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 Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)


Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)   Dim 29 Juil - 17:14

Louis quitte son lit aux premières lueurs du jour. Il est 6 heures lorsqu’il se glisse sous la douche, puis se prépare, aère sa chambre. Un coup d’oeil à la porte grande ouverte, à 6h25 lui apprend qu’Absynthe n’a pas dormi dans sa chambre. A 6h30 il a fait couler son café, et se hâte sur le sentier qui mène au portail. Lupin s’est redressé et se porte aussitôt à sa rencontre. Il le salue, levant le bord de son chapeau, et arrive juste avant que la femme de ménage ne sonne. Elle lui adresse un grand sourire qui fond aussitôt qu’elle aperçoit Lupin.

“Bonjour Marija. Ne vous inquiétez pas du loup, prenez mon bras”
Il le lui offre obligeamment, et elle le prend, agrippée à lui, cachée de l’animal, qui les suit, intrigué par la nouvelle venue. “C’est un vrai loup ?!” “Absolument. N’est il pas magnifique ?” “...si si… Absolument…” Il referme la porte de la maison derrière eux, laissant Lupin dehors. “Je vous laisse vous occuper de l’étage. J’ai un invité qui dort sur le canapé, je vais donc m’occuper du petit déjeuner. Le vôtre sera prêt pour 9h, comme d’habitude. Attention à ne pas le réveiller. Je vous laisse. Ne sortez pas seule dans le jardin, au besoin, utilisez la clochette”
Il désigne la clochette d’office annonçant les repas. Sur ces paroles, ils se séparent. Louis rédige ses cours, corrige quelques copies et prépare le petit déjeuner pour son hôte. Il entre dans la pièce à 8h, déposant le café brûlant, le pain, les préparations salées ou sucrées. Ici, le petit déjeuner constitue un véritable repas, il est souvent copieux et long. Il a eu l’occasion de participer à certains d’entre eux quand il a séjourné à l'hôtel pendant le festival de l’animation et du court métrage. Il a pu se rendre compte de l’importance de ce repas. Lui-même s’est contenté d’un café, la collation n’arrivant dans son cas que vers 10h, ainsi que le premier d’une très longue liste de tasses de thé qui suivront dans la journée.
Jouni réagit aussitôt à l’intrusion dans la pièce et se redresse. Louis ouvre les rideaux un à un.

“Bonjour M. Rassmussen. J’espère que vous avez bien dormi. Je vous trouve une meilleure mine, ce matin.”

Jouni affiche une mine fripée et égarée. Il regarde autour de lui, l’air perdu. Ses yeux se fixent sur la tasse de café comme ceux d’un chat sur une mouche. Il en vide le contenu d’une goulée précipitée. Puis, sans décrocher un mot, se met à fouiller dans ses poches. Il en sort un sachet blanc qu’il tend à Louis avec un regard entendu.

“Pour ma bonne foi, monsieur Achéron.”

Louis prend le sachet blanc sans rien en dire, le glissant dans la poche intérieure de sa veste.
“Vous pourriez ressentir le manque. Si tel était le cas et si cela devenait difficile à gérer, je vous suggère de venir me trouver sur-le-champs.”
Il pense qu’il endurera vu ce qu’il a pu discerner du personnage. Il le ressert en café, se versant quand à lui un thé.

“Me permettez-vous ?” Demande Jouni en désignant ses cigarettes.

“Faites. Je vais ouvrir une fenêtre” Il joint le geste à la parole. L’air encore frais du matin entre insidieusement, chassant les relents de renfermé.

“Je suis navré de vous saisir au saut du lit. Je dois absolument m’entretenir avec vous, et j’ai un planning extrêmement chargé malheureusement. C’est une chance que vous ayez accepté de rester dormir ici”

L’invité reprend une gorgée de café et laisse passer quelques minutes de silence. “J’ai pu constater hier soir que vous aimiez Bach. Puis-je vous suggérer un morceau d’un artiste plus contemporain ?”

“Vous m’intriguez. Je vous en prie.”

Jouni, se lève et branchant son téléphone sur l’enceinte, laisse s’élever doucement les premières notes. “Pater Noster, Voices of light.” Déclare-t-il en refaisant face à Louis. Puis rejoignant le canapé “Je vous écoute, monsieur Achéron.”


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Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 48 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


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MessageSujet: Re: Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)   Dim 29 Juil - 17:31

J'observe m. Louis. Aspiré par la langueur des notes, il reste silencieux, sa tasse suspendue dans sa main. Il me semble y voir frémir des ondes d'émotion. Je sens qu'il apprécie, qu'il est impressionné. Il ferme un peu les yeux. Puis le rouvre, m'adressant un regard appréciateur. Puis il se lance

“Tranchons dans le vif du sujet : parlons du meurtre de Hyacinthe. Parlons de celui d’Asrandrel Sariel.”

Il laisse un silence se prolonger, avant de le briser pour envoyer toute quiétude en enfer. “Il se pourrait que M. Sariel soit le diable en personne. Il a fait beaucoup de victimes depuis qu’il est mon voisin. Il est très malaisé de remonter jusqu’à lui : il ne laisse jamais d’empreintes ni aucune piste qui permette de remonter jusqu’à lui lorsque les corps sont retrouvés. Il a un certain goût pour la mise en scène cependant… Savez-vous s’il avait mis Hyacinthe en scène ? Ce pourrait être important”

La question me frappe en pleine poitrine. J'inspire profondément “Ce n’est que grâce à la gentillesse de ses parents que j’ai pu la voir… Je ne sais pas si le corps a été mis en scène. Ce que je peux vous dire, c’est que sa mort a été extrêmement violente…” Je me tais quelques secondes, le temps de calmer les pleurs qui percent dans ma voix. Une seconde fois, j'inspire. “Je n’ose même pas imaginer ce qu’on dû être ses dernières heures. Il l’a torturée, j’en suis sûr. C’est à peine si je l’ai reconnue en la voyant.” Je sens une larme rouler sur ma joue.

Louis hoche la tête sans mot dire. Je sens bien ses scrupules à m'interroger, même s'ils sont sans doute bien faible en comparaison de son désir de meurtre. Il me tend aussitôt un mouchoir, qu’il portait sur lui. Ma détresse le touche, et il se risque à se confier un peu à moi.

“J’ai moi même été marié dans une autre vie. Je l’ai perdue. J’ai eu la chance ou la malchance de ne pas pouvoir voir le corps.” Louis se rappelle en silence. Il n’évoque pas le prénom.  “J’ai invité le Dr Sariel à dîner. Il ne refusera jamais, ce serait faire montre de faiblesse. Or, il s'évertue à prouver à tout instant qu’il est celui qui mène la danse... Avez vous de la famille, M. Rasmussen ?”
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Je suis arrivé à Zagreb le : 26/03/2014 J'ai posté un total de : 153 kunas en banque. On me dit que : Anthony Hopkins Je crédite : Abyss donc j'ai : 44 ans à : l'Université de Zagreb, et à domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : veuf.


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MessageSujet: Re: Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)   Dim 29 Juil - 18:15

Jouni tamponne subrepticement ses yeux avec le mouchoir. Il prend le temps de se ressaisir. “J’ai mes parents et une soeur. Mais j’ai peu de liens avec… Je n’étais pas un enfant désiré.” Cette dernière phrase lui a échappé. Il baisse les yeux sur ses mains et s’éclaircit la gorge pour meubler son malaise.

“Vivent-ils ici ? S’en prendre à un homme tel que celui-ci les mettra sans doute en danger.” Il l’observe, se demande ce que son propre enfant pense de lui-même aujourd’hui. Ce garçon touche en lui une fibre sensible ce matin, alors qu’hier il s'inquiétait beaucoup. “... Parfois, il ne s’agit pas de désirer son enfant ou non, plutôt d’avoir la possibilité de s’en occuper. Vous les rendrez fiers, vous avez du potentiel. Peut être le sont-ils déjà sans que vous vous en doutiez.” Qu’importe que ces paroles soient vraies, elles pourraient le devenir. Louis avait confiance en la nature humaine et en sa capacité à aimer.

“Rassurez-vous, monsieur Achéron, je n’ai jamais manqué de rien. Sauf d’amour. Ma soeur est une personne admirable qui a toujours concentré l’intégralité de leur attention. Et ayant dix-sept ans de plus que moi, elle ne s’est jamais beaucoup intéressée à moi.” Les mots sortent, sincères, sans qu’ils puisse les arrêter. Et il finit par les balayer d’un mouvement de la main. “Ma soeur vit en Islande depuis déjà quatre ans. Quant à mes parents, ils sont toujours en Croatie, mais ils ne sont pas dans l’annuaire, ni sur les réseaux sociaux. D’ailleurs ils habitent un endroit paumé à l’autre bout du pays depuis onze ou douze ans.”

“Voilà qui me paraît réconfortant.” Il s'interrompt, songeur, analysant ce qu’il vient d’entendre. Il y a peu de chances qu’Asrandrel aille jusqu’en Islande, et alors il sera temps de s’inquiéter. Il surveille ses faits et gestes avec la plus grande attention. Quand à ses parents, en cas d’absence, il sera toujours temps de s’inquiéter de leur sort par un chemin détourné.

“Je n’ai pas d’attaches autres que mes étudiants et le trio infernal que vous avez eu l’occasion de rencontrer hier. Je m’inquiète pour Erèbe, Absynthe et Bonnie, bien qu’elle soit des trois la plus capable de s’en sortir… Elle est cependant bien trop près à mon goût. Maintenant qu’il sait qu’elle connaît Absynthe, elle court un terrible danger.” Il secoue la tête. Il a pour cette petite beaucoup de tendresse et l’idée même qu’Asrandrel pose la main sur elle le révulse au plus haut point. Elle mérite bien mieux, mais impossible encore pour elle de s’en rendre compte.

“Durant le repas, nous tâcherons d’enivrer M. Sariel. La nourriture que je lui servirais sera additionnée d’un poison” Puisqu’il le faut. “Nous avons l’intention de le faire boire et même s’il se méfiera, bien entendu, je devrais détourner son attention durant le repas par la discussion pendant que Bonnie servira de commis, remplissant son verre assidûment. Elle a une bonne descente, je compte sur elle pour l’inciter.” Il se tait une seconde, boit une gorgée de café. “Je ne peux pas m’immiscer dans un hôpital ou dans une pharmacie moi-même, il s’en rendrait compte aussitôt. Nous l'accompagnerons à sa voiture. Le produit doit agir relativement vite, bien entendu, mais pas trop vite non plus. Il serait gênant qu’il meure durant le repas ou sur mon perron. L’inspecteur aime guetter sous mes fenêtres autant que sous celles du docteur… Des suggestions ?”

“Sariel est psychanalyste, n’est-ce pas ?” Jouni s’enfonce dans le canapé en souriant. “Monsieur Achéron, j’ai une idée.” Il laisse planer le mystère quelques instants. “Il est grand temps pour moi de commencer une thérapie. Sariel vous connaît tous. Moi seul peux aller directement le sonder. Je ne doute pas qu’il me prescrira un lourd traitement face au cas désespéré que je suis. Ce traitement, nous allons le mettre dans son propre vin ! Pour mettre toutes les chances de notre côté je vous conseille d’ajouter de l’insecticide. Facile à se procurer !”

“J’avais pour idée d’employer un dérivé de l’arsenic. En faisant quelques recherches, j’ai appris qu’en 1813, un chimiste français à ingéré une cuillère entière d’arsenic devant une foule médusée. Il n’est pas mort, grâce au charbon actif qu’il avait ingéré juste avant. Vous êtes bien renseigné” Il lui sourit pour démentir le soupçon planant dans sa dernière phrase.


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MessageSujet: Re: Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)   Dim 29 Juil - 18:28

Je ris “Il semblerait que nos violons s’accordent !” Je prends un gorgée de café. “Alors, quand aura lieu ce dîner ? Où ? Et avec qui ?”

“Il aura lieu ici même, je ferais préparer la salle pour l’occasion. Nous serons trois, le docteur, Bonnie et moi-même. Quand à Absynthe, il sera sans doute dans les parages. Je ne peux que vous le demander. J’aimerais que vous veillez sur lui et que vous l’empêchiez le cas échéant d’intervenir. Il n’est pas au courant de la tentative d’empoisonnement, et je ne tiens pas à ce qu’il le sache.”

Je prends le temps de réfléchir avant de hocher la tête. J'allume enfin la cigarette que j'avais oubliée sur la table. J'expire profondément une fumée opaque qui brouille temporairement la pièce. “Et cette Bonnie deviendra-t-elle un dommage collatéral ? Ou un cheval de Troie ? Est-elle au courant de qui est cet homme, seulement ?”

“Je crains qu’elle ne porte pas autant de foi que moi au récit d’Absynthe. Le Dr Sariel est un homme sournois et charmeur. Il manipule son monde comme personne. Cependant, ce qu’elle a entendu l’a suffisamment faite douter, elle est d’accord pour que nous le fassions parler. Elle veut rester à ses côtés et servir de cheval de troie. Je ne lui ai pas parlé de l’arsenic, seulement de mon envie de le faire boire de façon déraisonnable. Elle encourt de grands risques.” Louis en a sans doute plus conscience encore qu’elle-même. Il soupire, et extirpe sa pipe de sa poche, pour la préparer consciencieusement.

J'acquiesce en silence. Je réfléchis intensément. Tout doit être parfait pour que ça marche. “Que dois-je faire avec Absynthe ?” Il est évident que c’est le détail le plus bancal. Le blondinet ne doit en aucun cas être un obstacle.

“Il aura sans doute un avis très tranché sur ce qu’il veut ou doit faire et je doute qu’il me le confie. Il m’a fortement déconseillé ce repas. Il a l’air de te faire confiance, essaie de lui parler peut être qu’il t’écoutera. Le cas échéant, il faudra garder un œil attentif sur lui”

Mon hôte compte sur moi pour gagner la confiance de son protégé. Lui-même est probablement trop âgé, trop différent pour en être assez proche. Je dois réussir cette tâche. J'ai suffisamment vu Absynthe à l'oeuvre pour saisir son caractère têtu...

“Je vais être très occupé dans les jours à venir." Ajoute Louis. "Si vous le souhaitez, je serais heureux de vous inviter à prendre la chambre vacante dans cette maison. En ces temps troublés, vivre les uns près des autres est une façon de faire front”

Il aurait aussi davantage confiance, bien qu’il ne doute pas de l’intégrité du jeune homme, étant donné ce qu’il a rangé dans sa poche un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)   

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 Café, clope, kill. ... Un nuage de lait dans votre café peut être pour adoucir vos humeurs ? (Jouni)

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