulait sur le sol, et chaques geste semblait animé, on comprenait chaques vers de la poésie de sa danse, on s'envolait avec elle dans sa transe et on retombait. On sentait le desespoir de Carmen, et la folie de Carmen, la cruaute de Carmen, la détresse de Carmen, les blessures de Carmen, les blessures de Lucrezia. Elle parvenait a nous faire sentir, l'échos de sa propre rage, et le Docteur voulait connaitre quelle était cette rage là. Carmen mourrut dans une danses terribles, puissantes, et on sentait le poignard dans ses cotes, on sentait la trahison, la passion. Le rideau retombe, le Docteur essuis les larmes sur ses joues. Il se lève et son chauffeur lui ramène son bouquet. Il attend quelques minutes et se glisse dans les loges avant de frapper à la porte de la danseuse.


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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Dim 29 Juil - 13:03

Lucrezia, seulement vêtue d'un léger peignoir de soie sauvage aux reflets d'or, scrute son reflet dans le miroir, à la recherche de cette lueur maligne qui n'a plus quitté son œil depuis qu'elle a ouvert Jankovic en deux. Alors qu'elle adresse à sa propre image un sourire complice, l'ombre assassine traverse son visage. Depuis un an, par trois fois, les journaux ont titré le meurtre brutal et sanglant d'hommes d'influence. La police est à la recherche un homme jeune et à la psychologie chancelante, et cela amuse beaucoup Lucrezia. D'aise, elle se laisse aller contre le dossier de sa chaise, fixant toujours le miroir avec ce sourire satisfait, et constate que sa beauté n'a jamais atteint de tels sommets. A presque vingt-huit ans, Lucrezia n'en paraît pas vingt-cinq. Elle se surprend même à se demander si le sang qu'elle a déjà fait couler n'a pas sur elle un pouvoir surnaturel. La figeant dans l'apparence du plus bel âge. Cette pensée agite sa gorge d'un rire frivole, comme à l'entente d'une bonne plaisanterie. Mais... pourquoi pas ? D'un geste désinvolte, Lucrezia chasse toutes ces idées. Car cela excite ses sens, et elle n'a aucune proie sous la main. Car Lucrezia ne tue pas n'importe qui, non... Pas les femmes. Pas les enfants. Et pas n'importe quel homme... Là où Lucrezia reconnaît l'ombre de Francesco, là, Lucrezia plante son couteau.

La représentation de ce soir, comme chaque représentation depuis cinq ans, a été un immense succès. Sous les traits de Carmen, Lucrezia est plus convaincante que jamais, et son ascension ne cesse plus depuis plusieurs années. Elle se demande si cela aura un jour une fin. Elle se redresse en soupirant pour chasser toutes ces pensées inutiles, et se saisit d'un peigne qu'elle commence à passer dans son opulente crinière enflammée. De légers coups sont frappés à la porte de sa loge. Elle se fige. Elle repose son peigne et se tourne vers le panneau de bois. "Entrez !" dit-elle en referment le peignoir qu'elle avait laisser ouvert. Lorsqu'elle perçoit la présence masculine inconnue, d'un geste bref et discret, elle se saisit du couteau de chasse dont elle ne se sépare plus et le dissimule dans un pli de son habit. L'homme qui entre s'avance doucement dans un froissement de pétales. En effet, il est chargé d'un énorme bouquet de roses blanches et de dahlias noirs dont les reflets pourpre tranchent admirablement sur les pâles fleurs. Lucrezia scrute le visiteur. Il est grand, froid, intrigant. Un homme velours aux manières étudiées. Elle voit l'étincelle admirative de son regard acier, et le sourire étrangement sincère qui s'accroche à ses lèvres. Elle note cependant que cette expression ne lui sied guère. Cet homme doit rarement sourire...

"Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ?!" Demande-t-elle, méfiante.

Le sourire de l'homme s'élargit. Lucrezia est tendue, comme un renard, prête a attaquer. "Je connais très bien ce théâtre et ses employés. J'ai, disons, mes passes-droits. Je vous ai trouvée formidable ce soir accepteriez-vous ces fleurs?" Il lui tend le bouquet, une expression tendre sur le visage, et le regard fuyant.

Lucrezia hésite. Elle perçoit la sincérité dans l'admiration qu'il lui témoigne. Elle amorce un mouvement pour prendre le bouquet, mais se ravise en se souvenant qu'elle tient toujours sa longue lame à la main. L'a-t-il vu ? Embarrassée, elle baisse les yeux. "Voulez-vous bien les déposer sur cette chaise ? Je les mettrai dans l'eau tout à l'heure."

L'homme a vu la lame. Lucrezia le comprend à sa position qui change. Il place ses bras devant lui, et il est sur le qui-vive. "Je ne vous veux absolument aucun mal, Lucrezia. Mon approche peut paraître étrange, mais je ne suis qu'un amateur de théâtre, brûlant de rencontrer une artiste qu'il admire. A fortiori, ce soir ou vous m'avez tout simplement bouleversé. Si vous le préférez, nous pouvons nous voir plus tard…" Il a un air désabusé.

Un peu gênée, la comédienne renonce à cacher le couteau, et le pose simplement sur la coiffeuse. Elle joue nerveusement avec les coutures de son vêtement, passant d'un pied sur l'autre. Enfin, elle lève les yeux vers lui. "Qui êtes-vous ?"

Le visiteur dépose délicatement les fleurs dans les bras de Lucrezia et lui tend une main. " Docteur Asrandrel Sariel. Vous préférez Lucrezia ou madame Boswell?" Sa poigne est ferme et douce.

Elle ne peut réprimer un petit rire qu'elle essaie d'étouffer dans un mouvement de tête pudique. "Lucrezia. Madame Boswell, c'est ma mère !"
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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Dim 29 Juil - 19:03



 
LucreziaElle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans.


"Comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ?!"
Il sourrit à la jeune femme qui venait d'ouvrir la porte, vétue de son seul pégnoire, elle était tendue, comme un renard, prête a attaqué. Ses yeux luisait dans les lumière sales des coulisses d'un éclat sanguin saisissant
"Je connais très bien ce théâtre et ses employer, j'ai disons mes passes-droits. Je vous ai trouvée formidable ce soir accepteriez-vous ces fleurs?" Il lui tend le bouquet, un sourire tendre sur le visage, et le regard fuyant, presque gené. "Voulez-vous bien les déposer sur cette chaise ? Je les mettrai dans l'eau tout à l'heure."Asrandrel avise l'éclat de la lame et se prépare a réagir en cas d'attaque, sa position change, ses bras sont devant lui, et il est sur le qui vive. "Je ne vous veux absolument aucuns mals, Lucrezia. Mon approche peut parâitre étrange, mais je ne suis qu'un amateur de théâtre brulant de rencontré une artiste qu'il admire, a fortiori ce soir ou vous m'avez tout simplement bouleversé. Si vous le préférez, nous pouvons nous voir plus tard…" Il prend un air triste et déçu, mais au fond de lui, il sourrit. Oui il sourrit, il voit son visage se détendre, il voit sa voix, mantra de miel, souffle angélique s'infiltré dans l'esprit de son vis à vis, caresser quelques corps et se glisser là, dans l'ombre a attendre le moment ou il se glissera entre les rochers."Qui êtes-vous ?"
Le docteur pose le bouquet dans ses bras et lui tend la main. " Docteur Asrandrel Sariel. Vous preferez Lucrezia ou madame Boswell?".
"Lucrezia. Madame Boswell, c'est ma mère !"
Elle a un air enfantin ravissant, presque fauve ébouriffée, enfant sauvage, un brin renarde dans la forêt de ses yeux. Asrandrel sourit avec "bienveillance".  "Très bien Lucrezia. Je ne veux pas paraître envahissant, mais j'adorerais pouvoir parler avec vous ce soir. Accepteriez vous de m'accompagner déguster quelques plats au Zifandels, j'ai une table reservée… j'avoue avoir pris les devant.." Il se glisse les mains dans les cheveux, resserant son nœuds de cravate, l'air timide, galant et charmant. "Je peux vous attendre dehors pendant que vous vous préparez, ou là bas, et vous faire faire quérir par un chauffeur. Vraiement, faites moi ce plaisir..." Il fait briller ses yeux, bien qu'homme mur, il n'en demeure pas moins pocesseur d'un charme renversant. C'est quelques parts dans les traits trop de fins de son visage, dans son attitude, dans les gymnastiques oratoires.
Il alla l'attendre, patient, dans le hall du théâtre, dévallant des yeux et du bout des doigts les ornements des murs, les dorures. Il serra quelques mains encore, dardant de tant à autre un regard en direction de la porte des coulisses. La-dite porte s'ouvrit et plusieurs visage se tournérent dont celui du Docteur. Elle en sorti, sorcière enflamée, vétue de voile et de fumée bleueté. Elle était comme un récif, comme un corail dans la mer turquoise d'Australie, marine et sauvage, puissante. Elle était là, beauté ravage, ravissante, toute écume et nuages embrasés.  Il s'incline doucement, attrape sa main qu'il effleure du bout des lèvres, mais sans la touchers, un baise main dans les regles de l'art, pudique et sans souillure. "Vous êtes vraiement ravissante, Lucrezia, c'est du versace non?" Le talent du créateur posé sur une chair si parfaite la rendait vaporeuse et intense, ses yeux, ses cheveux avaient un éclats fantastique dans la paleur des tissus fins qui épousaient ses courbes érratiques. Il effleura la voilure du bout des doigts et tendit son bras a Lucrezia pour la mené jusqu'à sa voiture.  Elle aquiesce et il affiche un sourire satisfait. En plus d'être douée, cette jeune femme avait du gout, elle avait très visage arrengé sa crinière et sublimer son regard, experte des fards. Il montèrent dans la rolls noire et longue aux vintres teintées. Le chauffeur démarra sans un mot après avoir refermer la porte sur Asrandrel. " Je vous vois depuis des années Lucrezia, éclore entre les planches des théâtres de Zagreb. Vivante et volatile, vous vous envolez avec la virtosité véloce et sauvage des grise-fauves." Il ouvre un compartiment dans l'habitacle, en sortant deux verre et un excelent petrus "Souhaitez-vous un verre, Lucrezia?"


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Je suis arrivé à Zagreb le : 25/07/2018 J'ai posté un total de : 22 kunas en banque. On me dit que : Emblu donc j'ai : 27 ans La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire


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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Dim 29 Juil - 20:01

Sous le regard perçant du Dr Sariel, Lucrezia a la sensation d'être nue; et elle ne sait si elle trouve cela plaisant ou non. Elle traverse avec lui la distance qui les sépare de la rolls. Elle s'y glisse gracieusement.

"Je vous vois depuis des années Lucrezia, éclore entre les planches des théâtres de Zagreb. Vivante et volatile, vous vous envolez avec la virtuosité véloce et sauvage des grise-fauves." La comédienne n'a aucune idée de ce que peuvent bien être des grise-fauves, mais le verbe du docteur Sariel chatouille son oreille d'une bien curieuse façon. Inquiétante et envoûtante. Serpent à la voix de rossignol. Sang froid qui fait frémir le sien. Pour une fois, elle sourit d'une manière qu'elle ne contrôle pas. "Souhaitez-vous un verre, Lucrezia ?" Sans attendre sa réponse, il verse le petrus et lui tend la flûte. Lucrezia fixe un instant le verre, déglutissant avec difficulté. Elle finit par s'en saisir en espérant que l'homme ne voie pas la moiteur de ses doigts. Elle l'observe se verser son propre verre. Et après les avoir porter un toast "A votre grâce éternelle", elle porte le breuvage à ses lèvres. Mais elle stoppe son geste pour regarder le Dr Sariel goûter à son propre alcool. Rassurée par son sourire satisfait, elle prend une gorgée.

"Dans quelle branche êtes-vous, Dr Sariel ?"

"Dans la psychiatrie, ma chère ! Je m'entête a soigner sinon a comprendre les maux de l’âme." Quand il parle, ça chante. Décidément de plus en plus troublée, Lucrezia ne sait pas que penser de cet homme étrange.

"Croyez-vous à l'âme ?" Demande Lucrezia, fascinée. Elle humecte ses lèvres, impatiente de l'entendre à nouveau chanter.

"Je crois qu'il y a différents niveau d’intellect et de conscience. Que chacun de ces niveaux se mêlent et se démêlent, connectés et à la fois profondément dissociés, et que c'est cette toile, cet amas d'émotions, de sentiments, à la fois mécaniques et imprévisibles que nous appelons âmes. Sa complexité, qui en fait l'individualité de chacun, reste un labyrinthe sombre que nous autres, psychiatres, cherchons a traverser. Ce que l'on ne dit pas sur notre profession, c'est que nous sommes moins là pour soigner que pour comprendre et tenter de quantifier ce qui ne peut l'être." Il boit avec lenteur, soutenant le regard de la comédienne sous le voile de ses cils. "Et vous Lucrezia, a quoi croyez-vous?"

Il s'écoule quelques secondes durant lesquels elle observe les yeux acier. "Je crois dans le corps. Sa mécanique, sa connexion avec ce qu'il ne peut voir. Je crois que l'intellect est autant un poids qu'un atout. Peut-être crois-je simplement dans la capacité humaine à s'octroyer du pouvoir à soi-même."

Il acquiesce en silence, réfléchissant. Ou, du moins, semblant réfléchir "Pourquoi dansez-vous Lucrezia? Vous avez un don pour le théâtre, mais cette force de votre corps, ces émotions que vous parvenez a écrire, comme la poésie gravée en courbe et foulée dans l'air. J'en lis les rimes et j'en comprends les vers." Elle réprime un frissonnement, et baisse les yeux un instant. Puis elle imprime dans les yeux du Docteur Sariel un éclat brasier.

"Je danse parce que c'est mon langage."

Et il la regarde, impassible.

Au bout d'un trajet d'une dizaine de minutes, la rolls se gare devant le fameux restaurant. L'homme s'empresse de descendre pour ouvrir lui-même la porte à la comédienne. Légère et vaporeuse, Lucrezia en sort, rayonnante. Il lui tend son bras, elle s'en saisit. Et alors qu'ils commencent à avancer, elle jette un regard en arrière. "Ce carrosse m'apparaît d'un genre très phallique, Dr Sariel" S'esclaffe-t-elle avec une troublante candeur.



   
   

   

   
   
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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Dim 29 Juil - 22:27



 
LucreziaElle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans.


Ils trinquent. Il ne râte pas l'hésitation de la jeune femme, avant de porter, rassurée par le fait qu'il l'ai fait avant elle, son verre a ses lèvres. Le dessin s'esquisse dans l'esprit du Docteur, déjà, il effleure sa couverture, déjà, il parcours rapidement les pages, saisissant quelques mots à la volée d'une phrase, dans le velour d'un geste, parlant comme une confession. Qu'il se confesse, le serpent mentaliste hypnotique est un kaléidoscope charmeur, le verbe fractal. "Dans quelle branche êtes-vous, Dr Sariel ?" Il prend son temps avant de répondre. Dans quelle branche n'est-il pas? il excelle presque partout, mais Dieu, qui qu'il soit, l'a fait homme, et malgré qu'il continue a buriné son esprit, à retailler l'argile pour devennir golem, bien qu'il continue toujours a muer, a muter, il n'en demeure pas moins imparfait comme tout homme. Il est la tour de Babel. Il réponds cependant. Il ne parle pas des venins, il ne parle pas des tableau, il ne parle pas des secrets de ses jardins, ni des courbes des statues, conservée à l'abris de l'oeil salis des hommes.  Il la protégerait elle aussi de ces yeux là.  "Dans la psychiatrie, ma chère ! Je m'entête a soigner sinon a comprendre les maux de l’âme." A pénétré les dédales sinueux, trombinoscopique des esprit méandre, éxistence microscopique, a deceller, a créer, à détruire ou a soigner, mais toujours a creuser dans la mathématique complexe de la pensée humaine. Toujours chercher l'individualité, chercher la corde qui tiens l'équilibre, tenter de la rompre ou de la reconstruire. L'esprit est un matériau, malléable, évolué et animé. "Croyez-vous à l'âme ?"
"Je crois qu'il y a différents niveau d’intellect et de conscience. Que chacun de ces niveaux se mêlent et se démêlent, connectés et à la fois profondément dissociés, et que c'est cette toile, cet amas d'émotions, de sentiments, à la fois mécaniques et imprévisibles que nous appelons âmes. Sa complexité, qui en fait l'individualité de chacun, reste un labyrinthe sombre que nous autres, psychiatres, cherchons a traverser. Ce que l'on ne dit pas sur notre profession, c'est que nous sommes moins là pour soigner que pour comprendre et tenter de quantifier ce qui ne peut l'être." Il boit lentement, rebondissant, spyrale bleue et jaune dans les prunelles de Lucretia, le serpent, à l'affut, sinue, louvoie sur le par terre de feuille d'un regard  amazonite. "Et vous Lucrezia, a quoi croyez-vous?"
"Je crois dans le corps. Sa mécanique, sa connexion avec ce qu'il ne peut voir. Je crois que l'intellect est autant un poids qu'un atout. Peut-être crois-je simplement dans la capacité humaine à s'octroyer du pouvoir à soi-même."

Il acquiesce en silence, réfléchissant. Ou, du moins, semblant réfléchir. Lui voit le corps comme un outil, faible et fragile, mu de bas instinct qui frênent l'esprit. Pourtant la beauté elève l'esprit, et c'est là tout le paradoxe. Quel est donc cette alchimie entre le corps et l'esprit, ou se trouve la connexion qui te fais danser Lucrezia. Ou se trouve le fil d'Arianne des strophes poètes de danse sauvage, mirage, quelle est donc la plume qui saigne ta page? "Pourquoi dansez-vous Lucrezia? Vous avez un don pour le théâtre, mais cette force de votre corps, ces émotions que vous parvenez a écrire, comme la poésie gravée en courbe et foulée dans l'air. J'en lis les rimes et j'en comprends les vers."
"Je danse parce que c'est mon langage."
Et il la regarde, impassible.

Ils descendent de la voiture et chacuns à un sourire fiché à ses lèvres, celui de Lucrezia est tendre et moqueur, candide et joueur. "Ce carrosse m'apparaît d'un genre très phallique, Dr Sariel"  D'une autre bouche, le Docteur Sariel aurait trouvé cette phrase déplacée, vulgaire, et la beauté de la jeune femme aurait soudain  fané, comme une belle-de-nuit au matin. Il en aurait caressé les pétales desséchée, peut-être l'aurait-il tué, pour dans la mort figé la grâce qu'elle avait pu porté, comme pour capturer l'essence d'une fleur dans un parfum. Mais dans la bouche de Lucrezia, cette phrase, pleine d'humour et d'espiéglerie avait un reflet plus profond. Il associait différentes pièces d'un puzzle et nota en lui même qu'il ne faudra a aucun moment la brusquer ou l'acculer. Il ne doit pas être un homme pour elle, il doit être un homme différent, il ne doit pas la séduire comme si elle était fragile, car elle n'a du cristale que les reflets. Elle est damasée, il le voit quelques part, comme l'éclats de l'acier de son poignard orné, vert d'emeraude. "J'ai une grosse voitures et vous, vous sublimez de versace." Il sourit, il n'as pas été hautain. "Les codes sociaux nous aménent à exprimer des choses de manière inconscientes, que ce soit par l'omniprésence des symbole phalique dans l'automobile, ou celui, vaginale, de la fleur  et des fentes dans la haute-couture." Il n'y a aucunes vulgarité dans la manière dont il parle, il explique, avec justesse et d'une diction lente et rythmé, comme un roulis. Ils arrivent tard, pourtant le maître d'hotel les attends, droit et humble. Il semble bien connaître son client. Les cartes leurs sont données. "Qu'est-ce que vous souhaitez boire Lucrezia?"


(c) abyss


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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Lun 30 Juil - 11:31

"J'ai une grosse voitures et vous, vous sublimez Versace." Répond-il en souriant, sans la regarder. "Les codes sociaux nous amènent à exprimer des choses de manière inconsciente, que ce soit par l'omniprésence des symbole phallique dans l'automobile, ou celui, vaginale, de la fleur et des fentes dans la haute-couture."

Lucrezia réfléchit quelques secondes. "Cela ne vous semble-t-il pas très inégal ?" Demande-t-elle très sérieusement. "Malheureusement, Lucrezia, la société a donné le feu aux hommes et la soie aux femmes. Pourtant, je vous vois plus brûlante encore que mes pauvres flammes." Il marque une pause pendant laquelle Lucrezia, continuant de marcher à ses côtés, le scrute d’un œil assombri. "La beauté peut-être une arme aussi bien qu'une faiblesse, mais je vous vois armée." Ajoute-t-il en la couvant d'un regard un peu paternaliste.

Sauf que je ne l’ai pas choisi, pense-t-elle. Mais elle ne dit plus rien.

Ensemble, ils pénètrent dans le restaurant. Lucrezia se fige d'admiration, perdant au passage le bras du Dr Sariel. Ses yeux se remettent à briller à la vue des grands lustres, du plafond si haut et des nappes d'un blanc neigeux. Lui continue d'avancer de quelques pas avant de se retourner pour la scruter en silence. Il attend de croiser enfin son regard, pour lui tendre à nouveau son bras en souriant. Elle le rattrape tandis que le maître d'hôtel les conduit à une table, un peu à l'écart.

"Que souhaitez-vous boire, Lucrezia ?"

"La même chose que vous !" Répond-elle sans réfléchir.

"Un château Margaux de 1990, je vous prie." Demande-t-il au maître d'hôtel sans quitter la comédienne des yeux. Elle se demande s'il connaît sa date de naissance, mais elle gage que oui, et ses lèvres frémissent. Pourtant, elle ne quitte pas les verres des yeux pendant qu'on les sert. Pour la seconde fois, le Dr Sariel trinque "A votre grâce", et pour la seconde fois elle suspend le geste pour le laisser boire le premier. Puis elle goûte le vin. Une exclamation de plaisir lui échappe alors que les arômes explosent dans sa bouche. Puis elle manque de tomber à la renverse en regardant la carte. Pourtant habituée des bons restaurants, elle n'en a jamais vu de si chers.

"Je voudrais un canard aux olives, s'il vous plaît." Finit-elle par demander au serveur en lui rendant la carte.
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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Lun 30 Juil - 14:25



 
LucreziaElle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans.


"La même chose que vous !" Elle aurait pu être de celle qui suivent l'étiquette et laisse le choix à l'homme, mais le Docteur savait que ce n'était pas le cas. Elle regardait la salle avec de grand yeux d'enfant, des grands yeux verts qui lui en rappellaient d'autres. Il chassa cette image de sa tête, ce soir, il serait tout entier concentré sur elle. Alors que le regard ingénue de Lucrezia se perdait quelque part dans les reflets des lustres en cristal le docteur commanda."Un château Margaux de 1990, je vous prie." Le sommelier s'en fut dans une courbette sans élégance. C'était l'année de naissance de la danseuse. Qu'elle est jeune et fraiche, petite fleur en pleine éclosion, à peine en train de fânée, a peine, sa beauté, suspendue encore quelques heures à l'échelle de sa vie, avant de flétrir, de se marquer. Il la voyait dahlia noir au reflet orangé ouvrir ses pétales unes a unes. Il se surprit a vouloir caresser ces-pétales là. Il y avait quelque chose entre ses cils qui définitivement le faisait frissonner. Pourtant peu sujet aux marasmes du désir, le docteur commencait à pâlir quand une longue langue de châleur se logea dans son ventre. Il reprima ses bas instinct et porta le verre a ses lèvres, tentant d'ignorer la courbe gracile de la gorge de la jeune femme. Elle était si belle sa renarde, comme ça, toute fauve. Elle s'appellerait ainsi, sa Renarde. Les yeux de Lucrezia devinrent rond comme des billes lorsce qu'elle lu la carte. Asrandrel devinna que c'était de stupéfaction et pas de gourmandise, il la savait venue du peuple, plébéenne devennue reine sur le planche des théâtres. Ses yeux dévalèrent la carte et son regard s'arrêta sur entrée: Beluga kavijar. Une des entrées les plus cheres de la carte. Bien que gastronome curieux prompt a toutes nouvelles expériences, il vouait aux régne animale plus de considération qu'au genre humain. De fait, si il pouvait considérer le cannibalisme comme une possibilité en soit, le fait de massacré des beluga pour en vendre la viande a 147e, il trouvait ca d'un vulgaire frisant l'obscéne. Il retint le nom du chef, en prévision d'une nouvelle justice rendue à la societé. "Dimljeni file lista, marmelada od šparoga i tartufa, krema od bijelih šparoga " commanda-t-il d'un croate parfait. Il s'agissait d'un filet de sole fumé, marmelade d'asperge et truffe et crême d'asperge blanche. De quoi faire frisser sa narine. Il caressa le bord du verre du bout des doigts, penseur. "Et bien Lucrezia, j'aimerais en apprendre plus sur la femme qui se cache derrière les grâce de vos danses, le lyrisme de vos performances." Laissez-moi entrevoire votre ame, sous le voile d'un cil.. "Jouons a un jeu Lucrezia, vous me donnez une chose importante sur vous, et en retour, je vous en donne une sur moi. Partons du parti prit que nous sommes tout deux des joueurs honnêtes". Peut-être ne mentira-t-il pas? Peut-être le fera-t-il. Le serveurs leur apporta les entremêts, il s'agissait aujourd'hui d'huitre pochée et de flan de caviar aux figues confites. Le Docteur en porta un a ses lèvres et ne pu réprimer un râle de plaisir quand le flan fondit comme une crême sur son palais, developpant une foule de parfum qui se pressait à subjuguer les sens du fin gourmet.



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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Lun 30 Juil - 22:27

"Et bien Lucrezia, j'aimerais en apprendre plus sur la femme qui se cache derrière les grâce de vos danses, le lyrisme de vos performances... Jouons a un jeu, vous me donnez une chose importante sur vous, et en retour, je vous en donne une sur moi. Partons du parti prit que nous sommes tout deux des joueurs honnêtes."

Lucrezia se mord la lèvre, et s'absorbe dans ses réflexions. Une chose importante sur elle... Doit-elle parler de la galère avant d'être prospère ? Doit-elle raconter le seau et la serpillère ? Le mépris des gens ? Combien de fois a-t-elle ciré ces foutues planches avant d'y trôner ? Doit-elle dire ses flammes presque éteintes, noyées au fond de ce putain de seau ? Non... Il doit déjà bien s'en douter... Alors quoi ? Est-elle un joueur honnête ? Cela a-t-il grande importance ? Cet homme semble déjà tout savoir d'elle... Enfin, peut-être pas tout... A cette réflexion la lueur meurtrière traverse ses yeux, alors qu'elle n'a pas quitté le Docteur du regard. Elle décide de ne pas prendre de risque et lui adresse un sourire espiègle.

"Je n'ai jamais ressenti le moindre regret de toute ma vie." Elle le fixe par en-dessous de ses longs cils, attendant sa propre confession.

"Je n'ai qu'un seul regret."Un lourd silence tombe sur la table. Les yeux de Lucrezia s'exorbitent de curiosité. Consciente de ne pas pouvoir poser la question qui lui brûle les lèvres, elle se remet à les mordiller nerveusement. Elle veut en savoir plus. Elle doit donner un peu plus.

"Mon père m'a toujours méprisée parce que je suis une femme." Elle le fixe très sérieusement.

"J'ai toujours méprisé mon père parce qu'il n'était qu'un homme." Un coin se glisse dans son sourire, il porte son verre à ses lèvres. Il semble satisfait de son effet. Et Lucrezia pousse un soupir courroucé et s'agite sur sa chaise, la mine boudeuse. Elle ne le quitte plus des yeux.

"Un jour il a frappé ma mère. Je lui ai mis une correction il doit probablement se rappeler."

"J'ai été marié a une geisha il y a longtemps, elle était la lune et l'hiver. Mais aucune des pétales de cette fleure du japon n'avait l'éclat que vous avez. Aucune femme, si belle, si forte, si douée soit-elle ne m'a troublé comme vous me troublez ce soir, Lucrezia."

Il la regarde avec des yeux flamboyants. Elle reste bouche-bée. Elle se sent bouillir, et elle gage qu'à se moment précis ses joues ont pris une teinte pivoine. Elle fixe son assiette. Puis elle vide son verre. Et s'en verse un autre. Enfin, elle lève les yeux vers le Docteur Sariel. Et sa bouche s'étire de manière incontrôlable. Le fou rire part comme une flèche et s'élève dans le restaurant, tonitruant. A sa grande surprise, l'homme la suit dans son rire, et les quelques personnes présentes tournent des têtes indignées dans leur direction. Au bout de quelques minutes, Lucrezia prend une grande inspiration. Quelques éclats de joie agite encore un peu sa gorge, mais elle retrouve petit à petit sa contenance. Elle reprend une gorgée de vin.

"Qu'est-elle devenue ? Votre femme ?"


Dernière édition par Lucrezia Boswell le Mer 1 Aoû - 20:36, édité 1 fois
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Je suis arrivé à Zagreb le : 18/03/2014 J'ai posté un total de : 111 kunas en banque. On me dit que : Madds Mikelssen Je crédite : abyss donc j'ai : 57 ans à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : Celibataire Me, myself and i : //



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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Lun 30 Juil - 23:19



 
LucreziaElle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans.


Ses yeux s'animent, brulent et s'éteignent. Le Docteur ne manque pas une miete des émotions qui saisissent le regard en lame de jade de la Renarde. Il tente de décanter, de saisir l'insaisissable. "Je n'ai jamais ressenti le moindre regret de toute ma vie." Est-ce vrais? Ment-elle? Peut on ne rien regretter? Une femme le peut-elle? Lui même qui était qu'à peine plus qu'un homme vois trembler parfois, sur les murs de sa psychée l'ombre d'un regret, et parfois, elle s'étend, et il est là, dans le noir, plein de question, de doutes. Quand il rallume la lumière, il oublie. Le passé n'a pas marqué qu'un enfant. Il a aussi marqué le père. "Je n'ai qu'un seul regret." Elle est curieuse, ses yeux s'ouvrent et se referment alors qu'elle mange trop vite, pressée par la discution. "Mon père m'a toujours méprisée parce que je suis une femme."  Il hoche la tête. Il s'en doutait. Il avait vu l'ombre des hommes dans son regard, comme dans le regard de tant de femmes, de trop de femmes.  "J'ai toujours méprisé mon père parce qu'il n'était qu'un homme."  Oui il n'était qu'un homme, un brin de rien, un larme de deuil, le poids d'une vie. Juste un morceau de passé, accroché parfois dans un vocabulaire, dans une habitude, mais rien d'autre que le passé. Si sa mère était sa Créatrice, son père lui, son père, n'était qu'un grin de sable à l'échelle de sa vie.  Il porte plus d'attention et s'affection a ses serpents. "Un jour il a frappé ma mère. Je lui ai mis une correction il doit probablement se rappeler." Fierté et colère se mélangent dans le regard de Lucrezia, avec une autre lumière, qu'il avait déjà saisit a trois reprise dans la soirée. Quel est donc cet éclat? Il a des reflets de sang.  "J'ai été marié a une geisha il y a longtemps, elle était la lune et l'hivers. Mais aucune des pétales de cette fleure du japon n'avait l'éclat que vous avez. Aucune femme, si belle, si forte, si douée soit-elle ne m'a troublé comme vous me troublez ce soir, Lucrezia." Elle ne réponds pas. Le Docteur attend alors qu'elle boit, il attend encore jusqu'à ce qu'elle rit. Alors il rit a son tour, mais le sien n'a rien de nerveux. "Qu'est-elle devenue ? Votre femme ?"

Elle l'avait trahie. Il ne l'avait pas sentie venir. C'est peut-être ça qui l'a mis en colère, puisqu'il ne l'aimait pas, puisqu'elle n'était  que l'outil, de son gout d’esthète et de son besoin de se placé dans les clans Yakuza. Il l'avait fait sienne, achetée puis possédée, il était rentré aussi loin dans son esprit qu'il avait pu rentrer dans son corps. Mais elle l'avait trompé et il ne l'avait pas senti venir. Elle lui avait échappé et puis, elle avait perdu leur fils. S'il avait pu passé outre sa trahison, son dysfonctionnement lui avait ôté toute utilité, puisqu'elle en était devenue stérile. Il aurait pu la tué, il y a penser longtemps en regardant la lune se refléter sur le bassin dans le jardin, éclatant sur les écailles des carpes koi. Il l'avait jetée, déshonorée puis vendue a une maison close. C'est tout ce que pouvait faire un geisha impure et stérile. "Elle m'a trahie, alors je l'ai faite partir. Tout autant que je me suis vengé." Les plats arrivent, coupant la conversation le temps que le serveur les présente et les servent. Le plat du Docteur était dressé de manière compliqué, plein de volume et de couleurs portée par des fleurs.  Le plats de Lucrezia était présenté de manière plus sobre, une ligne de sauce, le canard, quelques pigments et des tranches d'agrumes caramelisés. Il dégusta une première bouchée de son plat en silence, fermant les yeux, se concentrant uniquement sur la sensation de la chair du poisson, fondante de sa crême sur sa langue. Quand il ouvrit les yeux Lucrezia avait une légère tache de sauce au coin des lèvres. lui donnant un air mutin et enfantin qui fit trésaillir Asrandrel. "J'aimerais vous faire une suprise demain soir Lucrezia. Pouvez vous vous libérer votre soirée et la journée du surlendemain sur la parole d'un inconnu?"



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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   Mar 31 Juil - 0:05

"Elle m'a trahie, alors je l'ai faite partir. Tout autant que je me suis vengé."

La comédienne boit cette étrange réponse, lèvres entrouvertes, yeux fixes. Qu'entend-il par là ?

Le serveur arrive à cet instant avec les plats, la coupant dans ses doutes. La vue du plat lui fait monter l'eau à la bouche et elle se jette dessus comme un renard sur une souris. La chair tendre se déchire sous ses dents, les fruits fondent contre sous palais. Le Docteur a fermé les yeux, semblant se délecter de ses mets. Lorsqu'il les ouvre, une expression de tendresse passe sur son visage.

"J'aimerais vous faire une surprise demain soir, Lucrezia. Pouvez vous vous libérer votre soirée et la journée du surlendemain sur la parole d'un inconnu?"

Lucrezia est curieuse. Mais elle est aussi inquiète. Comme le Docteur Sariel l'a dit, elle ne le connaît pas. Il lui semble voir dans l'homme l'ombre d'un prédateur. Pourtant elle ne parvient pas à ressentir la moindre peur, et c'est peut-être ce qui l'inquiète le plus. Elle joue avec sa serviette, perdue dans ses réflexions. Elle sent le regard patient du Docteur posé sur elle. Elle décide d'accepter. Mais elle aura son poignard avec elle. La lueur meurtrière luit dans sa pupille. Elle plonge son regard dans le sien.

"Très bien, Docteur Sariel, je suis curieuse de savoir ce que vous avez en tête."

Satisfait, l'homme s'enfonce dans son fauteuil. Elle, continue de se questionner. Mais qui est-il, à la fin ? Elle a envie de savoir. Elle veut creuser dans le masque, savoir qui se cache en-dessous.

Ils continuent de manger en silence. Échangeant par moment un regard ou un sourire furtif. Le serveur vient débarrasser leurs assiettes et leur tend la carte des desserts. Il ne faut pas plus d'une dizaine de secondes à Lucrezia
"Oh je voudrais une crème brûlée au champagne !" S'écrit-elle plus fort qu'elle ne l'aurait voulu. Elle lance un regard gêné au Docteur Sariel. Celui-ci a haussé les sourcils en souriant. Il commande la même chose.

"Décidément, vous êtes un homme intrigant, Docteur !"
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MessageSujet: Re: "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia   

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 "Elle était parée, cette fois, comme une châsse, pomponnée, attifée, tout or et tout rubans." Lucrezia

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