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 Entre Serpent et Renard - Asrandrel


Je suis arrivé à Zagreb le : 25/07/2018 J'ai posté un total de : 46 kunas en banque. On me dit que : Emblu donc j'ai : 27 ans La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire


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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Lun 3 Sep - 21:50

Le Docteur se lève d'un coup, faisant sursauter Lucrezia de telle sorte qu'elle bondit sur ses pieds, prête à riposter. Elle se heurte au visage crispé de l'homme et elle comprend. Elle réprime un rire. "Excusez-moi, je joue très mal !" Mais elle sourit franchement, très consciente d'à quel point la mauvaise musique peut égratigner l'oreille sensible. N'est-elle pas musicienne elle-même ?

Le Docteur Sariel frappe dans ses mains, et une hôtesse à l'air servile arrive par une porte, devancée par un chariot. "Je nous ai fait amener de quoi nous restaurer, j'avoue que j'aurais aimé cuisiner pour vous, mais je n'ai malheureusement pas eu le temps..." Tiens donc, et il cuisine aussi, pense Lucrezia avec ironie. Elle lui répond par un sourire entendu avant se s'asseoir et de commencer à déguster avec lui le dîner juste réchauffé. Elle apprécie les arômes et les couleurs, note la présence du champagne dans le dessert, faisant écho au dîner de la veille. Elle croque les fraises avec délice, léchant sur ses lèvres les sillons sucrés laissés par la crème fouettée.

Ils rejoignent ensuite les banquettes et continuent de discuter un moment. Puis le Docteur se laisse aller à fermer les yeux. Bientôt, sa respiration se fait plus lente et profonde. Lucrezia laisse errer son regard sur l'artère qui palpite dans sa gorge. Elle imagine le sang chaud et glougloutant s'écouler. Elle n'a qu'à tendre la main. Peut-être a-t-il plus de raison de se méfier qu'elle... Mais il est décidément bien confiant pour quelqu'un l'ayant surprise avec une dague à la main. Elle secoue la tête dans un soupir las. Ne pas dormir. Elle s'approche d'un hublot et fixe la lumière bleutée ourlant les nuages. Ses yeux clignent douloureusement. Ne pas dormir. Elle cherche à stimuler son esprit pour ne pas se laisser aller au sommeil. Elle imagine des volutes fleurir dans le ciel, l'oeil complice de la lune. Un bateau nuage errant parmi les étoiles. A bord, il y a une petite fille rousse, qui se penche par-dessus bord, cherchant à cueillir les fleurs cotonneuses qui s'épanouissent sous le bastingage. Elle rit aux éclats. Il y a un homme aussi, grand et élancé. Il regarde de son oeil unique par sa longue-vue, pointant son sabre vers l'horizon. Ils sont surpris par des vents de sable et l'homme se met à crier, la petite fille à pleurer. Il la prend dans ses bras tandis que la lune explose en mille morceaux miroitants et tranchants. L'homme tourne le dos au satellite, formant un bouclier entre la petite fille et les éclats. Il s'écroule dans un grognement et le pont du bateau s'ouvre sous les pieds de la petite. Elle tombe longtemps, longtemps. Lucrezia sursaute et se lève d'un bond. Elle est nez-à-nez avec le Docteur Sariel, toute dents dehors, prête à attaquer.

Mais l'homme a son éternelle attitude courtoise. Il recule un peu vivement, mais ne semble pas se troubler. "Nous sommes arrivés à destination." Annonce-t-il dans un sourire. Lucrezia soupire en se laissant retomber sur la banquette. Lasse, elle cherche à reprendre son souffle. "Excusez-moi, je vais me rafraîchir, si vous le permettez." Au toilettes, elle se passe de l'eau fraîche sur le visage. Penchée au-dessus du lavabo, elle respire profondément. Lorsqu'elle se sent mieux, elle prend le temps de réajuster son maquillage. Puis elle ressort, impeccable et preste. Le Docteur lui tend son bras dont elle se saisit. "L'Amérique, donc ?" glisse-t-elle tandis qu'ils quittent l'avion. A l'aéroport, une limousine les attend. L'homme ouvre lui-même la portière à la comédienne, puis la suit à l'intérieur.

Lorsqu'il débouche une bouteille de champagne, Lucrezia vérifie à nouveau que sa dague est bien en place, tout en notant les moindres geste du Docteur. Ils dégustent donc le champagne tout en discutant pendant que la limousine traverse avenues et boulevard dans mille et unes lumières artificielles. Lorsqu'elle s'arrête enfin, le Docteur Sariel sort le premier pour aider ensuite Lucrezia à se glisser hors de la voiture. Les yeux écarquillés, émerveillée, la comédienne voit s'étaler sous ses pieds des kilomètres de tapis rouges. Portant la main à ses lèvres, elle laisse échapper un cri de joie.

"Bienvenue à Broadway."
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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Dim 23 Sep - 17:14

Le vol c'était revelé plus rapide que prévu, c'est donc avec un peu d'avance qu'il arrivèrent à l'aéroport, leur donnant le temps de se préparé et de se rafraîchir un peu avant de partir. C'est avec un brin d'excitation qu'Asrandrel ouvrit la porte à Lucrezia.

Il avait attendu toute la journée pour voir quelques secondes durant la réaction de l'actrice aux portes de Broadway. Il ne fut pas déçu. Les yeux de la jeune femme s'était écarquillé et ne parvenait pas a s'arrêter de regarder partout. Broadway, le rêve de toutes les nymphes des théâtres. Il les avait amené devant le magestic theater dont l'architecture classique faisait pâlir le triste gratte-ciel laqué de verre qui était a son côté. Il entrérent sans faire la queue parte une porte réservée aux clients haut de gamme et s’installèrent dans une des alcôves suspendues les plus proches de la scène. Il se firent servirent a boire. Asrandrel détaillait Lucrezia en même temps que les gens autour. Lorsqu'ils avaient traverser le théatre, Asrandrel c'était ravis des réactions que suscitaient la danseuse, elle était belle, dans sa robe fendue, presque éthérée, la démarche féline et altière.

Lui aussi on l'avait regardé, il avait serré quelques mains. C'est comme s'il était partout chez lui, cette faculté d'adaptation l'avait toujours suivis d'aussi loin qu'il s'en rappelle. Asrandrel connaissait bien quelques noms de l'affiche, et sa visite n'était pas uniquement ludique. Il allait allier l'utile à l'agréable.  Mais cela attendrais, pour l'instant, il allait savouré l'oeuvre délicate Andrew Lloyd Webber. La pièce n'avait pas encore commencé. Avant que les lumières ne tombent, il se pencha vers Lucrezia pour lui murmurer doucement "J'espère qu'un jour, ce sera vous sur ces planches, que je serais là a vous regarder jouer et que je me glisserais dans la loge une fois la pièce finie pour vous offrir encore quelque dalhias."

Le lumière tombe et le rideau s'ouvre. Les décor somptueux se dévoilent et dans l’alcôve à côté, un inspecteur du FBI vient de mourir brutalement. Son cœur c'est arrêté de battre. Lorsqu'il entend le bruit d'un corps qui chute, Asrandrel sourit.


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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Lun 24 Sep - 15:04

Ils prennent place dans la loge. Lucrezia sent le regard du Docteur Sariel la parcourir. Là où il se pose, ça lui fait comme un léger courant d'air froid. Ne sachant trop quoi en penser, elle s'applique à faire comme si elle ne s'en apercevait pas. Mais les gradins qui s'étendent sous la loge lui donnent presque le vertige. Elle aime cette sensation de tout surplomber. Elle se penche un peu pour apprécier la hauteur. Puis sans y penser elle adresse un regard candide et ravi au Docteur qui semble apprécier cette réaction.

Elle se rassied. Elle attend le lever de rideau lorsque le souffle tiède de l'homme vient chatouiller son oreille. "J'espère qu'un jour, ce sera vous sur ces planches, que je serais là a vous regarder jouer et que je me glisserais dans la loge une fois la pièce finie pour vous offrir encore quelque dahlias."  Sans même avoir eu le temps d'analyser les mots Lucrezia est parcourue d'un frisson. Ses paupières s'abaissent dans un très court instant de langueur, et ses genoux claquent silencieusement l'un contre l'autre. Elle triture un pli de sa robe de ses doigts moites. Puis elle se reprend d'un coup, et tourne vers le Docteur des yeux troublés. Elle se lève. "Excusez-moi, je reviens." Elle marche à grands pas félins vers les toilettes où elle s'asperge d'eau avant de s'asseoir quelques secondes. Nigaude, pense-t-elle. T'en as vu d'autres ! Rassérénée par cette pensée, elle retrouve son attitude désinvolte et retourne à la loge. Elle a juste le temps de s'asseoir dans un sourire avant que les lumières ne s'éteignent. Là, elle ouvre de grands yeux admiratifs et émerveillés.

Durant les deux heures que dure la pièce, Lucrezia retient son souffle, et ne peut réprimer quelques réactions passionnées dans les moments d'action. Elle regrette même par instant de ne pouvoir se joindre aux danseurs sur la scène, alors que la musique pulse. Le grand final est renversant, et lorsque le rideau tombe, Lucrezia se lève pour applaudir avec un enthousiasme non-feint. Elle se tourne vers son compagnon, les yeux brillants d'émotion.

"Vous auriez un mouchoir, Docteur ?" Demande-t-elle, riant-pleurant.
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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Dim 14 Oct - 1:37

La remarque du Docteur semblait avoir échauffer la jeune femme. Asrandrel était rompu au décryptage des comportements et du langage non verbal et il comprit assez vite quels troubles agitaient la demoiselle.
La pièce s'ouvrit en lenteur, l'orchestre professionnel qui jouait était diriger par une connaissance de longue date du Docteur qui reconnaissait en cet homme un talent certain à sélectionner les musiciens et à les diriger, leur donnant l'impulsion de sa propre énergie.
Ses yeux passait de la scéne à Lucrezia, et bien que chanteuse qui jouait Christine était splendide, bien qu'elle fut douée et d'une présence scénique virtuose, il ne parvenait à se détache du spêctre de feu qui incendait le fauteuil à côté de lui. Lui, il imprimait chacunes de ses mimiques, chaques éxpressions, chaques émotions qui agitait les traits fins et délicats de son visage fragile. Il apprenait à la lire. Les visages, les expressions, les rictus, les regards sont un vocabulaire bien plus complet et complexe que la langue. Le corps communique d'instinct, sans filtre. Lui avait passé sa vie a filtrer son visage et ses attitude, à les manipuler pour manipuler l'autre, et par la même occasion, il avait appris à analyser ses vis à vis, et c'était finalement devenu un réflexe, une facilité, comme s'il arrivait d'une certaine façon a se glisser dans vos pensées d'un regard.
Et puis finalement, dans les ombres épaisses du vibrato d'Erik, Asrandrel finit par se laisser happer par la scéne. C'était sombre, délicieusement infernal, et la barque semblait voguer sur un styx baroque alors que le Fantome se mimait Charon dandy, géolier séducteur. Et la chanteuse chantait, encore et encore, et lui fermait ses yeux, imaginait ses mains sur son corps. Il entendait un échos à cette histoire, sa Christine à lui n'était pas une chanteuse, c'était plutôt un jeune homme, un ombre blonde, un oeil vert liqueur.
Lorsque ce fut finit, il quittèrent sourire aux lèvres la salle.
C'est dans un silence fatigué, la journée ayant été éprouvante, qu'ils retournèrent à l'aéroport. Une fois qu'ils eurent décollé, Asrandrel tandis à Lucrezia un verre d'une liqueur de sapin franc comtoise dont il raffolait. "Ce fut vraiment un moment très particulier que nous avons partager aujourd'hui, Lucrezia. Je vous remercie de m'avoir laisser partager cela avec vous..." L'océan sous eux se parait des lumière du ciel, et la lune ronde les couvait d'un regard tendre. Asrandrel avait osé attraper entre ses doigts une mèche de l’immense chevelure de la jeune femme, la regardant avec une douceur non feinte.


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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Dim 14 Oct - 2:23

Lucrezia voit du coin de l’oeil sa boucle se dérouler entre les doigts du Docteur. Lui-même semble très absorbé par les reflets rougeoyants de la longue torsade. Il croise son regard. Ne sachant pas très bien d’où lui vient cet élan, Lucrezia se hisse un peu sur la pointe des pieds, avec lenteur. Son souffle erre doucement sur la gorge du Docteur tandis que son visage monte vers le sien. Il aurait eu cinq fois le temps de l’arrêter, alors elle pose ses lèvres sur les siennes et les presse doucement. Il imprime un léger sursaut avant de laisser le bout ses doigts suivre les lignes du visage de Lucrezia. Et ses mains semblent immenses sur le minois de la danseuse. Quand elle finit par s’écarter, il semble troublé. Lucrezia a un sourire intérieur devant son air presque penaud. Il finit son verre d’une traite avant de la conduire vers une porte que la comédienne n’avait pas remarquée. “Vous pouvez dormir ici cette nuit. Vous trouverez une douche et de quoi vous changer. Le vol devrait être calme… Hum… Bonne nuit.” Elle lui répond d’un sourire amusé et pénètre dans une cabine très luxueuse, à l’image de la pièce principale. Des tableaux, des bibelots, un baldaquin, des draps de satin… Et une boîte, posée sur l’édredon, près des innombrables oreillers. Lucrezia prend la précaution de fermer la porte à clé dans un geste sec, comme un avertissement. Puis elle ouvre la boîte. Son regard est immédiatement accroché par une longue tige de métal, accompagnée d’un papier plié. Elle lit: “J’ai remarqué votre dague, si vous avez besoin d’une arme plus discrète, ceci est une senbon. C’est une sorte d'aiguille dont les japonaises faisait usage pour tuer. Elles étaient souvent enduites de poison, et on les utilisait en les lançant, ou en frappant directement. Un senbon peut faire entre 10 et 40 cm, il a une pointe de chaque côté de telle sorte qu'on peut l'utiliser de n'importe quel sens, de n'importe quelle façon. Comme pour tout projectile, plus son poids est élevé et plus sa pénétration en cible est importante. Il vous est possible de la dissimuler dans l’ourlet de votre vêtement.” Lucrezia a un regard déconcerté vers la porte, comme si elle s’attendait à pouvoir voir le Docteur à travers. Sa date de naissance, son adresse, ses mensurations, que ne sait-il pas ? Elle a un moment de panique en se demandant s’il serait possible qu’il soit au courant de ses activités meurtrières. Mais elle se ressaisit. C’est impossible. Personne n’est courant, ni ne le sera jamais. Elle regarde à nouveau dans la boîte et y trouve également une robe de chambre de satin noir, type kimono.

Lasse, elle dégrafe sa robe qu’elle laisse cascader sur le sol. Elle l’y laisse et se dirige vers la douche. Elle est courbatue d’avoir dû porter ses talons si longtemps, et sous l’eau chaude, elle prend le temps de masser sa nuque, ses reins, ses jambes et ses chevilles. Elle s’étire doucement, laissant l’eau emporter les dernières traces de maquillage. Puis elle en sort et enfile la robe de chambre avant de se laisser tomber assise sur le lit. Elle attrape la senbon et la fait jouer entre ses doigts. Puis elle essaye maladroitement de la glisser dans l’ourlet de sa manche. Elle la fait tomber à plusieurs reprises avant d’y arriver. Puis elle s’amuse à la sortir le plus vite possible. Mais la fatigue se fait intense, et dans un soupir elle défait la robe de chambre qui finit elle aussi sur le sol. Lucrezia secoue ses boucles en se laissant tomber de tout son long sur les draps. Elle finit par se pelotonner sous la couette moelleuse. Elle guette le moindre mouvement du Docteur Sariel dans la pièce voisine, mais il est aussi silencieux qu’une ombre. Qui s’étire et s’étire. Contre le ciel et la mer. Lucrezia s’endort.




Je danse parce que c'est mon langage

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MessageSujet: Re: Entre Serpent et Renard - Asrandrel   Mer 17 Oct - 13:53

La première fois que le désir avait agité le corps d’Asrandrel, il n’était pas si jeune. C’était un garçon et comme tout garçon, il s’était déjà abandonné aux leçons d’Onan, mais il ne fantasmait pas, il n'imaginait rien, c’est le geste mécanique, la réponse médicale à une pulsion du corps à laquelle il ne tirait nulle jouissance sinon la satisfaction d’un corps à nouveau maîtrisé. Pourtant cette fois là, son corps et son esprit avait été saisis d’un brasier. Il désirait, et celà lui inspira un profond dégoût. C’était un de ses professeur. La plus brillante de toutes celle qui lui avait enseigné, peut-être même que son intellect, sur certains domaine, était supérieur au sien. Soit, il ne l’avait qu’à peine regarder les premiers cours, ecoutant sans écouter les balivernes d’introduction au programme. Et puis, la semaine d’après, elle commença son cours et happa littéralement le jeune Serpent. De fait, son discours était d’une éloquence et d’une logique aussi impressionnante que la réflexion qu’elle servait. C’était un cours anti freudien qui apportait à l’idée de la psychanalyse un tas d’idée nouvelle et de possibilité annexe, introduisant sans foutaise de morale les base des méthodes coercitives.  De cours en cours Asrandrel développait une étrange fixation sur cette étude et le professeur, allant jusqu’à la prendre comme analyste. Il avait déjà consulté, par curiosité, pour tester son esprit peut-être, mais ses séances avec elle s’étaient mue en quelque chose de très différent d’une psychanalyse classique. Il avait accepté de se soumettre aux méthodes de la femme, pensant par ce biais arrivé à saisir l'entièreté de son raisonnement, apprendre grâce à elle.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’elle puisse parvenir à rentrer dans son esprit, son esprit qu’il jugeait inviolable, le temple de sa Pensée Sacrée avait été violé. Elle en savait assez pour le faire interner, mais elle n’en fit rien. Il poursuivirent leur séances jusqu’au jour ou Asrandrel la baisa. On ne pourra pas dire qu’il lui a fait l’amour ou qu’il s’est dépucellé avec timidité. Il n’y avait pas de timidité. C’est la faim insatiable d’un corps et d’un esprit fantasmé. C’était la violence de tout un être contre la violence de tout un autre. Ils avaient détruit le bureau ce jour là. Et puis ils avaient mis fin à leur séance. Bien qu’il ne l’eût pas violée, la sauvagerie du jeune homme, et ce qu’elle en avait découvert l’avait assez éffrayée pour qu’elle n’ai pas envie de remettre le couvert. Elle resta pourtant silencieuse sur le diagnostique d’extrême sociopathie qu’elle avait pu posé, intrigué malgré elle par l’atypicité et la virtuosité de la réflexion et de la conscience d’Asrandrel. C’était la première fois qu’il avait désiré. Il n’avait rien désiré ainsi jusqu’a Absynthe.

Mais là c’est différent.
Quand elle pose ses lèvres sur les siennes.

Ce n’est pas décharge de dopamine, ni celle de l’endorphine, cela n’a rien à voir avec les sécrétions hormonales  qui parcourent son corps, ce n’est pas la chaleur dans son ventre, qui brûle, brûle et brûle quand il lui caresse la joue. Non. C’est son  me toute entière qui brille, les ténèbres épaisses dévoré par les lèvres d’une sirène de feu. Le baiser était court, mais tellement long à la fois. Le goût de Lucrezia imprimé sur ses lippes qu’il caressera après, du bout des doigts lui fait perdre la tête. C’est Phèdre , un instant, ce n’est plus une ardeur dans [ses]veines cachée, c’est Vénus toute entière à sa proie attachée. (J.RACINE) . Et puis le charme se rompt et lui, il serait presque effrayé par la puissance et l’éclat de ce baiser, qui lui avait fait baisser toutes ses barrières, ôter toute son armure. Un instant selon, dans l’éclipse d’une seconde, il avait été nu sous les yeux de la danseuse.

Quand la porte se referma sur Lucrezia, Asrandrel avait oublié la boite et son présent. Il etait là, spectre silencieux dans l’habitacle, au milieu de ses Rodins, de ses peintures, de ses pianos, de son faste et de son luxe, livide. Tout au fond de lui même, il etait un chaos de pensée contradictoire, et instant, l’idée d’ouvrir cette porte et de la souillé l'effleure, puisqu’elle était un de ses faiblesses.
Mais il s’y refusa.

De plus en plus, la fatalité des bassesses de la conditions humaines, dont cette instant de fébrilité en était le témoin béant, lui pesait. Bien qu’il avait travaillé son esprit toute sa vie pour dissoudre ces instincts et ses sentiments contre-productifs, il n’en demeurait pas moins la victime de ses derniers. Bien moins souvent que ses congénère, et pas de la même façon. Mais il ressentait et il vivait ses sentiment comme une intrusion dans son ame, un viol de son esprit qu'il enrageait au plus haut point. Pourtant, à ce moment là, il ne parvenait pas à être en colère, il ne parvenait pas à refréner la vague qui le saisissait. Il contempla le ciel défilé sous lui avant de s’endormir le visage contre la vitre.


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