RSS
RSS



 
Bienvenue aux nouveaux membres sur Rainbow Community !
L’événement spécial Halloween est lancé ici
Le concours d'écriture vous ouvre ses portes juste ici !
Pour finir, la partie débat est ouverte ici !

Partagez | 
         

 Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni


Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 896 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
MessageSujet: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Jeu 27 Sep - 0:27

"Shhh Lupin !" Absynthe c'était faufilé hors du camion sans réveiller Erèbe. Et voilà que cet imbécile de loup voulait lui griller sa sortie.

Depuis qu'ils étaient revenus d'Italie avec Erèbe, Absynthe n'avait pas une minute à lui : Il n'était JAMAIS seul putain ! Ils étaient tous là, à le suivre, l'accompagner, ils étaient PARTOUT, même devant la porte des chiottes ! C'est vrai qu'il adorait attirer l'attention. Il ne pensait pas un jour dire qu'il en avait marre qu'on en ai après lui, et pourtant ce jour était arrivé...
Erèbe, Louis, Jouni, Bonnie, ils s'y étaient tous mis. Il se souvenait quand Louis avait réuni tout ce petit monde à table, le soir même de leur arrivée à Zagreb. Il n'avait pas vu que ce repas était un cheval de Troie planifié spécialement à son intention. Il avait trouvé ça chouette bien sur de les voir tous réunis, c'était convivial, ils avaient bien ri et bien bu et... Louis avait lâché la bombe.

"Tu sais Absynthe je ne suis pas très rassuré quand tu sors seul, tu t'es quand même fait agressé la semaine dernière, tu ne voudrais pas emmener quelqu'un avec toi demain pour ton rendez-vous ?"

"Comment ça tu t'es fait agresser ?" Bonnie s'était redressée, toute palpitante, Jouni avait bondi sur son siège fourchette brandie dans sa direction, la bouche encore pleine en roulant des yeux.

"MAIS pourquoi tu m'as pas appelé ?"

"En plus c'est Asrandrel qui l'a agressé"

(...)


Erèbe et Louis s'étaient jeté un regard entendu il en était SÛR. De toute façon il avait bien vu qu'ils étaient de mèche tout les deux. Même Erèbe et Jouni étaient de mêche il les avait surpris à chuchoter ensemble en le regardant l'air de pas y toucher. Absynthe savait qu'ils s'étaient passés le mot, s'aurait été impossible autrement. Il n'était plus jamais seul et c'était extrêmement agaçant. Il comprenait qu'ils s’inquiètent pour lui mais vraiment ils en faisaient beaucoup trop ça devenait franchement invivable. il avait vu Bonnie et Jouni s'endormir à une rétrospective des films d'Hitchcock (il avait été tenté d'en profiter pour se faire la belle mais les images l'avaient retenu). Ils s'impliquaient d'une façon qui commençait à sérieusement l’inquiéter.

Ca faisait plus d'une semaine que cette plaisanterie insupportable durait. Et il était temps pour lui de s’éclipser. Il se faufila hors du jardin, tourna l'angle. Il ne comprit qu'il était suivi que quelques rues plus loin. Alors il se mit à courir.

Absynthe n'était pas doué pour se battre, en revanche, il était doué pour fuir. Il connaissait très bien la ville. Il s’enfonça plus profondément dans le dédale de ruelles, comptant sur ce véritable labyrinthe pour semer celui qui en avait après lui. Son poursuivant aussi. Il abandonna pour grimper à une échelle, emprunter la coursive arrière du bâtiment, entrer par une des fenêtres ouverte, faire coucou au couple qui dînait là, sortir par leur porte qu'il déverrouilla promptement. Il était dans un immeuble. Il décida d'emprunter l'ascenseur, sortit tranquillement et repris sa marche. Il parcouru une bonne distance avant qu'il se sache de nouveau suivi. Celui qui en avait après lui l'avait retrouvé ou s'en était un autre. Il était proche du dépôt maintenant et se plaça bien en vue sous un réverbère.

"Je sais que vous êtes là. Montrez vous !"

Il fut à la fois très agacé et très soulagé de voir Jouni sortir de l'ombre.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 65 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Jeu 27 Sep - 20:55

Absynthe a été agressé. Je suis très inquiet, et aussi je lui en veux de ne pas m'avoir appelé. Je sais qu'il veut se défendre seul, et je compte bien l'amener dans ce sens-là... Mais il n'est pas prêt ! Je n'ai même pas encore commencé à l'entraîner ! Comment espère-t-il s'en tiré s'il se conduit aussi bêtement ? J'étais hors de moi lorsque Louis a lancé le sujet. J'ai presque été tenté de filé sur-le-champ chez Sariel lui loger une balle dans la tête. Au moins ça aurait été réglé... Si seulement c'était si simple ! Mais déjà, je ne pourrais pas me contenter de ça. Ensuite, on est nombreux à être concernés. Et puis, ce lézard a un certain talent dans son domaine...

Quoiqu'il en soit, j'ai perpétuellement une boule au ventre. Chaque fois que je vois Absynthe. Chaque fois que je ne le vois pas. Je me demande où il est, s'il va bien. Je prie pour qu'il ne fasse pas de bêtise... Il est suffisamment imprudent de manière générale, mais avec un malade à ses trousses... Quelle angoisse... Alors on le surveille comme un petit enfant. On lui colle aux basques, on lui file le train... Quand il faut, il faut. Et ces gémissements qu'il pousse quand il est aux toilettes... C'est la cerise sur le gâteau du stress ! Mais bon... Il a sûrement choppé la chaude-pisse, cet idiot, et il ne se soigne même pas, je parie. Je me promets d'en toucher deux mots à Louis rapidement.

Tout à mes réflexions, j'appuie ma tête contre le carreau de la fenêtre. La fraîcheur est agréable. Je pousse un gros soupir. Je m'apprête à retirer mon jean, lorsqu'un mouvement dans le jardin attire mon regard. Je me penche pour mieux voir. Je plisse les yeux. Merde ! C'est Absynthe ! Où il va ? ... Il s'enfuit !!! J'attrape mes chaussures et mon cuir et me mets à courir à travers le couloir. Je descends les escaliers à toute vitesse, saute les dernières marches. Sur le perron je sautille pour enfiler mes baskets puis je reprends ma course. J'enfile mon cuir en essayant de garder le rythme. Je saute le portail et pique un sprint. Putain ! Où il est ? Je tourne sur moi-même. Ah ! Je le vois !

Ralentissant le rythme, je le suis à distance. J'ai un peu froid, je n'ai pas pris le temps de mettre un tshirt sous mon cuir, alors je ferme le zip et fourre mes poings dans mes poches. Je cherche à garder mon protégé dans mon champ de vision, mais il semble avoir remarqué qu'il était suivi car il se met à courir. Je l'imite. Il saute et se glisse dans des interstices comme un chat, mais je ne me démonte pas et tiens la cadence... Jusqu'à ce qu'il entre carrément chez des gens par la fenêtre. Des exclamations surprises me parviennent. Je cours comme un dératé pour faire le tour de l'immeuble. Arrivé près de l'entrée, j'attends dans l'ombre et quelques secondes plus tard j'en vois sortir mon jeune couillon avec son air fier. Je reprends ma marche. Ca dure quelques minutes avant qu'il ne se fige sous un lampadaire. Il se retourne et je m'arrête.

"Je sais que vous êtes là. Montrez vous !"

J'hésite une seconde... Après tout, puisqu'il a arrêté de courir ! Je sors de l'ombre pour m'avancer vers lui, les mains dans les poches.

"Salut ! Tu vas où ?"

"Mais qu'est-ce que tu fais là, bon sang ?"

"Temps que je t'ai pas appris deux ou trois choses, je peux pas te laisser partir seul Absynthe, je suis désolé..." Je suis pas désolé.

"Mais putain, qu'est-ce que vous avez tous à vous prendre pour mes darons ? C'est une manie ! Je me débrouillait seul avant de tous vous connaître !"

"Oui, mais depuis tu as été agressé et tu ne nous as même pas prévenus !" Je suis réellement fâché et j'aimerais pouvoir en discuter avec lui. Mais il ne semble pas prêt à l'échange avec son air courroucé de chaton qui se prend pour un tigre...

"Je m'en suis sorti sans problème."

"Sans problème ? Vraiment ?" Je lève un sourcil circonspect, l'air presque dédaigneux.

"Avec quelques difficultés d'accord ! Mais il ne court pas vite !"

"Bon, tu vas où ??" Mieux vaut changer de sujet, cette discussion ne mène nulle part !

"Acheter une arme à feu."

"Génial... Allons-y."

Je suis Absynthe en direction d'un entrepôt. Il refuse absolument de me laisser rentrer avec lui, et je n'insiste pas trop car je me doute de ce qu'implique le fait de ne pas faire exactement comme prévu à ce genre de rendez-vous. C'est un coup à se prendre un plomb dans le crâne. Alors je me poste à côté de la porte après avoir fait jurer à Absynthe de crier s'il y a un problème.



J. Rasmussen
va niquer des races. Cordialement.
©️️Laxy dunbar
Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 896 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Ven 28 Sep - 19:18

"Mais oui promis je crierais "COCORICO" si ça te fait plaisir"

"Korrrriiiico..." il a l'air dubitatif. Absynthe le laisse méditer là dessus et entre dans l'entrepôt. Le problème d'Asrandrel est simple à régler, en fait. Louis veut rendre justice lui-même, comme Jouni et Erèbe. Hiacinthe veut qu'il répare ce qu'il a fait. Qu'a cela ne tienne, il ne va pas fuir, ni aller vivre avec lui, non, il va le descendre. Il faut lui régler son compte. Il n'arrivera jamais à le faire enfermer. lui courra toujours après. Il tuera tout ceux qu'il aime un par un. C'est ce qu'il lui a dit quand ils se sont croisés et Absynthe n'oublie pas facilement la voix de son "père".

"Tu ne lui feras rien du tout tu n'en es pas capable de toute façon. Tu es trop faible et trop lâche" c'est ce que dit la voix. Elle est railleuse, bien entendue, condescendante et sûre d'elle, bref, absolument et parfaitement insupportable. Quand il était petit, la voix ne le quittait jamais. Elle chuchotait à son oreille, il l'entendait par des haut parleurs, comme venue de nulle part. Cette voix, c'était celle d'Asrandrel Sariel, psychiatre de renom, Mulga l'empoisonneur, le serpent Mulga.

Il a fini par l'entendre dans sa tête, quand Asrandrel s'absentait pendant longtemps. Elle parlait toute la nuit, il l'entendait dans les haut parleurs. Elle parlait sans cesse, récitant un cours ou un avertissement. En général le message était long, il durait environ une heure, parfois plus, ou moins. Et il se répétait en boucle. Il finissait par s'endormir sur ses paroles. Il ne pouvait pas C'était passé en grandissant, ou en tout cas c'est ce qu'il pensait, jusqu’à ses 16 ans. Louis l'a aidé bien sûr, il a fait tout ce qu'il a pu pour l'aider. Absynthe a voyagé a la recherche d'un moyen de la faire disparaître. Il n'a pas pu. Il l'a dissociée de lui même, rangée dans une boite, il a mis un verrou à la boite et il a jeté la clé. Pourtant il entend des murmures, la nuit, qui le font se réveiller d'un bon, les tempes battantes, envahi par le stress. Il refuse d'y penser. Pourtant la petite voix dans sa tête ne se tait plus, il l'entend et elle le met en colère. Tout le met en colère, depuis qu'il a petit-déjeuner avec le croquemitaine. Il faut la faire taire une bonne fois pour toute.

Quand il arrive l'entrepôt est vide. Azraël lui a expliqué quoi faire, alors il attend que l'homme entre, pose la mallette sur une table au fond. "c'est qui le gars à l'entrée ?" Et merde. Il préfère ne pas répondre et sortir l'argent. L'homme tend la main. "Je veux la voir". L'autre hoche la tête, et ouvre la mallette qu'il a emmené. "Voilà vous l'avez vue." Absynthe lui donne son argent, et l'homme s'en va. Il refermer la mallette et rejoint Jouni. Il ne sait pas spécialement quoi dire, il pense pas qu'il ai besoin d'expliquer pourquoi il en a voulu une. On achète pas une arme a feu pour se défendre. On achète une arme à feu pour riposter, en estropiant ou en tuant l'adversaire, tout simplement.

Ils rentrent sans rien dire. Absynthe ne cherche pas à s'en aller. Il n'arrive pas a savoir à quoi pense Jouni. Il attend d'être à l'intérieur pour ouvrir la sacoche et enclencher le chargeur. Il passe les bretelles en cuir pour contenant la fixation de l'arme à feu entre ses omoplates. Il vérifie qu'il y a accès, puis satisfait, passe un pull par dessus. Il a déjà eu un holster entre les mains, et il a vu quelqu'un en charger un. C'est ce qui a décidé son choix. Absynthe a eu l'occasion d'en voir plusieurs dans sa vie, les flics aimaient bien jouer avec quand même pendant les longues soirées au poste à décuver. Il le retire, et le range.

Jouni n'a toujours rien dit, mais il est la désaprobation personnifiée.

"mais quoooi ?"


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 65 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Ven 28 Sep - 19:48

Quand un homme s'approche de l'entrepôt, il a une hésitation. Il me jauge, l'air de se demander si je suis un flic. Avec des gestes lents, j'ouvre ma veste pour lui montrer que je ne suis pas armé. Puis je m'éloigne un peu de la porte. Lui, fait en sorte que je vois bien que contrairement à moi il a une arme sur lui. Puis il rejoint prudemment la porte. Il me jette un regard d'avertissement avant d'entrer. Il se passe très peu de temps avant qu'il ne ressorte. Absynthe lui succède au bout d'une minute. Il avise mon air désapprobateur, et on se met à marcher en silence, côte à côte. Lorsqu'on arrive au manoir il se met à faire mumuse avec ses nouveaux jouets. Il est ridicule... Je suis sûr qu'il ne sait même pas s'en servir ! Je lève un sourcil dubitatif. Il me fais des yeux courroucés.

"Mais quoooi ?"

Je ne réponds pas tout de suite. Je me contente de soupirer en regardant le pistolet.

"Je... Je suis pas certain que ça soit l'idée du siècle." Je désigne l'arme d'un mouvement du menton.

"Il faut que j'apprenne à m'en servir, c'est sûr... Tu m'y aider si tu veux." Il a l'air enthousiaste. Je sais pas si c'est une bonne chose. En tout cas j'en connais suffisamment sur lui maintenant pour savoir qu'il est inutile d'essayer de le dissuader d'utiliser sa nouvelle acquisition.

"Je sais pas vraiment tirer donc c'est pas ouf comme plan... Absynthe, je préférerais que tu te contentes de ce que je peux t'apprendre. Je t'assure que c'est mieux !" J'essaye d'être convaincant. Et d'ailleurs je suis convaincu de ce que je dis. Savoir se battre est plus utile et moins dangereux que savoir tirer. Mais j'ai pas grande conviction dans le succès de mes arguments...

"Je veux toujours apprendre à me battre avec toi. J'apprendrais à tirer avec Louis, je pense qu'il acceptera."

"Si Louis est d'accord alors j'insiste pas..."

"Bon ben je retourne dormir. Demain on va toujours courir tôt le matin ?"

"Tu penses avoir le choix ?" C'est vrai, ça fait partie de son entraînement. Qu'est-ce qu'il croit, lui ? Que les muscles poussent tout seuls ?!

Absynthe plisse les yeux semblant peser le pour et le contre. "... A demain hein."



Le matin, je suis debout à 6:00. Je suis dans le brouillard avec la nuit qu'on a passé mais peu importe ! Absynthe doit être capable de se défendre et c'est ma responsabilité. J'enfile jogging, tshirt, pull, basket et je toque à la porte de mon petit élève. Une fois, deux fois, pas de réponse. J'ouvre doucement. "T'es prêt Absynthe ?" Un ronflement du tonnerre me fait dresser les cheveux sur la tête. Ah ouais ? Je traverse la pièce en deux enjambée et je renverse le lit avec Absynthe dedans, qui se réveille en poussant un hurlement.


J. Rasmussen
va niquer des races. Cordialement.
©️️Laxy dunbar
Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 896 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Sam 13 Oct - 23:51

Absynthe dort dans sa chambre, certains éléments perturbateurs l'empêchant pour le moment de squatter le camion d'Erèbe dans le jardin. Il s'endort très tard, le nez dans Mémoires d'une Geisha qu'il a emprunté dans le dit camion.

"HEUHAAAAHAHAHHH ! JE TOOOOOMBEU.. AIE !"

Il atterit lourdement sur le sol, tout ahuri, empêtré dans ses couvertures. Il cligne des yeux petits et cernés, injectés de sang.

"Jouni ?! Mais t'as CRAQUE on est au beau milieu de la nuit !"

"Non, il est six heures."

Absynthe grimace et s'en va lui rétorquer qu'en vérité c'est pas temps une question d'heure qu'il est, il fait noir et quand il fait noir c'est qu'il est temps de dormir c'est pourtant pas compliqué. Encore un de ses exités du bocal qui définit le début d'une journée avant même qu'aucun oiseau n'ai même seulement pensé à piailler. Il grommelle tout en se drapant dans sa couverture.

"Bon. Et j'ai le droit à combien de temps pour m'habiller monsieur l'entraîneur qui jette des lits avec des gens dessus ?"

Et l'autre à le culot de lui répondre "trente secondes" dans le plus grand des calmes. "Haha tu as décidément beaucoup d'humour dès le matin" "1... 2..." "Sans déconner. "3..." Mais il compte pour de vrai ce con. "N'imp." Absynthe l'observe, cherchant a définir s'il est vraiment sérieux. Il en est à dix quand il voit Jouni retrousser ses manches. Il se dit qu'il a l'air sérieux. Alors il retire sa couette, et va tout nu jusqu’à son armoire. "9... 10..." "... Bon c'est bon là hé ho attends moi dehors, j'arrive." Il lui claque la porte de sa salle de bain au nez, des vêtements pris pele mêle dans l'armoire sous le bras. 5 minutes plus tard Absynthe sursaute violemment, alors qu'on tambourine contre la porte de la salle d'eau.

"Mais ..oi ? jme bosse les dents" il lui répond la bouche pleine de dentifrice. Il est coiffé et habillé, et il attrape le tube de crème hydratante dans le but évident d'en appliquer... Il ne touche presque pas terre jusqu'en bas des escaliers et doit agripper l’évier de la cuisine en passant et forcer sur ses bras pour avoir le temps de cracher son dentifrice. Inutile d'espérer se rincer la bouche, ils sont déja repartis. Jouni le plante sur le trottoir devant la maison.

"... J'ai des jambes. Arrête de me porter !"
Et en plus il fait froid !


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 65 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Dim 14 Oct - 1:17

“Ben avance si t’as des jambes ! Allez, cours !” Je le bouscule et trottine derrière lui au cas où il tenterait de se faire la malle. Il râle et geint, mais je suis surpris de voir qu’il tient deux bons kilomètres avant de commencer à ralentir. “Allez, Absynthe, c’est bien !” Je l’encourage. “Ouais ben c’est bien, j’ai mal aux jambes ! On peut arrêter maintenant ?!” “Non ! Encore deux kilomètres !” Mais comme il se plante au milieu du chemin, je lui file une bourrade pour le faire tomber. “Bon ben t’as gagné cinq pompes, mon copain !” “MAIS ! Tu fous de la terre sur mes vêtements !” Mais on s’entraîne, sans déconner, keskesapeufoutre ???? Je ramasse une bonne poignée de boue que je lui lâche en plein sur la tête. “Et voilà, c’est réglé. Cinq pompes !” “Mais ça va pas, on n’est pas à l’armée, hein !” “Techniquement, tu joues ta vie, Absynthe.” Il finit par faire ses pompes de mauvaise grâce avant de se relever mollement. “Mais regarde-toi, avec tes bras tout maigres, j’te jure que ça te fait du bien ! Avance !” Il court en se traînant et en se plaignant mais il finit les deux kilomètres. De retour dans le parc de Louis, il se laisse tomber, les bras en croix, sur la pelouse. “Va te chercher un truc à boire, je te laisse 5 min pour te poser.” Il se lève d’un bond et disparaît dans la maison. J’attends. Et j’attends…

Putain, ça fait déjà huit minutes. Je marche à grandes enjambées vers la maison. A travers la baie vitrée, j’aperçois Absynthe attablé devant un monticule de bouffe en tout genre. Gâteaux, tartelettes, oeufs, confitures, barres chocolatées, fromage et charcuterie. Jus d’orange, lait et céréales. Il dégouline de graisse et de sucre. Mon sang ne fait qu’un tour. Je m’élance “MAIS ARREEEEEEEETE !” Je l’attrape par la peau du cou. “TU VAS ÊTRE MALAAAAAAAAAAAADE !” Il se débat à grand renfort de hurlements indignés, mais ce n’est qu’une fois revenus dans le jardin que je finis par le lâcher. Il s’ébroue. “Mais arrête de me porter, je suis pas saaaaaaac !” “MAIS ! T’as qu’à faire ce qu’on te dit !” “Sale dictateur !” “C’est ça. Attaque-moi.” Il ramasse un caillou qu’il me jette en poussant un hurlement de rageux. Il me rate. Silence. “Putain, Absynthe, J’suis à portant. Et t’as réussi à me rater.” Il pousse un nouveau hurlement en me fonçant dessus. Je m’écarte en laissant juste mon pied dépasser. Il se le prend et s’étale dans la boue, tête la première. Il redresse la tête et bat le sol de ses poings. Il finit par se relever, me refonce dessus, et rebelote. Il essaie un peu de me tourner autour, de me sauter sur le dos, mais j’esquive à chaque fois.

Le soleil commence à se lever et du coin de l’oeil, j’aperçois Louis qui boit son café, le loup à ses pieds, très intéressés par notre entraînement. Absynthe continue son manège et je commence à m’agacer. “Bon, STOP ! Absynthe, tu vois bien que ça ne marche pas ce que tu fais !” “C’est parce que je suis pas assez rapide.” “Non. C’est parce que c’est une technique de merde.” Ben explique-moi, c’est toi le prof !” “Déjà, foncer sur l’adversaire, c’est stupide, tu mâches le travail en faisant ça. Tu te donnes de l’élan tout seul, et tu me rends les choses tellement plus simples.” “Mais t’as dit d’attaquer !” “Attaquer, oui, pas charger comme un débile.” “D’accord.” Il colle son visage contre le mien. Je comprends pas ce qu’il fait. “Jouni ?” “Euh… Ouais ?” Et il me fout un coup de tête. Il rebondit et part en arrière tandis que je m’attrape le front. “Aïe ! Mais t’es con !” “Mais quoi, j’essaye de nouveaux trucs ! J’ai malheeeeeuuuu !” “C’est parce que t’es con ! Viens ici.” Il s’approche, pas très rassuré. J’attrape ses manches et il m’imite. “Bon, fais-moi tomber.” Il tente vainement de me faire un croche-patte mais est emporté par son propre élan et se retrouve à pendouiller à mes manches. “Attends. Pas comme ça.” J’essaye de le redresser tant bien que mal et je finis par le reposer sur ses jambes et le secouer pour lui démontrer la mollesse de sa posture. “Gaine-toi, merde ! Bon. Fais comme ça.” Je lui montre une technique de base pour faire tomber son adversaire. Quand vient son tour d’essayer, je me laisse faire pour qu’il ait au moins la satisfaction de réussir, mais il trouve le moyen de me faire tomber sur lui (je comprends même pas comment). Il laisse échapper un faible couinement lorsque mon poids l’écrase dans la boue. J’entends une vague exclamation et aperçois le chapeau de Louis dépassant d’un journal tremblotant. Par contre, un franc hurlement de rire nous parvient du camion du hippie.

Avec un soupir saoulé je me relève et tend la main à mon élève. “Absynthe, il faut vraiment que tu gaines et que tu comprennes l’importance des postures. C’est vraiment pas un exercice compliqué, y a pas raison que tu n’y arrives pas. Viens là, je te remontre.” Je détache chaque geste pour qu’il voit bien. Cette fois-ci, il semble très concentré, et je sens enfin poindre de la bonne volonté. Il finit par réussir l’exercice plusieurs fois de suite et je le félicite chaudement. “Bravo, celui-ci était parfait ! Maintenant, essaye de le faire alors que je me débats.” J’y vais doucement quand même pour lui laisser une chance d’y arriver, et il réussit presque à plusieurs reprises. Je continue de l’encourager alors qu’il arrive quasiment à me hisser sur son épaule. “Oui ! Bien !” Je tombe enfin. Pas très proprement mais quand même. “Oui, c’était pas mal !”


J. Rasmussen
va niquer des races. Cordialement.
©️️Laxy dunbar
Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 896 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



Voir le profil de l'utilisateur
En ligne
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Aujourd'hui à 0:42

"Erèbe, que dirais tu de faire une partie d’échec ?" "Hmmmoui hein quoi ?" "Une partie d'Echec et un café ?" "Ah, volontiers ! Je fais le café !" A la base, Louis voulait se rendre à un séminaire donné par un archéologue brillant dont il suivait les articles avec attention. Mais il devait bien avouer qu'il s'en passerait, ce qui se passait maintenant était très intéressant. Il avait tenté de faire comprendre la nécessité à Absynthe d'apprendre à se battre. Il tenait un dialogue de hippie, étrangement pacifiste alors, refusant de porter un coup sur qui que ce soit, et se pensant absolument incapable de se mettre en travers de la route de quelqu'un comme Asrandrel Sariel. C'était absolument exact au demeurant, mais ce n'était pas une situation immuable, et Louis était heureux de voir que la certitude de sa médiocrité semblait avoir abandonné le garçon. Il voulait réussir, il voulait s'opposer, pas essayer de s'opposer, mais s'opposer bel et bien. Erèbe semblait partager son avis, il revint avec deux cafés en un temps record.

Louis s’éclipsa pour aller chercher le jeu. Quand il revint, ce fut pour entendre Jouni qui s'époumonait "MAIS NON ABSYNTHE QUAND MÊME ! Mais... Comment tu peux te faire tomber tout seul ?! Tu es danseur non ?!" Erèbe se roulait littéralement dans l'herbe, Lupin sautant autour de lui en grognant et en jappant, partagé entre l’excitation et l'inquiétude. Absynthe tenait un rateau, et se débrouillait pour se frapper lui même avec en tentant d'atteindre Jouni, qui déviait les coups du plat de la main, affichant un air consterné.

Louis et Erèbe sortirent les pièces et les disposèrent sans vraiment regarder l'échequier. La partie était bien avancée lorsque Louis fit remarquer a Erèbe qu'il avait positionné son fou au niveau de sa tour et inversément, et qu'Erèbe lui signala que lui même n'avait pas fait mieux avec son roi et sa dame. Ils décidèrent qu'il en serait ainsi et poursuivirent leur partie sans plus mot dire, absorbés par les vols planés d'Absynthe, qui peut à peut se couvrait d'écorchures. Il ne restait plus que les rois et quelques pions sur l’échiquier. Commença une partie longue et ardue. Absynthe s’entraînait a faire tomber Jouni de nouveau, et y parvenait tant que le jeune videur ne faisait pas mine de se défendre. Il lui montra aussi comment donner efficacement un coup de boule, puis il voulu lutter un peu avec le garçon, surtout apparemment pour lui apprendre a observer une position stable. "Echec et Mat !" Il avait perdu, c'était indiscutable. "Très bien, bien joué." Il avait pincé les lèvres. Il ne s'abaisserait pas à mal se comporter, mais cette défaite mettait à mal son ego de joueur. Il se dirigea a grand pas vers l'enseignant et son galérien "Allez, c'est mon tour ! Si tu permets, Jouni" Il a un sourire amusé sous sa barbe. Absynthe hoche vigoureusement la tête. Il n'en peut plus, ca fait une heure et demie, et bien qu'il soit loin d'être fatigué physiquement, ses multiples chutes l'ont endoloris et il se sent encore bien loin du but, même si paradoxalement, il a enfin compris qu'il pouvait apprendre. Il a bien envie envie de voir Louis donner une correction à Jouni. Ou l'inverse. Il est très curieux de voir qui aura le dessus.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

Revenir en haut Aller en bas

Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 65 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   Aujourd'hui à 17:17

Les passages en italiques ont été écrits par Louis.


Je suis en train de ramasser mon élève sans ménagement et de l’épousseter en lui expliquant pourquoi il est tout pourri, quand je vois Louis rappliquer à grands pas dans notre direction.

"Allez, c'est mon tour ! Si tu permets, Jouni."

Je lui sers un sourire benêt en ricanant.

“Huhu, je suis pas sûûûr heu…” Absynthe, de son côté, se carapatte en vitesse. Je le retiens par le col et il tombe sur le cul.

“Allons tu ne vas pas contrarier un vieillard !” Il retire sa veste et remonte les manches de sa chemise méthodiquement.

J’hallucine. Ce vieux fou est sérieux. Mais je vais le casser en deux, merde ! Comment je vais faire ?

“Heu, c’est-à-dire que… Je suis pas CERTAIN que ça soit une idée brillante, Louis…” Je tiens toujours un Absynthe sauvage qui se débat à bout de bras.

“Mais si, organisons… un tournoi ! Erèbe peut faire faire un exercice à Absynthe, ce sera instructif. Je serais honoré que tu acceptes de te battre contre moi, Jouni.”

Bordel de fuck. Je lâche mon élève qui en profite pour filer à l’anglaise. Je suis mal à l’aise. Je finis par décider d’y aller tranquille, on verra bien. Je me campe sur mes jambes et rentre la tête dans les épaules, bras en avant. “Bon ben… quand vous voulez alors.”

“Wonderfull !” Louis fléchit légèrement les jambes, et s’avance. Il tourne autour de Jouni, cherchant une faille dans sa posture, teste son adversaire en se baissant d’un coup pour faucher ses jambes, doit rouler sur le côté pour éviter la contre-attaque et se redresse, de nouveau en défense, reprenant à tourner, tranquille. Il économise ses gestes, conscient que s’il est plus expérimenté, il est aussi plus âgé. Si Jouni venait à le saisir, il serait en fâcheuse posture.

Il semblerait que ce vieux bougre ai de l’énergie à revendre. J’espère pour lui qu’il a l’endurance qui sied à une telle technique car elle est très fatigante. Ses jambes sont très mobiles, et ses attaques très énergiques. J’opte pour la fuite systématique pour l’instant, cherchant ainsi à le fatiguer. Je suis plus jeune et plus endurant. Je m’entraîne tous les jours et c’est mon taf de cogner. J’aurai le dessus quand il sera fatigué. Alors je me contente de reculer en de parer.

Le dandy persévère, à l’aise. Louis dort peu dans une journée et passe son temps à former son esprit et son corps. Il est en train d’apprendre un nouvel art martial en ce moment. Il aime ajouter des cordes à son arc et ce tous les jours de son existence. Pour lui ce duel est une façon tout aussi efficace d’en apprendre plus sur Jouni qu’une conversation. Il prend son temps, le faisant reculer peu à peu. Avant de le harceler. Ses coups sont rapides, il se contente d’esquiver, reculant le moins possible… Le coude de Jouni rencontre ses côtes alors que son poing le cueille en plein dans le plexus. Louis se désengage en sautant la barrière, passant derrière son adversaire pour le saisir aux épaules. Il enfonce ses deux pouces dans le cou juste derrière le commencement de la clavicule. Il n’a pas besoin d’exercer une pression très violente, l’action de son pied à l’arrière du mollet faisant partir Jouni vers l’avant.


Je souffle un grand coup lorsqu’il me touche au plexus. Respirer, toujours. Puis lorsqu’il me fait tomber, je laisse son élan me faire rouler plus loin. Je me relève pour lui faire face.

“Ok, grand-père, ça va chier.”

Il sautille autour de moi. J’attends l’attaque qui ne vient pas. Je fais un pas, il recule. Je recule, il revient. Alors je commence à le feinter. Tentant des coups qui ne demandent pas trop d’efforts pour ne pas prendre de risque. Puis je lève le genoux d’un coup et il réagit par un saut en arrière, se protégeant l’estomac. Pile poil ! Je lui envoie le plat de ma main en plein front alors qu’il est encore en l’air. Il est projeté quelques mètres plus loin où il tombe en plein sur le dos.

Il a le souffle momentanément coupé, et doit faire un effort violent pour se redresser. Le coup déclenche sa colère, l’adrénaline l’aidant à supporter et à encaisser le coup. Ils recommencent à danser. Louis est concentré comme jamais, bien décidé à faire mordre la poussière à ce freluquet. Il a commis une erreur en s’exposant, oubliant la puissance de son adversaire à l’impact. Il se baisse à nouveau pour balayer sa jambe d’appuie et remonte au dernier moment, frappant simultanément son plexus et son menton, avant de reculer, le laissant venir. Les échanges sont devenus plus rapides, plus précis, et Louis sait qu’il gagnera à s’entraîner de nouveau avec le jeune homme, qui démontre une rapidité et une endurance qui aujourd’hui lui font défaut. Il doit user de tous ses réflexes pour choisir quel coup feinter ou non et éviter de faire de nouveau trois mètres en l’air.

Le vieux bonhomme a l’air fâché. Il sautille de plus belle avant de me faucher à la jambe. Je vacille sans tomber mais il en profite pour me toucher à nouveau au plexus et au visage. J’ai juste le temps de lui balancer une droite dans la pommette avant qu’il ne s’enfuit à nouveau. Puis c’est la merde. Il avance, je recule, et vice versa. On s’envoie des coups sans arriver à se toucher. Je décide de le charger franchement pour voir. Il s’écarte et tend son pied, comme je l’ai fait avec Absynthe. Mais je m’y attendais, alors je roule par-dessus avant de me retourner aussi vite que possible pour lui faire un plaquage de toute beauté. On tombe sur le sol avec un gros boum inquiétant. Pendant deux secondes, je crains de lui avoir vraiment fait mal alors je baisse ma garde. Il en profite pour me balancer une gifle. Une gifle. Je le regarde, médusé. Et sonné quand même. Parce que c’était violent.

Louis éclate de rire, incapable de garder son sérieux plus longtemps face au visage absolument décontenancé de son colocataire. Il se redresse et lui tend la main, l'attrapant au niveau du poignet pour le hisser sur ses jambes. “On va arrêter là pour aujourd’hui, si tu le permets.”

“Ouais, on a qu’à faire ça.” Je frotte ma joue. Il m’a fait super mal, ce vieil abruti.

Louis sourit, sans doute un peu crispé. Il a l’habitude de faire semblant, mais ces deux chutes consécutives sur le dos lui laissent une douleur cuisante. Pour autant, il ne s’en plaint pas. Avec la vie qu’il mène, ce n’est pas grand-chose, et il lui faut être prêt à tout moment.

Absynthe les regarde bouche béante, et Erèbe affiche un air indéchiffrable, mais il est clair qu’il n’a rien perdu de cet échange. “Et vous deux, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?” Erèbe secoue la tête “hors de question. Ca ne m’amuse pas et je ne frapperais pas Absynthe.” “Tant pis.” Louis est un peu déçu. Il aurait aimé voir Erèbe participer à la formation du garçon. Toute l’aide disponible sera la bienvenue.

“Bon heu… Absynthe, tu es libre pour aujourd’hui. On continuera demain. Louis… Vous devriez vous mettre de la glace sur le front, il est tout rouge.” Je me gratte la tête, gêné. Il a beau avoir du panache, l’olibrius, j’ai peur de le blesser si on joue à ça...

Louis hoche la tête. Lui n’a pas peur de ce que Jouni pourrait lui faire, il lui est déjà arrivé bien pire. Il lui sourit, avant d’annoncer “Puisque Jouni t’a donné ta journée, il faut que nous discutions, Absynthe, si tu veux bien me suivre…” Il a appris qu’une femme qui avait disparu du circuit et de la vie d’Asrandrel venait de faire de nouveau parler d’elle. Il veut savoir si le jeune homme en a déjà entendu parler. Ils s’éclipsent tous deux.


J. Rasmussen
va niquer des races. Cordialement.
©️️Laxy dunbar
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni   

Revenir en haut Aller en bas
         

 Je veux y aller tout seul. Non ! Seul comme moi et personne d'autre ! > pv Jouni

 Sujets similaires
-
» "Je ne veux pas faire dodo tout seul, je vomis"
» S'essuyer les fesses tout seul.....
» Faire sa valise tout seul (à partir de 3 ans 1/2)
» Jardin qui se débrouille tout seul!!!
» humour, ça va tomber tout seul

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit