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 M’exiler de toi. [Samael & Tobias]


Je suis arrivé à Zagreb le : 30/03/2018 J'ai posté un total de : 461 kunas en banque. On me dit que : Julien Doré Je crédite : Fae pour l'avatar. MORPHINE pour les images de ma signature et CRIMSON DAY pour le codage de ma signature. donc j'ai : 35 ans à : trešnjevka La classe hein ! Côté cœur je suis : célibataire Me, myself and i :





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MessageSujet: M’exiler de toi. [Samael & Tobias]   Mer 29 Aoû - 22:44

L’odeur de tabac me colle à la peau, la sensation omniprésente dans ce bar spacieux de Maksimir. Un peu loin de là où je vies, un endroit différent avec des boiseries un peu partout. L’ambiance est bonne et semble en accord avec la plupart des sentiments de ses habitants. Le rire aux lèvres, les rêves à la pelle et l’envie de passer un moment agréable. C’est en sentiment moins noble qui m’accompagne, dévastateur. Mes pas foulent le sol en pierre avec l’impression fugace que rien ne pourra consoler ma peine. Mon manque de tout, mon manque de compagnie le soir.
J’approche du bar, une demoiselle avec une robe rouge adorable est assise sur le un tabouret, ses pieds flottant dans le vide. Un beau sourire sur des lèvres rubis, un accent à couper au couteau, très anglais. Une fragrance douce, délicate tel un camélia. J’observe la demoiselle avec la même dévotion qu’un artiste observe une œuvre merveilleuse. Une légère fascination pour les femmes que je ne peux pas aimer. Pourtant les femmes sont prisonnières de nos émois, du secret du monde. Elles sont belles et tendres aussi complexes qu’une équation et à la fois d’une simplicité proche de l’évidence. Elle me regarde un instant, me tend son joint qui arbore la coloration de son rouge à lèvre. Je le prends, comme une offrande reçue, tirant sur l’objet en inhalant la fumée avec plaisir. Longuement, j’inspire, les yeux à demi-clos pour rendre ensuite l’objet à la demoiselle. Comme un mirage elle s’évade après un rapide baiser sur ma joue. Un cadeau, un bout d’elle pour que même si nos chemins s’éloignent je me souvienne d’elle.

J’aurais pu les aimer, les femmes. En elle j’y trouve une douceur que même les hommes ne peuvent me montrer. La candeur et à la fois la force de toute une nation. Pourtant, elles ne sont que l’instant volage d’un regard, le moment d’un sourire, quelques caresses libres. Pas de contraintes, comme un amour platonique mais puissant. Parce qu’elles sont belles et que leur présence me laisse le goût d’un rire cristallin. Une bouffée d’air frais. Je m’assois lentement sur un tabouret, frottant lentement ma joue pour essuyer la trace de rouge, observant autour de moi. L’endroit est vraiment agréable mais mes pas ne me conduisent là que pour la même routine fatigante. Les baisers et les caresses superficielles d’un homme que je ne reverrais pas. Parfois c’est différent. Avec l’inconnu de la boite de nuit l’autre soir. Une différence qui me colle des frissons quand j’y repense. Une exception, le seul mystère après des années.

Je passe lentement une main dans mes cheveux bouclés détachés, frémissant un peu en y songeant. Il me laisse un goût amer, un goût d’inassouvi désagréable. J’aimerais l’oublier comme j’en oublie les autres. Pourtant, je ne fais que ressasser le goût de ses lèvres. Machinalement, je commande un alcool très fort au barman sans même lui prêter trop d’attention. Mes pensées sont ailleurs, captivé par lui. Captivées par tous. Je me retourne un peu, observant les personnes discutant en fredonnant la musique que je reconnais bien. Une mélodie douce que je sais jouer à la guitare. Je soupire à nouveau, sortant e quoi me rouler un joint, oubliant qu’on est en public. Peu importe.

Mon verre arrive et j’y noie mes pensées de lui, noyant et avortant ce que je ressens. Pas ce soir, parce que c’est un nouveau jour. Libre des inconnus que je vois. Libre de cet amour si volage. Le temps d’une heure ou d’une nuit mais jamais plus.





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 M’exiler de toi. [Samael & Tobias]

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