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 Aux Délices, tout donne envie (pv Absynthe)


Je suis arrivé à Zagreb le : 28/08/2018 J'ai posté un total de : 46 kunas en banque. On me dit que : Matthew (sexy) Gray Gubler Je crédite : @Fox donc j'ai : 35 ans à : l'Ouest de Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : Célibataire


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MessageSujet: Aux Délices, tout donne envie (pv Absynthe)   Dim 7 Oct - 21:31

Il était très tôt, la brise matinale était fraiche et les rues de Zagreb étaient pratiquement désertes. Pourtant, un homme marchait dans ces dernières, silencieux, les mains dans les poches. Il marchait vite pour arriver au plus vite au chaud. A quelques mètres de sa boutique, Filip retire les clés de sa poche et ouvre la porte arrière avant de la refermer derrière lui. Il faisait bien meilleur dedans. Il a allumé les lumières de la cuisine avec un sourire doux accroché à ses lèvres. Comme d’habitude, il fait le tour de la cuisine, écrit sur une feuille ce qu’il doit commander pour être livré. Il vérifie que tout est à sa place, propre, bien ranger. Il va ensuite dans son bureau où il pose sa feuille. Il se dirige ensuite vers sa boutique, là où il vend ses pâtisseries et ses confiseries. Tout est parfaitement en place et Filip se dirige ensuite vers son vestiaire où il change de tenue. Il enfile cette tenue de pâtissier-confiseur avec délicatesse et surtout avec beaucoup de fierté. Son métier c’est une vocation, c’est sa vie et ça lui a permis surtout de garder la tête hors de l’eau après … après la mort d’Uros.

Il hoche la tête comme pour chasser les idées noires qui lui viennent à la tête et il commence son travail après s’être lavé les mains. Il pétri la pâte, fait chauffer le sucre, épluche les fruits à éplucher. Dans la cuisine, la chaleur est de plus en plus présente et surtout, l’odeur de la nourriture se fait plus grande. Ses deux collègues arrivent moins d’une heure plus tard. Ils ne s’étonnent pas de voir leur patron déjà là, c’est presque tout le temps ainsi. Ils se répartissent les tâches très facilement. Le travail se fait dans la bonne humeur, dans la musique aussi. Sa vendeuse est arrivée une quinzaine de minutes avant de prendre son poste pour discuter avec Filip et ses deux acolytes. Filip soupçonne la jeune femme d’être amoureuse de son collègue masculin même s’il n’a aucune preuve. Tous l’aident à préparer les vitrines avant de disparaître de nouveau derrière la porte de cuisine même si Filip vient de temps en temps voir ses clients.

La boutique de Filip est plutôt très simple et moderne dans sa décoration. Pas de truc trop claquant. Pas de trop plein non plus. Quelque chose de très simple et doux mais chaleureux grâce au soleil qui entre par de grandes baies vitrés. La boutique est aussi accessible pour toutes les personnes, qu’elle soit en fauteuil ou pas. Pendant un moment, tout va bien jusqu’à ce que sa vendeuse arrive en trombe dans la cuisine, paniqué : « Filip ! J’ai reçu un appel de ma mère, je n’ai pas compris ce qu’elle me disait mais ça avait l’air grave ! Est-ce que je peux partir maintenant s’il vous plaît ? » Filip sait parfaitement que la famille c’est sacré alors il lui dit oui sans réfléchir. Elle s’en va sans un regard en arrière mais avec un merci crié. Filip dit alors à ses collègues : « Vous savez ce que vous avez à faire, je vous fais confiance, je vais devant. Si vous avez besoin, vous savez où me trouver. » Pour le moment, la boutique était plutôt calme alors il en a profité pour observer les vitrines. Sa vendeuse avait l’œil pour mettre en valeur les créations des pâtissiers-confiseurs qu’ils étaient. Les couleurs allaient bien ensemble et donnaient envie d’acheter. Il faut dire qu’ils étaient généreux autant dans les fruits que dans le chocolat ou la crème qu’ils mettaient dans leur gâteaux, tartelettes et autres produits. Tout était fait à la main d’ailleurs, il n’y avait rien d’industriel.

Filip est fier de ses collègues et de ce qu’il a accompli durant toutes ces années mais l’envie, le rêve qu’il a, c’est de l’agrandir un peu plus et que les clients puissent manger sur place leur gourmandise si l’envie leur en prenait. Il avait déjà des idées dans la tête mais pour cela, il fallait qu’il puisse acheter d’autres magasins, faire les travaux et tout le bordel. C’était long et fastidieux et il savait que les magasins ne voulaient pas vendre pour le moment alors il prenait son mal en patience même si c’était dur. La clochette de la porte d’entrée à retenti et il est sorti de ses pensées pour voir un homme entré dans sa boutique. Il lui offre alors un sourire aimable et dit : « Bienvenu Aux Délices, quel gâteau ou confiserie ferait votre bonheur ? » Il n’avait pas tellement l’habitude de servir ses clients sans que sa vendeuse ne soit là alors il s’était dit que ce serait une bonne idée de dire ça …

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Je suis arrivé à Zagreb le : 10/03/2014 J'ai posté un total de : 902 kunas en banque. On me dit que : Leonardo Dicaprio Je crédite : moi donc j'ai : 25 à : domicile La classe hein ! Côté cœur je suis : libre et prisonnier. Me, myself and i : "Tout enfant est ainsi confondu la première fois qu'on le traite arbitrairement. S'il vient à vous, il estime avoir droit, par-dessus tout, à la justice. Si vous vous montrez injuste envers lui, il ne cessera pas de vous aimer mais il ne sera plus jamais le même. Nul n'oublie la première injustice" J.M Barrie



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MessageSujet: Re: Aux Délices, tout donne envie (pv Absynthe)   Jeu 18 Oct - 23:54

Une mouche marchait en toute impunité sur sa joue. Ses paupières frémirent, il sentit d'abord l'odeur du goudron chaud, puis la sensation de la lumière du jour, froide encore sur lui, derrière ses paupières. Il se gratta la joue et se redressa, baillant aux corneilles, étalé sur le sol. Ils étaient une dizaine entassés sur le sol, autour d'eux un cimetière de bouteilles se dressant fièrement à l'horizon. Il consulta son téléphone, miraculeusement épargné par l'attentat qu'ils venaient tous de tenter sur leur foie. 04h03 du matin. Il bailla et se sentit bien plus fatigué qu'avant d'avoir regardé. Il avait dormi un peu plus d'une heure, ce qui était bien insuffisant. Il se sentait barbouillé, et regardait douloureusement autour de lui. Tout doucement la ville se réveillait, certains commerces avaient déjà commencé à tourner, et lentement la machine assoupie reprenait vie, alors qu'Absynthe rampait pour se dépêtrer des sacs à bière étendus sur lui. Il avisa Bonnie endormie dans sa voiture, le poste de radio toujours allumé. Elle avait verrouillé les portières. Il lui restait trois heures tout pile avant son prochain entraînement. Jouni ne plaisantait pas avec la ponctualité. Il avait réussi à décaler la course à 7h, puisque son entraîneur était encore sans emploi.

Il était loin de son domicile, et a cette heure pas de transports en commun.

"Absynthe ! Un coup de main ?" Azraël se débattait, pris en tenaille entre deux musiciens parfaitement endormis et ronflant, leurs instruments contre eux. Et sur son ami. Il l'agrippa par la capuche de son sweat pour le sortir de là. "Faut que je rentre tout de suite." "Pourquoi ? Il est 4h du mat, t'as rendez vous ?" "Oui à sept heures et vaudrait mieux que je me mette en route de suite histoire de prendre une douche. Tu devrais en faire autant" son ami haussa négligemment les épaules "j'suis dehors, tu me prêtes ta douche ?" "Ca marche." Azraël lui tapa sur l'épaule. Absynthe c'était assis pour se passer une lingette rafraîchissante sur le visage et les mains. Il se sentait mal à l'aise dans ses vêtements de la veille. Il se redressa, son dos craquant comme la croûte d'un pain frais sur lequel on appuie et... Miam. Soudain il se sentait en parfaite forme. Et AFFAME. L'odeur leur fit à tout les deux tourner la tête tel des robots. Ils se dirigèrent vers la boutique comme si elle était un sonar qui dirigerait une chauve souris sur des moustiques (il n'a rien contre tant qu'ils sont au chocolat. Après tout les sorciers anglais mangent bien des grenouilles en chocolat ce qui est en définitive bien plus sensé que de manger des grenouilles mortes, ou des mouches). Il oublie toute considération lorsqu'il pousse la porte de la boutique.

"Bienvenue Aux Délices, quel gâteau ou confiserie ferait votre bonheur ?"

Il vit le vendeur faire une tête bizzare entre "bordel d'ou ca sort ca" et "faut garder le sourire devant la clientèle". Il devait bien admettre qu'il n'était pas très propre (c'est ce qui arrive quand on dort sur le bitume en centre ville après une nuit à danser et boire, et Azraël était carrément pire, son sweat bleu plein de peinture, de crasse, les cheveux noirs droits sur la tête et le visage pas très propre non plus en fait... C'était pas de la peinture rouge sur sa joue ?

"Tu veux une lingette ?"

"T'es FOU ? C'est cancérigène ton truc. J'ai une faim de TROLL ! J'espère que vous serez à même de satisfaire mes appétits ! Absynthe t'as qu'a commander tu sais qu'il va falloir que je fasse le tour de la boutique d'abord" Décidément ça sentait le drame proche et inévitable.

"Bonjour, je vais vous prendre 4 Bajadera s'il vous plait" Il le vit sortir une petite boite ou placer les tapisseries. "Non non ne vous donnez pas la peine de les emballer c'est gentil c'est pour manger de suite"

Il paya les Bajadera et en engloutit un tout rond. Il se sentit de suite mieux. Le mélange de biscuit et de beurre puis le chocolat du glaçage et du coeur de la pâtisserie... Les larmes lui montèrent au yeux. Ohbonsang c'était trop bon. Et il avait vraiment faim. Il en voulait ENCORE. Il avait bien du mal à se tempérer en cet instant. Azraël se frottait compulsivement les mains en regardant les gateaux étalés à tout va sous ses yeux. Ce n'était pas pour le calmer, bien que cela l'inquiéta. C'était comme balancer des pleines poignées de joyaux au museau d'un dragon. Il sentait venir une de ses crises de boulimie et ne voulait pas vraiment être mêlé à ca, sur et certain de ne pas en sortir vivant. Pourtant il su qu'il était perdu. Azraël venait d'engloutir ce qui restait dans la boite en détaillant les pâtisseries.  

Absynthe regarda son ami jeter son dévolu sur les deux gâteaux roulés aux noix, une recette de Noël traditionnelle. Le patissier était un peu en avance. Il prit égalemment un douzaine de Papučis, une spécialité de l’île de Lošinj, une sorte de pancake aromatisé, souvent a la confiture de prune ou autres fruits rouges. Suivirent les célèbres chocolats Bajadera, un mélange de noisettes, d'amandes, de chocolat, une vingtaine de fritules à la pomme (bien qu'il ai mangé il devait admettre que cette débauche de boites en tout genre lui donnait l'eau à la bouche) tout les Medenjaci (mèdèniatsi) disponibles en boutique, de petits gâteaux au miel dont la bonne odeur de cannelle annonce aussi bien les fêtes de fin d'année que le célébrissime sapin.
Les Londoneri le faisaient loucher, lui qui devait absolument surveiller son alimentation d'après Jouni s'il voulait arriver à prendre du muscle un jour. Ces petits gâteaux sur une base de pâte sablé recouverte d'une fine couche de confiture et d'une couche meringuée aux amandes lui mettaient l'eau à la bouche.

Les habitants de Samobor, petite cité proche de Zagreb située en Croatie centrale, se plaisent à dire “Si vous avez un problème ou un désaccord, offrez un kremšnita et tout est alors pardonné !” C’est l’histoire d’un dessert croate se présentant un peu comme un millefeuille et qui allait selon toute vraisemblance drolement mal finir. Les quatre gâteaux à la vanille, à la crème et à la crème fouettée furent dument empaquetés. Les petits poilus dans le coin lui faisaient drôlement envie. Ces petits gâteaux enrobés de chocolat pâtissier et de pétales de coco... hm. Il en voulait. Il s'appliqua à les compter dans sa tête, et Azraël suivit son manège. "Y'en a combien ?" "32 !" "...et 32 Cupavci ! S'il vous plait" "Mais ARRETE ! Tu vas exploser !" "Hmm... Et ajoutez une douzaine de strudel. Avec ca le compte est bon !" Le strudel est très bon chaud ou tiède, nettement moins froid. Ils arrivèrent juste chauds et Absynthe su qu'il était perdu pour de bon. Hmm, ils étaient craquants, fondants, délicieuuuux...!
La note s’annonçait d'ores et déjà salée.


"J'aimerais qu'on s'en aille, s'enfouir au plus profond des bras de la terre, entre les doigts des arbres immenses. Mais on ne pars pas, sinon la route serait morte, si on partait, qu'on claquait juste la porte. Alors je t'aime ce soir aussi fort que je veux t'aimer tout les prochains soirs, comme si ce premier soir était le dernier de mes soirs, comme si la moire de ton corps était le doux baiser de ma mort. J'aimerais être assez grand pour te porter sur mon dos. Il n'y a pas de serpents dans le ciel."
E.G.

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 Aux Délices, tout donne envie (pv Absynthe)

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