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 Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen


Je suis arrivé à Zagreb le : 18/03/2014 J'ai posté un total de : 140 kunas en banque. On me dit que : Madds Mikelssen Je crédite : abyss donc j'ai : 57 ans à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : Celibataire Me, myself and i : //



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MessageSujet: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Sam 28 Juil - 19:05



 
Gambit du Roiet la sourie c'est perdue dans le nid de la vipère


Le Docteur Sariel était assis à son bureau, le dos droits, l’allure altière. La patiente en face de lui était une femme insipide à la dépression désolante. Sa faiblesse la rendait aussi pitoyable qu’un vers. Elle était là, rampante et visqueuse dans son tailleur trop serré, remontant sans grâce ses seins débordant. Son discours n’intéressait pas le docteur, les problèmes de santé de ses caniches non plus, il l’écoutait sans l’écouté, perdu dans ses pensée, hochant de temps à autre la tête. Il aurait pu se débarrassé de cette cliente obscène, mais elle en valait même pas la peine. Son insignifiance n’avait d’égale que sa laideur, et les moment ou elle parlait des hommes a qui elle s’offrait, le Docteur peinait a gardé un visage neutre, un rictus de dégout au coin des lèvres.  Le téléphone sonna  et Asrandrel décida qu’il en était finis de cette consultation. Il laissa le téléphone sonné assez longtemps pour que Madame Gjozovitch débarrasse le planché avant de répondre. « Docteur Sariel, que puis-je pour vous ? » Il desserre le nœud de sa cravate et soupir. « Bonjour Monsieur Sariel, Jouni Rasmussen à l’appareil, nous nous sommes brièvement rencontré la semaine dernière à l’enterrement de Monsieur William. Je voudrais prendre un rendez-vous pour une thérapie. » Le docteur hausse un sourcil en entendant ce « Monsieur Sariel », et puis sourit. La sourie est rentrée toute seule dans le terrier du serpent.  Il enfouis sa main dans ses cheveux pour les lisser vers l’arrière avant de répondre. « Bien sur monsieur Rasmussen. » Il allait annulé son prochain rendez-vous. La hâte l’attrapant toujours quand il est raison d’Absynthe.  L’occasion est trop belle. « Un de mes patients c’est décommandé pour cette après-midi, si vous voulez je peux vous recevoir d’ici une heure. » Jouni était d’accord. Asrandrel était extatique. Il ne pu s’empêcher de rire doucement, effrayant dans les lumière tamisée de son bureau de bois.  Il se leva et traversa la pièce, derrière l’immense reproduction du jardin des délices, derrière la pièce centrale du tryptique, il y avait un renfoncement ou se trouvait un coffre fort haute sécurité. Le Docteur Sariel tapa le code et en ressorti un dossier marqué au nom d’Absynthe. Il s’assit sur le grand fauteuil de cuire noire et fait défiler les feuilles sous ses yeux, s’enfonçant profondément dans ses pensées. Quelqu’un frappe a la porte, il se lève et pose le dossier sur son bureau, le recouvrant avec un grand écritoire en bois et cuire.  Il ouvre la porte,  portant pour un immense sourire sur ses lèvres. Pour une fois, Asrandrel souriait pour de vrais.



(c) abyss


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Je suis arrivé à Zagreb le : 11/06/2018 J'ai posté un total de : 65 kunas en banque. On me dit que : Max Riemelt Je crédite : Alexis (avatar) donc j'ai : 31 à : Zagreb La classe hein ! Côté cœur je suis : amoureux avec : Hyacinthe


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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Sam 28 Juil - 20:50

Je souris. Un peu jaune, mais quand même. Je marche aussi. Parce que j'ai rendez-vous avec le lézard. J'y vais d'un bon pas. J'ai hâte. Mais je réfrène mes pensées. Je voudrais pas me griller. J'ai un peu les foies aussi. Mais pas de lui. De moi. J'ai peur de péter une pile et de lui sauter à la gorge. J'ai peur de le tuer et je veux pas qu'il crève tout de suite. Je dois être sûr d'abord. Et je dois savoir surtout. Pourquoi ? Comment ? Aide-moi à te venger Hyacinthe. Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec ton assassin.

Je sonne à la porte. A peine deux secondes après j'entends des pas précipités. Le panneau de bois pivote sur Sariel et il m'adresse un sourire de aimable. Mais ne te méprends pas, vieux salopard. Je ne t'aime pas. Il me tend une main affable. Et je la SERRE à lui broyer chaque os de chaque phalange, tout en lui rendant son sourire mielleux. Il soutient mon regard mais les coins de sa bouche frémissent. Je ne résiste pas à la tentation, et saisit son avant-bras avec ma main gauche. "Je suis ravi de vous revoir dans d'autres circonstances, monsieur Sariel." "Docteur Sariel, s'il vous plaît", dit-il en baissant enfin les paupières et en secouant ses doigts blanchis. Il m'adresse un regard courroucé dont je me délecte. Il me désigne un fauteuil vers lequel je me dirige. Je m'y laisse tomber bruyamment et m'y enfonce en poussant un soupir d'aise. Un regard en coin m'indique que le lézard n'apprécie pas mon attitude. Je détourne mon visage pour masquer mon sourire, et tombe nez à nez avec un serpent brun. Je me creuse la cervelle pour me souvenir le nom de cette bestiole, dont j'ai déjà vu une image quelque part. "N'est-ce pas un serpent mulga, DOCTEUR Sariel ?" Il hausse un sourcil surpris. "Vous êtes déjà allé en Australie, monsieur Rasmussen ?""Jamais. Vous êtes australien, Docteur Sariel ?""Ma famille est de Brisbane, j'y ai passé toute mon enfance. Bref, par où commençons-nous ? ... voulez-vous vous rapprocher du bureau, s'il vous plaît ?" Il m'y précède et s'y installe. Et tandis qu'il passe sur ses mains une lingette désinfectante, je me saisis de la chaise que je retourne pour m'y asseoir à califourchon. Sariel lève les yeux de sa lingette, avec l'air un peu décontenancé. J'ai la délicieuse impression d'être un chien dans l'antre d'un chat. Je pose mon menton sur mes coudes et lui adresse un franc sourire. "C'est des bonnes chaises, ça !" Il ne me répond pas. Un gloussement nerveux lui échappe, suivit d'un très lourd silence. "Souhaitez-vous boire quelque chose ? Un café, un thé, de l'eau, du scotch, du vin ? J'ai tout ce qu'il vous faut !" "Rien, merci." "Par où commençons-nous, alors ?" Il joint les mains, et coule dans mes yeux des ondes pénétrantes.

"Mes parents ne m'aiment pas."


J. Rasmussen
va niquer des races. Cordialement.
©️️Laxy dunbar
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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Sam 28 Juil - 22:41



 
Gambit du Roiet la sourie c'est perdue dans le nid de la vipère


Jouni a attrapé sa main, le contact rugueux des doigts de travailleur, rugueuse du jeune homme écoeurait le docteur, et la grossièreté de son étreinte le courrouçait. Il était là, vulgaire et rustre. "Docteur Sariel, s'il vous plaît". Il se dirigea d’un pas vif vers son bureau, priant son « patient » de s’installer. Lequel se jeta dans un des magnifiques fauteuils de créateurs, importés de florence, ils étaient brodés à la main de reproduction de magnifiques tableaux de maîtres florentins. N'est-ce pas un serpent mulga, DOCTEUR Sariel ?". Asrandrel haussa un sourcil. Se cacherait-il un cerveau là dessous ? Pour l’instant il ne voyait que l’échange viril atypique des mâles. Lui était bien au dessus de tout ça, mais se prêtait au jeu parce qu’il en allait ainsi des relations sociales. Les autres sont toujours si mécaniques. « Ma famille est de Brisbane, j'y ai passé toute mon enfance. Bref, par où commençons-nous ? ... voulez-vous vous rapprocher du bureau, s'il vous plaît ? » Le Docteur s’empresse de rincer ses mains de cette souillures. Il s’assis a califourchon sur la chaise, les bras croisé devant lui, suintant la testostérone par tout les pores de sa peau. Un rire nerveux lui échappa, presque amusé, car il avait saisi le petit jeu du videur. Mais ça l’amusait, parce qu’il allait au bout des choses, ce brave petit. Il lui faisait penser un peu à lui quand il était jeune. Quand il était incisif et imparfait. ouhaitez-vous boire quelque chose ? Un café, un thé, de l'eau, du scotch, du vin ? J'ai tout ce qu'il vous faut !" "Rien, merci." "Par où commençons-nous, alors ?" Il croise ses doigts devant lui, plongeant ses yeux bleue aux reflets jaunes dans les yeux pâles de Jouni, c’est son regard reptile, prédateur masqué, serpent fardé en agneau. Il rentrera dans cet esprit là, il cassera petit à petit cette facade factice et ouvrira un à un les pétales des fleurs de son mal. Il ferait partie de son jeu. Absynthe ne doit pas avoir d’amis. Absynthe doit être seul. Absynthe ne doit être que à lui. "Mes parents ne m'aiment pas." Ce gamin ne l’aidait pas, vraiment, mais il avait de l’humour. Le Docteur hocha la tête, un sourire ouvert et presque tendre sur les lèvres. « Allons Monsieur… Soyons sérieux. » Il voyait clair dans son jeu, du moins il le croyait. Il se leva pour reposer son verre d’eau et se servir un vers de scotch. Sans glace. Cela promettait d’être long. « Vous êtes tendus, Monsieur Rasmussen, vous êtes surs que vous ne voullez pas boire quelques choses ? ».

Il s’assoit. « La manière dont vous vous êtes assis induit que vous vous sentez en danger, ou du moins dans l’attente d’une agression de ma part. C’est une posture qu’adoptait les chevaliers au moyen-age pour éviter d’être poignardé . »
Mais une chaise ne te protegera pas de la morsures du serpent.
« Avez vous peur de moi, monsieur rasmussen ? »



(c) abyss


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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Sam 28 Juil - 23:19

Sariel se lève pour se servir un scotch. Je sens mes lèvres frémir. Il se rassoit, bien en face de moi.

« La manière dont vous vous êtes assis induit que vous vous sentez en danger, ou du moins dans l’attente d’une agression de ma part. C’est une posture qu’adoptait les chevaliers au moyen-age pour éviter d’être poignardé. Avez vous peur de moi, monsieur rasmussen ? »
Il me prend pour un con. J'espère pour lui que son intelligence est aussi développée qu'il semble le croire parce que c'est bien son seul atout. Je souris.

"Voyez-vous en moi un chevalier ?"

"Je ne vous vois pas encore, monsieur Rasmussen. Et vous, comment vous voyez-vous"

Comme ton meurtrier. Je ne souris plus.

"Je me vois comme un homme privé de sa raison de vivre."

Il me semble voir une ombre passer dans ses yeux, mais peut-être n'est-ce qu'une hallucination...

"Votre raison de vivre ? Une femme ? Un enfant ?"

"Une femme. Assassinée."

L'instant ne m'amuse pas, mais je dois par tous les moyens obtenir une réaction, un faux-pas. Je dois essayer d'être honnête.

"Il est parfois dur de faire son deuil, la solitude que l’on ressent face à la mort d’un être aimé peut paraître insupportable; elle saisit celui qui reste d’un mélange d’émotions et de sensations ingérables et négatives. Quelles sont les circonstances de sa mort, Monsieur Rasmussen ? Êtes-vous prêt a en parler ?"

J'ai l'impression de parler à un rocher et je commence à me demander qu'est-ce qui pourrait bien le faire réagir. "Connaissez-vous quelque chose au deuil, Docteur Sariel ?"

"Je ne parle pas de ma vie privée avec mes patients, monsieur Rasmussen. Mais croyez-moi, j'ai vu tous les voiles de la mort."

"De la même manière que votre serpent mulga avec des souris blanches, peut-être ?"

"Je n'aime pas les souris, je préfère un bon magret de canard fourré au foie gras."

"Moi j'aime bien le steak. Je mangerais bien un steak." Qu'est-ce que je pouvais bien répondre ? Un hors-sujet pour répondre à un hors-sujet, voilà. En tout cas, il lève un sourcil intéressé et se lèche les lèvres. Je suis surpris, il me semblait que c'était un plat de prolo...

"Bleu, Saignant ou à point ?"

Je comprends pas cette question. Qu'est-ce que ça peut lui foutre ?

"Je l'aime saignant."
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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Mar 18 Sep - 18:27

L'idée en elle même avait un goût de mauvaise comédie, si bien qu'Asrandrel hésita un moment. Il avait réservé cette chair là à un tout autre palais, mais voilà que ça lui arrivait, tout cuit en sauce dans une assiete.  Le Docteur ferma les yeux un instant, imaginant le rustre videur découper l'épaisseur saignante d'un filet sanguinolent, la sauce serait parfaite, la cuisson impeccable, les petits grains de poivres croqueraient sous la dents en même temps que les fibres du muscle qui attendaient depuis quelques temps déjà une mâchoire aimante ou laisser éclore une dernière fois son arome. Reconnaitra-t-il sont goût? Le goût d'un corps qu'il aura embrasser déjà, mordu surement, aimer a coeur rompre. Sentira-t-il rouler sur sa langue le sang de son aimée?

C'est avec soin et chirurgie qu'il avait découper la pièce de viande, il avait pratiqué lui même l'abatage, la découpe, et bien, qu'il aurait aimé la cuisiner, il faisait confiance a son assistante. Bien sur la viande était conservée ici, à son bureau, dans la cuisine qu'il avait installé pour les jours où il restait travaillé. Cela aurait été trop risqué de la garder dans sa maison officielle. De toute manière, cette maison là était blanche, ils pouvaient toujours la fouiller et la fouiller encore... Il y avait bien sur quelques ombres dans quelques cachettes entre les murs, derrière certains livres, mais rien d'aussi risqué que ce qui attendait dans le congélateur de cette cuisine de bureau.

Il pianotait discrètement sur sa tablette qui était connectée en messagerie directe au smartphone de la jeune femme. Ainsi, il prit commande, demandant un steack de Hyancinthe saignant, le tout en sauce avec les petits légumes. La jeune femme savait avec quel soin elle devrait s'occuper de cette viande-là. Le Docteur Sariel avait croisé ses jambes et faisait face a Jouni avec une certaines décontraction. Il jouait avec sa montre de créateur, faîte sur mesure en Suisse. " Monsieur Rasmussen, je ne vous cache pas d'être bien au courant de votre situation." Le Docteur allait maintenant déstabiliser le jeune videur, le temps de que le plat arrive."En effet, vous fréquentez mon pupille depuis peu et j'ai bien quelques idées sur la raison de votre présence. Je sais par ses parents que j'ai rencontré il y a peu que la femme que vous pleurez était aussi sa soeur." Asrandrel prit un air contrit. "C'est un couple que je connais depuis bien des années maintenant et qui n'a vécu qu'une suite de tragédie, dont cette dernière..." Le visage de Jouni se crispait un peu plus à chaque mots, dans ses yeux, l'échos de ses interrogations résonnait dans son regard en un air presque mystique."Quoi qu'il en soit, Monsieur Rasmussen, vous avez sonner à la bonne porte. Et si vous souhaitez que je vous aide, vous allez devoir être honnête avec moi." Le Docteur s'était levé cette foi-ci. "Parce que si votre présence ici relève des insinuation de mon pupille, votre beau frère, je ne pourrais que vous mettre en garde. Les pathologie dont il souffre et sur lesquels j'ai travaillé le poussent à m'accuser de toutes les turpitudes de drames de sa vie. Il m'a personnifié en démon, n'ayant pas de de coupable pour les sévices qu'il a pu subir ou qu'il s'immagine avoir subit. L'image froide du thérapeute à suffit à cataliser ses peurs et ses démons. Et dans votre fragilité actuelle, je ne saurais que vous adjurer de ne pas céder à un monde de chimères et de délires aux seins desquels vous pensez pouvoir panser vos plaies."

La porte du Bureau s'ouvrit sur une jeune femme brune, petite et les cheveux très court, elle portait un tailleur élégant et un éclat étrange, presque cruel animait son regard fauve. Elle apporta une assiète qu'elle posa devant Jouni. "Votre steack est arrivé". Asrandrel claqua des mains.


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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Mer 19 Sep - 16:54

"En effet, vous fréquentez mon pupille depuis peu et j'ai bien quelques idées sur la raison de votre présence. Je sais par ses parents que j'ai rencontré il y a peu que la femme que vous pleurez était aussi sa sœur." Je ne peux empêcher une ombre apeurée de traverser mon visage. S'il les connait, ils sont en danger. Je ne me le pardonnerai jamais s'il leur arrive le moindre mal. Ils ont assez souffert. Ils méritent qu'Absynthe rentre enfin chez lui, et je compte bien le leur ramener quand j'aurai fait la peau à ce sale tordu !

"C'est un couple que je connais depuis bien des années maintenant et qui n'a vécu qu'une suite de tragédies, dont cette dernière..." Menteur. Meurtrier. J'ai la haine qui monte. Et non plus la haine froide et contenue qui me collait à l'estomac il y a instant encore. Une fureur brûlante qui commence à prendre ma poitrine.

"Quoi qu'il en soit, Monsieur Rasmussen, vous avez sonné à la bonne porte. Et si vous souhaitez que je vous aide, vous allez devoir être honnête avec moi. Parce que si votre présence ici relève des insinuation de mon pupille, votre beau frère, je ne pourrai que vous mettre en garde. Les pathologie dont il souffre et sur lesquels j'ai travaillé le poussent à m'accuser de toutes les turpitudes de drames de sa vie. Il m'a personnifié en démon, n'ayant pas de de coupable pour les sévices qu'il a pu subir ou qu'il s’imagine avoir subi. L'image froide du thérapeute à suffit à catalyser ses peurs et ses démons. Et dans votre fragilité actuelle, je ne saurais que vous adjurer de ne pas céder à un monde de chimères et de délires aux seins desquels vous pensez pouvoir panser vos plaies."

Quelque chose semble se rompre en moi. Très lentement, je me lève, je lui face face. Il fait sensiblement la même taille que moi, mais je me sens si grand à ce moment que je le toise. Je me sens brûler et je parierais qu'il sent les ondes de chaleur que mon corps dégage de là où il se tient. A ce moment, la porte s'ouvre sur une petite femme avec une assiette dans les mains.

"Votre steak est arrivé." Déclare le psychiatre presque avec bonheur en se rasseyant. La femme pose l'assiette sur le bureau et s'éclipse.

Doucement, je me penche au-dessus du bureau en y posant le plat de mes mains. Mon visage doit être à une trentaine de centimètre de celui de Sariel. "Vous voulez que je sois franc, hein... Ma présence ici relève exactement des insinuations de votre pupille, mais plus encore de mon esprit perspicace. Car contrairement à ce que vous pouvez penser, DOCTEUR, je ne suis pas un imbécile. Vous avez laissé des traces, voyez-vous, sinon je n'aurais pas pu vous trouver... Vous savez de quoi je parle et vous savez que je suis ici parce que je manque de preuves. Et vous savez que je reviendrai autant de fois qu'il le faudra. Quand à Absynthe, je ne peux pas vraiment vous donner tord car je ne le connais guère encore." Je laisse planer le silence quelques instants. Sariel ne semble pas troublé le moins du monde, ce qui prouve que finalement, je n'ai pas l'avance que je pensais avoir. Qu'importe, maintenant les choses sont posées et je sens que la pression redescend et désenfle dans mon ventre. J'esquisse un rictus provocateur avant de me rasseoir aussi grossièrement que la première fois. L'agacement qu'il manifeste à l'encontre de mes manières m'amuse et je lui souris franchement. Puis je repousse l'assiette de steak d'une pichenette.

"Non merci... DOCTEUR." Je me renfonce dans le fauteuil. Puis, avec un ton que j'espère enjoué: "Bon, je suis prêt ! Je n'ai jamais fait de thérapie, alors par quoi commence-t-on en général ?"
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MessageSujet: Re: Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen   Jeu 27 Sep - 0:16

Ce passage a été écrit a deux mains avec la joueuse de Jouni

Asrandrel se redresse sur son fauteuil, il hésite un instant en avisant le steak fumant, coulant dans sa sauce, ce serait vulgaire de gâcher… “Vous êtes sûr? Je peux vous le mettre dans une petite boite, mais si vous permettez, ce sera dommage de ne pas le déguster maintenant...” Il tend la main vers l'assiette.

Jouni fait mine de réfléchir. Mais, pas fou, il a bien noté les conseils de Louis. “Ne mangez, ni ne buvez rien de ce qu’il vous proposera !” Il pose ses paumes sur les accoudoirs et adresse au psychiatre un sourire poli. “J’en suis certain !”

Asrandrel tire l'assiette à lui dans un sourire courtois, laissant planer un silence volontairement pesant. Se redressant enfin après avoir découpé un bout de viande, il place la fourchette devant ses yeux pour en détailler les fibres. Relevant les yeux vers Jouni, lui dit d’un air bienveillant: “Revenons un instant à ce que vous venez de dire, Monsieur Rasmussen. Pourquoi pensez vous que je vous crois imbécile?” Il prend sa fourchette en bouche, souriant.

Jouni croise ses doigts sur son ventre en prenant une inspiration. “Vous me toisez, Docteur, comme beaucoup de gens. Et comme eux, vous me prenez pour un rustre prolétaire, une fourmi. Je suis fort, donc je suis bête. Un peu comme les jolies femmes sont idiotes.”

Asrandrel prit le temps d’avaler, se délectant du goût délicat de la chair de Hyacinthe avant de répondre en s’essuyant le coin des lèvres avec une serviette en soie brodée de ses initiales. “Cela vous arrive souvent d'imaginer ce que les gens pensent de vous ? Est-ce un jeu ? Pour être honnête, je ne vous ai pas pris pour un idiot, vos manières m’ont surpris, et vous avez remarqué cette surprise et l’avez analyser comme de la pédance. Ce pourrait-il que vous vous trompiez, et que ce que vous pensez être du mépris n’en soit pas ?” Une nouvelle bouchée. Cette fois, la chair est plus crue encore, et le goût du sang mêlé à celui de la sauce rend une saveur presque intime aux lèvres d’Asrandrel. Peut-il sentir le goût de sa peau dans celui de sa chair? Jouni aurait-il senti, au fond de son ventre, s’il l’avait mangée, que c’était la tendre chair de sa tendre qui lui aurait été servie ?

Jouni se surprend à réfléchir sincèrement à la question. Il repasse dans sa tête les gens qu’il connaît. Son patron est d’une telle connerie qu’il ne se pose probablement pas la question. Encore qu’il semble penser qu’ils se ressemblent… Merde, c’est vexant. Les filles ? Elles le prennent pour un morceau de viande. Le cerveau ne rentre pas en question. Erèbe le pense stupide, c’est sûr. Louis ? Non. Il le pense peut-être même qu’il est intelligent. Absynthe le voit comme un modèle. Hyacinthe ne l’a pas imaginé idiot une seconde. Ses parents non plus. “Je… Vous avez raison. Ca vient de moi… Ca doit être un stéréotype intégré, j’imagine… Et le fait que mes parents m’est totalement délaissé au profit de ma soeur surdouée.” Jouni est décontenancé. Il semblerait que ce psy est plus à lui apporter que la vengeance.

Asrandrel ne se dévêt pas de son apparente bienveillance. Tout dans son sourire inspire la confiance, son visage, ses expressions, travaillées pendant des années, tout est étudié. Il n’est qu’un masque de chair modelé par un intellect mentaliste, refrénant, puisqu’il les connaît, tous les signes de langages non verbal qui pourrait nuire à sa sympathie. “Un stéréotype intégré, ou quelque chose de plus profond. Voulez-vous me parler de votre soeur, s’il vous plaît? “Encore une bouchée.

Oui, Jouni veut bien parler de sa soeur. Il ne dira simplement pas où elle vit. Le lézard ne la débusquera pas. “Elle est ingénieur en automobile. Elle a eu son diplôme à seulement vingt ans… Mes parents étaient tellement fiers… Ils nous ont donné une éducation euh… “féministe” serait peut-être le bon mot ? Je me rappelle qu’ils lui répétaient à longueur de temps qu’elle pourrait faire exactement ce qu’elle voulait. Ils la complimentaient tout le temps. “Vilde est si intelligente, Vilde est si belle, Vilde ceci, Vilde cela !” Et moi, rien, jamais.”

Asrandrel imagine très bien l’enfant qu’était Jouni. Un regard d’Azur triste, des mèches blondes, des petites cernes, des petits doigts et les pupilles solitaires. Il l’imagine dans sa maison, avec ses parents, sa soeur, et lui, dans un coin de la table, invisible sous les louanges. Il sourit devant cet image contrastant tellement d’un Jouni dur, loubard musclé,ses airs des guerrier. “Vous avez donc grandi en imaginant que vous n’étiez pas assez bien aux yeux de vos parents, que votre soeur, comme une éclipse, occultait votre lumière et que l’attention que vous méritiez vous a été spoliée c’est bien cela? Et votre soeur, quel rapport avez vous entretenu avec? Quels rapports avez vous maintenant?”

“Spoliée, je sais pas… Faut admettre que toute cette attention était très méritée. Vilde est quelqu’un d’extrêmement brillant. Ca m’a surtout rendu malheureux. Elle m’ignorait en fait. Mais on a dix-sept ans d’écart, c’est peut-être pour ça. Et aujourd’hui on se voit juste pour les fêtes. On s’appelle pas, ni rien. Des fois je me demande si elle a conscience d’avoir un frère. Moi, mes parents m’ont juste inscrit à beaucoup de sports. A trop vouloir pousser sa fille hors de clichés féminins on oublie de faire de même avec son fils.” C’est ça. Les parents de Jouni se sont trop concentrés sur le fait de permettre à Vilde de réaliser ses ambitions malgré sa féminité. Et lui ? On l’a laissé tremper dans le cliché masculin. Pas de sentiments. On lui a pas dit qu’il pouvait être coiffeur ou sage-femme s’il le voulait. On l’a inscrit au krav maga et basta.

Asrandrel a terminé l'assiette maintenant, et bien que intérieurement, il se gausse et se flatte de sa bonne blague, extérieurement, il n’en laisse rien paraître. Notant juste que la viande humaine, du moins celle-ci, puisqu’il n’en avait jamais goûté avant, a un goût plus qu appréciable. Ou était-ce sa recette? Cependant, cela demeure un acte beaucoup trop grossier pour qu’il s’y abaisse à nouveau. Pas ainsi du moins. Par nécessité, si d’aventure nécessité il y a, il pourra envisager sans trop de dégoût d’y goûter, mais ce sera tout.
Se concentrant à présent entièrement sur Jouni, il commence à discerner les failles de cet esprit là. Il en est encore au stade d’observation, il caresse du bout de ses mots les barrières de sa psychée, cherchant entre les pierres de son mur lesquelles céderont pour le laisser passer. “Imaginons l’inverse, faisons comme si vous aviez été cet enfant couvert d’attention, complimenté, encouragé, écouté, entouré. Qu’on vous aurait laissé exprimer vos possibilités et vos désirs comme ca a été le cas pour votre soeur, pensez-vous que les choses auraient été sensiblement différentes, votre vie, vos choix, la personne que vous êtes, vos valeurs n’auraient-elle pas été les mêmes? Qui auriez-vous été?”

Jouni réfléchit intensément. Il n’a jamais pensé à ça… Si Vilde a pu percer dans un domaine aussi masculin que l'ingénierie - automobile, qui plus est - que serait-il devenu, lui ?
“Honnêtement je sais pas. Je suis sûr que j’aurais été plus heureux en tout cas. Je… Je crois que j’aurais aimé écrire. Ou avoir une maison d’édition. Enfin, je sais pas… C’est des objectifs qui me paraissent très lointains. Ca m’est jamais venu à l’idée d’essayer.” Se pourrait-il que cet odieux reptile l’aide à mieux vivre ? Putain, ça fait mal au cul !

Asrandrel se penche sur son bureau, se rapprochant un peu, mais pas trop de Jouni, comme pour les rendre intimes, donner un goût de secret et de fragile à la conversation. “Arthur Rimbaud, l’un des piliers de la poésie Française était un fils de fermier, un marginal qui a marqué de son vivant toute une génération d’auteurs. Vos racines ne sont pas vos feuilles, vous pouvez écrire, éditer, vous en avez le droit si vous vous en donner les capacités. Disons quelque chose, disons qu’on se donne un autre rendez-vous et disons que d’ici là, vous essaierez de remplir un peu tous les jours quelques pages de ce carnet.(il lui tend un petit bloc-note relié de cuir noir et luisant) Essayez d’évoquer les sujets qui vous tourmentent autant que ceux qui vous font du bien. Et nous en reparlerons à ce moment là? J’aimerais si cela vous va que vous commenciez en réfléchissant aux autres et à comment vous pensez qu’ils vous perçoivent.”

Jouni prend le carnet, un étrange sentiment de haine et de reconnaissance mêlées. Pourquoi fallait-il que ce soit cet immonde salopard qui lui dise les mots qu’il attendait tant ? Il maudit ses parents. Il se maudit lui-même de ne pas s’être autant confié à Hyacinthe. Elle, elle lui aurait dit ces mots. Elle l’aurait pris dans ses bras et elle lui aurait murmuré qu’il pouvait écrire si c’était ce qu’il voulait. Il avise le sourire bienveillant de Sariel. Il a envie de le cogner de dépit. Mais lui, a su quoi lui dire en à peine 30 minutes. Jouni ne peut pas le tuer. Pas encore. Il serre le bloc-note en hochant la tête. Il le glisse dans la poche intérieure de son cuir et sort un chéquier. “Combien je vous dois ?”

Asrandrel attrape une carte de visite sur laquelle il note le prochain rendez vous avant de la tendre à Jouni. “Ce sera 600 kunas monsieur.” Le sourire du banquier, cette fois.

Jouni manque de tomber à la renverse. Putain, il se fait pas chier, celui-là ! Et puis merde, de toute façon c’est Louis qui casque. Il signe le chèque et s’en va, la carte de visite à la main.




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 Gambit du Roi- Monsieur Rasmussen

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